Comment étudier la Bible

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L'étude de la Bible est une aventure merveilleuse et passionnante. mais pour partir à la découverte des trésors qu'elle renferme, il faut des outils sérieux et pertinents.


Ce livre propose:

Des aides pour l'étude personnelle: lecture cursive, méthode inductive, études thématique;


Des conseils pour l'étude de la Bible en commun:comment préparer et conduire une étude biblique, l'art de poser des questions, diriger une étude en groupe;


Des suggestions pour l'utilisation de documentations: les différents traductions bibliques, l'utilisation des commentaires bibliques...


...Et de nombreuses autres ressources!

Publié le : dimanche 1 février 2009
Lecture(s) : 39
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782362490569
Nombre de pages : 176
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Extrait


Introduction

Pourquoi étudier la Bible ?

Lire la Bible ? Oui. Mais l’étudier ? Non. Je lis ma Bible le matin, au cours de mon recueillement personnel. Pour l’étudier, il me faudrait plus de temps, un esprit alerte, des dictionnaires, concordances, commentaires. Laissons cela à ceux qui se préparent au ministère de la Parole !
Pourquoi le «simple chrétien» devrait-il étudier la Bible ? Parce que l’étude de la Bible répond à la volonté de Dieu pour nous. Par elle, nous suivons l’exemple de Jésus, des apôtres et de tous les serviteurs de Dieu fidèles au cours de l’histoire de l’Église.

Étudier la Bible, c’est faire ce que Dieu désire

«Dieu a parlé» (Hébreux 1 : 2). Il a fait consigner ses paroles par écrit : «Écris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve» (Exode 17 : 14).
«Prends un rouleau de parchemin. Tu y inscriras toutes les paroles que je t’ai dites» (Jérémie 36 : 2 ; cf. Ésaïe 30 : 8). Il veut donc que les hommes lisent ce livre : «Aie soin de répéter sans cesse les paroles de ce livre de la Loi, médite-les jour et nuit…» (Josué 1 : 8). «Consultez et lisez le livre de l’Éternel» (Ésaïe 34 : 16). Plus que cela : il veut que les hommes le méditent (Psaumes 1 : 2 ; 119 : 15, 23, 148 ; littéralement : le ruminent), l’étudient (Esdras 7 : 10), le sondent (Jean 5 : 39), qu’ils «examinent les Écritures» (Actes 17 : 11) et qu’ils «prêtent attention à la parole prophétique» (2 Pierre 1 : 19), qu’ils mettent les paroles qu’il a dites «dans leur coeur et dans leur âme» (Deutéronome 11 : 18).

Mais ces paroles viennent à nous du fond des âges : vingt à quarante siècles nous séparent de leur rédaction ; les livres bibliques sont nés dans un milieu culturel fort différent du nôtre ; ils font allusion à des faits, des notions et des coutumes que nous ignorons ; ils s’expriment dans un langage étrange, suivant une ligne de pensée qui nous déroute souvent. Qui oserait prétendre que la Bible est d’une lecture facile ? Osons le dire : bien des pages demeurent fermées au lecteur moyen.
Or, «toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu» (2 Timothée 3 : 16).
Si donc nous voulons être un «homme de Dieu» qui «se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute oeuvre bonne», force est de nous astreindre à l’étudier, c’est-àdire à chercher le sens des mots, la signification des symboles et des rites, l’enchaînement des idées, les relations avec d’autres pensées exprimées ailleurs…
L’apôtre Pierre nous exhorte à «faire tous nos efforts pour ajouter à la foi… la connaissance» (2 Pierre 1 : 5). Cette connaissance ne peut venir, pour nous, que de la Parole de Dieu correctement interprétée.

Son acquisition exige «tous nos efforts» ; ces efforts sont voulus de Dieu. «Reconnaissons franchement, dit J. Kaltenbach, que pour comprendre la Bible, un effort de réflexion est indispensable. Mais affirmons hautement que cet effort est voulu de Dieu et nécessaire à notre éducation spirituelle. Dieu n’a pas voulu nous donner, dans la Bible, des idées toutes faites qu’il suffirait d’adopter aveuglément, pas plus qu’il ne nous a donné un code où seraient résolus d’avance tous les cas de conscience que nous pouvons rencontrer. Il sait que seule une patiente recherche permet d’apprécier la trouvaille à sa juste valeur et qu’après avoir lentement mûri nos convictions, nous serons plus disposés à les défendre et au besoin à souffrir pour elles ».
N’en est-il pas de même pour tous les biens ? Nourriture, vêtements, logement doivent être gagnés au prix d’efforts persévérants.

Dans aucun domaine, la connaissance ne s’acquiert sans peine. Pourtant, lorsqu’il s’agit de notre bien-être matériel, nous ne rechignons pas devant l’effort. Calvin déjà le constatait : «Ceux qui ont leurs affections fichées en ce monde pourchassent par tous les moyens ce qu’ils pensent devoir contribuer à leur félicité, sans épargner ni labeur, ni vie, ni renommée. Et toutes ces choses se font pour servir à ce malheureux corps, dont la vie est si vaine, misérable et incertaine ! Ceux qui s’adonnent aux arts mécaniques, quelque bas ou vils qu’ils soient, prennent beaucoup de peine pour les apprendre ; ceux qui veulent être réputés les plus vertueux se tourmentent l’esprit nuit et jour pour comprendre quelque chose aux sciences humaines, qui ne sont que vent et fumée. Combien plus ne devons-nous pas prendre de peine pour acquérir cette sagesse céleste qu’il a plu à Dieu de nous révéler par la sainte Parole».


Lorsqu’une chose a du prix à mes yeux, je consens volontiers à l’effort nécessaire pour l’acquérir. Pour le psalmiste, la Parole de Dieu était plus précieuse qu’un trésor : «La Loi que tu as édictée est pour moi plus précieuse que mille objets d’or et d’argent» (Psaumes 119 : 72, cf. versets 14 et 111). Aussi occupe-t-elle «tout le jour» (v. 97) sa réflexion. Il se lève même avant le jour pour la méditer et l’étudier (v. 148).
Si nous avons compris combien il est important de connaître toute la Bible pour progresser spirituellement, nous accepterons aussi de faire l’effort nécessaire pour l’étudier.

Étudier la Bible, c’est suivre l’exemple de Jésus et des apôtres

Jésus n’a pas fréquenté l’école rabbinique où l’on étudiait les textes de l’ancienne alliance, pourtant il les connaissait bien. C’est même cela qui a frappé ses auditeurs : «Comment peutil connaître à ce point les Écritures, sans avoir jamais étudié ?» (Jean 7 : 15). Preuve qu’il en faisait souvent usage. On a calculé que «sur 1 800 versets qui relatent ses discours dans les quatre Évangiles, 180 sont des citations ou des allusions directes à la révélation écrite ».
Il cite 22 livres différents, rien que dans les paroles qui nous ont été rapportées. Si les deux disciples d’Emmaüs, auxquels il a expliqué «ce qui se rapportait à lui dans toutes les Écritures» (Luc 24 : 27), avaient consigné cette étude biblique par écrit, nous aurions certainement une notion encore plus juste de ses connaissances bibliques. Dans sa lutte contre Satan (Matthieu 4 : 4, 7, 10), aussi bien que dans ses discours avec les Juifs, il emploie constamment comme arme la Parole de Dieu : «N’avez-vous donc pas lu ?» (Matthieu 12 : 3, 5 ; 19 : 4 ; 22 : 31). «N’avez-vous donc jamais lu cette parole…» (Matthieu 21 : 16, 42). «Quel commandement Moïse vous a-t-il donné ?» (Marc 10 : 2-3). «N’est-il pas écrit dans votre propre Loi» (Jean 10 : 34). En enseignant ses disciples, il se réfère à elle comme à l’autorité suprême (Luc 4 : 16-21 ; 10 : 26 ; 18 : 31).
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