Un journal décousu

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Ce journal décousu n'est décousu qu'en apparence. Un même fil rouge le traverse, celui de celle qui prie la vie avec tout ce qui s'y dit et s'y fait ; celui de celle que le sol terrestre a fait vase de tendresse, qualité de présence aux phénomènes divers du monde où nous vivons.

Publié le : vendredi 1 avril 2005
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EAN13 : 9782336283975
Nombre de pages : 216
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Un journal décousu

Toutes réflexions théologiques, spirituelles, Toutes expériences mystiques, religieuses, qu'elles se situent au sein ou hors des grandes religions méritent d'être connues. C'est pourquoi nous favorisons leur édition dans cette collection « Cheminements Spirituels» chez I'Harmattan. Vous pouvez nous envoyer vos écrits, même les plus personnels. Nous vous répondrons. Noël Hily 12, rue de Recouvrance 45000 Orléans Tel: 02 38 54 13 58

Déjà parus
BERNABEU BOMBLED A. Laissons les enfants grandir J.P., Quand la modernité raconte le salut....

CONTE A.-M., L'ivre de vie DESURVIRE, Dire vrai - Dieu entre rascisme et religions

GALLO J.G., Lafin de l'histoire ou la Sagesse chrétienne GARBAR F.., Chasser le mal GENTOU A. Invités à vivre

HARRIS J.P., Ste Bernadette KIRCHNER D. Dieu, Créateur ou biblique ROCHECOURT G., La cigale SANTANER P. M-A., Qui est Croyant?
SCIAMMA P. Dieu et I 'homme - Méditations

Christiane de Chalendar

Un journal décousu
Préface du Père Pierre Schilling

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Kossuth

Hongrie

Kônyvesbolt L. u. 14-16 1053 Budapest

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

Du même auteur: Poèmes, Editions L'Athanor, 1976.
Le corps pour prier, pratique de ['assise, Editions Droguet Ardant, 1990.

(Ç)L'Harmattan,

2005

ISBN: 2-7475-8093-8 EAN : 9782747580939

A Alain, en dépit de tout, les deux font la paire... Et à nos enfants, parfois interloqués et très aimants

Les photographies

sont de l'auteur

Préface Demander une préface est une chose inutile. Rien ne se dit plus fort que la parole écrite elle-même. Et, n'est-ce pas priver le lecteur de la joie des surprises, si les choses sont dites d'avance ? Mais, il y a d'autres réalités qui ont pré-cédé le livre. Une estime et une amitié qui sont de l'intérieur. La préface devient alors un signe

de re

-

connaissance dans les deux sens du mot. Dans la langue

hébriique, le mot pour dire "face": "panim", réfère aussi à une intériorité, "penimit". En l'auteur lui-même aussi, une rencontre d'intériorité à intériorité avec paroles et événements, a précédé, accompagne et suit son écriture. Ce Journal décousu n'est décousu qu'en apparence. Un même fil rouge le traverse, celui de celle qui prie la vie avec tout ce qui s'y dit et s'y fait; celui de celle que le sol terrestre a fait vase de tendresse, qualité de présence aux phénomènes divers du monde où nous Vivons. Dans ce journal, "Ça prie". Cela fait, dans son fond, la couture. Car, étant des glébeux, qui, par le souffle de l'Eternel dans leurs narines, sont devenus des personnes vivantes, des esprits qui parlent, nous sommes prière dans notre existence même, jusque dans notre réalité physique et corporelle. Nous sommes réponse à Celui qui nous appelle par notre nom, pour briller de joie devant Sa Face. C'est là, LA PRE - FACE. Ce souffle est une lumière, enveloppant la Parole Divine qui est lumière. Comme le dit Proverbes 20 v. 27 "Une lumière de l'Eternel est le souffle de l'Homme". C'est pour cela que les Sages disent: " L'Essence de la prière est la Pensée". Pensée Divine, Souffle, Lumière qui jaillit de nos profondeurs et à quoi nous essayons .de répondre en nommant, en répondant: "Nous voici". Prière!

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Mais, l'essence de la prière est aussi le langage sans lequel la Pensée, la Lumière s'avorte, s'oublie, disparaît sans aucune prise sur la réalité. D'où le cri du Roi David au psaume 47, v.17. : "Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera Ta louange". Même si le silence la précède, l'enveloppe et la suit: "Pour Toi, silence est prière" Ps. 65 v.2. Et, pour que la prière soit authentique, elle parle par ce que nous faisons et écoutons: l'essence de la prière enivre le comportement. Le Journal décousu reçoit ainsi son unité. il y a beaucoup de "devarim": paroles, événements, actes. Les siennes, celles de l'auteur et du monde autour. Dialogue constant, Prière parce que portée par le Souffle. Dialogue toujours ouvert, car les réponses ne sont pas définitives, sans réponse apparente parfois, mais toujours soutenu par le Souffle. La prière est une respiration, portée par la Respiration de l'Esprit en l'homme. Puissent ces pages être accueillies et méditées dans cet esprit. Père Pierre Schilling - Eygalières 2003

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INTRODUCTION

pour un JOURNAL

DECOUSU

TIfaut expliquer ce titre, m'a dit Fanny, je m'y essaie donc. Journal: traces écrites d'une intimité Décousu: les pages se sont détachées les unes des autres, le fil du temps s'est cassé, et les feuillets sont maintenant livrés en vrac. Pourtant, à y regarder de plus près, ils ne sont pas totalement sans lien les uns avec les autres, des thèmes auxquels nous sommes attachés apparaissent. En somme, ce sont les recherches qui sont les nôtres et qui semblent en même temps reliées aux préoccupations et réflexions de nos contemporains. Peut-être un coup d'œil sur les titres de ces pages donnera-t-il un aperçu à la fois du contenu personnel et des échos de l'ambiance dans laquelle nous sommes plongés, nous, enfants du vingtième siècle.

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Les pierres crient...
(Le. 19 v. 40)

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Ta gloire en moi. Des hauts et des bas. Tous les hommes, mes frères. Halleluiah. Mon cher saint François. Bienheureux. Faire mémoire. L'assise, une pratique quotidienne. Elie. Jérusalem. Dans la cité de David. Changer de regard.

Sinaï

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Mars 1996 Ta gloire en moi Ta gloire en moi, comme le gazouillis d'un enfant niché dans son berceau. Les mots petits se pressent serrés. Coquillages de nacres par myriades sur le rivage derrière le lagon clair, bleu tranquille, au delà du mur de corail effervescent. Les mots serrés derrière les lèvres débordent de la coupe d'ivresse du levant au couchant. Tout droit, le glaive incandescent des chérubins de la Justice, dressé sur le milieu du jour. Parole qui dévore et fait éclater les jointures.

Avila 13

Mai 1996 Des hauts et des bas - "Je vous ai portés sur des ailes d'aigle". (Ex.19 v.14) - 'je renouvelle ta jeunesse comme celle de l'aigle". (ps. 103 v.S) Tu m'as portée sur Tes ailes, et d'en haut, j'ai contemplé les merveilles de la terre et l'harmonie du monde. A l'ombre de Tes ailes, je Te rends grâces. Dans les hauteurs, Tu m'as revivifiée, Tu m'as redonné souffle et haleine de vie, je Te rends grâces. Très bas, des profondeurs, je crie vers Toi. Je m'en remets à Toi. C'est clair, la tâche me dépasse et voilà, j'ai peur. Toi, Tu me délivres, je suis dans Ta main et c'est Toi qui oeuvres.

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Juin 1996 Tous les hommes, mes frères
-

Pendant notre virée au sud, conversation avec des amis
sur l'Afrique et les Africains à propos qu'ils pratiquent. des "sacrifices humains"

Ces dires provoquent en nous une sorte de réaction instinctive que j'aimerais approfondir. A la source du rejet de ce discours; deux ou trois convictions fondamentales, impératives, me semble-t-il, pour tout chrétien. Tous, nous sommes créés à l'image de Dieu, nous tous humains, de toutes les couleurs, selon ce qui est écrit dans le premier chapitre de la Genèse. Entre tous les humains, une identité totale de fils de Dieu Unique qui ne fait pas de différence entre les hommes comme l'affirme saint Pierre (1 Pi. 1. V.17) Chaque être humain est mon frère et Commandement: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" ( Lev. chaque humain est un autre soi-même. En conséquence est écrit: (Lev. 6 v.31) "Tu ne feras point à autrui ce voudrais pas qu'on te fasse". selon le

19 v.18 ), de quoi, il que tu ne

A partir de ces portes d'entrée dans la foi chrétienne ancrée elle-même sur la foi juive - nous marchons dans la lumière et nous prenons conscience de notre péché... En effet, en dépit de nos protestations de fraternité, lorsque nous nous tournons vers l'observation de l'histoire humaine et religieuse de l'Occident dont nous ne pouvons nous extraire - nous percevons que nous nous considérons naturellement comme l'élite de l'humanité et que, par grâce de Dieu, disons-nous modestement, nous jouissons d'une 15

indubitable supériorité: indiscutable sur le plan matériel, évidente du point de vue culturel; nous bénéficions également d'un meilleur développement intellectuel et même moral que le reste de l'humanité. Comment ne pas voir que nous sommes plus et plus, cela saute aux yeux: pas de comparaison entre nous et le noir au fin fond de sa brousse, c'est indéniable! Ce type de raisonnement fait mouche, mais, Dieu merci, nous avons appris à démonter cette thématique lepéniste. Voici d'ailleurs la suite de l'équation Meilleurs, plus ouverts, et raisonnables, en toute vérité; nous sommes donc plus aptes à éduquer les autres, à les gouverner. Dans cette logique, pour rester chrétien, il suffit que notre autorité soit empreinte d'humanité. Ainsi la morale y trouvera son compte et notre démarche civilisatrice sera justifiée, pour ainsi dire, en toute bonne foi, utilisant la domination économique, technique, culturelle, nous avons fait de nos frères, peu à peu ou brutalement, des esclaves à notre service, avec, au besoin, mort d'hommes, destruction des familles, anéantissement de cultures, etc. Puis, déclarant nos frères inférieurs, les maintenant dans un état de débilité, nous avons assuré la pérennité de notre "domination". Les traces de notre conduite déjà ancienne ne sont pas encore effacées: les blessures faites sont loin d'être guéries. L'esclavage n'a-t-il pas été aboli seulement au siècle dernier ? Nous reprochons à nos frères d'être incapables de se "civiliser", d'évoluer, d'acquérir une morale, un sens de la démocratie, etc. Mais, nous sommes loin d'avoir fait naître et germer en nous le respect de l'autre et l'esprit fraternel auquel nous invite l'Evangile vis-à-vis de tous les hommes.

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Parmi les Africains, un nombre important de personnes sont non seulement nos frères humains, mais ils sont aussi "nos frères dans la foi". Ils vivent les mêmes valeurs fondamentales que nous, de sorte qu'entre eux et nous ne devrait subsister aucun décalage, ne devrait exister que la fraternité en Jésus Christ. Nous sommes convaincus d'avoir apporté à l'Afrique la civilisation et le christianisme; mais ne se transmet réellement que ce qui est Vie. Nous n'avons donc pas pu transmettre ce que nous ne vivions pas en vérité: la fraternité. II me semble avoir observé deux tendances, parmi d'autres, chez les catholiques africains. Du côté des petits, une tendance à la soumission que nous avons su inculquer à notre profit, et qui est devenue, dans les pays pauvres, la première des vertus chrétiennes. L'autre tendance est propre aux Africains qui ont reçu une formation occidentale et une éducation catholique romaine. Cette partie minoritaire de la population adopte, souvent vis à vis de ses propres frères, une attitude de supériorité très bien imitée. Elle est accompagnée, dans le domaine religieux, d'une rigidité qui paralyse la vie des rites: la créativité, la vitalité de la culture africaine en pâtit. Une véritable inculturation reste encore à faire. Ceci dit, il ne s'agit là que d'impressions attrapées au vol et sans doute très partielles. Mais, en vérité, que savons-nous, nous catholiques de France, même après avoir vécu quelques années en Afrique, de la réalité religieuse sur ce continent, qu'il s'agisse du christianisme aux multiples formes, de l'islam ou de l'animisme, non moins diversifiés? Concrètement, très peu de choses et la multitude des courants religieux forme pour nous une mosaïque indéchiffrable impénétrable, comme la brousse la plus dense.

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Dans ce foisonnement, qui désigner comme coupables de sacrifices humains? "Allez, me direz-vous, a priori pas les chrétiens; peut-être les musulmans, si souvent fanatiques: plus probablement les animistes. D'ailleurs, les Africains, en général, restent d'incurables primitifs..." Ce sont de grands enfants ! Entendant ce genre de déclaration, je cherche où se situe la &atemité humaine et quelle est sa réalité? Ces propos maléfiques me font d'ailleurs immédiatement penser aux accusations dont étaient victimes les juifs, lorsque l'Eglise romaine les accusait de pratiquer les "crimes rituels". Ce qui a justifié condamnations et exécutions et a entretenu antisémitisme et anti-judaïsme, au fil des siècles jusqu'à la Shoah. Je reviens un moment sur l'animisme. Il est certain que le pouvoir sorcier, les manifestations magiques, l'utilisation de forces malfaisantes, type vaudou, inquiètent et impressionnent par leur forte emprise. La domination du Mal, du Malin, se manifeste qui aliène les personnes et détruit les structures sociales. Beaucoup sont touchés, y compris parmi les chrétiens et les musulmans. Il Y a là une réalité puissante que nous aurions tort de minimiser mais dont nous devons éviter de nous sentir exempts. Dans toute l'humanité, bien et mal sont mêlés, aucune civilisation n'y échappe et aucun individu, primitif ou évolué. Nous avons tort de nous croire meilleurs que les autres. En dehors de cette considération, il me semble également impératif de se souvenir constamment de l'histoire, du rôle que nous y avons joué, dans le cours des siècles, ainsi que je le signalais plus haut: l'esclavage, le colonialisme... Et aujourd'hui une deuxième réflexion m'amène à considérer l'Occident: les forces du mal sont aussi à l'œuvre chez nous, si nous voulons ouvrir les yeux, surpuissance de l'argent, magouille politique, hyper-centrage sur soi, culte du mOl, 18

prostitution, drogue, astrologie, pêle-mêle, sans doute encore plus grave que partout ailleurs dans le monde. Pas besoin d'entrer dans les détails, nous sommes largement informés sur la planète, il est impossible de prétendre ne pas être au courant.

A ce moment de la conversation avec mon interlocuteur, j'entends dire : "Oui, mais moi ou nous, ne sommes pas concernés, ni impliqués dans les mœurs dépravées de notre époque, vous non plus, bien entendu... : Nous menons une vie simple, une existence honnête, à l'abri des mondanités et de la course au pouvoir. Le temps disponible est consacré aux bonnes œuvres, catéchisme, visites aux malades, vente de charité, etc. H est vrai que ce siècle est pourri, notre société pervertie. Mais, grâce à Dieu, nous sommes épargnés, hors du cercle infernal" . Je note tout d'abord l'indulgence massive dont nous faisons souvent preuve, une bonne conscience en béton vis-à-vis de nous mêmes, tout en entretenant quelques sentiments d'inquiétude, parfois bien utiles pour nous disculper. Nos faiblesses -mensonges et paresse- nous échappent. Que dire encore? il est vrai qu'individuellement, nous ne sommes ni criminels, ni malfaiteurs; cependant, et tout à la fois, nous sommes totalement solidaires de ce qui se vit dans notre société. Le milieu dans lequel nous vivons nous imprègne bien plus que nous ne voulons bien le voir et le savoir. Solidaire de ma culture, les jugements négatifs portés sur mon prochain témoignent. Je tiens pour vrai que le jugement n'est jamais licite, la médisance jamais innocente, elle nous parle en premier lieu de nous-même: de nos peurs, de nos illusions et de notre incapacité à les assumer. Je voudrais ajouter que si je me sens bon chrétien, en toute logique je dois aussi admettre que mon ami africain l'est autant que moi: il y a, ici et là-bas, de bonnes mères, de bons pères, de bons 19

enfants; partout de braves gens. II y a, ici et là-bas aussi, les îlots de malfaisance, d'inhumanité dans lesquels la vie des autres est tenue pour rien, les formes d'atteintes à la vie sont innombrables. A ce moment-là, tu dis : "lorsque j'évoque les sacrifices humains en Afrique", il ne s'agit pas d'un jugement mais de la très triste constatation de mœurs dans la réalité d'une culture, "ces gens sont comme çà l" Si les humains dont je parle, sans les connaître, sont mes frères, alors "jusqu'à quand, Seigneur ?" (Is. 6 v.11) pourras-tu dire de nous: "leurs yeux, ils les ont bouchés, de peur de voir de leurs yeux, d'entendre de leurs oreilles, de comprendre de leur cœur, de faire que Je les guérisse" (Is. 6 v.1O). Alors Tu nous dis: "en marche", c'est-à-dire bienheureux sommes-nous, lorsque nous pouvons ne pas rester fixés à nos préjugés, accepter, avant toute chose, de balayer devant notre porte et changer profondément d'abord nous-mêmes. ~scommentfaire? Je crois qu'il me faut dans un premier temps économiser, et peu à peu, éliminer beaucoup de paroles mondaines ou culturelles; ce qui est mondain n'est pas seulement équivalent à anodin; à travers elles, nous laissons trainer des nouvelles fausses, des informations sensationnelles, paroles de toutes sortes qui ne sont jamais sans conséquence. Elles alimentent en nous une source de malveillance et de prétention. La médisance tue, dit la tradition juive qui sait de quoi elle parle. Donc, éviter les propos éculés et simplistes, et apprendre ou tendre à justifier mon prochain, non avec des paroles lénifiantes ou fausses (pour être gentil), mais pour que justice soient et vérité, mieux servies. Lutter contre la diffamation gratuite et la calomnie pratiquée comme un jeu.
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Et se poser la question: "Ce que je dis là, est-ce que je supporterai de l'entendre dire de mon enfant, de mon ami le plus proche ?" Plus grave encore sont nos propos lorsque nous pensons avoir raison, n'avoir rien à nous reprocher, et nous arroger le droit de juger les autres. Exemple: Je l'ai déjà commenté autrefois; mais il m'avait fortement choqué et m'est revenu en écrivant ces pages. Un certain missionnaire dans le grand Nord, porteur de la Bonne Nouvelle de l'Evangile nous décrivait ses ouailles; il n'avait aucun mot assez fort, assez sévère pour expliquer les caractères, les mœurs, les habitudes... des Esquimaux !

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