Dieu, à portée de tous

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Il s'agit d'un récit sur Dieu. Dieu est, selon l'auteur, à la portée de tous. Un sujet qui intéresse chacun et chacune : amenés à vieillir, Dieu devient un sujet capital pour tous. On est frappé alors en découvrant que Dieu n'est pas tout à fait le même que celui qu'on avait appris à connaître. Dieu est différent. Dieu est meilleur que celui qu'on nous avait enseigné au catéchisme, et surtout, il est proche de nous.
Publié le : jeudi 15 octobre 2015
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EAN13 : 9782336393056
Nombre de pages : 246
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Gérard Loizeau
Dieu, à portée de tous
Dieu, à portée de tous
Gérard Loizeau
Dieu, à portée de tous
Du même auteurPrié de me taire, Max Milo Editions, Paris, 2009, ISBN : 978-2-35341-050-7
© L'HARM ATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-07426-9 EAN : 9782343074269
Avant-proposI. L’homme à la recherche de Dieu Depuis qu’il est possible de savoir comment vivaient nos ancêtres, je fus obligé de constater que la recherche la plus constante chez l’homme avait été celle de Dieu.Il suffit de voir les édifices que les hommes ont construits au cours des siècles pour se rapprocher de lui : mausolées, sépultures, pyramides, pagodes, temples, synagogues, et plus tard, monastères, églises, mosquées… Tous monuments qui témoignent de l’effort des hommes pour rencontrer Dieu.
Toutefois, la recherche des hommes s’était toujours heurtée à une difficulté importante : Dieu, personne ne l’avait jamais vu. Lors de leur premier voyage dans l’espace, les cosmonautes soviétiques annoncèrent que le ciel était vide, car ils n’y avaient pas rencontré Dieu. On s’est contenté de sourire de leur naïveté. Mais, en même temps, la question demeure : Si Dieu existe, comment est-il ? Je voulus alors savoir comment la question de Dieu s’était toujours posée aux hommes ?1. Il y a plus de 10 000 ans, avant qu’il ne se sédentarise, l’homme semblait entretenir une religion naturelle fondée sur la croyance en un monde invisible avec lequel il était possible d’entretenir certains rapports. En ce qui concerne, en particulier, la sépulture des défunts.
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2. Pendant des siècles, les hommes croyaient reconnaître les gestes de Dieu dans le soleil, le tonnerre, les cataclysmes… Soit, dans toutes les manifestations aussi bien agréables qu’inquiétantes. Inexplicables, de toute façon. Cela les avait conduits à considérer Dieu, ou les dieux, comme auteur(s) de ces manifestations. Ils cherchaient donc à se le(s) rendre favorable(s). Ce fut le cas des Egyptiens, des Perses ou des Babyloniens. Et, après eux, des Grecs et des Romains, parmi les peuples les plus connus de l’Antiquité. Ce sera encore le cas, pendant longtemps, des autres religions et du christianisme lui-même. 3. Ceux qui dirigeaient les peuples étaient regardés comme des dieux. Ce fut vrai, par exemple, pour les empereurs de Chine, les pharaons d’Egypte, les empereurs romains, et plus tard ceux du Japon, considérés comme de race divine. Que certains aient pu être droits et honnêtes, sans doute. Mais que la plupart aient été cruels et se soient livrés à toutes sortes de débauches, qu’à cela ne tienne ! Ceux-ci ne pouvaient être de simples hommes. 4. Un ou deux peuples du Moyen-Orient, dont le peuple d’Israël, ont cru en un Dieu unique. Seulement, dans un cas comme dans l’autre, il s’agissait d’un Dieu pour leur peuple. Ainsi, le Dieu d’Israël était dit "le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob". Il était le Dieu des Hébreux, et plus tard des Juifs. Ceux-ci virent en lui une divinité toute-puissante qui avait fait alliance avec son peuple et n’était là que pour le protéger. Mais les Hébreux ne purent s’empêcher de lui attribuer des sentiments humains d’orgueil, de jalousie ou de vengeance, si bien que Dieu avait fini par apparaître
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comme un maître exigeant. « Vous ne ferez pas ceci, vous ne mangerez pas de cela, sinon vous mourrez. » Au point que le peuple d’Israël ne pouvait s’approcher de lui sans éprouver de la crainte. 5. Dans le même temps, penseurs et philosophes furent amenés eux aussi à donner à Dieu un visage, un Dieu dont la raison démontrait l’existence. Jadis, Platon évoquait l’existence d’un monde divin, qui aurait été le seul vrai, tandis que la réalité du monde visible, celui que nous côtoyons à longueur de jour, aurait été trompeuse. Tout le travail aurait consisté, selon lui, « à sortir de la caverne, où nous ne voyons que les ombres de la réalité, pour accéder à la vraie 1 connaissance. »
Aristote, qui fut le disciple de Platon, expliquait le monde en présentant Dieu comme la Cause Première, l’Acte Pur.
Plus près de nous, Voltaire a cru voir en Dieu le grand Horloger sans qui l’univers ne saurait fonctionner. La Révolution française, de son côté, a institué le culte de l’Etre Suprême.
Le Dieu des philosophes s’est révélé être un Dieu lointain et impersonnel, un être sans vie et sans amour, indifférent aux hommes ici-bas. Ainsi, on a découvert qu’il était sans doute possible de spéculer sur Dieu et de découvrir par le raisonnement que Dieu possédait certaines qualités qui ne pouvaient convenir qu’à lui. Par exemple, qu’il était tout-puissant, éternel, infini…
1  Fr. Lenoir,Dieu,(Entretiens avec Marie Drucker), Edit. R. Laffont - 2011, p. 165
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