Petit dictionnaire de Dieu

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« Si aucun mot ne peut vraiment définir Dieu, est-il raisonnable de lui consacrer un dictionnaire ? » Cela exige une bonne dose d’humilité et d’inconscience, tant ce projet donne le vertige. Mais le défi vaut la peine d’être relevé, avec l’aide de Dieu, bien sûr.
Tout n’a-t-il pas été dit sur Dieu ? De nombreux livres lui sont consacrés, mais l’auteur a souvent tourné autour de son mystère, surtout dans Les mots de l’Autre et Dieu caché. En effet, Dieu n’est pas un problème à éclaircir, mais un mystère à découvrir. Cette approche de foi ne se discute pas vraiment, elle relève plus de la mystique qui précède la pensée, de la contemplation qui est de l’ordre de l’intuition et de l’amour. Ainsi, les entrées de ce dictionnaire ne seront pas seulement d’ordre philosophique et théologique, mais aussi d’ordre poétique et mystique.
Faut-il croire en Dieu pour lire ce dictionnaire ? Non, il suffit d’être curieux, ouvert. La question est-elle vraiment de savoir si Dieu existe ou non, de croire en lui ou pas ? « C’est là une question d’homme », note Maurice Bellet dans son Minuscule traité acide de spiritualité, « Dieu ne se la pose jamais. » L’important n’est-il pas de demeurer dans l’intelligence du coeur et la compassion, en se faisant proche de ceux et celles avec qui nous vivons ? Dieu est discret et secret, comme l’amour et la vie. Nous avons toujours la tentation de lui donner les attributs de l’idole. Il nous échappe sans cesse au foyer de notre conscience, mais son élan de vie crée du sens.
Comme tout dictionnaire, nul besoin de le lire de la première à la dernière page. Le lecteur peut se laisser guider au hasard de la Providence, chaque mot en appelant un autre, jusqu’au silence où Dieu se dit. »
Publié le : mardi 15 avril 2014
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EAN13 : 9782896880515
Nombre de pages : 332
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dictionnaire
DE
Dieu
• •
Petit-dico-Dieu_int.indd 1 14-03-18 2:35 PMCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
et Bibliothèque et Archives Canada
Gauthier, Jacques,
1951Petit dictionnaire de Dieu
ISBN 978-2-89646-629-0
1. Dieu (Christianisme) – Dictionnaires français. I. Titre.
BT103.G38 2014 231.03 C2013-942601-9
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2014
Bibliothèque et Archives Canada, 2014
Direction éditoriale : Yvon Métras
Révision : Josée Latulippe
Mise en pages et couverture : Interscript
Photos et illustrations : © Shutterstock
Les textes bibliques sont tirés de la Bible de Jérusalem et de la Traduction œcuménique
de la Bible (TOB). © Société biblique française et Éditions du Cerf, Paris, 1988.
Avec l’autorisation de la Société biblique canadienne.
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978-2-89688-051-5
Petit-dico-Dieu_int.indd 2 14-03-18 2:35 PMJACQUES GAUTHIER



dictionnaire
DE
Dieu
• •
Petit-dico-Dieu_int.indd 3 14-03-18 2:35 PMPetit-dico-Dieu_int.indd 4 14-03-18 2:35 PMIntroduction
Dans La poétique de la rêverie, Gaston Bachelard confesse que
« c’est toujours un dur métier que celui d’écrire un livre. On est
toujours tenté de se borner à le rêver ». Il me semble que cela
est encore plus vrai pour l’écriture d’un dictionnaire. Ce voyage
alphabétique peut devenir une caverne d’Ali Baba aux entrées
imprévisibles, un bric-à-brac de mots aimés, une écriture en
forme de collage, à l’image de notre monde morcelé. Alors,
imaginez lorsque le sujet n’est nul autre que Dieu, cela suppose
tout un assemblage. Si Dieu est incompréhensible de nature,
les mots et les idées ne manquent pas pour parler de lui. Mais
gare aux idoles !
De la racine indo-européenne dei qui signifie « briller »,
lemot « Dieu » est lié aux notions de jour (dies), de lumière, dela
foudre qui renvoie au ciel. Cela donne le nom grec Zeus (génitif
de Dios), puis theos, du verbe theaomai qui signifie « je suis
bouche bée ». Dieu attire, éclaire, étonne. Il figure depuis
longtemps dans les dictionnaires. En voici un exemple, tiré du
Dictionnaire universel d’Antoine Furetière de 1694 : « Il ne peut
avoir de vraye definition, à cause que c’est un Être infini &
incompréhensible. Les hommes le considèrent comme la
première Cause, le premier Être qui est de tout temps, qui a tout
créé, & qui subsiste de lui-même. »
Difficile de passer inaperçu quand on est au commencement
de tout. L’ombre de Dieu se faufile incognito entre les pages des
dictionnaires, au fil des siècles et des usages, mais c’est peine
perdue, nul ne peut vraiment le saisir. Dieu n’est pas une
invention, disait Louis Massignon, il est une découverte. Voltaire,
Petit-dico-Dieu_int.indd 5 14-03-18 2:35 PMPetit dictionnaire de Dieu

plus sarcastique, affirmait que si Dieu n’existait pas il faudrait
l’inventer. Pour la Grande encyclopédie soviétique de 1950,
Dieu est une « créature mythique et fictive à la base de toute
considération religieuse ». Pour d’autres, c’est un terme vague,
vide, qui donne l’illusion d’une plénitude, d’une direction.
« Lemot dieu est un petit creux dans lequel je mets tout », écrit
la chorégraphe Marie Chouinard dans son recueil Chantier
desextases.
Du tam-tam à l’ordinateur, des tablettes d’argile aux écrans
tactiles, la notion de Dieu vient de loin et on entend toujours
son écho, tant elle résiste à l’usure. C’est l’un des mots les plus
souvent tapés sur le moteur de recherche Google et il compte
des millions d’amis dans les réseaux sociaux et les blogues. On
gazouille à son sujet en moins de 140 caractères ; c’est là tout
un défi quand on contient l’infini.
Nietzsche disait qu’une chose expliquée cesse de nous
intéresser. Dieu a donc un bel avenir devant lui ! Personne n’a
encore réussi à démonter sa mécanique ni à vider sa poétique.
Le poète américain Wallace Stevens en convenait dans l’une de
ses maximes : « La plus grande idée poétique du monde est et a
toujours été l’idée de Dieu. »
Si aucun mot ne peut vraiment définir Dieu, est-il
raisonnable de lui consacrer un dictionnaire ? Non. Cela exige une
bonne dose d’humilité et d’inconscience, tant ce projet donne
le vertige. Mais le défi vaut la peine d’être relevé, avec l’aide
de Dieu, bien sûr. Si les champignons, les fromages, les villes,
les vins, les religions, les destinations touristiques, les
citations, les noms propres, les symboles, les films, et quoi d’autre
encore, ont tous leurs dictionnaires, Dieu peut bien avoir le
sien… c’est-à-dire le mien, qui sera donc très personnel.
6•
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•Introduction
De quel Dieu est-ce que je parle ? Mais de l’Unique, voyons !
Je lui mets une majuscule pour bien le différencier des petits
dieux. Il est la capitale en qui je demeure, le mystère qui me
fascine, non parce qu’il est impossible à comprendre, mais
parce je n’ai jamais fini d’en faire le tour. Il échappe toujours
aux catégories, aux définitions, aux images, aux pensées. Dès
que je le nomme, il se dérobe. Il se voile et se dévoile en même
temps. Je le vois mieux dans le silence et l’art, dans la foi et la
prière. Bien sûr, un Dieu bouche-trou, autoritaire et vengeur ne
m’intéresse pas. Telle n’est pas mon expérience, et je suis athée
de ce Dieu-là.
Mon Dieu, je suis tombé dedans quand j’étais petit. Je l’ai
au corps et au cœur depuis ma naissance dans une petite ville
du Québec. J’ai toujours eu conscience de sa réalité, je ne
peuxpas faire fi de cette expérience qui est le fondement de
mavie : il y a quelqu’un plutôt que rien. Le fait de croire en lui
me rend heureux. Certes, il est possible de vivre une vie pleine
et heureuse sans Dieu. Chacun a ses raisons de croire en lui
oupas, et nul besoin de tourner le croyant ou l’incroyant en
dérision pour justifier sa position.
Pour moi, Dieu est quelqu’un de personnel qui m’aime et
habite ma conscience depuis mon enfance. Il est un « tu » qui
fonde mon « je », un Dieu ineffable que ma parole balbutie.
Devant cet être, autre et différent, je ne suis jamais seul. Pas
de lieu et d’espace vides de Dieu. Je me le représente comme un
visage de bonté devant lequel je me tiens libre, une présence
d’amour qui me permet de penser. Je le rencontre surtout dans
le cœur à cœur silencieux de la prière contemplative, aussi
appelée « oraison ». Il est au centre de ma vie par la relation que
je maintiens avec lui. Il est autant objet de ma quête que sujet
à saisir.
7•
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•Petit dictionnaire de Dieu

Tout n’a-t-il pas été dit sur Dieu ? Peut-être, mais pas par
moi. Dans mes nombreux livres, je tourne souvent autour de
son mystère, surtout dans Les mots de l’Autre et Dieu caché.
En effet, Dieu n’est pas un problème à éclaircir, mais un mystère
à découvrir. Cette approche de foi ne se discute pas vraiment,
elle relève plus de la mystique qui précède la pensée, de la
contemplation qui est de l’ordre de l’intuition et de l’amour.
C’est ce que je montre dans L’aventure de la foi : quinze
variations. Ainsi, les entrées de ce dictionnaire ne seront pas
seulement d’ordre philosophique et théologique, mais aussi d’ordre
poétique et mystique. Ma thèse de doctorat sur la théopoésie
du poète Patrice de La Tour du Pin témoignait de mon désir de
réunir poésie et théologie. Cette étude a influencé ma carrière
de professeur à l’Université Saint-Paul d’Ottawa.
Je ne peux parler de Dieu qu’à partir de ce que je suis et de
la tradition judéo-chrétienne qui est la mienne. L’idée de Dieu
varie selon les expériences, les lectures, les croyances, les
religions. Lorsqu’on dit qu’on croit en lui, il importe donc de
toujours spécifier à quel Dieu on se réfère, de quel livre sacré
on s’inspire et, surtout, comment on l’interprète. Je limiterai
donc les entrées de ce dictionnaire à la tradition catholique,
plus proche de mon expérience que ne le sont le judaïsme et
l’islam. Le dialogue entre les grandes religions monothéistes
sera fécond si on connaît bien sa tradition et si on reconnaît
qu’on ne sait pas tout de Dieu.
Le Dieu de la Bible me semble le plus universel et le plus
familier. L’homme a créé les dieux de la mythologie à son image,
projections de ses rêveries et de ses peurs. Ces dieux
anthropomorphes sont aux antipodes du Dieu transcendant de Moïse,
dont le nom imprononçable YHWH signifie présence éternelle :
« Je suis celui qui est » (Exode 3, 14). Nul ne peut le voir sans
8•
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•Introduction
mourir, s’il n’est caché dans « la fente du rocher » (Exode 33, 23).
L’homme peut bien se battre avec lui jusqu’au matin comme
Jacob avec l’ange, l’expérimenter dans la brise légère d’un fin
silence comme Élie, Dieu « habite la lumière inaccessible, lui
que personne n’a jamais vu, et que personne ne peut voir »
(1Timothée 6, 16). Nous pouvons nier cette lumière incréée,
nous révolter contre elle, tenter de la remplacer, elle ne cesse
pas d’exister et de nous questionner. Le Nouveau Testament
révèle qu’à l’apparaître de Jésus Christ correspond l’être
profond du Père : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14, 9).
LeChrist, vrai Dieu et vrai homme, est parole de vie et visage
de Dieu.
Dieu nous est tout de même connu comme inconnu,
affirmait Thomas d’Aquin. Nous ne pouvons pas pénétrer
pleinement son mystère, car il reste « un Dieu caché » (Isaïe 45, 15),
bien qu’il soit sensible au cœur, nous dit Pascal. Ses pensées et
ses voies ne sont pas les nôtres. Il n’est pas fait à notre mesure
et ne se confond pas avec notre idéal. On le connaît surtout
denuit, tant notre raison est limitée, et on l’expérimente dans
une foi théologale, en quête d’intelligence. Ce Dieu voilé que la
science approche et que la parole balbutie, ce Dieu caché révélé
par le Christ et expérimenté dans la foi, plusieurs de nos
contemporains le cherchent. Puis l’ayant trouvé, ils le cherchent
toujours davantage. On le trouve surtout dans l’amour de
l’autre devenu proche : « Celui qui n’aime pas son frère, qu’il
voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas » (1 Jean 4, 20).
Je sais que le mot Dieu peut agacer aujourd’hui, tant il est
piégé. N’est-il pas utilisé à toutes les sauces, en particulier
depuis le 11 septembre 2001 ? Il est politiquement incorrect de
parler de lui dans nos sociétés sécularisées, d’autant plus qu’on
le confond sans cesse avec les religions et que celles-ci sont
9•
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•Petit dictionnaire de Dieu

souvent réduites à des caricatures, voire aux minorités les plus
fanatiques. Benoît XVI a voulu poser la priorité de la question
de Dieu dans notre monde. Ce fut un trait marquant de son
pontificat. Il a montré que la vraie foi en Dieu favorise le respect
de l’autre, promeut la paix et valorise la liberté religieuse.
Sinon, elle devient une idéologie au service d’une cause
politique qui aliène trop souvent l’humanité. Dans un livre
d’entretiens avec le journaliste Peter Seewald, Lumière du monde,
Benoît XVI affirmait : « Aujourd’hui, l’important est que l’on
voie de nouveau que Dieu existe, qu’Il nous concerne et qu’Il
nous répond. »
Faut-il croire en Dieu pour lire ce dictionnaire ? Non,
ilsuffit d’être curieux, ouvert. La question est-elle vraiment de
savoir si Dieu existe ou non, de croire en lui ou pas ? C’est là une
question d’homme, note Maurice Bellet dans son Minuscule
traité acide de spiritualité, Dieu ne se la pose jamais.
L’important n’est-il pas de demeurer dans l’intelligence du
cœur et la compassion, en se faisant proche de ceux et celles
avec qui nous vivons ? Dieu est discret et secret, comme l’amour
et la vie. Nous avons toujours la tentation de lui donner les
attributs de l’idole. Il nous échappe sans cesse au foyer de notre
conscience, mais son élan de vie crée du sens. Par contre, l’acte
de foi, ce clair-obscur qui me permet de toucher Dieu, m’a
ouvert bien des portes dans ce dictionnaire.
La foi, disait la philosophe Simone Weil, « c’est
l’intelligence éclairée par l’amour ». En affirmant « je crois en Dieu »,
on voit bien que la foi est un acte de relation à quelqu’un, une
réponse à une parole entendue. Cette relation est première,
avant les dogmes, même si l’acte de croire définit le « je ». Je suis
moi en croyant. Ce subjectivisme initial peut paraître
déconcertant, mais pour entendre la musique de la foi, il faut bien
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•Introduction
un « je » qui rencontre un « tu ». La question « qui est Dieu ? »
renvoie à « qui je suis ? ». Le présent dictionnaire porte cette
double interrogation tout au long de ses pages.
Pascal parle de la foi comme d’un pari. Elle est une
expérience qui indique une direction par un chemin autre que la
science ; elle précède le savoir et elle est impossible à vérifier
en laboratoire. Je comprends que son côté surnaturel la rend
hermétique et suspecte aux yeux de plusieurs de nos
contemporains rationalistes, qui craignent le dogmatisme et le
prosé lytisme. De toute façon, on oscille souvent entre la foi et
le doute, entre l’adhésion et la remise en question. Le doute
protège le croyant de l’orgueil, du fanatisme, de l’arrogance, de
la dureté. Aucune évidence acquise à tout jamais dans la foi.
Nous ne pouvons pas posséder Dieu comme si nous l’avions
dans notre poche, encore moins l’enfermer dans une boîte.
Dieu est commun à tous, il n’appartient à aucune caste en
particulier. Chacun peut faire ou non l’expérience de sa
présence et de son absence. Nous sommes tous égaux devant
sa parole et son silence. Il nous a créés à son image pour qu’il
puisse nous parler à sa manière, parfois surprenante. Chaque
personne a donc son mot à dire dans ce dialogue que Dieu a
lui-même suscité, d’autant plus qu’en christianisme le Verbe
s’est fait chair. On peut le louer ou l’injurier, l’aimer ou le citer
en procès ; la parole nous appartient, puisqu’il nous l’a donnée
dans le Fils lui-même, qui a chaussé nos sandales.
Je le répète, il faut une bonne dose d’humilité pour
entreprendre l’écriture d’un tel dictionnaire. En effet, celui-ci ne
peut être qu’une tentative approximative et imparfaite de
parler de Dieu, nos mots étant toujours en deçà de son mystère.
Il est toutefois possible de dire Dieu en l’évoquant par des
analogies, des symboles, des comparaisons, des métaphores,
11•
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•Petit dictionnaire de Dieu

sachant qu’on l’abîme toujours un peu quand on parle de lui.
Les mots choisis ici pour dire Dieu ne prescrivent pas des
normes ni des codes, mais ils veulent éveiller et célébrer.
J’aisurtout puisé dans mes livres, qui sont le fruit d’une
quarantaine d’années de recherche de Dieu. J’ai invité d’autres
auteurs à ma table : des artistes, des écrivains, des philosophes,
des saints, des savants, des théologiens. Le jeu des entrées
etdes définitions n’obéit à aucun genre particulier : poèmes,
chansons, citations, aphorismes, témoignages, impressions,
histoires, références bibliques, plaisanteries. Le mélange des
genres donne de l’air quand on parle de Dieu, il ranime un
discours convenu, il aide à ne pas mourir d’ennui et d’asphyxie.
Les mots utilisés ici se sont imposés à moi, sans nécessairement
avoir de lien direct avec Dieu. On peut les voir comme des
fragments de vie, des graines de contemplation, des cailloux jetés
à la volée sur le chemin d’éternité.
Mon petit dictionnaire aurait pu s’intituler « dictionnaire
amoureux » de Dieu, selon le titre d’une collection, ou «
dictionnaire d’intériorité, de spiritualité ». J’ai voulu que le titre soit
court et aille à l’essentiel. J’ai écrit cet ouvrage pour ma joie,
sans trop me prendre au sérieux : plaisir des mots, ravissement
de la recherche, passion de la découverte, bonheur de l’Autre.
C’est dans la joie qu’on peut mieux le goûter, en s’abandonnant
à sa petite musique, en humant son parfum, au hasard des
entrées. Comme tout dictionnaire, nul besoin de le lire de la
première à la dernière page, sinon gare à l’indigestion ! Entrez
par la porte de votre choix, en vous laissant guider au hasard
de la Providence, chaque mot en appelant un autre, jusqu’au
silence où Dieu se dit. S’il alimente votre curiosité et nourrit
votre quête, ce sera la fête pour moi. Car Dieu est joie et fête,
iln’a rien d’ennuyeux. Son esprit n’est pas chagrin, les enfants
et les poètes le savent bien.
12•
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• • • • •A
Abandon
« L’abandon, ce fruit délicieux de l’amour », disait Thérèse de
Lisieux. Plus on devient soi-même, plus on peut s’abandonner
à Dieu. L’abandon est beaucoup plus qu’un simple
lâcherprise. Le fidèle se remet entre les mains de Quelqu’un qui le
connaît, qui l’aime, et cet abandon est cause d’une grande
joie. S’il aime Dieu pour combler un vide intérieur, Dieu
l’aime toujours pour lui partager sa plénitude. Il n’est
qu’amour, et cet océan de beauté, sans fond et sans âge, n’a
pas de limites. La fragilité n’est pas un obstacle à cet appel de
l’infini d’un amour. « Lorsque je suis faible, c’est alors que je
suis fort » (2 Corinthiens 12, 10). Le croyant s’abandonne dans
le silence d’une prière de pauvre pour y rencontrer la solitude
de son être. Dieu l’attend dans cet abandon confiant, ressenti
parfois comme un manque, comme une blessure.
Abba
Jésus fait preuve d’une grande originalité et d’une profonde
familiarité avec Dieu en le nommant Abba. Cette expression
araméenne utilisée par les enfants pour appeler leur père est
l’équivalent de « papa ». C’est peut-être le plus beau nom de
Dieu, celui qu’on ne peut pas nommer tant son mystère est
impénétrable. Mais nous avons besoin de mots, de noms, pour
traduire ce qu’il est : El, mot hébreu qui évoque la puissance
et qui donne « le Très-Haut » ; YHWH, nom imprononçable qui
désigne l’être et le devenir, traduit par « Seigneur », « l’Éternel »
Petit-dico-Dieu_int.indd 13 14-03-18 2:36 PMABEILLES

ou « Yahvé ». Que ce soit Théos, Deus, Dieu, Abba est peut-être
celui qui dit le mieux ce qu’il est : amour. En apprenant à ses
disciples à prier, Jésus les invite à appeler Dieu « notre Père ».
L’image terrestre la plus fidèle de cette paternité divine
n’estelle pas celle de Joseph, l’époux de Marie, le premier à qui
Jésus a dit « Abba » ?
Abeilles
Est-il possible de donner une forme au silence, de rendre
visible l’invisible, dans la résonance du pays perdu où l’on
peut tout concevoir en un instant d’amour ? « Nous sommes
les abeilles de l’invisible, écrivait Rilke, nous butinons
éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande
ruche d’or de l’Invisible. » Patrice de La Tour du Pin, un autre
éveilleur, rappelle l’exigence de ce butinage dès
l’ouverturede sa Quête de joie : « Tous les pays qui n’ont plus de
légende / Seront condamnés à mourir de froid. » Cette
prophétie oriente vers Dieu, appelle la foi, féconde la vie mystique.
La soif suffit, l’indicible demeure.
Abondance
L’abondance se livre dans le dépouillement de la nuit.
L’intérieur de notre être est tourmenté d’une autre lumière
qui obscurcit les manières d’agir. Tout un paradoxe. Consentir
à la loi du grain de blé qui meurt ; les fruits ne tarderont pas.
Au fond de notre fragilité, nous pourrons les engranger dans
des greniers que les larmes ont inventés. L’abondance de
l’espérance ne déçoit pas. Son poids nous transfigure par le
simple souffle de sa présence. Nous sommes partout chez
nous, donc en Dieu.
14•
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•ABSENCE
Abraham
Modèle de foi pour les croyants des trois grandes religions
monothéistes, archétype par excellence du croyant.
Lejudaïsme s’en réclame par Moïse, le christianisme par
Jésus et l’islam par Mahomet. Les dieux faits de mains
humaines s’écroulent devant le Dieu du monothéisme, qui se
révèle à Abraham comme un appel à devenir une personne,
àvivre l’infini d’un amour. Le Dieu unique chasse du ciel
lesdieux du Panthéon. « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu
de Jacob, non des philosophes et des savants », écrivait Pascal
dans son Mémorial de 1654. Avec Abraham, Dieu a désormais
sa majuscule. Il n’y a de Dieu que Dieu. Abraham a tout risqué
en disant oui à une parole de Dieu : « Quitte ton pays,
taparenté et la maison de ton père, pour le pays que je
t’indiquerai » (Genèse 12, 1). Il ne savait pas où il allait, mais il
faisait confiance en marchant en présence de Dieu. Sa foi est
un don qui aide à vivre, s’enracinant dans le jardin de la vie
quotidienne. Elle met en lumière l’aspect relationnel de toute
foi qui, en plus d’être un acte et un don, est une aventure, une
vie, une expérience.
Absence
Forme supérieure de présence. L’amour nous rapproche.
Sil’autre me manque, si je m’ennuie d’elle ou de lui, c’est parce
qu’il y a présence. La distance permet ainsi une plus grande
proximité. L’attente habite la nuit. Beauté secrète, intime en
toutes choses. Quand je désespère de l’absence de Dieu, sa
présence m’épouse et m’embrasse du baiser de l’Esprit. Si je
m’y refuse, elle reviendra sans cesse frapper à la porte de mon
cœur pour me toucher au creux même de mon absence.
15•
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•ABSOLU

Absolu
S’il existe un Étant originel, un Principe premier, bien
malin qui peut le définir. Le philosophe Jean Guitton y va
de sa réponse spiritualiste : « Quand on prononce ce mot
énorme : “Dieu”, on pense à l’Absolu comme à Quelqu’un. Cet
Absolu est un Être pensant, voulant, aimant. Dieu, c’est
quelqu’un qu’on peut prier » (Mon testament philosophique).
Pour d’autres, cet Absolu est non personnel et non
transcendant ; il n’est pas Dieu. On peut croire en lui sans l’aimer.
Ce Dieu figé dans une foi cérébrale est statique, car on ne le
vit pas au présent comme une source intérieure qui irrigue
le cœur.
Accompagner
Moment de résonance intérieure où l’on écoute la musique de
l’autre pour entendre la partition de sa vie. Par exemple, un
musicien accompagne la voix du chanteur. En fin de vie, tout
reste à jouer.
Accomplissement
Nous vivons de petites morts tout au long de notre existence.
Elles nous préparent à vivre le dernier moment comme s’il
était l’accomplissement de notre vie, même si celle-ci demeure
inachevée. Nous n’avons jamais fini de naître. Notre
naissance est en avant, jusqu’à notre ultime « enfantement », pour
reprendre l’expression de saint Ignace d’Antioche, supplicié
à Rome vers 117 : « Il est bon pour moi de mourir pour m’unir
au Christ […]. Mon enfantement approche […]. Laissez-moi
recevoir la pure lumière » (Lettre aux Romains). Je crois qu’à
16•
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•ACTE
la minute où je rendrai à Dieu le dernier souffle je m’unirai
au Christ et je tomberai en lui comme on « tombe en amour ».
Je baignerai dans sa lumière et mon dernier son sera son nom,
fruit mûr de ma pauvre prière.
Accueil
J’accueille la profondeur de l’amour qui fait verdir les déserts,
aplanit les cimes, ouvre le silence, dégèle la sève, pourfend
les glaciers. L’accueil engendre la vie dans la succession
desétreintes. Et si la sainteté se nichait dans cet accueil du
plus petit ! « Qui vous accueille m’accueille moi-même, et qui
m’ accueille accueille Celui qui m’a envoyé » (Matthieu 10, 40).
Act of god
Ce mot obscur de Dieu nous gêne ou nous ravit, selon
l’expérienceque nous en avons. Il érode les sens et creusele désir.
Face à notre impuissance à tout contrôler, on s’ensert souvent
pour le projeter contre le mal. N’écrit-on pas Act of God dans
certains contrats d’assurance, lorsqu’il s’agit de tremblements
de terre, d’inondations, de catastrophes naturelles ?
Acte
En affirmant « je crois en Dieu », on voit bien que la foi est un
acte de relation. Elle est un reflet de ma vérité intérieure, de
la liberté de mon esprit, bref de ma vie spirituelle. La foi est
d’abord un acte qui n’est pas nécessairement de tout repos.
Croire, c’est accepter que toute ma vie se joue devant le
mystère de l’incompréhensibilité de Dieu. L’Évangile,
fondement et récit de ma foi, me pose en acteur de ma vie. Par un
17•
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•ACTION DE GRÂCE

seul acte de foi, empreint de respect, j’engage ma vie. Ainsi,
je rejoins Dieu partout, sans l’enfermer dans aucun espace,
de jour comme de nuit.
Action de grâce
Voir la grâce agir et s’en réjouir ; s’en remettre à sa beauté et
s’émerveiller. « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à
cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de
Dieu » (Éphésiens 2, 8). Nous ne pouvons qu’accueillir le salut
en Jésus Christ et rendre grâce pour le baptême donné et reçu.
Tout est donné, tout est gratuit. « Tout est grâce », disait
Thérèse de Lisieux.
Adolescence
Quel vent emporte les vêtements trop petits pour revêtir le
corps d’un feu qui veut tout envahir ? Que répondre à cet appel
obscur de la vie qui ébranle tout ? L’adolescence : recherche
d’autonomie, besoin d’affirmation de soi, quête d’identité,
poussée de l’instinct sexuel, appel de la liberté, printemps de
la vie, Dieu à l’horizon.
Adoration
Pour entendre battre le cœur du monde et respirer avec lui,
rien de mieux qu’une heure d’adoration eucharistique. Seul
dans le Christ et pourtant avec tous ; aventure verticale
quin’éloigne pas de ce que les autres vivent. Un seul être qui
adore le Christ, toute l’Église est là qui porte le monde. Cette
heure brûlée devant Dieu en pure perte attire la gratuité du
don de soi. L’adoration touche l’endroit secret où le cœur
s’épanche et s’abandonne. Son poids léger liquéfie la prière
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•Du même auteur
POÉSIE
L’oraison des saisons, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public,
1978.
Dégel en noir et blanc, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public,
1978.
À la rencontre de mai, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public,
1979.
Les heures en feu, Montréal/Paris, Éditions Paulines/Apostolat
des Éditions, 1981.
Au clair de l’œil, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1985 (Prix
Marcel-Panneton 1984).
Icônes du Royaume, petit sanctoral, Montréal/Paris, Éditions du
Levain, 1989.
La joie blessée, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1992.
Les lieux du cœur, Montréal, Éditions du Noroît, 1993.
Consentir au désir, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1994.
Marcheur d’une autre saison,
Montréal/Chaillé-sous-lesOrmeaux, Éditions du Noroît/Le Dé bleu, 1995.
Ce jour qui me précède, Montréal, Éditions du Noroît, 1997 (Prix
de poésie de l’Alliance française d’Ottawa-Hull).
L’empreinte d’un visage, Montréal, Éditions du Noroît, 1999 (Prix
Outaouais-Café Quatre Jeudis).
L’invisible chez-soi, Montréal, Éditions du Noroît, 2002.
Pêcher l’ombre, Haïkus, Ottawa, Éditions David/Le Sabord, 2002.
Haïkus aux quatre vents, Ottawa, Éditions David, 2004.
Chemins du retour, Ripon, Écrits des Hautes-Terres, 2006 (Prix
Jacques-Poirier).
Petit-dico-Dieu_int.indd 319 14-03-18 2:36 PMLe petit dictionnaire de Dieu

L’ensoleillé, Montréal, Éditions du Passage, 2008.
Au bord de la Blanche, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 2010.
La vie inexprimable, Montréal, Éditions du Noroît, 2013.
Rêveries au Pont d’Oye, Montréal, Éditions du Noroît, 2014.
ESSAIS
Patrice de La Tour du Pin, quêteur du Dieu de joie, Paris/
Montréal, Médiaspaul/Paulines, 1987.
La théopoésie de Patrice de La Tour du Pin, Montréal/Paris,
Bellarmin/Cerf, 1989.
Les défis du jeune couple, Paris, Éditions Le Sarment-Fayard,
e1991, 5 éd. (2008). Traduit en espagnol, italien, néerlandais
et portugais.
Que cherchez-vous au soir tombant ? Les hymnes de Patrice de
La Tour du Pin, Paris/Montréal, Cerf/Médiaspaul, 1995.
Thérèse de l’Enfant-Jésus, docteur de l’Église, Sillery, Éditions
Anne Sigier, 1997. Traduit en polonais.
L’expérience de Dieu avec Jean de la Croix, introduction et textes
choisis, Montréal, Éditions Fides, 1998.
Prier 15 jours avec Patrice de La Tour du Pin, Paris, Éditions
Nouvelle Cité, 1999.
Pèlerin en terre d’exil, Sillery, Éditions Anne Sigier, 1999.
La crise de la quarantaine, Paris, Éditions Le Sarment-Fayard,
e1999, 5 éd. (2008). Traduit en italien et polonais.
L’expérience de Dieu avec Paul de Tarse, introduction et textes
choisis, Montréal, Éditions Fides, 2000.
Entretiens avec Thérèse de Lisieux, Montréal/Paris, Éditions
Novalis/Bayard, 2001. Traduit en anglais.
Thérèse de Lisieux, une espérance pour les familles,
Nouan-leeFuzelier, Éditions des Béatitudes, 2003, 2 éd. (2007). Traduit
en polonais.
320•
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•Du même auteur
J’ai soif. De la petite Thérèse à Mère Teresa, Paris, Parole et
eSilence, 2003, 4 éd. (2009). Traduit en anglais, espagnol,
japonais, italien, lituanien, polonais et portugais.
Les mots de l’Autre, Nouvelle édition, Montréal, Novalis, 2004.
Les saints, ces fous admirables, Montréal/Nouan-le-Fuzelier,
Novalis/Béatitudes, 2005.
Prier : pourquoi et comment, Paris/Montréal, Presses de la
Renaissance/Revue Prier/Novalis, 2006. Traduit en polonais
et espagnol.
Du temps pour prier, Paris/Montréal, Presses de la Renaissance/
Revue Prier/Novalis, 2007. Traduit en espagnol et italien.
Notre cœur n’était-il pas brûlant, Paris/Montréal, Parole et
Silence/Bellarmin, 2007. Traduit en italien.
Prier avec son corps, Paris/Montréal, Presses de la Renaissance/
Revue Prier/Novalis, 2007. Traduit en espagnol et italien.
Prières de toutes les saisons, Montréal/Paris, Bellarmin/Parole
et Silence, 2007.
Tous appelés à la sainteté, Montréal/Paris, Novalis/Parole et
Silence, 2008.
L’Eucharistie, source de la prière chrétienne, Paris/Montréal,
Presses de la Renaissance/Revue Prier/Novalis, 2008. Traduit
en espagnol et italien.
Prier en couple et en famille, Paris, Presses de la Renaissance/
Revue Prier, 2008. Traduit en espagnol et italien.
Les défis de la soixantaine, Paris, Presses de la Renaissance,
2009. Traduit en italien et espagnol.
Expérience de la prière, Paris, Parole et Silence, 2009.
Guide pratique de la prière chrétienne, Paris, Presses de la
Renaissance, 2010. Traduit en espagnol, italien et polonais.
Dieu caché, Paris, Parole et Silence, 2010.
Frère André. La force tranquille, Mesnil Saint-Loup, Le Livre
Ouvert, 2010.
321•
Petit-dico-Dieu_int.indd 321 14-03-18 2:36 PM

•Le petit dictionnaire de Dieu

Frère André, une pensée par jour, Montréal, Médiaspaul, 2011.
Saint Joseph, homme de foi, Montréal, Médiaspaul, 2012. Traduit
en anglais.
Saint Jean de la Croix, l’union avec Dieu, Mesnil Saint-Loup,
LeLivre Ouvert, 2012.
Sainte Kateri Tekakwitha, Mesnil Saint-Loup, Le Livre Ouvert,
2012.
Dix attitudes intérieures. La spiritualité de Thérèse de Lisieux,
Montréal, Novalis, 2013.
Thérèse de Lisieux. (Coll. « Les petits carnets »), Montréal,
Novalis,2013.
RÉCITS
Toi, l’amour. Thérèse de Lisieux, Sillery, Éditions Anne Sigier,
1997. Traduit en italien.
Le voyage de l’absente, Ripon, Écrits des Hautes-Terres, 1999.
Se purifier pour renaître. Carnet de jeûne chrétien, Paris, Presses
de la Renaissance, 2004.
Fioretti de sainte Thérèse, Montréal, Novalis, 2005.
Thérèse de l’Enfant-Jésus au milieu des hommes, Paris, Parole
et Silence, 2005.
Fraternelle souvenance. Récit d’un passage, Montréal, Bellarmin,
2009.
Les chemins de l’Évangile. Entretiens avec Marie-Léonie Paradis,
Montréal, Novalis, 2012. Traduit en anglais et en espagnol.
ROMAN
Le secret d’Hildegonde, Hull, Éditions Vents d’Ouest, 2000 ; Paris,
Éditions Le Sarment, 2001.
Vous pouvez communiquer avec l’auteur
en consultant son site Web :
jacquesgauthier.com
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