La journée d'un prêtre africain en paroisse en Europe

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Des prêtres noirs-africains sont de plus en plus présents en ministère paroissial en Occident où sévit une notable crise de vocations. La journée du prêtre noir-africain en ministère paroissial en Europe et celle du prêtre itinérant de campagne en Afrique noire se recoupent. Ce livre est une invitation au partage des récits et considérations missiothéologiques.
Publié le : vendredi 15 avril 2016
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EAN13 : 9782140007439
Nombre de pages : 228
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BibakiNZUZI
LA JOURNÉE D’UN PRÊTRE AFRICAIN EN PAROISSE EN EUROPE
Politique et dynamiques religieuses en Afrique
La journée d’un prêtre noir-africain en paroisse en Europe
Bibaki Nzuzi
La journée d’un prêtre noir-africain en paroisse en Europe
L’Harmattan
© L'Harmattan, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08764-1 9782343087641 EAN :
Dédicace A mes deux mères, Ndende Ngimbi Félicité et Russo Giovanna,
A mes petits-frères et petites-sœurs de l'Institut religieux de la naissance duquel j'ai été témoin,
A mes frères et sœurs: Honoré, Emmanuel, Marie-Josée, Léonard, Dieudonné, Ndundu Masamba sj, Mgr Fidèle, Mgr Ernest, Mgr Orazio, Mgr Kabongo; Gianni, Mario, Giorgio, Isangu sj, D.Carlo, Arij s.j., Gianfranco, Toni, Prassida, Antonio, Brancadoro sj, Peppe, Franco, Antonietta, Giovanni, Lella, Anna-Maria, Gino, Gina, Carmine, Angela, Maria Pia, Elisa, Caterina, Chantal, Denise, Brunella, Cristoforo sj, Anna, Sylvestre, Elisa, De Santis, Xavier, D. Vincenzo, Peppino, Salvatore, Marina, Marcello, Pasquale, Angelina, Gaston, Elie, Massimo sj, Maridella...
Introduction Ce livre contient deux récits missiologiques, nimbés, en leur sein et en une sorte d’entracte, des considérations missiologiques.
Vatican II, sublimement en AD GENTES, a fait acquérir à l’Église une nouvelle intelligence sur le concept et la réalité MISSION. Il nous suffit d’évoquer le numéro 20 d’AD Gentes, une des sentences les mieux réussies de tout Vatican II : « L’Église est de par sa nature missionnaire ». Que des points d’ancrage missiologique, que des nouveautés, que des révolutions de la trempe copernicienne, contenus dans cette affirmation !
L’Église, née de la mission christique, grandit à la manière de la croissance humaine, par et dans la mission. Elle y croît, s’élève, s’éduque, mûrit, toujours en marche jusqu’à son plein épanouissement quand viendra, à la fin de temps, la cueillir son Seigneur, le missionnaire par excellence, Jésus Christ.
« L’Église est de par sa nature missionnaire » signifie : l’Église, ou elle est missionnaire ou elle n’est pas tout simplement Église. La missionnarité est caractère quintessentiel de l’Église. Et puisque l’Église est peuple de Dieu, assemblée des convoqués, famille de Dieu, tout chrétien de cette famille est missionnaire.
Le but de cette mission, celle de Jésus Christ à laquelle collabore l’Église, est le salut intégral. C’est dans ce sens que le secrétariat pour le dialogue avec les Non-croyants, dans sa réunion annuelle de 1984, fidèle aux enseignements du Vatican II, épingla comme suit les cinq éléments constitutifs de la mission : la simple présence et le témoignage de vie, l’engagement pour le développement (justice et droits de l’homme), la prière et la liturgie, le dialogue interreligieux, l’annonce de l’Évangile et la catéchèse. Tous les cinq éléments cités font partie intégrante de la mission même si, selon les circonstances des lieux, des temps et des personnes, l’on insistera sur tel ou tel élément. Même si les quatre premiers éléments devront, normalement, en fin de compte, culminer au cinquième, l’annonce explicite de l’Évangile et la catéchèse, ils ne sont plus considérés, tel dans l’ancienne missiologie, comme pré-évangélisation, appendices ou à-côtés de l’évangélisation.
Et voici une des révolutions coperniciennes missiologiques les plus importantes : je dois faire ou
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aller en mission non pas d’abord pour le salut des autres, mais pour mon propre salut. C’est le « malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ». Mon salut est directement proportionnel à mon engagement missionnaire. Aucun égoïsme pourtant dans cette recherche du salut vu que mon zèle missionnaire accru, jouit davantage à son tour au salut des autres.
Puisque tout chrétien, même celui qui reste chez soi, est missionnaire, l’on peut donc faire la mission dans sa propre maison ou nation (ad intra) ou au loin (ad extra). Nos deux récits missiologiques honorent ce double modi missionis, ad intra et ad extra : « la journée d’un prêtre noir-africain en ministère paroissial en Europe », suivi dans ce livre, mais précédé chronologiquement de « la journée d’un prêtre itinérant de campagne en Afrique noire ». Les deux manières de faire la mission ne devraient pas, dans une église locale vivante, manquer sans tare vis-à-vis de l’inculturation et du légitime développement local et sans tort vis-à-vis de l’universalisme du christianisme.
Des prêtres noirs africains en ministère paroissial dans la campagne « missionnent » au creuset même de notre culture noire-africaine dont on retrouve des éléments cultures dans nos villes et centres urbains. Ils travaillent aussi pour un sain sens du développement légitime qu’exige le but même de la mission
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