Religion et violence comme langage de contre-hégémonie

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Le présent ouvrage porte sur le rapport millénaire entre la religion, la politique, l'idéologie et la violence, variables normalement répulsives au regard des principes de laïcité et de libéralisme. Mais au vu du regain du radicalisme religieux de par le monde aujourd'hui, la violence non rituelle soulève l'interrogation. Un autre thème repris en examen, celui de la sécurité humaine est ici d'actualité. La sociologie de la religion pose des passerelles évidentes avec la sociologie de la violence et avec la géopolitique des religions.
Publié le : mardi 15 mars 2016
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EAN13 : 9782140004834
Nombre de pages : 156
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EdmondMOKUINEMABOMFIE
Religion et violence comme langage de contre-hégémonie
Religion et violence comme langage de contre-hégémonie
Edmond MOKUINEMA BOMFIE Religion et violence comme langage de contre-hégémonie
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08328-5 EAN : 9782343083285
En mémoîre de ma cère cousîne,
Proesseure Brîgîtte Nkoo Mabantua
INTODUÇTION
Lorsqu’en 1984, j’avaîs întîtué mon travaî de In de cyce en pîosopîe‘a non-vîoence comme prîncîpe d’organîsatîon socîae’, oîn de moî ’îdée que es cînq contînents seraîent un jour en proîe à une tee vîoence qu’aux temps îmmémorîaux de barbarîe.
Une trentaîne d’années pus tard, a radîcaîsatîon de a vîoence et du terrorîsme, surtout cee îée à ’întoérance reî-gîeuse, et cea au nom de Dîeu, remet en vedette a mytoogîe grecque d’Œdîpe et de Dîonysos. La téorîe de ’actîon par a non-vîoencequî It écoe avec des mystîques reîgîeux tes que Gandî, Martîn-Luter Kîng ou Sîmon Kîmbangu au sîèce dernîer reaît égaement surace.
Quand bîen même es travaux de R. Gîrard (1990) ont pu étabîr une corréatîon entre a vîoence et e sacré dans ses anayses des mytes des socîétés prîmîtîves ; pourtant es écrîts sacrés et es doctrînes des reîgîons mondîaes n’enseîgnent guère a vîoence de masses comme înstîtutîon socîae.
La montée en puîssance de ’îsamîsme radîca, ’écatement de a crétîenté, es lots de mîgrants brîguant a mort sur a
Médîterranée ou dans es Bakans, e nombre toujours gran-dîssant de vîo des mîneurs et des emmes, a proîératîon des mouvements djîadîstes dans ’espace saéo-saarîen et des mouvements reîgîeux crétîens en Arîque noîre, sont autant des aîts quî engendrent dans es socîétés et natîons actuees un sentîment d’înquîétude et d’însécurîté umaîne. D’autant pus que ces sîtuatîons crîtîques contrastent avec es vaeurs jusqu’îcî vugarîsées par a modernîté occîdentae et égémonîque, î y a îeu d’y jeter un regard attentîonné. ï y a îeu de repenser a reîgîon aujourd’uî non seuement comme expressîon du croîre, maîs surtout comme une cuture îdentîtaîre par e bîaîs de aquee a vîoence joue e rôe d’une îdéoogîe de rempîssage depuîs a cute du communîsme ; de aquee écot pour aînsî dîre a socîoogîe du mécontentement ou de a rustratîon.
L’îstoîre des États arîcaîns et asîatîques est marquée par e poîds de ’égémonîe coonîae occîdentae sceée, entre autres, par a Conérence de Berîn dont es coups de crayon jetés sur es cartes ont aîssé dans a pupart des États de ’Arîque tropî-cae, airme Craword , es germes atents de ragmentatîon et de sécessîonnîsme ou de résîstance.
Et pour ce quî est de ’Arîque, comme ’observe Bardonne, ’înstabîîté poîtîque des jeunes États îndépendants est à ranger comme conséquence dîrecte des efets combînés de a coonî-satîon et de a décoonîsatîon. En efet, a premîère, souîgne ’auteur, «a trop dégradé es pouvoîrs ancîens pour qu’îs puîssent se reaçonner sous un aspect modernîste ; a seconde n’a pas encore pu provoquer, au-deà des îmîtes etnîques, et avec une întensîté
 Craword, Y.,ïntroductîon à a poîtîque zaroîse, 2è éd., Kînsasa, PUZ, 1979, p.7.
suIsante, es cangements quî eraîent de a nouvee stratîicatîon socîae e seu générateur de ’actîvîté poîtîque moderne».
Aboutî à des dîvergences non escomptées au départ, e vent de a décoonîsatîon n’a pas pu îbérer es nouveaux Etats du joug du néocoonîaîsme, encore moîns de ceuî de ’împérîaîsme dîstîé par e bîpoarîsme de a guerre roîde. Cette ogîque n’a pas épar-gné e reste de a panète de ’émergence des États poîcîers ou gendarmes pour servîr de reaî de domînatîon en aveur et au servîce des puîssances égémonîques mondîaes.
Par aîeurs, puîsque a domînatîon s’est étendue presque sur tous es domaînes poîtîque, économîque, cuture, socîa, tecnoogîque et surtout reîgîeux ; es manîestatîons de a contre-égémonîe s’exprîment par des angages aussî dîversîIés que possîbes dont e radîcaîsme reîgîeux.
Le constat est que e travaî de domînatîon égémonîque ne va pas sans produîre en contre partîe des manîestatîons de rus-tratîon et de mécontentement quî se traduîsent par des mouve-ments observés de résîstance ou d’opposîtîon dîrecte et même déguîsée à travers e radîcaîsme reîgîeux. Ces mouvements se construîsent comme mouvements de résîstance au domînant ou d’airmatîon de soî du domîné par rapport à un groupe cuture extérîeur.
Les enjeux d’une tee entreprîse s’éèvent à a auteur des rustratîons socîaes, économîques et poîtîques împosées par es dommages d’une domînatîon égémonîque quî ne dît pas toujours son nom. Les orces de résîstance quî s’en sont suîvîes
 Bardonne, G.,Progrès économîques dans e Tîers-Monde,Envîronnement socîo-poîtîque, croîssance démograpîque et urbanîsatîon, Parîs, Lîbraîrîe socîae et économîque, 1972, p.84.
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