Histoire des Israélites depuis d'édification du second temple jusqu'à nos jours

De
^"m^ "^\ r' i. f\T T^ T^T ^m /n 1....^ if^ i sj HISTOIRE DES ISRAÉLITES DEPUIS L'ÉDIFICATION DU SECOND TEilPLE JUSQU'A NOS JOURS PAR MOÏSE SCHWAB OÎJVRÂGE APPROUVA PAR M. LE GRAND-RABBIN ISIDOR rcï:'j nD^pi nain:2;.3i nnsi GENÈSE, XXYIII, 14. PARIS LIBRAIREBLUM,CHEZ L. 14SAlKrE-CROIX-PE-LA-BRETONNERîE,14, RUE ISRAÉLITESARCHIVESET AU BUREAU DES 1866 AVANT-PROPOS présent volume a pour origine deux coursLe d'his- toire que nous avons faits dans des institutions israélites. Gomme il n'existait aucun livre où nos élèves pussent •étudier l'histoire juive, nous avons dû leur dicter des publiées en partie dansnotes, lesjournaux israélites; et sont ces notes, coordonnéesce et complétées, qui ont donné naissance à ce livre. C'est un essai : d'autres viendront après nous et feront mieux. Car on ne saurait se le dissimuler, il est une branche d'études qui se trop souvent négligéetrouve dans nos écoles : c'est l'his- toire de nos ancêtres depuis leur dispersion dans le monde jusqu'à nos jours. Partout on apprend la suite des faits historiques racontés dans la Bible, ce qu'on appelle ['Histoire sainte. Les livres ne manquent pas dans ce do- maine mais, en général, on ne va pas plus loin. ; —A quoi cela lient-il?
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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i
sjHISTOIRE
DES
ISRAÉLITES
DEPUIS L'ÉDIFICATION DU SECOND TEilPLE JUSQU'A NOS JOURS
PAR
MOÏSE SCHWAB
OÎJVRÂGE APPROUVA PAR M. LE GRAND-RABBIN ISIDOR
rcï:'j nD^pi nain:2;.3i nnsi
GENÈSE, XXYIII, 14.
PARIS
LIBRAIREBLUM,CHEZ L.
14SAlKrE-CROIX-PE-LA-BRETONNERîE,14, RUE
ISRAÉLITESARCHIVESET AU BUREAU DES
1866AVANT-PROPOS
présent volume a pour origine deux coursLe d'his-
toire que nous avons faits dans des institutions israélites.
Gomme il n'existait aucun livre où nos élèves pussent
•étudier l'histoire juive, nous avons dû leur dicter des
publiées en partie dansnotes, lesjournaux israélites; et
sont ces notes, coordonnéesce et complétées, qui ont
donné naissance à ce livre. C'est un essai : d'autres
viendront après nous et feront mieux. Car on ne saurait
se le dissimuler, il est une branche d'études qui se
trop souvent négligéetrouve dans nos écoles : c'est l'his-
toire de nos ancêtres depuis leur dispersion dans le
monde jusqu'à nos jours. Partout on apprend la suite des
faits historiques racontés dans la Bible, ce qu'on appelle
['Histoire sainte. Les livres ne manquent pas dans ce do-
maine mais, en général, on ne va pas plus loin.
;
—A quoi cela lient-il? Il faut admettre puisque l'ex-
périence l'a —démontré que cela provient manquedu
d'ouvrages scolaires contenant l'histoire post-biblique des
Israélites, ou le récit desévénements accomplis par notre
2097017AVANT-PROPOS4
temple de Jérusa-l'édificatioii du secondpeuple depuis
cette série de faits estnotre époque. Toutelem jusqu'à
la jeunesse, faute desavants, mais non deconnue des
sa portée.travaux mis à
dele dire? l'histoire notrepourtant, est-il besoin deEt
pas son in-nations n'a-t-ellenation au sein des autres
N'est-ce pas l'his-et sa morale?térêt, son importance
prévuespar le patriarchemigrations d'Israël,déjàtoire des
prophétique (Genèse, xxvni, 14) ?dans un songeJacob
comme lepour ce peuple,d'être un châtimentEt loin
pas maintes re-n'ont-elles àprétendent les chrétiens,
Talmudi? N'a-t-ellepar le pasprises été préconisées
aucun fait immoralde ne contenir etle rare privilège
connaissance des jeunes per-puisse porter à laqu'on ne
d'expurger, de mutiler les faitsIci, nul besoinsonnes?
peut les présenter dans toute leurde les voiler; onou
l'histoire dontleur vérité. Quelle estpureté, dans toute
pourrait dire autant?on
écrivait-onaux Archives israélites« Je vois avec xjlaisir,
parisienne des bons livres pour-en que la Société1853,
travaux. Je crois comme elle qu'unesuit le cours de ses
israéiite bien comprise est du nombrehistoire du peuple
étonnédes ouvrages nécessaires mais je suis qu'on Tait;
qu'ayantscindée en deux œuvres distinctes, et surtout
la partie la moinsfait cette scission, on aitcommencé par
b.i. Par exemple, au Traité PesacJiim, fol. 87AVANT-PROPOS 5
urgente; je dis la moins urgente^ parce que la partie bi-
blique de notre histoire est la plus connue et la plus
moins d'être traitéerebattue dans nos petits traités. A
de très-élevé et à la hauteur de nos idéesd'un point vue
i,actuelles elle n'offre pas un intérêt égal à celle de la
irait de la chutedeuxième partie, c'est-à-dire celle qui
jours. C'est en effet cellede notre nationalité jusqu'à nos
surtoutdernière nousmanque complètement,histoire qui
guère traitée que par les chré-en France elle n'a été;
l'ont naturellement faite contre nous et l'onttiens, qui
sur cettecomplètement travestie : nous n'avons jusqu'ici
— dis comparer auxmatière rien qu'on puisse, je ne pas
—grands travaux allemands, mais regarder comme une
ensommessource de renseignements historiques^ et nous
soit à des travauxréduitsà recourir, pour cette histoire,
Beugnot, Depping, etc.,chrétiens, comme ceux de MM.
soitàun mince abrégécomme celui de M. Léon Halévy...
péremptoi-» La doctrine sur la venue du Messie serait
faveur; car, Thistoire modernerement résolue en notre
à la main, on prouverait jusqu'à l'évidence que toutes
cette époque, et parti-les grandes choses prédites pour
bonheur universels, sont encoreculièrement la paix et le
à l'état pohtique des Israélites depuis laà venir. Passant
leur nationalité et à la description de leurschute de
séculaires infortunes, on en étudierait les causes, on
regarderréfuterait les cruelles erreurs qui tendent à faire
prépare un travail fait en ce sens.1. M. le grand-rabbin AstrucAVANT-PROPOS6
notre persécution comme une mission imposée aux chré-
tiens. On se demanderait comment des nations, qui te-
naient de nous leur livres saints, leur Bible, leur morale,
et jusqu'à leur Dieu, ont faire l'objet de leurpu de nous
haine la plus implacable durant les siècles on se de-
;
manderait si l'infériorité relative de leur doctrine et la
supériorité de leur puissance matérielle n'ont pas eu ici
lemême résultat qu'au temps où Rome païenne s'achar-
nait sur les premiers chrétiens. Plus loin, on montrerait
la même jalousie produisant lesmômes effets, en s'achar-
nant soit contre la fortune de quelques-uns, soit contre
la capacité et l'industrie de quelques autres on trouve-;
rait ainsi le secret de ces rançons exigées par les princes,
de ces pilla.s^es organisés par les populaces et des calom-
nies odieuses inventées justifier les uns et lespour
autres, de ces restrictions apportées au développement
des professionshbres ; enfin, on trouverait Tanti-judaïsme
s'appuyant partout sur des calomnies analogues, parce
fond il nourritqu'au les mêmes sentiments. Jetant un
coup d'œil d'ensemble sur la conduite des Israéhtes pen-
dant cette longue période de persécutions, on retracerait
l'admirable attitude de ce faible troupeau, bravant jour-
nellement les tortures, les l'exil, la misèreauto-da-fè,
(ces Juifs si avides!) pour Dieu-Un, etrester fidèles au
résister, la loi divine en main, aux plus puissants mo-
narques comme à toutes les séductions de bonheur ter-
Ailleurs, partoutrestre. on constaterait au contraire que

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