La fin de l'histoire ou la sagesse chrétienne

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Avec l'empire Bush contre le royaume Saddam Hussein, nous aurons entamé le XXIe siècle à l'endroit exact où notre histoire guerrière a commencé. Puisque la guerre reste le dénominateur commun de l'humanité, nous n'avons plus le choix dorénavant qu'entre la fin de l'histoire ou la fin du monde. Chrétiens contre musulmans, c'est aussi l'éclatante victoire de l'Ancien Testament. Alors, que pensent nos intellectuels de l'Évangile ? C'est pour les obliger à en parler que ce petit livre a été écrit car c'est à eux d'ouvrir le XXIe siècle à une pensée moderne et libérée de ses fatalités.
Publié le : lundi 1 septembre 2003
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EAN13 : 9782296332850
Nombre de pages : 113
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La fin de l'histoire ou la sagesse chrétienne
Manifeste

Collection Cheminements spirituels dirigée par Pierre De Givenchy

déjà parus

Collectif, Invités à vivre, 2003.

Paul SCIAMMA, Dieu et l'homme, 2003.

Gallo

La fin de l' histoire ou la sagesse chrétienne

Manifeste

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L 'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRŒ

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

cg L'Harmattan,

2003

ISBN: 2-7475-5002-8

A mafille

Toutes réflexions théologiques, spirituelles, toutes expériences mystiques, religieuses, qu'elles se situent au sein ou hors des grandes religions méritent d'être connues.
C'est pourquoi nous favorisons leur édition dans cette collection «Cheminements Spirituels» chez L' Harmattan.

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Pierre de Givenchy 12, rue de Recouvrance 45000 Orléans Tél. : 02 38 54 13 58

PREAMBULE La vieille Europe peut-elle être complice, ou simplement passive, face à la déferlante américano-islamiste ? Pour ma part, j'affirme d'emblée qu'elle a une mission, encore imprécise, qui est de donner naissance, enfin, à une authentique civilisation chrétienne. Il suffit, pour s'en convaincre, d'analyser les mentalités qui s'affrontent. A entendre nos intellectuels qui analysent les ressorts de la politique comme s'il s'agissait de phénomènes naturels, le mot « chrétien» a-t-il d'ailleurs encore un sens? Ils trouvent par exemple tout à fait normal que les EtatsUnis fassent dépendre la paix dans le monde de leurs besoins en pétrole ou du maintien de leur niveau de vie sans jamais remettre en question le caractère chrétien de la société américaine. Face à cet empire matérialiste, on ne peut pas reprocher aux musulmans de « se battre» pour leur dieu. On pourrait même leur reprocher le contraire. Comment, pour un vrai croyant, ne pas combattre un monde qui ne répond pas aux exigences de son dieu?

On peut, en revanche, reprocher à un chrétien de «se battre» pour le Christ. La différence vient de ce que le Christianisme, en dépit de son aventure religieuse, est fondamentalement une philosophie dont l'objectif est de faire du paradis un projet terrestre. « Imagine-t-on les héritiers de Gandhi armant une milice pour défendre l'idée de non-violence? » Autrement dit le Christianisme est une sagesse. C'est aussi une religion mais quel que soit son génie ou sa place dans l'histoire, celle-ci ne m'intéresse pas. Le Vatican n'est, pour moi, que « le conservatoire de la pensée chrétienne », ce n'est donc pas mon propos. Ce livre s'adresse pourtant aux chrétiens-religieux qui doivent enfin comprendre que s'il n'existe que par la foi, le Christianisme ne pourra jamais s'ériger en pensée universelle. C'est le problème de l'Islam, pour être universel, il lui faut d'abord «triompher» de toutes les autres croyances plus encore que du matérialisme athée. En fondant leur religion sur la foi en des miracles et des mystères irréductibles à la raison, les chrétiens ont toujours négligé l'essentiel qui se trouve dans la pensée et les intentions du Christ. L'esprit de l'empire romain a été rongé de l'intérieur sous la pression des chrétiens et nous risquons de vivre un phénomène comparable sous la pression des musulmans.

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La civilisation chrétienne pourrait alors disparaître avant même d'avoir existé car l'église a conservé cette sagesse, pour laquelle de vrais chrétiens ont sacrifié leurs vies, sans parvenir à l'imposer au monde politique. Le fait que le Christ est né juif et croyant aura suffi pour faire de son message une annexe du judaïsme et «le sermon sur la montagne» un détail un peu dérangeant dans une histoire restée jusqu'à ce jour politique et guerrière. Pourtant seule « la sagesse chrétienne », parce qu'elle est conforme à la raison et non une croyance, parce qu'elle est universelle et non religieuse, pourrait sauver ce qui restera des débris de ce monde en folie. La petite démonstration que je tente sera donc, pour commencer, un état des lieux: pensée politique, pensée religieuse et pensée juive qui les mêlent étroitement sont analysées sans complaisance cas c'est à l'intérieur des cultures, politiques ou religieuses que doit s'inscrire l'Evangile. J'essaierai donc aussi de démontrer que ce n'est pas dans l'Ancien Testament que le Christ a puisé son enseignement. C'est en quittant la Palestine qu'il aura découvert une autre philosophie qui répondait à son obsession: sauver son peuple de la fatalité. Pour ma part, puisque l'Occident s'est voulu l'héritier du Testament juif et qu'il poursuit à son tour, sans égard pour le Christ, la même pensée politique, religieuse et guerrière, 7

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