Disciples du Vivant

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Au travers des thèmes tels que le Corps, le retour du Christ, l'Invisible, Servir, la Transformation, la Mort, le Travail,les Handicapés, le Temps, Yvonne Trubert se propose de suivre un chemin de transformation intérieure. Elle nous incite à un changement d'état d'esprit, pour que l'amour et la joie deviennent les signes extérieurs de la foi.
Publié le : lundi 1 juin 2009
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EAN13 : 9782336257167
Nombre de pages : 145
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Préface
C’est avec une immense émotion que j’ai été invitée à écrire la préface du huitième livre d’Yvonne Trubert. Cette femme merveilleuse, mère de quatre enfants, consacre sa vie à écouter ceux qui souffrent, à leur montrer le chemin de la foi et à leur prodiguer ses enseignements. Depuis plus de trente ans, Yvonne Trubert voyage à travers le monde pour semer des paroles d’amour et d’espoir, pour réveiller les consciences si longtemps endormies. Ses paroles simples et claires s’adressent à tout être, dont peu importent l’origine, l’ethnie ou les croyances ; elles se basent sur les trois lois fondamentales du Christ : « Aime ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces » ; « Aime ton prochain comme toi-même » et « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Ainsi, lors de son deuxième voyage au Brésil, en 1985, Yvonne a donné une conférence devant un groupe de cinq cents personnes à Copacabana, Rio de Janeiro. Jeune adolescente, je suis arrivée à la dernière minute et on m’a proposé un siège, au centre du premier rang, comme si j’étais attendue. Yvonne a commencé à nous parler et j’ai eu l’impression qu’il n’y avait plus de temps ni d’espace. Ses mots me parvenaient directement au coeur, sa lumière m’éblouissait. L’amour dont Yvonne nous parlait, elle nous le donnait par son regard et tout ce qu’elle émettait. Après son intervention, dès l’instant ou elle m’a prise dans ses bras, je n’ai plus eu qu’une seule envie : la suivre et construire ma vie sur ses principes d’amour et de foi. Les paroles d’Yvonne Trubert m’ont accompagnée depuis lors, à chaque pas. Dans le choix de ma profession

de médecin, lors de mon périple dans la recherche scientifique, quand je vois mes patients et aussi quand je donne mes cours, ses mots m’ont guidée et m’aident encore à suivre mon chemin et à traverser les multiples obstacles. La joie de partager ce chemin avec mon mari, dans un même idéal, et de voir nos quatre enfants grandir dans la foi est immense. Même à dix mille kilomètres de distance de la France, avec les trois clés : la prière, l’harmonisation et les vibrations 1 qu’Yvonne nous apprend à travers son enseignement, il m’est possible de vivre Invitation à la Vie. Cette intégration nous permet d’être reliés, nous, les membres de cette association internationale, dans plus de cinquante-six pays à travers le monde, tous liés en union et à l’unisson avec ces principes. Yvonne l’exprime largement tout au long de cet ouvrage. La lecture de ce livre offre, en effet, le bonheur de plonger dans une autre dimension. Dès le début, nous sommes baignés d’une douceur qui nous guide vers la réflexion par l’intensité de ses mots. Cependant, n’attendez pas un traité de comment s’aider soi-même, avec des recettes toutes prêtes sur la façon de mener sa propre existence. Bien autrement, Yvonne nous invite par une pensée claire et directe à ouvrir nos coeurs et nos consciences. Dans cette édition, nous sommes amenés vers des thèmes divers et pourtant si liés. « Le Corps », premier thème abordé, rend possible la compréhension de la Résurrection du Christ et un meilleur entendement de
Prière, harmonisation et vibrations constituent les 3 clés proposées dans l’enseignement d’Invitation à la Vie. Ces clés, ces outils, soutiennent et accélèrent la dynamique de transformation. Pour mieux connaître les activités de l’association Invitation à la Vie, lire les annexes de ce livre, page 135.
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notre propre corps, temple et corps lumière. Selon une logique divine, « Le Retour du Christ » insiste sur l’importance et le besoin de transformation de l’être humain. Ensuite, « L’Invisible » permet d’approcher la vérité qui existe au-delà de la compréhension. Mais, seule « La Transformation » nous donnera la grâce d’y accéder. Ce beau voyage continue et nous entraîne vers notre monde moderne, vers « Le Travail » qui nous rappelle à l’essentiel de nos vies. Merci Yvonne de m’apprendre à mettre Dieu à la première place. Merci Yvonne, pour votre exemple. Merci de nous appeler à la Vie. Dr. Maria Isabel Waddington Achatz Médecin et chercheur, São Paulo, Brésil

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Le Corps
En préambule, revenons sur la conférence des médecins à Cali2, en Colombie. L’un d’eux, qui n’est pas à Invitation à la Vie, a donné une explication de l’harmonisation par rapport à sa femme, dont il a vu la guérison alors qu’elle avait une maladie inguérissable. Il a dit : « Le temps est proche où il est écrit que le corps ne vieillira plus, ne souffrira plus et qu’il n’y aura plus de mort.» Cela correspond donc aux deux bouts de la chaîne. L’approche de Pâques doit apporter une prise de conscience pour chacun. Temple divin, le corps humain a plus d’importance qu’on ne l’a cru et qu’on n’a jamais pu l’imaginer. Depuis des millénaires, le péché, c’est-à-dire la mort, poursuit l’homme. Cette mort physique vient de l’incapacité de l’homme de se relier à Dieu. L’homme se trouve dans un combat perpétuel entre le bien et le mal et il va plus souvent vers le mal que vers le bien. Dans l’Ancien Testament, Dieu a démontré aux hommes, surtout à David, à Moïse et à tant d’autres, Abraham, Isaac, combien suivre ses préceptes comptait. La vie est facile à condition de laisser Dieu agir dans ses actes et ses pensées. Le grand dilemme de l’humanité est de ne pas pouvoir faire face à l’emprise du Malin. Et la mort vient dans son aboutissement, car nous avons généré la destruction de ce temple, de ce corps humain. Le Christ, noyau de notre vie, vient sur terre après les prophètes qui L’ont précédé afin de nous apprendre à vivre et à nous aimer. Il ne nous laisse pas en paix. Il parle d’amour. Il nous donne des signes. Il devient l’exemple vivant de son Père sur terre. Présent à chaque instant, Il témoigne ; Il ressuscite les morts ; Il guérit ; Il donne la
Conférence qui a eu lieu pendant une visite d’Yvonne Trubert dans ce pays.

vue aux aveugles ; Il soigne les paralytiques. Cela, les gens l’ont vu, comme ses disciples, ses apôtres. Et dans une seule finalité : Il obéit à son Père, montrant une obéissance totale dans ses actions qu’Il offre à l’humanité. Vient le temps où Il se prépare à quitter ce monde. Dans cette préparation, Il va offrir le nectar de sa vie. Il savait combien on Le haïssait. Il dérangeait les sociétés, les religions – aussi bien celle des Romains que celle des Juifs, son propre peuple. Par obéissance à Dieu et après avoir parlé à Dieu, son Père, Il va offrir le plus extraordinaire lien indéfectible qui soit, celui qui relie l’enfant et le Père. En donnant à l’humanité le droit d’appeler son Père, « Père », Il lui donne cette grandeur qu’Il a Lui-même d’être le fils de Dieu. Il la donne à nous, pauvres humains, en instituant la parole apprise à ses apôtres qui relie l’homme à Dieu, le « Notre Père ». Par cette prière, Il nous assimile dans sa fraternité. Nous devenons frères et sœurs par le Christ, au moment où Il nous apprend à prier son Père pour régénérer notre corps et l’utiliser dans la mission que Dieu nous confie sur cette terre. Il connaît la faiblesse de l’homme, sa vulnérabilité ; Il a connu la trahison, même de ceux qui l’aimaient le plus, comme Pierre et les autres. Dans ses dernières paroles, Il dit à son Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Cela souligne bien l’inconscience de l’humanité. Elle agit sans savoir ni comprendre les teneurs de ses gestes ou de ses paroles. Les trahisons ne se portent pas seulement sur les faits, elles ont une répercussion au-delà des mots, des pensées ; elles portent le discrédit, elles détruisent. Le Christ nous amène à offrir notre vie. Il nous fait comprendre que la mort n’existe pas, qu’il faut mourir pour vivre. Or, on passe sa vie sur terre sans le vivre. En offrant sa vie, son sang versé, survient l’effacement de ce qui a été écrit dans la Bible quand il fallait saigner 10

des moutons, des tourterelles, comme offrande à Dieu. Déjà Moïse avait dit : « Dieu n’a pas besoin de ça ! » Voici que non seulement le Christ le répète mais il verse son propre sang pour que jamais d’autre sang ne soit versé. Le Christ n’a pas subi la mort, Il l’a offerte. Il a offert son corps physique pour être pendu sur le bois afin de nous purifier et d’effacer le péché originel par le versement de son sang. Ce corps représente l’héritage du sien. Prenons conscience de ce temple vivant, notre corps. Des manifestations, Il y en a eu. Le Christ s’est manifesté à travers le corps, la mort des autres qu’Il a ressuscités, Lazare, la fille de Jairo. Puis il a accompli le dernier acte, le sien. Dieu a créé l’homme à son image. Il a voulu se cacher au plus profond de nous-mêmes. Chacun d’entre nous est porteur de sa vie. Dans nos actes, nos pensées, nos regards, nos écoutes, nos gestes, nous sommes le reflet de Dieu en permanence. Le corps humain est donc structuré et élaboré par amour. Quand Dieu désire qu’une femme soit mère et qu’un enfant naisse, avant d’envoyer cette âme sur terre Il lui fait choisir ses parents, pour des raisons qui nous échappent. Mais l’enfant choisit aussi son sexe selon la mission qu’il aura à accomplir parmi nous et avec les autres. Ce petit corps ne peut pas exister sans être. L’Esprit marque la différence entre nous et l’animal. Les animaux se régénèrent par voie embryonnaire. Issus d’un acte divin, nous, nous ne le pouvons pas. En génétique, on le sait, on ne fabrique pas un enfant comme du pain. Dans le corps humain, la chair ne peut s’appeler que chair, elle est habitée, alors que pour l’animal, on parle de viande. Habitée de l’étincelle de Dieu, notre chair, sacrée au même titre que notre corps temple sacré devant l’univers, ne peut plus être viande. Dans le corps humain, 11

on voit un corps divin. À ce titre, le Christ, le premier, a démontré par sa Transfiguration ce qu’était un corps. Reliés au cosmos, nous sommes le microcosme du macrocosme. Tout est en nous. Dieu l’a voulu, Il a voulu que l’on puisse créer, générer, établir la paix, l’amour. Les temples de Dieu ne servent plus Dieu aujourd’hui mais son ennemi, sinon il n’y aurait plus de guerre. Notre corps physique, en apparence, ne se compose que d’atomes. Il s’agit d’une fusion. Agglomérés pour former un corps d’une resplendissante beauté, les atomes ne sont jamais inertes mais en mouvement permanent. Nous sommes donc ces atomes. Transfiguré, le Christ en a fait la démonstration vivante pour l’humanité afin que ses apôtres voient de leurs yeux ce que représentait un corps humain étincelant de lumière. Il fallait que les apôtres – tous des thomasiens – voient. Plus on élève son état de conscience, plus on va vers Dieu, plus le corps se transforme, plus il devient lumineux ; les zones d’ombre disparaissent peu à peu. Le Christ, Dieu, nous a offert cette clé qu’est l’harmonisation pour redonner au corps la lumière dont il est issu. Sans cela, rien ne se passerait ; ce ne sont pas les mains qui soignent mais l’énergie qui sort des mains pour aller vers l’autre, non la matière. Le Christ nous a fait ce cadeau, par sa Résurrection, de nous montrer que la mort n’existait pas. On le lit dans la Bible. Quatre évangélistes l’ont écrit et les douze apôtres en ont témoigné. Si vous le voyiez, comment réagiriezvous ? On écrit des choses, mais les vit-on ? On a bafoué le Christ, on lui a craché dessus, puis on l’a flagellé et on lui a mis une couronne d’épines. En Israël, les épines viennent d’arbres qui ont des épines de huit centimètres minimum. Il a subi cela. Il a accepté de mettre son corps à l’épreuve pour nous faire comprendre cette souffrance endurée pour nos péchés. 12

Nous sommes les héritiers de ceux qui étaient là, même si nous n’étions pas là dans notre corps. Lorsque le Christ est ressuscité, de nombreuses personnes, pas seulement les douze apôtres et ceux qui l’aimaient, l’ont vu. Cela provoque une prise de conscience énorme, surtout si certains corps tombent dans la maladie. Mais qu’est-ce que la maladie ? En fait nous générons la souffrance par nos peurs, nos stress, nos angoisses et toute notre vie passée. La prise de conscience par rapport au Christ conduit à réaliser : « J’ai un temple qui est le sien. Et le Christ a dit : “Ce que je ferai, vous aussi vous pourrez le faire”». Il s’identifie à nous. Cela signifie, pour nous, la prise de conscience de la beauté de notre corps, afin de cesser de le fustiger, de le maltraiter, de lui donner des poisons divers. Prenons soin de ce corps humain. Il ressemble à un jardin, à un paradis ; il constitue la plus belle usine qui existe au monde. Rien ne peut le remplacer. Ce corps de chair devient lumière par la transfiguration, corps-matière sous la souffrance et puis lumière dans la résurrection. Cela apprend les métamorphoses du corps et combien il vit. Malléable, en mouvement, pas seulement composé de matière matière, mais d’atomes, il a besoin d’une nourriture terrestre mais surtout d’une nourriture cosmique. La vie donnée à ce corps passe par d’autres canaux que la matière. Ses atomes ont besoin d’une certaine nourriture matérielle, de vitamines, de protéines, de minéraux et de métaux, les ingrédients de la terre mais aussi les ingrédients du corps. En nous révélant la prière, le Christ nous apprend à donner, à aimer notre corps et à lui donner la nourriture qui ne se voit pas, cette nourriture que Dieu a voulue pour nous, ce moyen de communication qui anime notre corps et régénère nos cellules. Ce corps lumière de la résurrection le démontre à différentes étapes. 13

Il y a plusieurs interprétations et surtout des nuances par rapport à la vie du Christ. Mais ce corps, nous devons en prendre la responsabilité. Nous nous responsabilisons dans notre travail, sur la bonne tenue de nos cuisines, du rangement de nos placards. Mais nous arrêtons-nous pour voir l’état de notre corps ? On fait sa toilette, puis on s’habille, mais on ne fait pas attention à ce que représente son corps. Dieu n’attend pas de nous du narcissisme mais de prendre conscience du tabernacle qu’Il nous a offert. Quand on parle de l’effacement des péchés, on parle du sang versé. Le sang dans la Bible correspond au nectar de l’homme, le nectar de Dieu, puisqu’Il compare son sang au fruit de la vigne. L’Eucharistie nous est donnée pour nourrir notre corps de chair, comme symbole. On n’a pas besoin seulement d’une nourriture matière, mais aussi d’une nourriture spirituelle, c’est la première chose à voir lorsque l’on comprend que l’on est enfant de Dieu. Admirer cette beauté du corps ! Gros, petit, maigre ou vieux, ça n’a aucune importance. Le corps reste dans sa beauté ; il n’y a pas d’âge. On peut le maintenir, pas seulement par des crèmes mais surtout par l’amour divin, afin de nourrir les autres de ce même amour divin. Sans amour divin, sans prière, sans harmonisation, sans vibrations, comment comprendre un corps-lumière ? Il faut passer par des étapes de réconciliation avec soimême. Parfois ces prises de conscience sont douloureuses. On n’a jamais considéré son corps comme un temple, mais comme une mécanique parfois rouillée. Il faut vouer un certain regard à cette usine fabuleuse que représente ce corps et entendre le message qu’il nous délivre. La maladie s’interfère en l’homme quand il cesse d’aimer la vie à un certain moment. Un mal-être surgit. Il s’éloigne de la ligne divine, de la beauté ; il fuit dans la 14

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