Le Chemin de la Providence

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Ce récit retrace les évènements survenus lors d'un pèlerinage de Saint-Dolay (dans le Morbihan) à Assise (en Italie). Nous sommes 3 pèlerins à avoir parcourus plus de 2000 kilomètres en 100 jours. Notre démarche : vivre en partie la Sainte Pauvreté de Saint-François d'Assise. Pour cela, nous sommes partis sans argent et sans équipement matériel (pas de toile de tente) pour nous abriter. Nous disposions juste d'un sac de couchage et d'une pèlerine. À travers la France et une partie de l'Italie, nous avons ainsi rencontré de nombreuses personnes qui nous ont aidés et soutenus dans notre démarche. Nous tenions donc à témoigner de ces rencontres et de l'action de la Providence tout au long de notre chemin.
Publié le : vendredi 6 janvier 2006
Lecture(s) : 147
EAN13 : 9782748171747
Nombre de pages : 331
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Le Chemin de la Providence
Ludovic Ascairo
Le Chemin de la Providence
Récit d'un pèlerinage de Saint-Dolay à Assise
Récit de voyage
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-7175-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748171754 (livre numérique) ISBN : 2-7481-7174-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748171747 (livre imprimé)
« Un Chemin pour les guider tous. Un Chemin pour les unifier. Un Chemin pour les élever tous 1 et dans la Lumière les lier . »
1. Référence auSeigneur des Anneaux(JRR Tolkien).
Le Chemin de la Providence
Recevoir, accepter ce que l’Autre nous offre, tel fut le cheminement à la base de notre pèlerinage. La rencontre, en soi, est échange : échange de regards, de paroles, d’idées, de matière ou de cœur à cœur. Marc, un pèlerin rencontré sur la route nous a dit un soir : « C’est quand donner et recevoir ne font plus qu’un que l’échange prend toute son ampleur et tout son sens ». Le pèlerin, sur sa route, qu’elle soit longue ou courte, facile ou difficile, reçoit beaucoup. Nous nous sommes souvent demandés, les premiers jours, ce que donnait alors ce marcheur priant Dieu. La réponse, chacun la découvre au fur et à mesure de sa route. Le pèlerin donne du temps, des prières, la possibilité de porter dans son cœur celui qui ne peut partir. Il offre aussi l’occasion à celui qui l’accueille, que ce soit pour un verre d’eau ou pour plusieurs jours à l’abri, de donner. Chaque pèlerin a sa démarche, son but, sa vérité. Pour nous, l’objectif fut la ville d’Assise, mais le cheminement intérieur était cette rencontre avec Dieu, à travers l’Autre.
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Ludovic Ascairo
« Au loin, à distance, j’ai vu quelque chose. En m’approchant, j’ai vu que çà bougeait. De plus près, j’ai vu que c’était un homme. Face à face, j’ai vu que c’était mon frère. » Ce proverbe berbère reflète tout à fait ce qui se réalisa sur notre chemin. Au loin, nous devions être perçus comme des randonneurs, et nous percevions l’Autre comme un étranger. Mais plus le contact se créait entre nous et ceux que nous rencontrions sur le chemin, plus nous réalisions à quel point nous ne sommes qu’Un. Chaque personne est unique, chaque rencontre eut son propre charme, et apporta une manière de faire différente des autres. Mais, grâce à cela, nous formons une unité. Chaque personne, que ce soit le pèlerin ou l’hospitalier, a quelque chose à apporter. Ainsi, nous avons pu renforcer les liens qui nous unissent tous. Chacun, par cette unité, se trouve soi-même, et découvre, ou redécouvre Dieu. Nous sommes partis en direction d’Assise, sac sur le dos, avec juste un peu d’argent pour appeler chez nous si besoin, et de quoi acheter quelques cartes postales une fois à Assise. Pour le reste, nous mendierons notre pain. Les compléments nutritifs viendront sans demander (du moins nous l’espérons), et nous ne demanderons jamais directement un endroit
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