Vers le bonheur durable

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Cet ouvrage commente et développe les quatre premières règles du discernement des esprits propres à la première semaine des Exercices spirituels. Savoir dévoiler la demande pour que l’autre découvre ce qui l’anime et lui permettre, dans ce même mouvement, de s’ouvrir aux autres et à Dieu, tel est l’objectif de la démarche recommandée par saint Ignace.

L’auteur nous en souligne la portée, d’une ampleur insoupçonnée pour aujourd’hui ; elle peut éclairer toute l’existence humaine individuelle et sociale, au-delà même du cadre d’une retraite spirituelle. Par les conseils concrets qu’il donne, les exemples qu’il évoque, les conduites qu’il suggère, l’auteur met toute sa grande expérience au service, non seulement de ceux qui en accompagnent d’autres, mais aussi de tous ceux qui cherchent une aide pour découvrir et assumer leur propre humanité.


Publié le : dimanche 10 avril 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782918975533
Nombre de pages : 88
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Adrien Demoustier, s.j.


Vers le bonheur durable

Consolation et désolation selon saint Ignace


Règles du discernement des esprits de première semaine

des Exercices spirituels de saint Ignace


Vie chrétienne | Fidélité

47 rue de la Roquette 75011 Paris | 7 rue Blondeau 5000 Namur

ISBN 978-2-91897-553-3

Code article THH

© Éditions Vie chrétienne, 2013

47 rue de la Roquette 75011 Paris, France

viechretienne.fr

 

ISBN 978-2-91897-553-3

Dépôt légal belge : D.K6AT, yTKT-TO


© Éditions Fidélité, 2013

7 rue Blondeau 5000 Namur, Belgique

fidelite.be

 

Publié pour la première fois en A99K comme supplément à la revue Vie Chrétienne noTHH

Photo de couverture : © Marcel Crozet | CIRIC

SOMMAIRE

AVANT…PROPOS

1. LE DISCERNEMENT, POURQUOI ?

Dieu veut le bonheur de l’homme – Appel et conversion – Le conflit – L’objection du mal – L’image du Créateur – Dieu agit dans nos psy- chologies comme en tout notre être – Discernement et projets – Le discernement des esprits – Les temps du discernement – L’usage des règles du discernement – Se mettre en situation de discernement.

2. DÉBUTER EST UN COMBAT

Quand ça commence mal – Première situation – Oser dire ce qu’il en est – La pente douce vers la mort – Si encore c’était mauvais, mais c’est insipide – Chercher le point d’appui positif. Ajuster la manière de faire – Les alternances – Le discernement et l’exercice – Ceux qui « s’élèvent du bien vers le mieux » – L’esprit et l’ange – Le sens du mot « spirituel » – La tête et le cœur.

3. LA CONSOLATION DIVINE

Trois formes principales de la consolation – Première forme : « Quand l’âme est en flamme… » – Deuxième forme : « Quand des larmes jaillissent portant à l’amour par la douleur… » – Troisième forme : vivre une croissance active dans le repos – Le dynamisme consolateur.

4. LA CONSOLATION EST HUMANISANTE

Recevoir d’aimer – La grâce d’accueillir la douleur – Consentir à croître dans le repos – Le lien entre les trois formes de consolation.

5. LA DÉSOLATION ET LES ALTERNANCES

L’épreuve de la désolation : refus de la consolation – La sécheresse – Comment vivre les alternances ? – Tirer profit de l’expérience ; les causes de la désolation – S’ouvrir à Dieu par le ministère d’un frère.

CONCLUSION

AVANT…PROPOS

Ces pages commentent et développent les quatre premières règles du discernement des esprits propres à la première semaine des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola.

Une pratique, maintenant séculaire et réfléchie à chaque génération, montre la permanence de leur valeur pour une vie spirituelle qui s’attache à la relation de l’homme avec Dieu. Elle dévoile aussi, de nos jours, une portée humaine d’une ampleur au premier abord insoupçonnée. Leur mise en œuvre aide à découvrir qui est cet homme mû par le désir, manifeste ou caché, mêlé de peur et de refus, de se situer face à celui qui est son origine et qui se révélera être son Créateur et son Dieu. Les conseils et les conduites qui sont suggérées tiennent pleinement compte de toutes les dimensions de l’humanité de tout homme. Ces règles contribuent à mieux les découvrir et les connaître. Elles ont donc une portée universelle qui dépasse le cadre étroit de la retraite spirituelle et même celui de la vie de prière et de la relation à Dieu. Elles

éclairent finalement toute l’existence humaine, individuelle et sociale.

Pour le croyant, Dieu parle à l’homme. Celui qui se met à l’écoute fait l’expérience d’une révélation que Dieu fait de lui-même en Jésus Christ. Elle lui manifeste en vérité son identité de membre de la communauté humaine. Elle lui apprend à se connaître et à s’ouvrir à la relation aux autres déjà contenue, si l’on ose dire, dans sa relation avec le Créateur. Mais tout homme pourra y trouver une aide pour mieux découvrir et assumer sa propre humanité, même s’il n’était pas croyant, qu’il reste indécis face à la question de l’existence de Dieu ou qu’il pense loyalement qu’elle ne se pose pas.

Mieux connaître et savoir traduire ces règles dans le langage de chacun suscitera l’audace de les proposer, serait-ce même discrètement, voire anonymement, sous la forme de la sagesse humaine à tout homme de bonne volonté.

Ces pages sont le fruit d’un dialogue prolongé entre leur rédacteur et une équipe de la Communauté Vie Chrétienne (R. Boulon, M.-J. Delyfer, E. Lecaron, CI. et J. Rémond). Le texte a d’abord été parlé en leur présence, puis modifié en fonction des réactions et suggestions de chacun. Il est le résultat d’une confrontation et d’un échange d’expériences, le fruit d’une communion dans la reconnaissance de la grâce reçue.


1

LE DISCERNEMENT, POURQUOI?

La vie chrétienne est une réponse à un appel, une invitation à vivre de la vie bienheureuse de Dieu qui veut nous la communiquer par le Christ. Dieu appelle l’homme à exister par lui-même dans le dessein de pouvoir l’introduire dans sa propre intimité. Telle est notre foi, tel est le témoignage de ceux qui nous précèdent sur le chemin de la réponse à cette invitation.

Dieu veut le bonheur de l’homme

Toute démarche vers le Seigneur porte donc la marque du bonheur, fût-ce d’un bonheur dissimulé sous la douleur et la difficulté. Ce bonheur préside au point de départ du discernement, même s’il est dissimulé par la rudesse qui marque les premières étapes. Il est le fruit du désir secret qui est le moteur de cette marche. Il est surtout ce que veut donner et donne déjà Celui vers qui nous nous mettons en route. Le bonheur, sa recherche et son accueil sont la marque et le point de repère essentiel de tout discernement.

À la racine de cette affirmation, il y a le rappel d’une vérité fondamentale de notre foi chrétienne, souvent méconnue parce qu’elle prend à revers l’évidence immédiate. Son acceptation demande effectivement un acte de foi : croire que Dieu veut le bonheur de l’homme parce que telle est sa très sainte et libre volonté. Dans la continuelle présence de son éternité à notre temps, il a créé l’homme à l’origine et le crée sans cesse, chaque jour, pour lui offrir de recevoir, librement, la communication de sa Vie bienheureuse. Choisir de faire la volonté de Dieu sera toujours, d’une façon ou d’une autre, une détermination qui permettra de trouver paix et joie au travers de la difficulté de vivre. Bonheur ne veut pas dire facilité. Suivre le Christ donne d’expérimenter, mysté rieusement et dans la nuit, que nous commençons à sortir du malheur dans lequel nous nous enfermions nous-mêmes.

Telle famille vit dans l’aisance, adaptée au conformisme social qui l’environne. Le père et la mère ont établi entre eux et avec leurs enfants un style de vie qui protège la recherche égoïste de chacun. Pour l’instant, c’est la réussite. Une certaine satisfaction sociale et matérielle assure une sorte de contentement et permet à chacun de se dissimuler plus ou moins qu’il n’est pas vraiment heureux.

Répondre oui à l’appel du Christ fait sortir d’un état apparemment agréable, ou du moins indolore. Le risque consenti introduit à une expérience d’un bonheur tout autre qui permet de reconnaître l’état antérieur comme un faux bonheur. En réalité, un « malheur » dissimulé sous un équilibre apparent qui tenait lieu de bonheur.

Appel et conversion

Entendre cet appel suppose une conversion, un changement complet d’attitude, exige une réponse qui ne soit pas seulement verbale. Cette réponse ne peut être que libre et passe par le choix de suivre le Christ en assumant les décisions prises en conséquence. Mais toute décision libre demande de distinguer entre la fin, le but poursuivi et les moyens qu’elle appelle. La décision fondamentale de se laisser configurer au Christ Jésus ouvre sur la nécessité de choisir parmi la multitude de moyens qui peuvent conduire à mettre en œuvre cette décision. Un premier choix en oui ou non, suivre le Christ, ouvre sur le choix des moyens qui conviennent davantage à chacun. Décider de choisir le Christ oblige à rechercher le chemin à suivre pour répondre à l’appel adressé à chacun au plus intime de lui-même.

Se rendre attentif à la Parole du Seigneur et à la promesse de bonheur qu’elle contient entraîne une rupture intérieure, une conversion, un retournement de nos manières de penser et d’estimer les choses, un arrachement à nos conduites les plus invétérées. Nous sommes, en fait, tellement absorbés par la tâche d’avoir à vivre, d’exister en nous défendant de tout ce qui nous menace, que nous ne percevons pas ou que nous n’entendons plus cette invitation pressante à vivre davantage.

C’est d’abord au prix d’un arrachement, pénible en soi, que nous commençons à découvrir le Christ. L’expérience chrétienne commence par un conflit. La parole qui se fait entendre nous attire, elle donne le goût d’avancer, en même temps qu’une forte résistance se fait sentir, témoin d’une inertie et d’une surdité à l’invitation au bonheur. Pour certains, c’est cette résistance massivement éprouvée et progressivement vaincue qui sera d’abord ressentie. Et c’est sous la forme du refus qu’ils lui opposent qu’ils découvriront celui qui les appelle. D’autres percevront d’abord la joie d’une réponse spontanément généreuse ; ce n’est qu’ensuite qu’ils éprouveront la difficulté de la mise en pratique et la tentation de revenir en arrière.

L’adolescent plongé dans une lecture, ou plutôt dans la rêverie qu’elle provoque, ne répond pas à la voix qui l’appelle. Il l’entend comme un bruit désagréable qui dérange. En maugréant, il éprouve la division intérieure entre l’attraction de l’histoire qu’il se raconte et l’irruption de l’appel d’un intrus. Petit à petit, la persistance de l’appel dans son souvenir l’arrache progressivement aux nuages du rêve. Il se retourne enfin et peut reconnaître l’ami très cher qui lui rend visite. Alors d’un seul coup, ce qui le fascinait ainsi s’évanouit.

Tout entier à la joie de revoir Jean, Pierre a tout planté là, en désordre. Ils sont ensemble, paisibles depuis un bon moment. Pierre, peu à peu, se rend compte qu’il est moins présent. Des pensées le traversent : « Et mon travail ? Quand vais-je trouver le temps de le terminer… Je n’ai pas rangé… Est-ce que je retrouverai le point où j’en étais… » S’il laisse faire ce qui lui passe ainsi par la tête, il ne sera bientôt présent que de corps. Peut-être même abrégera-t-il la rencontre pour retourner à son occupation alors que rien ne le presse.

L’ordre de la découverte est le plus souvent l’inverse de l’ordre des choses. C’est parce qu’il y a déjà un carrefour que l’on met des feux rouges ; mais le conducteur voit d’abord le feu rouge et conclut qu’il y a un carrefour. Le Christ nous est présent et nous appelle avant que nous nous tournions vers lui par la conversion. Mais nous ne découvrons sa présence et son appel qu’après cette conversion.

Selon les tempéraments et les circonstances, se présenteront d’abord la dimension de rupture ou au contraire la séduction de l’attraction. Mais en tout cas, les deux aspects seront à vivre. Une sorte de conflit est inévitable, quelle qu’en soit la forme.

Le conflit

L’appel du Christ ne conduit pas sur un chemin de facilité. Il a sa rudesse qui nous convie à franchir l’obstacle bien plus qu’à le contourner. Selon l’Écriture sainte, l’itinéraire baptismal de la Pâque est une traversée de la mer. La difficulté rencontrée, le conflit à vivre dès le point de départ ne doivent donc pas être interprétés négativement comme une déficience, un manque de générosité. Ils manifestent plutôt la vérité d’une mise en route.

Les débuts d’une vie chrétienne un peu vigoureuse pourront connaître des expériences d’arrachements douloureux, de conflits et de tensions fortement ressentis. Ce sont les indices du sérieux de la conversion entreprise. La découverte du Seigneur peut se faire sentir d’abord d’une manière négative comme une souffrance ; mais cette expérience est alors portée par un fort désir de vivre. Un dynamisme saisit toute la personnalité qui se trouve confortée par la mise en œuvre de moyens en vue d’une fin. La difficulté n’est pas vécue comme malheur, mais au contraire comme l’épreuve d’une sortie de la détresse qui est déjà, en quelque sorte, de l’ordre du bonheur. L’appel du Christ « Quitte… viens et suis-moi » est accompagné d’une promesse qui porte en soi sa joie secrète.

Je reçois par le courrier du matin la nouvelle de la venue d’un grand ami aux prochaines vacances. J’en suis heureux dès maintenant, comme s’il était déjà là.

L’expérience de la conversion permet de découvrir que l’on peut porter dans la paix, et même avec une certaine joie, les difficultés de la vie et la part de souffrance qu’elle entraîne toujours. Il devient alors possible de vivre sans être enfermé dans un système de protection ou dans une recherche de la facilité. Les difficultés, les souffrances sont toujours présentes, en elles-mêmes, inchangées, plus vives peut-être parce qu’a vouées ; pourtant l’espérance et la foi vivante en Jésus Christ permettent de les vivre comme des épreuves et non plus comme un malheur.

Nombre de nos connaissances possèdent tout ce qu’il faut pour être heureux. Elles ont la vie facile et ne manquent pas de dons humains. Elles sont pourtant secrètement malheureuses « comme des pierres ». À l’inverse, telle famille frappée par un deuil, tel malade apparemment diminué témoignent d’une sérénité attentive aux autres, d’un dynamisme de vie communicatif. Ils souffrent, mais ne sont pas malheureux. Ils diffusent autour d’eux une forme de bonheur.

L’objection du mal

L’affirmation qu’on peut être heureux alors qu’on souffre est de l’ordre du scandale. Elle soulève la question de la présence du mal dans le monde. C’est une objection sérieuse. Mais précisément, la pratique du discernement exige au point de départ un acte de foi : la recherche d’un bonheur possible. Recherche qui conduit à l’expérience d’un affrontement au mal et au malheur qui découvre, telle une racine cachée, l’existence d’un fondement qui est déjà paix et joie. Le mal alors n’est plus seulement une entité abstraite, le mal en soi, ni même un enjeu moral, mais la réalité de ce qui fait souffrir et, déjà, enferme dans le malheur. La question de l’existence du mal change de sens lorsque le choix de chercher le bonheur, la mise en œuvre des moyens d’être heureux, l’attention à identifier notre complicité avec le mal et le malheur qui en résulte, font entrer dans un chemin qui, loin d’éviter la difficulté et la souffrance, ose l’affronter. On découvre alors une manière de vivre qui est sortie du malheur, ouverture sur le bonheur, sans que pour autant

le mal disparaisse.

Le mal, c’est ce qui fait mal et fait du mal. Le malheur est l’enfermement dans ce qui fait mal. L’expérience du bonheur n’est pas immédiatement liée à l’absence de ce qui fait mal, même si elle exige la dénonciation de toute complicité avec la cause du mal. Bonheur et mal ne sont pas du même ordre.

Le discernement dans la foi éduque à un réalisme qui ne se bouche pas les yeux. Il apprend à identifier le mal et à lui faire face. C’est pourquoi il comporte toujours une dimension de combat, de lutte et de résis tance à la fascination du mal qui, bien souvent, a pris les apparences du bien.

L’image du Créateur

Entrer dans cette manière de voir et de faire suppose une modification de l’image de Dieu, d’un Dieu qui n’a pas su ou pas voulu nous épargner le mal. Qu’il n’intervienne pas du haut de sa toute-puissance pour supprimer l’obstacle est une cause de scandale. La contemplation de la figure évangélique donnera peu à peu accès à la figure de Celui qui renonce à utiliser sa puissance pour passer en force. Il se tient au côté de l’homme pour lui permettre de trouver, avec Lui, son propre chemin vers la vie. Car il ne veut pas son bonheur à la manière d’un tyran ou d’un père oppressif et autoritaire qui aurait déterminé d’avance et sans lui la manière dont son fils doit être heureux.

Dieu ne nous crée pas seulement de l’extérieur comme le potier façonne son œuvre. Il crée, si l’on peut dire, de l’intérieur, selon l’image de la communication du souffle. Il est infiniment et intimement présent à sa créature, « plus intérieur à nous-mêmes que nous-mêmes ». C’est donc lui qui connaît le mieux notre histoire et s’il nous propose de faire sa volonté pour que nous puissions trouver notre chemin, c’est parce qu’il sait qui nous sommes, d’une connaissance qui est inaccessible à nos seules forces. C’est en nous mettant d’abord à l’écoute de ce qu’il nous dit de nous-mêmes et ce qu’il nous propose comme voie d’accès à la Vie que nous pourrons effectivement découvrir et inventer notre chemin vers Lui, vers notre bonheur.

« Yahvé, tu me sondes et tu me connais ; que je me lève ou m’assoie, tu le sais,

tu perces de loin mes pensées…

La parole n’est pas encore sur ma langue, et voici, Yahvé, tu la sais tout entière… C’est toi qui m’as formé les reins,

qui m’as tissé au ventre de ma mère…

Conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 139, 1-4.13.24b).

Dieu, Créateur et Seigneur, est totalement présent à sa créature et il connaît intimement et de l’intérieur chaque homme et tous les hommes ; aussi, si nous parlons de volonté de Dieu, il faut affirmer que Dieu veut le bonheur de l’homme. Le bonheur de l’homme est donc de faire la volonté de Dieu. Et en cherchant à faire la volonté de Dieu, l’homme trouvera son bonheur auquel il n’a pas accès — l’expérience le montre — par sa propre volonté.

Le chemin du discernement devra toujours être, quels qu’en soient les méandres, une recherche de la consolation sous la forme de la paix et même de la joie ; une consolation que Dieu, autant qu’il le peut, communique à l’homme, malgré ses résistances et ses refus. La découverte de la présence de ce don, le plus souvent très discrète, sera toujours la vérification de la rectitude du chemin.

Dieu agit dans nos psychologies comme en tout notre être

S’il en est ainsi, Dieu agira en l’homme et lui manifestera son exigence en tenant compte à chaque instant de ce que chacun est en vérité, dans la complexité de sa nature individuelle et de son existence sociale.

Dieu notre créateur, dans la parfaite connaissance qu’il a de sa créature, agit dans le respect de nos tempéraments, de la complexité de nos manières de sentir et de ressentir, d’agir et...

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