Philosopher avec les évangiles

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Se proposant de philosopher à partir du récit évangélique, l'auteur en choisit 20 extraits et propose, pour chacun d'entre eux, une méditation sur le problème qu'il soulève et les réponses qu'il apporte à nos questions existentielles.



Le monde a-t-il un sens ? Qu'est-ce qu'être laïc ? Qu'est-ce que s'engager ? Peut-on faire commerce de tout ? La violence est-elle toujours mauvaise ? Peut-on toujours être héroïque ?...



Ainsi, il répond à notre quête de sens, nous invitant à penser et vivre en vérité.




  • Penser en vérité


    • Au commencement était le Verbe - Le monde a-t-il un sens ?


    • La parabole des aveugles - Que gagne-t-on à penser par soi-même ?


    • Discussion sur le jeûne - Que signifient les rites ?


    • ...




  • Vivre en vérité


    • L'Annonciation - Qu'est-ce que s'engager ?


    • Le Sermon sur la montagne - Pourquoi sommes-nous attirés par l'interdit ?


    • Le Sermon sur la montagne - Peut-on savourer l'instant présent ?


    • ...



Publié le : jeudi 7 mars 2013
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EAN13 : 9782212201475
Nombre de pages : 135
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C4PHILOSOPHER AVEC
LES ÉVANGILES
Se proposant de philosopher à partir du récit
évangélique, l’auteur en choisit 20 extraits et propose,
pour chacun d’entre eux, une méditation sur le problème
qu’il soulève et les réponses qu’il apporte à nos
questions existentielles. Le monde a-t-il un sens ?
Qu’est-ce qu’être laïc ? Qu’est-ce que s’engager ?
Peut-on faire commerce de tout ? La violence est-elle
toujours mauvaise ? Peut-on toujours être héroïque ?...
Ainsi, il répond à notre quête de sens, nous invitant à
penser et vivre en vérité.
Éric OUDIN, agrégé de philosophie, enseigne en
classes préparatoires aux grandes écoles au lycée
Michelet, à Vanves. Il est notamment l’auteur, dans la
collection « Petite philosophie des grandes idées », de
Le Bonheur, D’Aristote à Comte-Sponville avec
Philippe DANINO, et, avec Cyril MORANA, de La
Liberté, D’Épicure à Sartre et L’Art De Platon à
Deleuze (Eyrolles, 2009 et 2010).2Éric Oudin
Préface d’André Comte-Sponville
PHILOSOPHER
AVEC LES ÉVANGILES3Éditions Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Mise en page : STDI
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de
reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur
quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du
Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des
Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2013
ISBN : 978-2-212-55464-94 Pour Élise5Sommaire
Préface
Introduction
Première partie – Penser en vérité
1/ Au commencement était le Verbe
Le monde a-t-il un sens ?
La rencontre de la foi et de la raison
Les desseins de Dieu sont-ils toujours intelligibles ?
Nous hésitons entre espérance et absurdité
2/ La parabole des aveugles
Que gagne-t-on à penser par soi-même ?
L’aveuglement des hommes
L’utilité de la philosophie
Penser par soi-même pour honorer sa propre humanité
3/ Discussion sur le jeûne
Que signifient les rites ?
L’hypocrisie de la piété ostentatoire
La signification sociale des rites
Les rites au défi de la philosophie
4/ Les paraboles du Christ
En quoi les mythes et les légendes nous aident-ils ?
Comment appréhender ce qui n’est pas immédiatement compréh
ensible ?
La réalité est-elle ce que l’on voit ?
À quoi servent les mythes et les images ?
5/ La résurrection de Lazare
La peur de la mort est-elle la raison de la foi ?
La mort vaincue
Le miracle témoigne d’une puissanceÀ qui s’adressent les miracles ?
66/ Rendre à César ce qui est à César
Qu’est-ce qu’être laïc ?
Jésus, premier laïc
Distinguer le spirituel du temporel
Qu’en est-il de nos jours ?
7/ Jésus devant Pilate
Peut-on être sûr d’avoir raison ?
Que signifie la vérité pour Jésus ?
Qu’est-ce que la vérité pour le philosophe ?
Comment atteindre la vérité ?
La sagesse du scepticisme
8/ Les dernières paroles du Christ
Comment être heureux dans un monde imparfait ?
Que signifie la mort du Christ ?
Et si l’abandon de Dieu nous menait au bonheur ?
Se conduire avec sagesse dans un monde imparfait
9/ La mise au tombeau
Un dieu peut-il mourir ?
La mort de Dieu est-elle une libération pour les hommes ?
La mort de Dieu ramène à la religion
Humaniser le divin et diviniser l’humain évitent l’idolâtrie
10/ Thomas l’incrédule
Faut-il croire ce que l’on voit ?
Je ne crois que ce que je vois : une affirmation vieille comme le
monde !
Qu’est-ce qu’un miracle ?
L’histoire des sciences le prouve : la vérité est souvent incroyabl
e
La croyance n’a pas de rapport avec la réalité
7Deuxième partie – Vivre en vérité
1/ L’annonciationQu’est-ce que s’engager ?
L’impossible conception du divin par l’humain
La vocation, c’est être gouverné par quelque chose de plus puiss
ant que soi
2/ Le Sermon sur la montagne
Pourquoi sommes-nous attirés par l’interdit ?
La religion condamne-t-elle le désir ?
L’interdit est parfois séduisant
Les images encouragent notre voyeurisme
3/ Le Sermon sur la montagne
Peut-on savourer l’instant présent ?
Les désirs naturels obéissent à une hiérarchie
Faut-il n’agir que sur ce qui dépend de nous ?
Est-il sage de ne rien espérer ?
4/ Le Bon Samaritain
À quoi m’oblige l’existence de l’autre ?
Qui est mon prochain ?
C’est l’autre qui m’oblige à la morale
5/ La multiplication des pains
L’esprit dépend-il du corps ?
Le miracle de l’abondance
D’abord manger, ensuite penser
L’âme et le corps ont-ils la même valeur ?
6/ L’homme qui voulait la vie éternelle
Pourquoi sommes-nous esclaves des biens matériels ?
Les biens matériels nous enchaînent
Faut-il mépriser les avantages matériels ?
7/ Les marchands du Temple
Peut-on faire commerce de tout ?
Le pouvoir de l’argent
L’argent établit une commune mesure entre les choses
Les limites de l’argent88/ La femme adultère
Comment juger les autres ?
Il faut être sûr de soi pour juger autrui
Comment faire pour ne pas juger ?
9/ L’arrestation de Jésus
La violence est-elle toujours mauvaise ?
On ne peut résister à ce qui doit s’accomplir
Rien de plus difficile que le pacifisme dans un monde en guerre
La juste attitude : savoir quand la violence est nécessaire
10/ Le reniement de Pierre
Peut-on être toujours héroïque ?
Il faut du courage pour rester juste dans des conditions hostiles
L’humanité est ce qui sépare la sagesse de la sainteté9Préface
Commençons par ce qui est incontestable : l’existence des
Évangiles et leur portée historique. Que Jésus ait existé ou non,
qu’il ait ressuscité ou pas, ces quatre livres font partie de ceux,
bien rares, par lesquels une civilisation a voulu se définir. Il se
trouve que cette civilisation est la nôtre. Cela n’oblige
aucunement à partager la foi des chrétiens, mais justifie qu’on
prenne ces textes au sérieux, qu’on essaie de les comprendre,
qu’on en tire peut-être quelques leçons susceptibles d’éclairer,
aujourd’hui encore, nos vies et nos pensées. Les athées, dont je
suis, auraient tort de faire la fine bouche. Si Dieu n’existe pas, les
Évangiles ne sont qu’humains. Raison de plus, dirais-je volontiers,
pour s’y intéresser ! « Je suis homme, écrivait Térence : rien de
ce qui est humain ne m’est étranger. » Or quoi de plus humain
que ces quatre livres, qui racontent la vie – réelle ou imaginaire,
et vraisemblablement les deux – d’un homme « doux et humble
de cœur », qui finira supplicié atrocement, dont les paroles et les
actes ont bouleversé l’histoire de l’humanité ?
J’ai fait souvent, comme enseignant, le même constat qu’Éric
Oudin. L’inculture religieuse, si répandue chez nos jeunes gens,
constitue pour eux un appauvrissement considérable, qui les
coupe de leurs racines intellectuelles et spirituelles. Les voilà
comme étrangers dans leur propre pays. Vont-ils au Louvre ?
Presque un tableau sur deux leur devient inintelligible. Font-ils de
la philosophie ? De nombreux textes – pas tous écrits par des
croyants – leur restent impénétrables. Ils n’ont pas les clés, les
références, les repères qu’il faudrait pour les comprendre,
encore moins pour se les approprier. Cela, loin d’être un progrès
des Lumières, fait le jeu de l’obscurantisme, de la superstition, du
fanatisme parfois, du nihilisme plus souvent.
Éric Oudin a raison d’évoquer la belle figure d’Alain, philosophe
mécréant, homme de gauche et militant laïque, mais qui n’a
cessé de méditer les messages – à la fois contrastés et
convergents – des grandes religions, spécialement, parce qu’il la
trouvait la plus humaine, celle qui fit de Jésus de Nazareth son
Messie et son Dieu. 10Il est bon que d’autres professeurs de
philosophie reprennent aujourd’hui le flambeau. Non pour faire
des Évangiles une occurrence de la philosophie, ce serait se
méprendre sur eux comme sur elle, mais pour en faire un de ses
objets, parmi d’autres possibles, et l’un des plus précieux. « On
trouve aujourd’hui matière à philosopher dans beaucoup dedomaines, note l’auteur : les œuvres d’art, le cinéma, voire les
séries télévisées. » Pourquoi les Évangiles feraient-ils
exception ? Les plus grands esprits, et pas seulement en
Occident, en ont reconnu la grandeur. Pourquoi faudrait-il
aujourd’hui l’ignorer ? « Philosopher à partir des Évangiles »,
comme dit très bien Éric Oudin, ce n’est pas s’y soumettre : c’est
confronter leurs paroles de foi ou d’amour aux exigences – par
nature incrédules – de la raison. De là ces vingt méditations,
toutes suggestives, qui rafraîchiront les souvenirs de beaucoup,
qui feront faire des découvertes à d’autres, enfin qui donneront à
penser à tous.
Notre philosophe, qui vise moins l’originalité que la profondeur, a
choisi vingt extraits, parmi les plus fameux, parmi les plus beaux,
depuis le prologue de Jean (« Au commencement était le
Verbe ») jusqu’au reniement de Pierre, en passant par la
résurrection de Lazare, le Sermon sur la montagne, les
marchands du temple ou la femme adultère. Pour moi, qui ai
fréquenté assidûment ces textes, dans mes jeunes années, ce
fut un plaisir de les redécouvrir, comme dans leur première
fraîcheur, de les comparer les uns aux autres, enfin de les
confronter tous – grâce aux commentaires denses et clairs d’Éric
Oudin – à la tradition philosophique. Religion et philosophie sont
deux choses différentes, indépendantes l’une de l’autre, certes,
mais humaines toutes deux et traitant souvent des mêmes sujets
(l’absolu, l’humanité, le bien, le mal, la vie, la mort...). Comment
n’auraient-elles rien à se dire ?
Il m’a semblé parfois que l’auteur, entre ces deux traditions,
minimisait quelque peu l’écart. Que Jésus, par exemple, soit « le
premier laïc » – parce qu’il veut rendre à César ce qui est à
César, à Dieu ce qui est à Dieu –, c’est ce qu’on peut aujourd’hui
rétrospectivement penser. Mais cela n’a pas empêché l’Église,
pendant près de vingt siècles, de soutenir violemment le
contraire. Étaitce l’Église qui était aveugle, ou l’enseignement du
Christ, sur ce 11point, qui est moins clair qu’on ne fait mine,
depuis quelques décennies, de le croire ?
Je pourrais faire des remarques du même genre concernant le
beau parallèle qu’esquisse Éric Oudin entre une partie du Sermon
sur la montagne (« Ne vous inquiétez pas du lendemain : demain
s’inquiétera de lui-même ») et le « Vivre au présent » dans lequel
il voit à juste titre un lieu commun des sagesses antiques
(notamment sous la forme du Carpe diem d’Horace). Il a raison
d’associer les deux thèmes. L’espérance n’en occupe pas moins,
dans les Évangiles, une place autrement importante que dansl’épicurisme ou le stoïcisme. Pour Jésus et ses disciples, il s’agit
moins de « cueillir le jour » que de vaincre la mort, moins de
sagesse que de foi, moins de vivre au présent que d’accéder à la
vie éternelle.
Enfin, mais je ne pourrais guère multiplier les exemples, l’épisode
du Jeune homme riche me semble aller beaucoup plus loin que la
doctrine des « préférables » chez les stoïciens. Ceux-ci
enseignaient que la richesse n’est pas un bien véritable, qu’elle
fait seulement partie des « choses préférables » dont on peut
profiter ou se passer sans honte (parce qu’il n’est de bien ou de
mal, pour un stoïcien, que dans la volonté). Jésus, parlant au
jeune homme riche, tient un tout autre langage : il voit dans la
richesse non certes une faute, encore moins une vertu, mais un
obstacle, peut être rédhibitoire, au salut. Non un « préférable »,
donc, mais, tout au contraire, un handicap, un piège, un danger !
C’est le sens bien clair et bien exigeant de la célèbre formule :
« Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une
aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des cieux. » Voilà
ce qu’aucun stoïcien n’a jamais pensé, et qui donne une idée de
l’extrême radicalité du message évangélique. Les riches, sur ce
point, ont coutume de n’y voir qu’une métaphore. Toutefois c’est
ce que le Christ n’a jamais dit.
Je n’ai pris ces quelques exemples que pour donner une idée des
réflexions que suscite le beau travail d’Éric Oudin. Ce sont moins
des critiques que des pistes ouvertes, pour un débat. C’est l’une
des qualités de ce livre : il donne envie de discuter avec son
auteur. Qu’on soit d’accord ou non avec ses analyses (pour ma
part je le suis le plus souvent), on a toujours plaisir à le lire, tant
son propos 12est riche, éclairant, stimulant. Aussi rendra-t-il de
grands services à ses lecteurs. Chacun, croyant ou pas, trouvera
dans ce livre singulier de quoi augmenter ou vivifier ses
connaissances, mais aussi, et surtout, de quoi approfondir sa
propre pensée. Il ne lira plus les Évangiles de la même façon. Il y
reviendra avec davantage de curiosité, d’attention, de
profondeur. Personnage historique ou légendaire (sans doute les
deux à la fois), Jésus a laissé, dans l’histoire de l’humanité,
comme un sillon de lumière. Cette lumière-là n’appartient à
personne. Les Églises, qui l’ont parfois obscurcie, auraient tort
de vouloir s’en réserver le monopole, comme les incroyants de la
méconnaître. Lire les Évangiles, les relire, les méditer, c’est une
école de vie et de pensée. Comment ne serait-ce pas aussi – si
on le fait de philosophique façon – une école de sagesse ?

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