Les Psaumes, poèmes de Dieu, prière des hommes

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« Si les psaumes sont beaux, c’est de leur parfaite adéquation à la voix qui s’en empare et à leur fonction de faire prier. Les psaumes sont essentiellement des instruments à prier. »

Et si nous les connaissions mieux pour prier comme Jésus les a récités pour prier ? Le Père Didier Rimaud ouvre le psautier pour nous faire découvrir toutes les richesses de ces poèmes, poèmes de louange, cris jaillis du cœur de l’homme. Les psaumes disent la joie et la souffrance, la détresse et l’émerveillement, la révolte et la confiance, le désir et l’abandon. Ils sont aussi des questions : questions que l’homme pose à Dieu, questions que Dieu pose à l’homme. Le psalmiste écrivait pour garder trace de son expérience spirituelle et de son cri. Prier avec un psaume aujourd’hui est pour nous une façon de retrouver la vérité de ce cri et de le faire nôtre en s’inscrivant dans la suite des générations et en en faisant mémoire.

Dans la seconde partie du livre, Didier Rimaud nous propose la lecture de sept psaumes pour nous faire entrer dans la prière à des moments particuliers de notre vie : temps de désespérance, d’initiation chrétienne, de réconciliation, de fête et de deuil.


Publié le : jeudi 21 avril 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782918975502
Nombre de pages : 104
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Didier RIMAUD, s.j.
Les Psaumes « Poèmes de Dieu, prières des hommes»
Vie chrétienne | Fidélité 47 rue de la Roquette 75011 Paris | 7 rue Blondeau 5000 Namur
ISBN 978-2-918975 Code article 431 © Éditions Vie chrétienne, 2013 47 rue de la Roquette 75011 Paris, France viechretienne.fr
ISBN 978-2-87356-562-6 Dépôt légal belge : D.2013, 4323-12 © Éditions Fidélité, 2013 7 rue Blondeau 5000 Namur, Belgique fidelite.be
Publié pour la première fois en 1998 comme supplément à la revue Vie Chrétienne no 431. Photo de couverture : M-B Caro
Didier Rimaudaux Editions Vie Chrétienne -Des mots de Dieu pour la prière, Supplément à la revueVie Chrétienneno 121, 1969 (épuisé). -Jour après jour, psaumes au rythme des exercices, Nouvelle édition 2010, no 454. -Les Psaumes « Poèmes de Dieu, prières des hommes », Nouvelle édition avec préface de Pierre Faure, s.j., no 431, 2013. Didier Rimaud chez d’autres éditeurs -Le Psautier de la Bible de Jérusalem, notes sur le genre littéraire et la signification chrétienne de chaque psaume, 1955, 336 p. -Le Psautier de la Bible de Jérusalem, traduction rythmique pour le chant, en collaboration avec Joseph Gelineau, s. j, 1961, 380 p. es arbres dans la mer, Desclée, 1975, 191 p. (épuisé). La prairie de Genèse et autres contes, Saint-Augustin, 1999, 63 p. -Grâce à Dieu, Saint-Augustin, 2002, 144 p. -Psaumes. Chorals I, en collaboration avec Christian Villeneuve, Cerf, coll. « Epiphanie », 2004, 66 p. Contachanters, Saint-Augustin, 2006, 191 p. l’enseigne de Pâque, chants et poèmes, III, Cerf, coll. « Epiphanie », 2007, 320 p. -Aforce de colombe, chants et poèmes. II, Cerf, coll. « Epiphanie », 2007, 272 p. -Anges et Grillons, chants et poèmes, I, Cerf, coll. « Epiphanie », 2008, 224 p. Aux Editions du Cerf, rassemblés en trois volumes, ses chants et poèmes sont présentés comme des invitations à la prière privée et communautaire. Chaque volume contient plusieurs tables utiles pour les responsables et animateursde la liturgie (table des usages liturgiques, table des thèmes, table alphabétique). Le catalogue du SECLI compte 204 textes de chants liturgiques (avec partitions) de Didier Rimaud : secli.cef.fr Quelques disques
• Avec Jo Akepsimas : - Pour quelle fête - SM 30 484 B - Pour éclairer tes pas - SM 30 777 - Lueurs de Pâques - SM 30 627 • Avec Jacques Berthier : - Que tes œuvres sont belles - SM 30 13.05 Au cœur de ce monde - SM 30 14.93 Vienne la paix - SM 3015.23 -Comme une aurore - SM 30 14.35 - Pour la gloire de Dieu - SM 12 17.40 • Avec Marcel Godard : - Les Vêpres de l’Immaculée - SM - Les combats de Dieu - Cantate « La Vierge à l’Enfant » - SM • Avec François Vercken : - Les combats de Dieu - DPV CD 9467 - Lucernaire, Office du corps et du sang du Christ - Pavane Record, ADW 7331 • Avec J. Berthier, J.-L. Cand, J. Gelineau, C. Villeneuve : - Baptisés dans Le Christ - SM 12 22
« … à partir du moment où tu pressens l’origine de ce texte [des Psaumes], c’est comme un galet ; tu as beau faire, quand tu as un galet, tu sais parfaitement que ça ne vient pas d’être fabriqué. Dans ta perception de ce galet, tu sais que ça remonte au moment où la plage a été faite. Ce sont des formes parfaites d’une simplicité extraordinaire, et en même temps, pour faire ces formes justement, il a fallu un travail mécanique des galets avec les autres galets, il a fallu la mer ! »
Paul Beauchamp, s.j. Dans le film de Michel Farin, s.j. Le livre des Psaumes- § 5- Le chant de l’Eglise Diffusion le Jour du Seigneur, 1975
Préface de Pierre Faure, s.j
SOMMAIRE
Première partie : ENTREE DANS LES PSAUMES 1. LES PSAUMES SONT DES POÈMES La poésie dans nos histoires, la place de la poésie dans la Bible, les caractéristiques de la poésie biblique (le vocabulaire, le rythme) 2. LES PSAUMES SONT DES POÈMES DE LOUANGE Les psaumes, école de la prière de louange, les psaumes de bénédiction, les psaumes d’action de grâce, la louange dans la prière du Christ, la louange eucharistique. 3. LES PSAUMES SONT DES CRIS L’écriture du cri, la naissance du premier psaume (Exode VS). 4. LE PSAUTIER EST LE LIVRE DES QUESTIONS La question que pose le monde, la question de l’homme, les questions que l’homme pose à Dieu, les questions que Dieu pose à l’homme. Le psautier est-il le livre des réponses de Dieu ?
Deuxième partie : LECTURE DE QUELQUES PSAUMES Le psaume 21 Des psaumes de l’initiation chrétienne. Psaume 22 Psaume 144 Des psaumes pour la réconciliation Psaume 50 Psaume 31 Un psaume pour le mariage, 127 Un psaume pour les funérailles, 129
Les psaumes sont cités d’après lePsautier, version œcuménique, texte liturgique.
Préface DIDIER RIMAUD et les PSAUMES
Pierre Faure, s.j.
Lyon, le 29 décembre 2003, dans la basilique romane d’Ainay. Malgré le froid, la belle église déborde de monde jusque sur la place. On y célèbre les funérailles de Didier Rimaud (1922 – 2003). On vient de lire l’évangile de Jean au chapitre 15. Et moi, je vais essayer de dire quelques mots pour commenter cet Évangile et évoquer mon ami. L’évangile lu de l’apôtre Jean nous parle de façon poétique, il nous raconte la vigne… le vigneron… les sarments… le fruit… beaucoup de fruit… la joie… Et Didier chante :
« Je sais un chemin de blé et de vigne Je sais un chemin où tu me fais signe Et je vais vers toi En pleurant de joie 1 Par un grand chemin de blé et de vigne
Et aux nombreux amis rassemblés auxquels je m’adresse, je dis encore : Nous sommes ensemble, partageant le bonheur de célébrer le Christ vivant qui reçoit en son grand corps de lumière notre cher Didier. Tous et chacun nous portons des perles, des trésors, des fleurs rares qui nous sont venus de Dieu par Didier.
Notre assemblée forme comme un grand bouquet que nos offrons à Didier pour sa Pâque. Nos voix forment une polyphonie unique qui sourit du chant des grillons et rejoint la haute louange des anges. Mais nous ne pouvons nous contenter d’en rester là avec nos souvenirs, nos regrets et nos larmes et tout ce que nous aurions encore à dire. Il faut nous déplacer, avancer. La liturgie nous appelle à entrer dans le mystère, plus loin, toujours plus avant :
« Faudrait aller Au creux de chaque peine Faudrait aller Plus loin que nous pleurons : Nous goûterions alors Plus que la soie, la laine Et plus que notre corps Qui retourne au limon. Faudrait aller 2 Où les larmes s’en vontFaudrait aller plus loin que ce froid de l’absence de Didier qui déjà s’infiltre en nous. Traverser nos regrets des projets en cours avec lui qui ne pourront aboutir. Aller plus loin, plus profond peut-être. En cet espace où, par le baptême, nous avons déjà passé la mort avec le Christ. Aller plus loin, à la rencontre de la joie de Dieu qui vient vers nous dans le Christ ressuscité : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie » (Jn15, 11). Cette joie n’est pas facile d’accès. Elle ne peut être que reçue. Elle est expérience, parfois douloureuse, de l’approche lente de Dieu. Elle a connu la taille des sarments. Elle est indissociable de la décision cent fois reprise de demeurer dans l’amour de Dieu. Je crois que Didier a peiné sur ce chemin vers la joie. Il m’a souvent dit, particulièrement dans des moments heureux : « Je suis fondamentalement triste ». Toujours la même phrase. Toujours avec le même ton. Le regard détourné. En prenant un air narquois, qui se voulait léger. L’air de ne pas y toucher. Mais qui, je crois, disait une chose grave et importante pour lui. Quelque chose peut-être de la tristesse de ne pouvoir accueillir assez l’amour de Dieu à cause du péché. Il m’a souvent cité aussi cette phrase, qu’il aimait particulièrement, du prophète Isaïe : « Mon amertume amère me conduit à la paix ». Comme si une sorte de pudeur le retenait aussi de citer toute la strophe de ce cantique qui dessine déjà la Pâque du Christ : « Le Seigneur est auprès d’eux : ils vivront ! Tout ce qui vit en eux vit de son esprit ! Oui, tu me guériras, tu me feras vivre : Mon amertume amère me conduit à la paix. » (Isaïe 38, 16-17. AT 23) Nous sentons bien à quel point le mystère de la mort et de la résurrection du Christ a travaillé Didier, probablement au plus profond, à la jointure entre la chair et l’esprit. Et c’est pourquoi tout ce qu’il a écrit nous remet toujours sur le chemin pascal, celui de toute liturgie chrétienne. Dès les premières chansons dont il écrivit texte et musique, la croix était toujours présente. Même dans cette tendre berceuse de la Vierge à la crèche :
« Dans un peu de houx, sous la neige Dors au bord du chemin. Dans un peu de houx sous la neige Dors au creux de mes mains ! N’aie pas peur, ils sont loin, très loin Les bouts de bois dont nous ferons A pleines mains signe de croix 3 Dressée sur l’horizon 4 Signe de croix, signe d’amour : « Amour me tient sur l’arbre en croix » écrit Didier . Quel mystère ! Comment croire que Dieu puisse être à ce point avec nous, dans la mort comme dans la vie ? A cet endroit le secret de la vie et de la mort de Didier rejoint le secret de l’amour de Dieu. Nous n’avons plus de mots pour en parler. Nous devons emprunter ceux du poète. Pour Didier, le plus grand, son 5 ami Patrice de La Tour du Pin, à la dernière page de son dernier livre:
« Quel secret habitons-nous ? Quel mystère nous habite ? Nuit de Dieu, de Dieu en tout ! Toutes choses y gravitent Et Celui qui les a dites Est nuit à nuit avec nous.
Nuit d’approche de la mort ? Mort d’approche de la Fête ? Nuits de Dieu, de Dieu encore !
Toutes vies d’homme s’y jettent Mais Celui qui les a faites Est avec nous, mort à mort.
Jusqu’au bout, avant son Heure C’est son ombre qu’il nous ouvre ! Nuit de Dieu, Jour du Seigneur ! Tout est bon de ce qu’il couvre Car la vie que l’homme y trouve Est avec lui, cœur à cœur. »
Dix ans plus tard, Didier est toujours vivant au travers de toutes ces voix qui entonnent chaque dimanche dans les paroisses les nombreux cantiques qu’il a écrits et que de nombreux compositeurs ont mis en musique (Jacques Berthier, Marcel Godard, Jo Akepsimas, Joseph Gelineau). Dix ans plus tard, c’est l’occasion de rééditer ce livre sur les Psaumes que Didier avait écrit avec grand soin en 1998. Il voulait partager avec ses lecteurs la richesse et la vitalité de ce qu’il trouvait dans ces textes millénaires.
A la question « Pourquoi les psaumes vous parlent si fort ? », Didier répondait :« Ils disent l’intérieur du Christ pris dans sa passion pour le Père et sa passion pour les hommes. Ils m’apprennent à bénir avec lui, à me plaindre avec lui, à questionner Dieu comme lui. Ils sont dans l’Église la voix de l’humanité qui gémit, qui proteste, qui rend grâce. Je peux me retrouver dans chacun d’eux, et pourtant chacun d’eux me force à briser les miroirs et à revêtir les sentiments du Christ. Ils sont écrits avec le rythme de mon cœur et de ma respiration. Il n’y a rien de plus intense, de plus violent parfois, de plus humain. Et ce sont des mots que Dieu me donne pour lui parler, pour parler de lui avec les autres. C’est
6 un trésor inépuisable Voila, très bien exprimée, la raison pour laquelle ces poèmes, écrits pour la prière du peuple juif au long de son histoire, ont été progressivement choisis par les chrétiens pour leur prière publique à partir du IIIe siècle après Jésus Christ. Tout au long de sa vie de religieux prêtre, Didier Rimaud a lu, prié, chanté, traduit, commenté les psaumes. Surtout en collaborant avec le Père Gelineau (1920 – 2008), jésuite compositeur, qui, en 1953, et pour la première fois en langue française, et dans l’Église catholique, mit en musique tout le psautier. Dès l’âge de trente ans, à l’époque du grand succès du Père Duval, jésuite aussi, Didier Rimaud publia des chansons sur des thèmes évangéliques, révélant un talent de vrai poète. Il écrivit alors jusqu’à la fin de sa vie des textes de chants pour la liturgie, qui font désormais partie du répertoire des assemblées liturgiques de langue française (environ deux cents titres) et dont beaucoup sont devenus célèbres, au point que sept à huit musiques différentes ont été composées sur certains de ses textes. Parmi les nombreux ouvrages visant à aider les chrétiens à entrer dans la prière des psaumes, seul celui de Didier Rimaud privilégie la poésie des psaumes : « Poèmes de Dieu, prière des hommes ». Et c’est bien l’essentiel, car les psaumes sont construits comme des poèmes : tissés d’images, appuyés sur tous les éléments de la nature et du corps, palpitant de tous les sentiments du cœur humain en prière, scandés et rythmés pour s’adapter au souffle de celui qui les chante. Et avant de lire des commentaires et des introductions pour essayer de « comprendre » les psaumes, il faut d’abord les lire… puis les relire… et se laisser faire par leur poésie et leur force, quitte à se laisser dérouter, comme il arrive en lisant de la poésie… De ce point de vue, le lecteur qui ne connaîtrait guère le texte même des psaumes, aurait vraiment intérêt à commencer la lecture par la cinquième partie : « Lecture de quelques psaumes », où, à la suite du texte même du psaume, l’auteur donne quelques clés pour mieux y entrer, et offre une prière, composée par lui, pour répondre à celle du psaume. Une fois bien entré dans le texte et la poésie des psaumes, le lecteur aura sûrement encore des questions, comme l’Église le sait bien : « Il n’est pas étonnant si, tous les chrétiens étant d’accord pour estimer hautement les psaumes, telle ou telle difficulté surgit parfois lorsqu’on essaie de s’approprier dans la 7 prière ces poèmes vénérables . » Un autre excellent ouvrage d’introduction pourra alors aider le lecteur : o Matthieu Colin,Le Livre des Psaumes, Cahiers Évangile, n 92, Cerf, 1995, 64 pages.
Le lecteur qui voudrait mieux connaître les écrits de D. Rimaud pourra lire dans « Les psaumes, poèmes de Dieu, prières des hommes » comment les mots des psaumes peuvent devenir la trame de sa prière. Une méditation très personnelle, en même temps que très appuyée sur les psaumes, par exemple :
« Il nous suffit de rendre à qui nous l’a donnée La grâce d’être au monde où tout parle de lui Le jour annonce au jour la joie de sa clarté Et la nuit à la nuit exprime son mystère 8 Car ils ne savent pas d’autre bonheur que lui
Didier Rimaud
1.« Je sais des chemins », in Didier Rimaud,Anges et grillons. Chants et poèmes. I...
Février 2013
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