Les traductions de la Bible en vers français au moyen âge

De
/-\ M &l Revue de théologie, i852. INTRODUCTION. 3 Cambridge restent les plus anciens textes d'une version de la Bible en langue d'oïl. l'Eglise ne voulait pas faire, quelques laïques l'ontCe que e e tenté au xn siècle. On sait que, vers la fin du xn siècle, il s'était formé, à Metz et dans les environs, des conventicules fréquentés personnes laïques des deux sexes et dans lesquelspar des on s'édifiait par la prédication et par la lecture des Livres saints. Ces assemblées, qui prenaient un caractère hostile à la hiérarchie, sans pourtant s'exposer à être accusées d'hérésie dogmatique, attirèrent l'attention de l'évoque de Metz et furent dénoncées Innocent III. Ce dernier répondit par deux lettresau pape fort intéressantes. Dans la première il dit que l'étude de l'Ecriture sainte, recommandable en elle-même, est trop difficile pour des intelligences peu éclairées, et ne saurait être permise en ca- chette. Dans la seconde, le pape, tout en priant le clergé diocé- pas faire zèle intempestif, demandesain de ne de des informa- tions nouvelles. Il désire surtout être renseigné sur la traduction de la Bible dont on se sert dans ces assemblées, et nomme plu- sieurs délégués, entre autres l'abbé de Cîteaux, pour procéder à l'examen de l'affaire. Il faut croire que l'examen eut un ré- sultat défavorable, car les légats du pape firent briller les Bibles françaises. On s'est souvent demandé quelle était cette traduc- tion, mais sans arriver à une réponse satisfaisante.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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LES
BIBLEDE LATRADUCTIONS
FRANÇAISEN VERS
AU MOYEN ÂGE.PARIS.
H. CHAMPION, LIBHAIRE,
QUAI MALAQUAIS, 15.B
LES
BIBLEDE LATRADUCTIONS
FRANÇAISEN VERS
ÂGE,AU MOYEN
PA R
BONNARD.JEAN
OUVRAGE HONORE D'UNE RECOMPENSE
DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES.PAR L'ACADÉMIE
564G39.
556.1S.
PARIS.
IMPRIMÉ, PAR AUTORISATION DU GOUVERNEMENT,
À L'IMPRIMERIE NATIONALE.
VI DCCC LXXXIV.I ;*4 Or ?A MON PERE,
HOMMAGE RESPECTUEUX.

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