Nous serons victorieux !

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Ce florilège de 76 méditations puissamment évocatrices du message du Christ permet au lecteur de découvrir ou redécouvrir la puissance et la richesse des évangiles, toujours aussi actuels malgré leurs deux mille années d’ancienneté.

Au fil des passages qu’il commente, l’auteur, simple laïc catholique, s’efface progressivement derrière Jésus, et le lecteur, qu’il soit chrétien ou pas, croyant, mal-croyant ou même athée, se laisse peu à peu prendre la main par Celui dont le message transforma en quelques décennies tout le monde antique et dont le témoignage continue à travailler, tel le levain dans la pâte, le monde actuel. Il est ainsi conduit sur les pas des premiers apôtres et sur les traces de l’homme-Dieu, de Bethléem à Nazareth, sur les rives du Jourdain, en haut de la montagne des Béatitudes ou de celle de la Transfiguration, dans la ville de Jérusalem, sur le Golgotha, au bord du lac de Tibériade, et enfin sur le chemin d’Emmaüs.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999993223
Nombre de pages : non-communiqué
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Introduction
Depuis deux mille ans qu’ils sont offerts à l’hu-manité, les évangiles sont un gisement inépuisable pour tout chrétien qui veut trouver matière à réflé-chir à sa foi et à la manière dont elle doit diriger sa vie. Et plus généralement, pour tout homme de bonne volonté, croyant ou pas, chrétien ou pas, qui cherche à s’abreuver à une source intarissable de sagesse. C’est fort de cette conviction que j’ai décidé, il y a quelques années, de rédiger régulièrement des méditations personnelles faites à partir de passages des quatre évangiles du Nouveau Testament. Cet ouvrage en rassemble soixante-seize écrites sur une période allant de mars 2004 à mars 2010. Elles sont réparties en dix chapitres différents, chacun de ces chapitres correspondant à une étape ou à un thème important des évangiles : 1. La venue du Sauveur. 2. La prophétie de Jean le Baptiste. 3. Le début de la Mission de Jésus. 4. Les béatitudes du bon Pasteur. 5. L’enseignement de Jésus. 6. Les paraboles. 7. Les miracles. 8. La montée vers Pâques.
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9. La résurrection de Jésus. 10. Le message final. Quels sont les objectifs de ce travail ? Ils sont d’abord de contribuer un tant soit peu à faire mieux connaître Jésus et son évangile. Et pour cela de présenter en des mots simples et accessibles à tous ce qui constitue ma foi et mon espérance : celles du simple catholique que je suis, et cela sans autre mandat que celui conféré par mon baptême. Car le baptême, qui fait de chaque chrétien un 1 «prêtre, prophète et roi», est à mon avis largement suffisant par lui-même pour conférer au baptisé les facultés spirituelles nécessaires à cette annonce de Jésus-Christ : si être prêtre et prophète ne suffit pas pour cela, alors que faudrait-il être ? Ce travail me paraît nécessaire, car l’homme ac-tuel, même en pays d’ancienne culture chrétienne comme ma France natale, pourtant « la Fille ainée de l’Église », est tellement submergé par tout ce qui constitue et emplit les médias modernes, qu’il ignore souvent presque totalement la réalité de ce trésor que constituent les quatre évangiles : pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les forums du net, même et surtout quand ils se prétendent chrétiens.
1 Cf. 1 P 2, 9, c’est-à-dire d’après la première lettre de Pierre, chapitre 2, verset 9. De façon générale, nous utilisons dans cet ouvrage les abréviations des livres bibliques couramment utili-sées. La première fois qu’une de ces abréviations est utilisée, nous la détaillons.
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On pourra m’objecter que des gens nettement plus compétents que moi, et de surcroit investis of-ficiellement de cette mission par l’Église, le feront bien mieux que le simple laïc que je suis. On pour-ra rajouter que je n’ai reçu aucun mandat de mon évêque pour cette mission. C’est vrai ! Mais j’ai la certitude que le fruit d’une médi-tation autonome du laïc, aussi modeste soit-elle, ne peut qu’apporter une richesse supplémentaire à la réflexion collective des évangiles : ne serait-ce que parce que cette méditation du chrétien de base est nourrie par autre chose que celle du prêtre, et parce que sa théologie est celle issue de la vie de tous les jours, et non celle apprise dans les livres et dans les séminaires… Ma conviction est que cet apport des laïcs à un tel travail d’annonce et de commentaires des évan-giles doit être fait. Car il peut ainsi contribuer à l’évangélisation du monde d’une manière détermi-nante, puisque cette annonce sera reçue de plain-pied par le commun des mortels, au lieu que ce soit du haut d’une chaire réelle ou virtuelle comme cela se fait le plus souvent, même plus de quarante ans après Vatican II. Cette initiative toute personnelle sera peut-être mal vue par une bonne part du clergé : l’Église, sauf peut-être en ses premiers temps, a toujours vu d’un mauvais œil que de simples laïcs comme moi-même se mettent de leur propre chef à commenter
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les évangiles et à les exposer à leurs frères. Car l’Église considère qu’en faisant cela, le laïc empiète sur un domaine réservé aux clercs que sont les prêtreset les diacres : celui du ministère de la Parole. Bien sûr, nous ne sommes plus au douzième siècle où un homme comme Pierre Valdès, pourtant authentique disciple du Christ et dont la foi n’avait au départ absolument rien d’hérétique, fut rapi-dement excommunié, cela pour la principale raison qu’il avait fondé une confrérie, celle des « Pauvres de Lyon », qui envoyaient dans les campagnes de simples laïcs pour prêcher les évangiles. Mais même si cela ne me vaudra sans doute pas d’être excommunié, et Dieu merci, une initiative comme la mienne ne va toujours pas de soi dans l’Église catholique actuelle, je puis en témoigner… Pourtant, c’est bien notre pape actuel, Benoît XVI, qui disait ceci à l’occasion de son discours au collège des Bernardins, à Paris, en septembre 2008 : L’annonce de la Parole est nécessaire. Elle s’adresse à l’homme et forge en lui une conviction qui peut devenir vie. Afin que s’ouvre un chemin au cœur de la parole biblique en tant que Parole de Dieu, cette même Parole doit d’abord être annoncée ouvertement. L’expression classique de la nécessité pour la foi chré-tienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre, que la théologie médiévale regardait comme le fondement biblique du travail des théologiens : « Vous devez
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toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance 2 qui est en vous » . Et qu’est-ce pour un chrétien que donner un commentaire simple des évangiles sinon bel et bien « rendre compte de l’espérance » qui est en lui ? Faire ce travail, c’est donc à la fois obéir au premier pape (l’apôtre Pierre) et obéir au pape actuel (Benoît XVI). Aussi, et n’en déplaise à tous ceux que ma dé-marche pourra faire grincher, la motivation qui était la mienne et qui s’est concrétisée par la rédac-tion de cet ouvrage, me semble être parfaitement au diapason de ce que l’Église demande à chaque disciple du Christ : contribuer à l’annonce de Jésus et à la réalisation de son Royaume. Saint-Bonnet-de-Mure, mars 2010.
2  1 P. 3, 15.Les lettres de Pierre, comme celles de Paul et de Jean, font partie du Nouveau Testament. Outre ces lettres, celui-ci comprend les quatre évangiles (Mathieu, Marc, Luc et Jean), les actes des apôtres, la lettre aux Hébreux et l’Apo-calypse.
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