La pensée de Fethullah Gülen

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Fethullah Gülen, leader religieux installé aux Etats-Unis, est à l'origine du "mouvement Gülen", nébuleuse puissante jouant un rôle majeur dans plusieurs pays musulmans. Il prône un rapport décomplexé des musulmans à la modernité pour faire triompher un islam rigoureux. Ce livre présente sa pensée et les ressorts d'un islamisme alliant religiosité et développement, qui marque la Turquie contemporaine et inspire aujourd'hui les gouvernements issus des révolutions arabes.
Publié le : samedi 1 décembre 2012
Lecture(s) : 172
EAN13 : 9782296989306
Nombre de pages : 140
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La pensée de Louis-Marie BUre AU
Fethu LLah Gü Len
Aux sources de l’« islamisme modéré »
La pensée
Élu « intellectuel public le plus infuent du monde » par le magazine de Fethu LLah Gü Len
Foreign Policy, Fethullah Gülen reste une fgure peu connue en
France. Ce leader religieux installé aux États-Unis est à l’origine du Aux sources de l’« islamisme modéré »
« mouvement Gülen », nébuleuse aux moyens d’action considérables
et jouant un rôle majeur dans plusieurs pays musulmans. Les écrits de
son fondateur ont largement contribué à cette réussite.
Puisant autant à la philosophie islamique qu’à l’histoire politique
turque, Gülen prône un rapport décomplexé des musulmans à la
modernité, perçue comme le meilleur moyen de faire triompher un
islam rigoureux.
Pour la première fois en France, un ouvrage analyse les fondements
de la pensée de Fethullah Gülen. Sa lecture est précieuse pour
comprendre les ressorts d’un « islamisme modéré » alliant religiosité
et développement économique, qui marque la Turquie contemporaine
et inspire aujourd’hui les gouvernements issus des révolutions arabes.
Diplômé de l’Institut d’études politiques de Lille, Louis-Marie Bureau travaille entre la
France et le monde turc. Il codirige actuellement le Club du Millénaire, où il coordonne la
rédaction d’articles d’analyse des relations internationales.
Préface d’Olivier Esteves
Avant-propos de Bayram Balci
ISBN : 978-2-296-99733-2
14,50 €
Louis-Marie
La pensée de FethuLLah Gü Len
Bureau
INTER-NATIONAL
Série Premières Synthèses
Concours Sciences-Po
2011-2012







La pensée de Fethullah Gülen



Collection « Inter-National »
dirigée par Denis Rolland avec
Joëlle Chassin et Françoise Dekowski

Cette collection a pour vocation de présenter les études les plus récentes
sur les institutions, les politiques publiques et les forces politiques et
culturelles à l’œuvre aujourd’hui. Au croisement des disciplines
juridiques, des sciences politiques, des relations internationales, de
l’histoire et de l’anthropologie, elle se propose, dans une perspective
pluridisciplinaire, d’éclairer les enjeux de la scène mondiale et
européenne.

Série premières synthèses – jeunes chercheurs (dernières parutions) :

Tom CHEVALIER, L’État-providence et les jeunes, 2012.
Édouard BOINET, Hydropolitique du Nil, Du conflit à la coopération ?,
2012.
Milena DIECKHOFF, L’individu dans les relations internationales, Le
cas du médiateur Martti Ahtisaari, 2012.
Odile TANKERE, La conservation du mobilier archéologique : un enjeu
scientifique, culturel et social, 2012. Concours Sciences-Po 2011-2012.
Barbara ATLAN, Politiques, affichez-vous !, 2012. Concours Sciences-Po
2011-2012.
Louis LE BRIS, Le Western. Grandeur ou décadence d’un mythe ?, 2012.
Marie NEIHOUSER, La défense des intérêts régionaux en Europe, 2011.
Aurélien LLORCA, La France face à la cocaïne. Dispositif et action
extérieurs, 2010.
Guillaume BREUGNON, Géopolitique de l’Arctique nord-américain :
enjeux et pouvoirs, 2011.
Estelle POIDEVIN, L'Union européenne et la politique étrangère. Le haut
représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune : moteur
réel ou leadership par procuration (1999-2009) ?, 2010.
Namie DI RAZZA, L'ONU en Haïti depuis 2004, 2010.
M. HOBIN, S. LUNET, Le Dragon taiwanais : une chance pour les PME
françaises.
A. MARTIN PEREZ, Les étrangers en Espagne.
A. CEYRAT, Jamaïque. La construction de l’identité noire depuis
l’indépendance.
D. CIZERON, Les représentations du Brésil lors des Expositions
universelles.
J. FAURE et D. ROLLAND (dir.), 1968 hors de France.
A. PURIERE, Assistance et contrepartie. Actualité d’un débat ancien.
G. BREGAIN, Syriens et Libanais d’Amérique du Sud (1918-1945).
A. BERGERET-CASSAGNE, Les bases américaines en France : impacts
matériels et culturels, 1950-1967. Louis-Marie Bureau






La pensée de Fethullah Gülen



Aux sources de l’ "islamisme modéré "



Préface d’Olivier Esteves

Avant-propos de Bayram Balci


























Illustration de couverture : Fethullah Gülen, BetterWorldHeroes.com


© L'Harmattan, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-99733-2
EAN : 9782296997332
PRÉFACE


Depuis la révolution iranienne, et dans un mouvement
d’ensemble qui a gagné en intensité avec le 11 septembre 2001,
l’intérêt non seulement des médias principaux en Occident mais
aussi des revues dites « sérieuses » ou universitaires s’est porté
principalement sur ce qu’on appelle généralement de façon
indifférenciée l’islamisme, l’extrémisme, l’intégrisme ou le
fondamentalisme musulman, au détriment d’une analyse des
évolutions de l’islam lui-même à travers le globe. C’est à un
constat de cet ordre, où semble affleurer un certain embarras,
que se livre le rédacteur en chef de la revue Esprit, Olivier
Mongin, dans un entretien avec le chercheur américain John
1Bowen. C’est la raison pour laquelle on peut saluer la
publication d’un essai comme celui de Louis-Marie Bureau. En
effet, plutôt que de parler de l’aura internationale d’un Sayyid
Qotb ou d’un Ayatollah Khomeiny, M. Bureau analyse ici
l’émergence et l’évolution de la pensée et du mouvement de
deux figures importantes et très liées de l’islam turcophone :
Saïd Nursi et Fethullah Gülen.
Que ces deux personnes influentes aient prôné un
fondamentalisme musulman ne fait aucun doute, mais ce mot
2doit être pris ici au sens défini par Tariq Modood : celui d’une
adhésion revendiquée aux éléments fondamentaux de la foi,
aspiration de tous les dévots, qu’on opposera à « fanatisme »,
qui prêche une version rigide et autoritaire de l’islam imposée
par un leader charismatique. M. Bureau montre bien à quel
point un tel « retour aux sources » est loin d’être incompatible
avec l’évolution du monde contemporain, qu’il s’agisse ici
d’accumulation des richesses, de laïcité ou de sécularisation. Il
est d’ailleurs tentant, et c’est ce qui est fait plus loin, de
suggérer un parallèle entre la démarche de Gülen et l’évolution
du protestantisme décrite par Weber dans L’Éthique protestante

1 Voir John Bowen, Why The French Don’t Like Headscarves, Islam, The State and
Public Space, New Jersey, Princeton University Press, 2007, p. 183.
2
Voir Tariq Modood, Fauzia Ahmad, « British Muslim Perspectives on
Multiculturalism », Theory, Culture & Society, Mars 2007, n° 24, p. 191.
7et l’esprit du capitalisme. Si l’on se rappelle que la réussite des
juifs outre-Manche et outre-Atlantique a parfois, non sans
raison, été associée à différents liens entre protestantisme et
enseignement talmudique, il y a là à n’en pas douter une vraie
possibilité de parallèles à établir entre certaines interprétations
des trois religions du livre.
Louis-Marie Bureau a eu à cœur dans cet essai de
contextualiser, géographiquement mais aussi historiquement, la
pensée de Nursi et surtout Gülen, c’est-à-dire d’ancrer ces deux
personnages dans la spécificité de l’histoire turque. À ce titre, il
emprunte avec succès à la théologie, la géopolitique voire la
sociologie pour faire découvrir un objet de recherche assez peu
analysé en langue française. Le principal mérite réside ici dans
la clarté et la concision du propos : difficile, en effet, de
proposer une étude courte d’enjeux complexes et méconnus
sans succomber à la superficialité et aux raccourcis de toutes
sortes. À cet égard, M. Bureau montre une extrême sensibilité à
tout l’écheveau de tensions sous-jacentes dans les
enseignements des deux figures qu’il analyse : comment
concilier le caractère éminemment turc de ces mouvements et
veiller à leur adaptabilité à d’autres ères géographiques (qui
incluent, depuis peu, la France) ? Comment ancrer la théorie
des grands textes inspirateurs (depuis le Coran jusqu’aux écrits
de Nursi) dans l’évolution concrète, pragmatique d’un
mouvement décrit avant tout comme « social » ? Comment
garantir l’existence de ce qui est vu comme un nationalisme qui
unit plutôt qu’un nationalisme qui clive alors même que le
mouvement lui-même est empreint, justement, d’une forte
dimension turque ? Dans le même ordre d’idée, comment
transcender les clivages entre chi’ites et sunnites alors même
que la préférence de Nursi semble de toute évidence aller aux
premiers ? Enfin, comment concilier le primat de la science et
de la connaissance avec l’idée que le Coran « n’a pas pu être
rédigé par un homme » ?
Sur ce dernier point crucial, les pages de M. Bureau sont très
éclairantes. Saïd Nursi par exemple avançait que la
« connaissance scientifique est jumelle de la connaissance
religieuse », ce qui renvoie à la quête de savoir en islam,
souvent légitimée par un hadith très souvent cité : « Pour
8apprendre, va jusqu’en Chine s’il le faut ». Voilà qui place en
tout cas les enseignements de Nursi et Gülen aux antipodes du
diptyque étouffant « haram/hallal » qui caractérise trop
d’islamistes, et qui est vivement décrié par de nombreux
1théologiens. Voilà aussi qui suscitera l’étonnement de
nombreux Occidentaux, pour qui la science est incompatible
avec la religion, ce qui débouche fort logiquement sur le doute
quant à l’existence de Dieu et aux Églises établies, l’athéisme
et/ou l’anticléricalisme, lequel se meut chez certains en
véritable sacerdoce : on pense ici à toute une tradition illustrée
par des figures comme Albert Einstein, Bertrand Russell (Why I
am not a Christian, 1927) et plus récemment par les succès de
librairie rencontrés par Richard Dawkins. Guère étonnant,
compte tenu de cette opposition, que le matérialisme et
« l’incroyance de l’Europe » aient servi de repoussoir à Saïd
Nursi…
Enfin, le travail de M. Bureau ouvre un chantier de
recherche en sciences sociales qui, on peut l’espérer, ne
manquera pas susciter la curiosité. Le mouvement Gülen existe
bel et bien en France, mais à l’état embryonnaire. Son école
« Educactive » (école et collège privé hors contrat) à Villeneuve
St Georges (Val-de-Marne) propose une « gamme complète de
valeurs, ouvertement et implicitement, directement et
incidemment » en « harmonie » avec les « communautés de
foi » fethullahcı qui sont à l’origine de leur création, sans
toutefois proposer de cours de religion stricto sensu. Bien que
balbutiant en France, ce mouvement appartient à un vaste et très
puissant réseau au niveau mondial. C’est ce réseau et ses
fondements théoriques que M. Bureau nous fait découvrir dans
les pages qui suivent.

2Olivier Esteves

1
Pour ce type de critique exprimé en France, voir John Bowen, L’Islam à la Française,
Paris, Steinkis, 2011, p. 136-137.
2 Maître de conférences en civilisation des pays anglophones à l'université Charles de
Gaulle Lille III, auteur de De l’invisibilité à l’islamophobie, Les musulmans
britanniques (1945-2010), Paris, Presses de Sciences Po, 2011.
9 AVANT-PROPOS

FETHULLAH GÜLEN, MOUVEMENT DE FOI,
ACTION SOCIALE ET REVOLUTION PASSIVE


Éminent savant reconnu pour ses recherches sur l’islam
anatolien, Serif Mardin, dans le sérieux quotidien turc Taraf,
avouait il y a peu, avec l’honnêteté qui est la sienne, le
dénuement et la perplexité de la communauté scientifique face à
1l’énigme Fethullah Gülen. À notre sens, deux raisons
essentielles expliquent nos lacunes à ce stade de la réflexion
scientifique sur ce mouvement religieux turc. Tout d’abord, la
hiérarchie de la mouvance demeure particulièrement réservée
sur sa stratégie de développement, sa finalité et ses objectifs.
Fethullah Gülen lui-même et ses proches collaborateurs sont
avares en communication et réticents à divulguer la moindre
information sur le fonctionnement ou l’ampleur même du
mouvement et de ses ramifications. Deuxièmement, la
production scientifique consacrée à l’étude de ce mouvement et
de son action reste bien trop faible et disparate, alors même que
l’influence des « fethullahci » sur la vie culturelle et politique
en Turquie, et au-delà, ne cesse de croître. Certes, des travaux
sur le sujet existent, surtout en Turquie, où toute discussion sur
la question religieuse demeure passionnelle et sujet de
déchirements, mais beaucoup sont très souvent marqués du
sceau de l’apologie excessive ou de la dénonciation la plus
véhémente, voire diffamatoire. C’est donc hors de Turquie,
notamment en Europe et aux États-Unis que sont produits les
travaux les plus distanciés et dépassionnés. C’est à cette
dernière catégorie qu’appartient le travail de Louis-Marie
Bureau. Et parce que les études sérieuses sur Gülen sont rares,
celui-ci est d’autant plus appréciable, par son approche
rigoureuse et dépassionnée, qu’il contribue à une meilleure
connaissance de la pensée complexe de Fethullah Gülen.


1
Voir son entretien accordé au quotidien Taraf daté du 10 octobre 2011. Url
http://www.taraf.com.tr/haber/islamiyet-in-enerjisi-artiyor.htm
11Comme l’ouvrage le met en évidence, la pensée de Fethullah
Gülen s’inscrit totalement dans l’histoire intellectuelle de la
Turquie contemporaine. Depuis sa création dans les années
1960, il alimente les débats d’idées récurrents sur les rapports
entre religion, État et société ; lesquels agitent la Turquie depuis
la fin de l’Empire ottoman. Observateur de cette mouvance
depuis bientôt deux décennies, nous avons pu constater
comment elle a contribué à façonner et transformer la société
turque, en accomplissant une véritable révolution, que d’aucuns
1qualifient aujourd’hui de « passive » ou silencieuse. En quoi les
changements qu’apporte Fethullah Gülen sont-ils une
révolution ? Comment expliquer cette révolution et que signifie-
t-elle ? Est-elle seulement achevée ?
La « révolution Fethullah Gülen » commence en Turquie
quand ce disciple et continuateur de Saïd Nursi entreprend de
moderniser et diffuser ses idées religieuses à travers tout le pays.
En chef religieux doué et charismatique, il a su doter le pays
d’une immense communauté de foi, formée dans ses
établissements, régie par un code moral et éthique musulman, à
la fois moderne et conservateur. En créant à l’échelle locale un
très dense réseau d’écoles privées, universités, associations et
fondations pieuses, le mouvement de Gülen a investi
massivement, comme jamais aucune autre organisation
auparavant, la sphère sociale en privilégiant le secteur crucial de
l’éducation et de la formation des nouvelles et futures élites. En
évitant ainsi totalement la sphère politique, le mouvement de
Gülen se mettait prudemment à l’abri des critiques et des
interdits, dictés par l’État kémaliste, défenseur obstiné du sacro-
saint principe de laïcité, tout en diffusant ses idées par le biais de
sa nébuleuse d’établissements d’enseignement général et
supérieur. Le mouvement a également bénéficié d’une
conjoncture exceptionnelle à partir de 1980.

1
Voir à ce propos les travaux éclairants de deux chercheurs américains, Joshua
ENDRICKS, « Globalization, Islamic Activism and Passive Revolution in Turkey: The
Case of Fethullah, Gülen », Journal of Power 2 (2009) Et Cihan TUGAL, Passive
Revolution: Absorbing the Islamic Challenge to Capitalism, Stanford University Press,
2009.

12En effet, en janvier 1980, la Turquie rompt avec une
économie dirigiste de type soviétique qui jusque-là concentrait
l’essentiel du pouvoir économique entre les mains d’une petite
élite corporatiste fortement alliée au régime kémaliste et met en
place une véritable économie de marché, fondée sur l’esprit
d’entreprise et résolument tournée vers les exportations. Cette
rupture avec l’économie dirigiste, coïncide avec l’émergence de
la révolution silencieuse de Gülen, qui doit beaucoup à Turgut
Özal, un homme pragmatique et sans complexe, mariant
aisément tradition et modernité et principal initiateur de la libre
entreprise en Turquie. Ce passage à l’économie de marché va
permettre à toutes les communautés religieuses, dont celle de
Fethullah Gülen, d’investir dans le secteur privé. Il annonce la
naissance d’une nouvelle bourgeoisie, anatolienne, conservatrice
et très entreprenante. Toutefois, plus que les autres, la
communauté de Gülen, dont la vision dépasse de loin le cadre
strict de l’éducation religieuse, investit tous les champs
économiques et sociaux : commerce, médias, enseignement,
sans jamais se positionner contre les fondements séculiers de
l’État. Ainsi, partout le principe de laïcité est strictement
honoré ; l’armée et le rôle central qu’elle joue dans l’État turc
sont respectés ; le patriotisme, voire le nationalisme turc, est mis
en exergue, comme gage de loyauté et d’attachement aux
institutions et aux valeurs de la Turquie kémaliste. Par ailleurs
Gülen ne s’est jamais prononcé sur l’islam politique, ni affiché
avec aucun des partis qui s’en sont revendiqués ouvertement par
prudence ou par désintérêt sincère du politique. Ainsi, du temps
où il était une figure centrale de la scène politique turque,
Necmettin Erbakan, père historique de l’islam politique turc,
était une personnalité honnie au sein de la communauté de
Fethullah Gülen.
Au début des années 1990, la communauté est au sommet de
sa gloire et de sa puissance économique en Turquie, où elle
donne l’impression d’être désormais à l’étroit pour satisfaire ses
objectifs de développement. Bientôt la conjoncture
internationale lui offre de nouveaux espaces vierges à conquérir.
La Turquie tout entière nourrit de grands espoirs quand elle voit
s’ouvrir devant elle tout l’ancien bloc socialiste : les Balkans, le
Caucase, mais surtout la mythique et mythifiée Asie centrale,
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