L'appel de mon père Gégé le Bienheureux

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SYLVIE VERNET est une autodidacte. Elle est entrée en communication avec son père défunt, dit Gégé le Bienheureux, par écriture automatique et clairaudience. C’est l’Amour de son père pour elle et toute sa famille qui a permis ce miracle car l’Amour est un lien éternel.



L’auteur nous fait partager son parcours avec ses doutes, ses questionnements, ses ressentis, ses émotions mais aussi ses connaissances sur l’au-delà, Dieu, les guides, les anges gardiens, la mort, l’âme, la réincarnation, la vie, l’Amour...



Avec ce livre, elle est devenue « la main » des écrivains et des poètes disparus. Cet ouvrage a en effet été écrit sous la dictée d’André Gide, avec la présence de Victor Hugo, Georges Brassens, Pierre de Ronsard, Anatole France, Jean-Paul Sartre.



En devenant médium et énergéticienne, Sylvie Vernet s’est mise au service de l’au-delà pour aider ceux qui souffrent. Son chemin spirituel lui a permis de se défaire de lourds bagages du passé, de s’ouvrir aux autres et de devenir un Être libre. Elle espère que son expérience permettra à ceux qui se cherchent d’avancer dans leur vie et se sentir mieux.

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782746635593
Nombre de pages : non-communiqué
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Premier con t act de mon père
Je me souviens très bien de la première fois où mon père est entré en communication avec moi. Tout s’est passé comme dans un rêve éveillé. Comment exprimer ma grande stupéfaction quand j’ai appris qu’il souhaitait recréer un lien avec moi. Je suis en-core bouleversée quand je pense à ce moment, si extra-ordinaire, où il m’a parlé de ma vie, de mes peines, de mes conflits familiaux, professionnels. Toutes ces souffrances de la vie terrestre qu’il m’expliquait comme si tout avait un sens, le pourquoi de mon existence sur Terre, le sens à donner à ma vie, le pourquoi de mes conflits alors que je cherchais à les éviter, cette souffrance en moi, ce ressenti si douloureux face à la souffrance des autres, cette compassion, cet Amour que j’avais pour les autres et pas assez pour moi. En effet, pourquoi tant de compréhensions et d’Amour pour les autres et pas assez pour moi ? Je réalisais que ma vie avait été dédiée aux autres. Mais que je n’avais pas su m’occuper de moi et que, quelque part, je m’étais oubliée, effacée… Et pourquoi ? Cette vie, que mon père me montrait, faite de joies aussi mais de beaucoup de souffrances, je la devais à mon karma. Je devais, dès à présent, apprendre à vivre pour
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moi, à exister d’abord pour moi. Se sacrifier pour les autres était généreux mais je devais changer ma vie et ne plus vivre au travers des autres. Mon dévouement devait s’arrêter. Il fallait que j’apprenne à vivre autrement pour me réaliser en tant qu’Être humain unique car nous sommes tous uniques. Quelle belle leçon de vie j’ai reçue de sa part ! Et je ne l’en remercierai jamais assez. Tant d’Amour et de gentillesse dans ses propos ! Penser à moi, exister par moi-même. Ce que je ne savais pas faire, il allait me l’apprendre. Alors, bien sûr, pour tous ceux qui sont sceptiques, vous devez vous demander comment elle peut dialoguer avec son père mort ? Eh bien, je vais vous dire que tout a commencé par hasard mais il n’y a pas de hasards dans la vie, que de belles rencontres ! Mon fils a su, par son Amour et dans un moment de désar-roi, solliciter l’aide de son grand-père qu’il n’avait jamais oublié car l’Amour est éternel. Cela s’est fait par l’intermédiaire de Véronique, hypnothé-rapeute que je tiens à remercier de tout cœur. Cette jeune femme, par Amour de son prochain, a quitté une profession qu’elle adorait, l’enseignement pour se consacrer aux soins énergétiques et à l’hypnose, pour soulager les autres. Sa collaboration avec l’Au-delà est incontestable mais c’est un autre sujet. L’appel lancé par mon fils a été entendu par l’Au-delà. Seul l’Amour a pu faire ce miracle. Mon père s’est manifesté à ce moment-là. Mais comment est-ce possible, me direz-vous ? Ensuite, mon père a souhaité me parler et est entré en communication avec moi pendant deux heures, avec l’aide de Véronique, par clairaudience. Car elle est également mé-dium, ce que je ne savais pas.
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Ces premières retrouvailles ont été pour moi un grand bouleversement dans ma vie. Il m’a demandé si je voulais être canal, médium et j’ai dit oui. Le lendemain, 4 avril 2009, j’entrai en contact avec lui par écriture automatique et clair-audience. Depuis, je suis devenue médium, même si au début, j’ai eu du mal à accepter cet état de fait. Je suis convaincue de l’existence de l’Au-delà et de la continuité de la vie après la mort. Comment pourrais-je en douter avec tous les contacts que j’ai pu avoir avec des entités. Plus de deux cents ! Il faut bien comprendre qu’être médium, c’est donner du temps à l’Au-delà pour prendre les messages de nos défunts et savoir, avec tact et diplomatie, les transmettre à nos chers vivants, en prenant le risque de se faire traiter de folle ! Bien sûr, dans le monde rationnel où nous vivons, il est difficile au commun des mortels d’être ouverts à l’Au-delà. Et pourtant… Mes conversations avec ce monde invisible m’ont acca-parée pendant plusieurs mois mais je ne le regrette pas car elles ont été source de joies et de partage. Même si des moments de doutes ont eu raison de moi car, moi aussi, je suis cartésienne et le mental revient tou-jours au grand galop pour vous dire attention ! Peut-être que tu as « pété un plomb » ! C’est trop beau pour être vrai ! Mais toutes ces incertitudes ont été vite balayées devant le nombre de signes que me faisait parvenir l’Au-delà. Ma foi (et là je ne parle pas de religion mais de croyance en l’Être humain, en sa renaissance après la mort) a tou-jours été, pour moi, un pilier inébranlable. Alors qu’on me pardonne ces moments de questionnements, d’interrogations, de désarrois aussi car il y en a eus.
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Toutes les aides que j’ai eues de l’Au-delà m’ont fait percevoir que j’avais un rôle à jouer et que je devais, d’une façon humble et honnête, me mettre à son service pour accomplir ma tâche. Être un intermédiaire entre le monde invisible et visible. Ce que je suis, aujourd’hui, en tant qu’Être humain, je le dois à mon père qui m’a guidée sur le chemin spirituel. Je suis aidée aussi par mon Guide spirituel David qui a tou-jours été un fidèle compagnon, près de moi, si près de moi. Je n’oublie pas mes Anges gardiens et tous mes amis de l’Au-delà qui m’ont soutenue, rassurée dans les moments d’inquiétudes. Quand je suis en connexion avec eux, je m’adresse à des Êtres vivants, sans corps physique, mais tellement vivants avec leur personnalité, leur humeur, leur caractère, leurs joies, leurs peines… Que de satisfactions avec ces Êtres chers à mon cœur qui ne font, d’ailleurs, pas tous partie de ma famille proche. Beau-coup d’inconnus sont venus vers moi donner des messages d’Amour pour ceux qu’ils ont aimés, leur prodiguant des conseils. Cette expérience merveilleuse, je la partage, égale-ment, avec ma mère qui est devenue aussi médium, à 80 ans ! Quand j’ai pris connaissance de tout ce que mon père pouvait m’apporter, je me suis demandée, à plusieurs re-prises, ce qui allait m’arriver. De belles surprises ! De belles rencontres avec des Êtres suprêmes de l’Au-delà et une sérénité, un calme au fond de moi avec la certitude d’être au plus profond de moi-même, dans ce que l’Être humain a de plus pur au fond de son cœur. Comment j’allais pouvoir gérer cette nouvelle perception de la vie et de la mort ? Comment appréhender ce que l’Au-
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delà attendait de moi ? Il fallait prendre en compte tous ces messages et en analyser le sens. En fait, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Je suis sûre de n’avoir pas été poussée par l’Au-delà à faire tout ce qui m’a été annoncé. J’ai toujours gardé mon libre arbitre, freinant très souvent, pour prendre du recul. Cet inconnu me faisait peur et j’avais besoin de prendre mon temps pour assimiler cette extraordinaire aventure. Toutes ces heures passées à prendre les messages de toutes ces âmes ! Aujourd’hui, mes contacts avec l’Au-delà sont beaucoup moins nombreux et se limitent surtout à mon père. Je n’avais, autour de moi, personne qui puisse m’épauler. Je me trouvais seule, face à cet événement surnaturel : la dé-couverte d’une autre vie après la mort ! Ce sentiment de soli-tude m’a accompagnée assez longtemps. À qui en parler ? À qui se confier ? En France, nous ne sommes pas assez ouverts à la spiri-tualité. Et comment retransmettre, avec toute honnêteté et sincérité, les messages que je recevais de l’Au-delà ? Je savais que la tâche allait être dure et que je devrais me confronter au scepticisme de beaucoup de personnes. Mais armée de ma conviction ultime de l’existence de ce monde invisible et telle une « guerrière », je me lançais dans ce combat. Je ne regrette pas du tout d’être une messagère de ce monde in-visible. Je suis partie, en quelque sorte, à la recherche du pour-quoi de la vie et de la mort. Et cette interrogation m’a fait évoluer en tant qu’Être humain dans ma propre vie. Il a fallu remettre en question pas mal de choses. Mais quelle aventure !
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Pourquoi m’avoir choisie comme médium ? C’est vrai que, quelques mois auparavant, je cherchais un moyen d’entrer en communication avec mon père. Mais tout de même, je me sentais privilégiée. Heureusement, mon ego a toujours été un ami absent. Alors, je ne risquais pas de me sentir nantie d’un pouvoir suprême sur les autres. La modestie m’a toujours accompagnée. Il fallait progresser dans cette tâche, petit à petit, avec humilité, sans en tirer profit pour moi, si ce n’est la joie d’être au service de ces âmes qui souhaitent, simplement, se servir de moi pour donner de leurs nouvelles à leurs pro-ches, restés sur Terre. Être médium ne m’a pas apporté que des satisfactions. Je me suis confrontée à une incompréhension totale de mes frères et sœurs. Mon père aurait tellement aimé que ses en-fants l’acceptent comme une entité vivante, sous une autre forme et non pas comme leur père mort. J’ai voulu leur expli-quer qu’il souhaitait leur parler et les aider. Mais cette dé-marche a été mal acceptée par eux. Il faut savoir respecter le refus de ceux qui ne partagent pas le même enthousiasme que vous sur l’Au-delà. Convain-cre n’est pas mon but, seulement être témoin et messagère. Mon père en a beaucoup souffert (oui, on souffre aussi là-haut) de voir ses propres enfants rejeter ce que je leur disais. Malgré ces déceptions, j’ai continué à donner des messages à tous ceux qui le désiraient. Je ne veux pas rendre coupables mes frères et sœurs de quoi que ce soit, de leur manque d’Amour et d’ouverture. Le respect et le non-jugement sont la base d’une ouverture spirituelle. Et même si, j’aurais aimé être comprise et sou-tenue par eux, je ne retiendrai de tout cela qu’un manque
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de compréhension et d’empathie. Que dire aussi de leur façon si radicale de tout rejeter en bloc ! Si seulement, ils avaient ouvert leur cœur, ils auraient compris que leur père était venu les aider, les soutenir dans les épreuves de leurs vies. Ce soutien, il aurait tellement aimé leur donner. Comme il dit souvent : « j’aide tellement de personnes, aussi bien en haut qu’en bas, et je ne peux pas soutenir mes propres enfants. » J’ai pourtant essayé, en leur donnant, respectivement, à cha-cun des messages d’Amour de mon père, de leur père. Mais je n’ai reçu que de la haine et du mépris. Vous voyez, chers lecteurs, même dans ma propre fa-mille, il y a eu des sentiments négatifs contre moi. Et mon père en souffrait. J’ai souvent entendu ses pleurs. Oui, il pleure quand il a mal ! Et je ressens toutes ses émotions : aussi bien ses joies que sa tristesse. J’ai souvent pleuré avec lui car je suis dans son ressenti. Même s’il me dit de ne prendre que le contenu des messages, je ne peux m’empêcher de capter les vibrations de chaque âme qui se présente à moi. Mais je sais maintenant me libérer des émotions et me protéger. Jour après jour, j’ai appris que je ne dois pas porter les peines, les souffrances des autres sur mes épaules car elles sont petites et je ne peux pas prendre sur moi les malheurs de tout le monde. Je dois avancer dans ma vie en soutenant mon prochain et en vivant pour moi, penser à moi. Com-ment concilier les deux ? C’est un apprentissage qu’on me demande de faire. Exister pour moi, par moi, sans être égoïste et, en même temps, m’occuper des autres quand ils souffrent. Il y a un équilibre à trouver. Mais j’y suis arrivée. Je sais aussi que souffrir n’a pas lieu d’être. La souffrance n’est pas indispensable. Il faut s’éloigner d’elle. Elle m’a
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accompagnée si souvent. Il est temps qu’elle prenne le large et s’écarte de moi. Ce n’est pas une amie, pour personne d’ailleurs. Et la souffrance des autres, quel lourd bagage à porter ! Un fardeau, en fait. Est-il nécessaire de prendre la souffrance des autres sur soi ? Non, je ne pense pas. Elle appartient à chacun et je ne peux pas être « le sauveur » de l’humanité. Ce serait présomptueux de le penser. Chacun a son chemin de vie qui lui est propre. Et le mien a eu assez de souffrances. Il est temps pour moi de réaliser que l’aide donnée aux autres ne doit pas être une servitude, un escla-vage. Aider ne veut pas dire descendre dans les abîmes de la souf-france de l’autre. C’est seulement tendre la main quand il faut et accompagner la personne à comprendre, à prendre cons-cience de ce qui lui arrive et lui montrer le chemin lumi-neux qui l’attend. Il n’est pas nécessaire de souffrir pour l’autre, au travers de l’autre. Ce n’est pas l’aider que de faire à sa place. Je me pose souvent la question pourquoi j’ai le sentiment de comprendre la souffrance des autres, alors que d’autres personnes y sont insensibles et passent leur chemin. Parce que, pour être dans l’empathie, il me semble, il faut avoir soi-même souffert. Et dans mes vies antérieures (que je ne connais d’ailleurs pas), j’ai été une belle cliente de la souffrance. Au-jourd’hui, il m’est donné la possibilité d’être thérapeute et j’ai compris que la souffrance n’est pas une amie, non pas une amie. Bien sûr, je vais devoir continuer à modifier ma façon de gérer mes émotions, apprendre à être encore plus à l’écoute de l’autre mais sans y laisser trop de moi. Il faut penser aussi à se protéger pour être au mieux, au top de sa forme.
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Un jour, quelqu’un m’a dit : « Pour aimer les autres, il faut d’abord s’aimer soi-même. » Je saisissais le sens de cette phrase mais je ne pensais pas qu’elle pouvait s’appliquer à moi car il me semblait que je m’aimais. Eh bien, non ! J’ai pris conscience que j’avais beaucoup d’Amour pour les autres mais pas suffisamment pour moi. De la même façon, quand je reçois des messages pour les autres, je suis très confiante et convaincante. Pour moi, je doute. Je n’ai pas assez confiance en moi. Depuis, j’ai fait du chemin et j’ai compris que je suis aussi importante que n’importe qui. J’ai dû faire un travail sur moi pour prendre conscience de cette réalité et pour modifier ce qui devait l’être. Aujourd’hui, je suis en mesure de dire que je m’aime bien, très bien même, sans aucune prétention. Cela ne s’est pas fait facilement. Il a fallu me remettre en question, analyser le pourquoi, bousculer pas mal de choses et faire en sorte que je change. Cela a commencé par l’acceptation, accepter que ce mode de fonctionnement ne puisse pas me conduire au bonheur. Et puis, être consciente que des processus d’existence doivent être cassés. Parfois, il faut casser, rompre pour renaître. Et, c’est ce que j’ai fait. Sans mon père, je n’y serai pas arrivée. Il m’avait dit qu’il m’apporterait de l’aide et il l’a fait. Alors, un grand merci, à toi papa. Selon nos croyances, notre éducation, nous sommes frei-nés inconsciemment. Il ne tient qu’à nous de nous libérer de nos chaînes. Chacun a son rythme. Il ne s’agit pas d’accé-lérer le mouvement. Il faut, avant tout, être prêt à changer, à évoluer, à grandir. Sur notre chemin de vie, des rencontres inattendues se produisent. Et, je ne peux m’empêcher de
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vous dire que l’Au-delà prévoit ces retrouvailles, à un mo-ment précis, pour vous faire avancer. « Demain est un autre jour » est une expression cou-ramment employée et qui montre combien nous ne sommes pas dans l’instant présent. Remettre au lendemain ce que nous devons faire, repousser l’action. Mais le temps n’attend pas, il est là présent à chaque instant de notre vie. Ne remettez pas à plus tard ce que vous avez envie de faire. Écoutez vos désirs, vos envies et agissez. La vie se vit au jour le jour. Nul n’est besoin d’attendre, sur le quai d’une gare, le train qui vous amènera au bonheur. Saisissez le moment présent en étant dans la vie et le mouvement. Que de sages paroles, me direz-vous. Mais qui est-elle pour donner des leçons de vie ? Je ne suis qu’un Être humain, comme vous, mais qui, avec une sensibilité extrême, sait par expérience que la vie est celle que l’on se donne. Elle peut être belle, moins belle, épouvantable et de nouveau belle et ainsi de suite. Car tout est mouvement sur notre Terre et la vie aussi. Alors, soyez dans le mouvement !
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