Réflexion optimiste sur le problème du mal moral thomiste

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Tous les anciens penseurs antiques et médiévaux se sont penchés sur le bien et le mal accomplis par l'homme, autrement dit, sur ses actes moraux. On atteint une apogée avec la synthèse opérée au XIIIe siècle par saint Thomas d'Aquin, dont l'œuvre est toute tournée, selon le R.P. Sertillanges, vers les disciplines morales. Pierre d'achoppement majeure pour la réflexion de l'homme, principale source de l'athéisme, le mal moral nécessite une étude particulièrement attentive pour quiconque pense que l'homme est un être doué d'intelligence et de volonté, bref, d'un libre arbitre efficace et opérant. A l'école du Docteur Commun et d'un de ses disciples, le philosophe Jacques Maritain, ce petit opuscule est un essai de relecture sur ce problème majeur.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748168860
Nombre de pages : 133
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Réflexions optimistes sur le problème du mal moral thomiste
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Laurent Moreau Réflexions optimistes sur le problème du mal moral thomiste DOCUMENTLe Manuscrit
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© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6887-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748168877 (livre numérique) ISBN : 2-7481-6886-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748168860 (livre imprimé) 14
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INTRODUCTIONCes quelques réflexions proviennent d’un simple laïc, fils de l’Église du Christ, sans diplômes, ni titres, ni rang en la matière de la science divine. Elles jaillissent librement, mais sous la tutelle de saint Thomas d’Aquin, ainsi que pour l’occasion, de celle du philosophe Jacques Maritain. Elles se sont imposées au fur et à mesure des lectures et des efforts de compréhension de la pensée profonde d’un tel maître. Une lecture récente d’extraits des cours du R.P. Bonino o.p. de l’Institut Catholique de Toulouse, transmis par un ami séminariste dans le but d’approfondir notre connaissance de l’enseignement de saint Thomas, nous a définitivement décidé à réfléchir par écrit ; surtout lorsque nous avons cru découvrir dans certains passages des arguments qui paraissaient avoir un lien de parenté avec ceux qu’avait combattus Maritain dans un de ses ouvrages que nous avions lu quelques années auparavant. La finalité n’est donc pas d’être thomiste ou de se sentir membre d’une école de pensée, mais, avec l’aide du Frère Thomas, d’approfondir les vérités à croire pour adhérer le plus possible au Christ, et vivre toujours plus comme il le souhaite. Il faudra donc nous pardonner d’oser nous poser certaines questions, et de
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nous étonner, comme le faisait Maritain il y a cinquante ans, devant la façon dont est exposée, par la famille religieuse du maître elle-même, l’explication de l’existence du mal moral. Les anciens et les experts voudront bien nous pardonner aussi nos « cheveux pas 1 encore blanchis » et être indulgents si nous nous permettons de reprendre, ou de désapprouver sans faire semblant, certains auteurs. Notre témérité peut aussi être justifiée par l’auteur biblique selon lequel il n’existe pas de proportionnalité exacte entre l’âge et la sagesse : « La vieillesse honorable n’est pas celle que donnent de longs jours elle ne se mesure pas au nombre des années ; c’est cheveux blancs pour les hommes que 2 l’intelligence. » Il est donc possible d’obtenir quelque intelligence des choses sans pour autant avoir beaucoup de cheveux blancs sur la tête. Malheureusement pour nous autres humains, la sagesse ne grandit pas en proportion des années, il suffit de lire le récit de 3 Suzanne pour s’en convaincre.
1  voir l’article de l’Abbé Bernard Lucien malmenant un peu durement Géry Prouvost à propos de son livreThomas d’Aquin et les thomismes,Sedes Sapientian°59, p.55. Ce dernier cite une lettre d’Etienne Gilson écrite au Père de Lubac dans laquelle il émet des doutes sur l’orthodoxie du thomisme du R.P. Garrigou-Lagrange. (Lettres de M. Etienne Gilson adressées au P. Henri de Lubac et commentées par celui-ci, p. 76) L’Abbé Lucien reconnaît l’existence de variances dans la compréhension de la pensée authentique de saint Thomas ; ce qu’il reproche à Géry Prouvost entre autre, c’est de prendre le parti d’Etienne Gilson contre des autorités telles les Pères Garrigou-Lagrange et Boyer. S’il y a différents thomismes, l’interprétation qu’en fait Gilson n’est pas la bonne. Cet « obsédé de l’esse » a pourtant été félicité par le Pape Paul VI pour son travail sur « l’esse » de saint Thomas. Cependant, à l’instar de notre historien de la philosophie, ce pape n’est pas pour certains une référence très sûre. 2 La Bible de Jérusalem, Sg., 4, 8-9 3 Ibid., Dn., 13
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