Judaïsme, christianisme, islam : lire la Bible après la Shoah

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L'horreur de la Shoah a emporté beaucoup des illusions des croyants sur le règne de Dieu. La lecture de la Bible aujourd'hui est différente et si nombre d'ecclésiastiques ont préféré détourner leur regard, Francis Weill est persuadé que ce drame absolu mérite mieux. A l'aide des textes de la religion monothéiste la plus ancienne il se livre à une étude très référencée des trois religions.
Publié le : jeudi 1 octobre 2015
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EAN13 : 9782336391267
Nombre de pages : 296
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Francis Weill
Judaïsme, christianisme, islam : lire la Bible après la Shoah
Un condensé de pensée juive
JUDAÏSME, CHRISTIANISME, ISLAM : LIRE LA BIBLE APRÈS LA SHOAH
Un condensé de pensée juive
Du même auteur :
Juifs et Chrétiens. Requiem pour un divorce. Un regard juif sur le schisme judéo-chrétien antique et les relations judéo-chrétiennes d’aujourd’hui, Éditions L’Harmattan, Paris, 2001 Lettre à un ami chrétien propalestinien, Éditions du Cosmogone, Lyon, 2003 D’Abraham à Hitler: histoire d’une famille juive alsacienne et de ses racines, racontée à une petite québécoise, Éditions l’Harmattan, Paris, 2005 Lettre sur l’antisémitisme. Autopsie des mythes de la haine, Éditions du Cosmogone, Lyon, 2005 L’éthique Juive en dix paroles. Une anthologie – un choulran arouk de l’éthique, Éditions MJR, Genève, 2006 Contes juifs, Éditions L’Harmattan, Paris, 2008 Dictionnaire alphabétique des sourates et versets du Coran, Éditions L’Harmattan, Paris, 2009 Dictionnaire alphabétique des versets des Psaumes, Éditions L’Harmattan, Paris, 2011 Dictionnaire alphabétique des versets du prophète Isaïe, Éditions L’Harmattan, Paris, 2012 L’Intégrisme, le comprendre pour mieux le combattre, Éditions L’Harmattan, Paris, 2012, prix Caroubi 2013. Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens : l’inéluctable fraternité, Éditions L’Harmattan, Paris, 2013 Éthique et imagerie médicale, Éditions L’Harmattan, Paris, 2013 Dictionnaire alphabétique des « Douze derniers prophètes», deux tomes, Éditions L’Harmattan, Paris, 2014 Le Jour où Dieu pleurera, conte philosophique sur l’absence de D., Éditions L’Harmattan, Paris 2014
Mise en pages : Paul Royer
Francis Weill
JUDAÏSME, CHRISTIANISME, ISLAM : LIRE LA BIBLE APRÈS LA SHOAH
Un condensé de pensée juive
© L'HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06729-2 EAN : 9782343067292
1 D., Adonaï tsebaot (le Seigneur des milices), le D. d’ISR, D. vivant, D. tout-puissant, élevé et sublime, habitant l’Éternité et dont le Nom est saint. Sefer Yetsirah, le Livre de la Création.
« Ne crains pas, vermisseau de Jacob, Moi Je viens à ton secours – oracle du Seigneur ». Is. 41 :14.
Les Juifs n’ont d’autre puissance ni d’autre force pour les vaincre (les peuples persécuteurs) que leur bouche, tel un ver qui n’a de puissance que dans sa bouche. Zoh II 178a.
Eli, Eli, lama azavtani, Mon D., mon D., pourquoi m’as-Tu abandonné. Ps. 22 :1.
La réflexion est une eau profonde dans le cœur de l’homme ; mais l’homme intelligent sait la puiser. Pr. 20 :5.
1. D., Adonaï tsebaot : D. au lieu de Dieu obéit à un souhait rabbinique récent, qui s’apparente à l’interdiction de prononcer le tétragramme I/H/V/H. Adonaï tsebaot : ce terme est parfois traduit par « le Seigneur des armées » ; mais il est dénué de toute connotation militaire : ces armées, ce sont les milices célestes.
Avant-propos
Sommaire
9 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre I : Abraham : l’intégrisme ne passera pas 19 . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre I I : Les sacrifices d’animaux : une ineffaçable abomination. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .67
Chapitre III : Sarah et Abigaïl : la condition féminine dans le judaïsme 89 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre IV : Isaac, Jacob, Joseph : les frères dans la Bible. . .123
Chapitre V : Élection et contre-élections : judaïsme, islam, christianisme.. . . . . . . . 163 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VI : Le judaïsme et les sciences 231 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VII : Job. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .253
Conclusion générale 273 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bibliographie 281 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Table des matières 285 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Avant-propos
Pourquoi ce titre ? Ces derniers deux millénaires, chaque irruption d’une nouvelle religion monothéiste sur la scène théologique du monde s’est accompagnée d’un esprit de conquête et de suprématie, au nom de la théologie de la substitution. Nous assistons aujourd’hui, après l’apaisement chrétien de Vatican II, aux ravages des certi-tudes meurtrières de l’islam. Pourquoi lire la Bible, avec ses deux composantes, écrite et 2 orale ? Parce que son immense richesse permet d’espérer y glaner un peu de sagesse – peut-être même des germes de paix. Mais l’horreur de la Shoah a balayé beaucoup de nos illusions sur le règne de Dieu, et a libéré notre esprit critique : notre lecture d’au-jourd’hui est nécessairement différente. Enfin, pourquoi un « condensé de pensée juive » ? Parce qu’en ces quelques pages figurent tous les paradigmes de la plus ancienne et de la plus expérimentée des trois religions mono-théistes.
L’auteur, à son grand étonnement, est octogénaire. Il lit la Bible depuis, disons, soixante-dix ans – la Bible et les autres textes juifs,
2. Plus de trois mille ans de commentaires, consignés dans le Talmud (de la racine LMD, étudier) et le Midrach (de la racine DRCH, rechercher), composent un immense corpus, dit oral, sans lequel il est illusoire de tenter de comprendre vraiment les Écrits du Premier Testament. Pourquoi oral ? Tout simplement parce qu’il n’était pas écrit, jusqu’au e moment où, auVIIsiècle de notre ère, après l’apparition de l’islam, les menaces d’annihilation totale du peuple juif, avec ses érudits et ses sages, firent craindre la perte de ce patrimoine oral, encore appelé Tradition ou Loi orale.
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