Le Rosaire

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Le Rosaire est une prière populaire que l'Eglise a recommandée et favorisée à de nombreuses reprises. Il se situe dans la ligne spirituelle d'un christianisme qui, après 2000 ans, n'a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé à avancer au large pour redire que le Christ est Seigneur et Sauveur, le point vers lequel convergent les désirs de l'histoire et de la civilisation.
Publié le : jeudi 1 décembre 2011
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EAN13 : 9782296474437
Nombre de pages : 124
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Le Rosaire Une grande prière de la spiritualité catholique
Religions et Spiritualité dirigée parRichard Moreau, Pémérite à l'Université de Paris XIIrofesseur et André Thayse, Professeur émérite à l'Université de Louvain
La collectionReligions et Spiritualitérassemble divers types douvrages : des études et des débats sur les grandes questions fondamentales qui se posent à lhomme, des biographies, des textes inédits ou des réimpressions de livres anciens ou méconnus. La collection est ouverte à toutes les grandes religions et au dialogue inter-religieux. Dernières parutions
Bernard FELIX,Rencontres avec Jésus, 2011. André THAYSE,sur la foi à lécoute de la scienceRegards , 2011. Francis LAPIERRE,Saint Paul et les Evangiles, 2011. Maurice VERFAILLIE,LIdentité religieuse au sein de ladventisme (1850-2006), 2011. Philippe BEITIA,Les traditions concernant les personnages de la Bible dans les martyrologes latins, 2011. Dr Francis WEILL,Dictionnaire alphabétique des psaumes, 2011. Céline COUCHOURON-GURUNG,Les Témoins de Jéhovah en France. Sociologie dune controverse, 2011. Pierre HAUDEBERT,Théologie lucanienne. Quelques aperçus,2010. Pierre EGLOFF,La Messe sur l'univers. Les Nourritures du Ciel et de la Terre,2010. Marie LUCIEN,maîtres de vie dans la Bible10 , 2010. Philippe BEITIA,Le baptême et l'initiation chrétienne en Espagne du IIIeau VIIesiècle, 2010. Michel GIGAND, Michel LEFORT, Jean-Marie PEYNARD, José REIS et Claude SIMON,La sortie de religion, est-ce une chance ?, 2010. Francis LAPIERRE,Saint Luc en Actes ?, 2010.
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Le Rosaire
Une grande prière de la spiritualité catholique
© LHarmattan, 2011 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.comdiffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55504-4 EAN : 9782296555044
Introduction
Le Rosaire est une prière populaire que l'Eglise a recommandée et favorisée à de nombreuses reprises. Les spirituels et les saints l'ont tenue en haute estime et l'ont propagée avec zèle et amour. Les pasteurs en ont attendu des fruits tant pour l'Eglise que pour la société dans laquelle ils vivaient. Car le Rosaire est un résumé de l'Evangile. Qui part de l'Evangile et mène à l'Evangile. Le Magistère de l'Eglise y a vu une prière d'une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d'un christianisme qui, après deux mille ans, n'a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l'Esprit de Dieu à avancer au large pour redire, et même pour crier au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu'il est le chemin, la vérité et la vie, qu'il est la fin de l'histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l'histoire et de la civilisation1. En effet, tout en ayant une caractéristique mariale,  notera Jean-Paul II  le Rosaire est une prière dont le Christ est le centre. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, sonMagnificat permanent pour l'uvre de l'Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l'expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d'abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur2. Pour s'engager au service du Christ, de son Royaume, de sa mission.
                                                          1Rosarium Virginis Mariae, 1. 2Ibid. ϳ
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Origine du Rosaire
Le Rosaire est une prière répétitive. Il se compose de quinze dizaines deJe vous salue, Marie(ou de vingt dizaines, si l'on suit la réforme de Jean-Paul II3), précédées du Notre Père et conclues par la doxologie trinitaire:Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen. On y médite les mystères joyeux4, les mystères douloureux5, éventuellement les mystères lumineux6 les mystères glorieux et7 du Christ et de sa Mère. D'ordinaire, c'est une partie du rosaire, le chapelet  composé de cinq dizaines , que des chrétiens disent chaque jour8. Le Rosaire s'enracine dans la prière mariale qui s'est développée très tôt dans l'histoire de l'Eglise9.
                                                          3  Le pape Jean-Paul II propose d'intégrer les mystères lumineux dans le Rosaire et de les prier le jeudi, lorsqu'on dit le chapelet. Il ne l'impose pas. 4L'annonciation, la visitation, la naissance du Seigneur, la présentation de Jésus au Temple, le recouvrement de Jésus au Temple. 5 du Seigneur, la flagellation, le couronnement d'épines, le L'agonie portement de la croix, la mort de Jésus sur la croix. 6Le baptême du Seigneur, les noces de Cana, le ministère public de Jésus, la Transfiguration, l'institution de l'eucharistie. 7La résurrection du Seigneur, l'ascension, la pentecôte, l'assomption de la Vierge, le couronnement de Marie au ciel. 8 Les mystères joyeux le lundi et le jeudi; les mystères douloureux le mardi et le vendredi; les mystères glorieux, le mercredi, le samedi et le dimanche. Si l'on prie les mystères lumineux, le jour qui leur est fixé est le jeudi. 9On pourra lire sur cette question: ENARD, A.,Le Rosaire, Cerf, Paris, 1987. ϵ
1. Les origines
Le titre deTheotokos, de Mère de Dieu, la piété chrétienne le donne, en effet, à Marie depuis le IIIesiècle, dans une vieille prière grecque traduite ensuite en latin, leSub tuum praesidium: Sous ta protection, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne rejette pas nos prières dans nos nécessités mais délivre-nous de tout danger, Vierge glorieuse et bénie. Au Vesiècle, Nestorius conteste à la Vierge le titre de Mère de Dieu. Il la qualifie uniquement deChristotokos, de Mère du Christ. Pour lui, Marie n'est mère que de l'homme Jésus et non pas du Dieu fait homme. Le concile d'Ephèse de 431 va contester cela et rappeler que Marie est la Mère de l'unique personne du Christ, Dieu fait homme. Le Concile de Chalcédoine de 451 va approfondir cette union de Dieu et de l'homme en la personne de Jésus. C'est à partir de ces deux conciles que la prière à la Vierge va connaître un nouvel essor. Des invocations à la Vierge vont être intégrées dans les sermons des prédicateurs. Elles reprendront en partie la salutation de l'Ange Gabriel lors de l'Annonciation Réjouis-toi, Comblé de grâces, le Seigneur est avec toi. Un exemple en est l'homélie prononcée au concile d'Ephèse10. C'est le sermon marial le plus célèbre de l'antiquité chrétienne même si on ne sait pas avec certitude qui l'a prononcé. On peut y lire ce qui suit: Nous te saluons, Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l'univers, sans déclin, couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe, temple indestructible, demeure de l'incommen-surable, Mère et Vierge, à cause de qui est appelé béni, dans les saints évangiles, celui qui vient au du Seigneur. Nous te saluons, toi qui as contenu dans ton sein virginal celui que les cieux ne peuvent contenir; toi par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre; par qui le ciel exulte ; par qui les anges et les anges sont dans la joie ; par qui les démons sont mis en déroute ; par qui le tentateur est tombé du ciel ; par qui la créature déchue est élevée au ciel ; par qui le monde entier captif de l'idolâtrie est parvenu à la connaissance de la vérité ; par qui le saint baptême est accordé à ceux qui croient, avec l'huile                                                           10Liturgie des Heures, Cerf - Mame, Paris, 1980, t. III, Lecture de la fête du 5 août. ϭϬ
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