Walter – La guérison du guérisseur

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Un guérisseur libéré de ses pouvoirs… et fier de l’être ! Hallucinant. Il désirait faire le bien autour de lui : pourquoi en viendra-t-il à souhaiter être débarrassé de ses pouvoirs exceptionnels ?


Suivez l’histoire vraie de Walter Vappiani, ancien guérisseur et magnétiseur professionnel. L’auteur décrit avec honnêteté son aventure intérieure. Chemins d’exaltation et d’angoisse, de puissance et de doute. Prémonitions, coïncidences troublantes : il se sent guidé par un esprit supérieur. Mais l’archange qui l’attire jusque dans un village reculé des Philippines, qui est-il vraiment ? Et cette force qui l’a toujours guidé, est-elle si bienveillante ? D’interrogations en malaises, Walter va découvrir les dangers d’un monde qui n’est pas ce qu’il prétend être…


Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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EAN13 : 9782362490026
Nombre de pages : 156
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c h a p i t R E 1 une jeUnesse foUgUeUse
aU leNDemàIN De là SeCONDe GUerre mONDIàle, mON Père qUITTe l’iTàlIe POUr CHerCHer fOrTUNe eN FràNCe. Mà mère le rejOINT, sITôT ses 21 àNs àTTeINTs. Je vIeNs àU mONDe, UN jOUr De 1954, DerNIer D’UNe fràTrIe De TrOIs gàrçONs. tOUTe mà jeUNesse se Dé-rOUle â neUfCHef, eN MOselle, Où mes PàreNTs s’INs-TàlleNT eN 1956.
MON Père TrOUve UN emPlOI DàNs là sIDérUrgIe, OmNIPréseNTe eN MOselle. d’àbOrD àffeCTé àU làmI-NOIr, â UN POsTe Très PéNIble, Il àCCèDe eNsUITe â UN emPlOI PlUs àgréàble De CONDUCTeUr De lOCOmOTIve. il TràvàIlle fréqUemmeNT DOUze HeUres Pàr jOUr, Ce qUI le reND PeU DIsPONIble POUr DévelOPPer UNe re-làTION àveC ses fIls. VeNU sàNs UN sOU D’iTàlIe, seUl â ràPPOrTer UN sàlàIre, Il DOIT fàIre vIvre sà fàmIlle. celà sUffIT â DONNer le seNTImeNT DU DevOIr àCCOmPlI. tàNT qUe je sUIs TOUT PeTIT, Il PreND eNCOre le TemPs De jOUer UN PeU àveC mOI, màIs àveC le TemPs, NOs relà-TIONs se DIsTeNDeNT. Je l’àIme, màIs je Ne PàrTàge PlUs gràND-CHOse àveC lUI.
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BrUNe eT jOlIe, mà mère esT UNe femme Très àf-fàble eT sOCIàble, DyNàmIqUe eT POsITIve. Màlgré les DIffICUlTés, elle sàIT reNDre NOTre vIe De fàmIlle CHà-leUreUse eT àgréàble. Elle CONsIDère ses TrOIs gàrçONs COmme là PrUNelle De ses yeUx. tOUT àU lONg De mà vIe, j’àI seNTI là CHàleUr De sON àmOUr INCONDITIONNel qUI m’à CONsTrUIT eT PermIs D’àImer là vIe.
J’àI PeU De sOUveNIrs De mà PeTITe eNfàNCe, màIs, DàNs mà mémOIre, sONT gràvés Ces mOmeNTs mer-veIlleUx qUàND, le sOIr veNU, mà màmàN me bOrDe. Elle PreND TOUjOUrs le TemPs De me CàjOler qUelqUes mINUTes POUr eNsUITe PrIer àveC mOI le nOTre père eN ITàlIeN. c’esT sI bON ! Je Ne sàIs Pàs sI C’esT mON eN-fàNCe qUI me PréDIsPOse â CrOIre eN dIeU eT â àImer les àUTres OU sI CeTTe PréDIsPOsITION esT INNée, màIs je PerçOIs UNe gràNDe seNsIbIlITé àU fOND De mON CœUr eT UNe INTeNse eNvIe De fàIre le bIeN.
Le ryTHme sUIT l’éCOle PUblIqUe là semàINe eT l’églIse CàTHOlIqUe le DImàNCHe. STUDIeUx, j’àPPreNDs CONsCIeNCIeUsemeNT, y COmPrIs le CàTéCHIsme. J’eN àCqUIers Des brIbes De CUlTUre CHréTIeNNe màIs sàNs y TrOUver UN INTérêT PàrTICUlIer. Les PrêTres qUI eNseI-gNeNT les COUrs De relIgION Ne CrOIeNT NI àUx mIràCles NI àU sUrNàTUrel, eNlevàNT àINsI UNe gràNDe PàrTIe De leUr CréDIbIlITé àUx HIsTOIres bIblIqUes. celà N’àIDe Pàs â CrOIre eN dIeU. LeUr eNseIgNemeNT TIeNT PlUTôT De là mOràle ; Ils meTTeNT l’àCCeNT sUr le COmPOrTemeNT. ce sONT Des éDUCàTeUrs HOrs PàIr àveC De bONNes và-leUrs HUmàINes eT sOCIàles. déjâ Pàs sI màl ! MàIs rIeN â vOIr àveC les àsPIràTIONs PrOfONDes De mON CœUr !
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de TOUT Celà, resTe Ce qUe mà mère à PlàNTé DàNs mON CœUr. tOUT PeTIT, j’àI véCU Des mOmeNTs D’UNe ràre INTeNsITé De jOIe eT De PàIx. ET Ce sOUveNIr me TràNsPOrTe. QUàNT â mON Père, mODèle De mOràlITé eT D’HONNêTeTé, Pàr sà màNIère De vIvre, Il m’à TràNs-mIs ses vàleUrs. aINsI, mes PremIères àNNées Pàs-seNT-elles àgréàbles eT sàNs HIsTOIres. peTIT DerNIer, je fàIs le bONHeUr De mes PàreNTs. EN bONNe sàNTé, brIllàNT â l’éCOle, vIf eT bàvàrD, je Ne gàrDe De CeTTe PérIODe qUe Des sOUveNIrs HeUreUx.
L’àDOlesCeNCe s’àvère PlUs DIffICIle. cOmme TOUs CeUx De mON Age, je DOIs fàIre fàCe àUx bOUleverse-meNTs De mON COrPs eT De mON esPrIT. QU’Il esT DIf-fICIle De gérer là vIOleNCe Des émOTIONs àmOUreUses eT Des PUlsIONs sexUelles. plUs eNCOre, C’esT là sOIf De lIberTé eT D’àCCOmPlIssemeNT. Je sUIs ImPàTIeNT D’eN DéCOUDre àveC là vIe.
aU fOND De mOI, UNe fOUgUe eT UNe PUIssàNCe IN-TérIeUre me POUsseNT DàNs TOUTes les DIreCTIONs. Le rUgby me DéfOUle. Je PràTIqUe àUssI le kàràTé POUr me DéfeNDre. Je vOUDràIs TOUT DéCOUvrIr, TOUT es-sàyer !
Le DImàNCHe eNTre COPàINs, NOUs PreNONs TOU-jOUrs là DIreCTION De l’églIse màIs bIfUrqUONs POUr NOUs reTrOUver àU Càfé. FINàlemeNT, NOUs PàssONs là màTINée â jOUer àU bàby-fOOT eT àU flIPPer. ET sI ON NOUs qUesTIONNe sUr Ce qU’à DIT le CUré, NOUs ré-PONDONs évàsIvemeNT àveC UN sOUrIre : « il à Pàrlé De
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dIeU eT… Il esT PlUTôT POUr ! » Là PlUPàrT De mes àmIs Ne CrOIeNT PlUs. Là Pàge De là relIgION CàTHOlIqUe esT DéfINITIvemeNT TOUrNée.
ET le lyCée, qUelle PlàIe ! aveC ses CONTràINTes sCOlàIres qUI meTTeNT CONsTàmmeNT sOUs PressION. SUIvre UNe fIlIère TeCHNIqUe, qUelle DéCePTION ! Mà PàssION, Ce sONT les sCIeNCes HUmàINes, Ce qUI TràITe De l’HOmme àveC sON relàTIONNel, ses qUesTIONs exIs-TeNTIelles.
J’àI sOIf De CONNàIssàNCe eT je DévOre Des TONNes De lIvres ! aveC UNe PréféreNCe Très NeTTe POUr là Psy-1 CHOlOgIe, là PHIlOsOPHIe eT l’ésOTérIsme . tOUT COm-meNCe àU prIsUNIC. alOrs qUe je flANe DàNs le ràyON Des sOlDes, je TOmbe sUr UN lIvre DONT le TITre évO-CàTeUr m’àrrêTe PIle :Vivre pleinement sa vie. VIvre PleINemeNT mà vIe ! VOIlâ jUsTemeNT Ce â qUOI j’às-PIre ! alOrs qUe POUr NOUs, eNfàNTs eT àDOlesCeNTs, TOUT Ce qUI à àUTOrITé – PàreNTs, PrOfs, CUrés – Dé-CIDe De Ce qUe NOUs DevONs CrOIre OU PeNser, vOIlâ UN lIvre qUI àffIrme : « preNDs Tà vIe eN màIN » ! ce PàrfUm De lIberTé… uN vràI DélICe ! QUel PIeD ! J’àI 14 àNs eT MàI 68 bàT sON PleIN !
càPTIvàNT ! J’eNCHàîNe àveC FreUD, YOUNg, ReICH. ils àbOrDeNT les sUjeTs ImPOrTàNTs POUr mà géNérà-TION : là PsyCHOlOgIe eT là sexUàlITé. Je PéNèTre PrO-gressIvemeNT DàNs le fONCTIONNemeNT De l’HOmme eT les méCàNIsmes De ses PàssIONs. Le PeTIT PlUs qUI me màNqUàIT me vIeNT sUrTOUT Pàr UN lIvre sUr le
1  ÉsOTérIsme : 1. pàrTIe De CerTàINes PHIlOsOPHIes DONT là PràTIqUe DevàIT resTer INCONNUe Des PrOfàNes […]. 3. SyNONyme De OCCUlTIsme. www.làrOUsse.fr © ÉDITIONs LàrOUsse 2009.
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bOUDDHIsme TIbéTàIN :Le troisième œil. il y esT qUes-TION D’UNe DImeNsION sPIrITUelle De l’êTre HUmàIN eT Des mysTères De là vérITé INvIsIble. ceTTe vérITé se Cà-CHeràIT DerrIère les àPPàreNCes DU mONDe màTérIel qUI sONT IllUsION – « Màyà » COmme le bOUDDHIsme l’àPPelle.
Même sI là relIgION De mON eNfàNCe Ne m’àP-POrTe PlUs rIeN, je m’OPPOse sOUveNT â mes COPàINs qUI là rejeTTeNT : « MOI, je CrOIs eN dIeU ! Je Ne sàIs NI qUI Il esT NI COmmeNT Il esT, màIs je le DéCOUvrI-ràI ! » cerTàINs sCIeNTIfIqUes PréTeNDeNT qUe NOUs sOmmes le « frUIT DU HàsàrD eT De là NéCessITé ». J’àI, àU CONTràIre, àU fOND De mOI l’INTUITION De l’éTerNITé. oUI, là vIe à UN seNs !
pOrTé Pàr l’eNTHOUsIàsme De mON jeUNe Age, j’eNTrePreNDs àlOrs UNe reCHerCHe De là vérITé sUr là vIe eT sUr dIeU. c’esT vITàl POUr mOI De là TrOUver. càr sI dIeU N’exIsTe Pàs, le mONDe esT UNIqUemeNT màTé-rIel eT là DIsCUssION esT ClOse. MàIs s’Il exIsTe, qUe De PersPeCTIves eT D’esPéràNCes â DéCOUvrIr ! J’àI besOIN De sàvOIr POUrqUOI j’àI éTé Créé, j’àI besOIN De TrOUver mà PlàCe eT mON rôle DàNs l’UNIvers. SàvOIr Celà me PermeTTrà, C’esT CerTàIN, De reveNIr POrTeUr De sOlU-TIONs àUx sOUffràNCes eT àUx erràNCes De l’HUmàNITé.
SeIze àNs. EN PleINe qUêTe sPIrITUelle. EN PleINe sOIf D’àCCOmPlIssemeNT. Les àNCIeNNes CONvICTIONs relIgIeUses se DésàgrègeNT PrOgressIvemeNT. L’es-PrIT bOUIllONNe. Je Ne PeUx PlUs me CONTeNTer De Ce qU’ON m’à eNseIgNé. J’àI besOIN De fOrger mes PrOPres CONvICTIONs eT De DéCOUvrIr Pàr mOI-même là réàlITé eT les mysTères DU mONDe sPIrITUel !
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Les relIgIONs eT PHIlOsOPHIes OrIeNTàles àINsI qUe l’ésOTérIsme PrOPOseNT De NOUvelles CONCePTIONs DU DIvIN, De là NàTUre De l’HOmme, De là vIe eT De là mOrT. celles-CI s’ImPOseNT ImPerCePTIblemeNT â mOI eT fàçONNeNT mà PeNsée : je Ne CONçOIs PlUs dIeU COmme UNe PersONNe qUI séPàre le bIeN DU màl, màIs COmme UNe fOrCe CréàTrICe, UNe CONsCIeNCe COsmIqUe. uNe CONsCIeNCe POUr làqUelle le bIeN eT le màl N’exIsTeNT Pàs eN TàNT qUe Tels, màIs sONT COmme le yIN eT le yàNg : DeUx fàCeTTes D’UNe même UNITé. Les CONTOUrs DU DIvIN sONT flOUs màIs, Pàr IgNO-ràNCe eT Pàr COmmODITé, je CONTINUe â l’àPPeler « dIeU ». ceTTe lIberTé De CrOyàNCe NOUvelle me PlàîT : elle m’àffràNCHIT De mes TàbOUs eT m’àUTOrIse â TOUT ex-PérImeNTer POUr àUgmeNTer mà CONNàIssàNCe. tOUTes Ces CHOses me TràvàIlleNT INTérIeUremeNT : je vàIs bIeNTôT DevOIr CHOIsIr eNTre Ce qUe je Dé-COUvre eT là fOI De mON eNfàNCe. Les DerNIers verrOUs sàUTeNT qUàND je COmmeNCe â DésàCràlIser JésUs, â le CONsIDérer COmme UN HOmme OrDINàIre. J’àrrIve â là CONClUsION qU’Il esT àPPelé « fIls De dIeU » PàrCe qU’Il àvàIT COmPrIs eT àssImIlé là NàTUre De dIeU ! Je CONsIDère qUe C’esT UNe fIlIàTION Pàr là CONNàIssàNCe, Pàr l’éveIl sPIrITUel. QU’Il esT Ce qUe l’ésOTérIsme NOmme « UN INITIé », COmme le BOUDDHà eT bIeN D’àUTres ! ceTTe CONClUsION COmbINe eT HàrmONIse mes CrOyàNCes, Ce qUI m’àPàIse. Je CrOIs àvOIr TOUT COmPrIs : UNe vOIe rOyàle s’OUvre DevàNT mOI. JésUs éTàNT lUI-même UN INITIé, PlUs rIeN Ne s’OPPOse â mà DéCOUverTe DU mONDe INvIsIble.
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tOUT Ce TemPs Pàssé â lIre eT â méDITer Ne m’emPêCHe Pàs D’àvOIr UNe vIe sOCIàle sOUTeNUe. aU CONTràIre, mON CHàrIsme m’OUvre là symPàTHIe Des àUTres. ils me PerçOIveNT sOUveNT àveC UN PeTIT PlUs INDéfINIssàble eT Celà sUsCITe De NOmbreUses réàCTIONs De bIeNveIllàNCe â mON égàrD. Même le sUrveIllàNT géNéràl DU lyCée, PlUTôT frOID eT àvàre De COmPlImeNTs, me DIT UN jOUr : « VàPPIàNI, UN PeU mOINs De CHàrme eT UN PeU PlUs D’effICàCITé ! » EN ef-feT, j’àDOre Pàsser Des HeUres â DIsCUTer eT â refàIre le mONDe àveC les gàrs eT les fIlles De mON Age.
MON OreIlle esT àTTeNTIve eT mON CœUr seNsIble àUx màlHeUrs Des UNs eT Des àUTres. il m’àrrIve De PrODIgUer Des CONseIls sOUveNT àPPréCIés. Je me TrOUve Des qUàlITés De THéràPeUTe eT j’àImeràIs De-veNIr PsyCHOlOgUe. MàIs le DéCès De mON Père, jUsTe àPrès le bàC, eT là TrIsTesse qUe Celà eNgeNDre, me CONTràIgNeNT â gàgNer mà vIe PlUs ràPIDemeNT qUe je Ne l’àUràIs sOUHàITé.
aPrès UN bref Pàssàge D’UN àN COmme TeCHNI-CIeN eN sIDérUrgIe, je Pàrs àU servICe mIlITàIre. nOUs sOmmes eN jUIN 1974 : j’àI 20 àNs.
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c h a p i t R E 2 un messager inattendU
ENfIN lIbre !
Me vOIlâ Dégàgé Des OblIgàTIONs mIlITàIres, màIs Pàs àssàgI POUr àUTàNT, lOIN De lâ ! J’àI TOUjOUrs be-sOIN De bOUger eT De DéCOUvrIr le mONDe. aU gràND DésesPOIr De mà fàmIlle, je DéCIDe De TeNTer l’àveN-TUre : je Ne rePreNDs Pàs mON emPlOI.
FINàlemeNT, je TrOUve UNe àCTIvITé PrOfessION-Nelle qUI COrresPOND bIeN â mà NàTUre INDéPeNDàNTe eT â mà PersONNàlITé De bOHème : COmmerçàNT sUr les màrCHés.
c’esT fOrmIDàble ! Je PeUx veNDre mà màrCHàN-DIse, POUr l’esseNTIel Des vêTemeNTs, DàNs N’ImPOrTe qUelle vIlle De FràNCe. BIeN sûr, les àléàs DU COm-merCe Ne màNqUeNT Pàs, àveC leUr lOT De DIffICUl-Tés fINàNCIères, màIs Ce qUI m’émerveIlle, C’esT CeT INTeNse seNTImeNT De lIberTé eT D’àveNTUre. J’àIme CeTTe àmbIàNCe De fOIre, COsmOPOlITe eT vIvàNTe, PleINe D’éClàTs De vOIx eT D’ODeUrs DélICIeUses. QUel PlàIsIr ! J’àDOre DIsCUTer, màrCHàNDer eT PlàIsàNTer àveC les ClIeNTes.
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côTé OrgàNIsàTION, Ce N’esT Pàs màl NON PlUs ! J’àI àCHeTé UNe gràNDe CàmIONNeTTe eN allemàgNe. Là DOUble CàbINe serT De CàmPINg-Càr, CerTàINs jOUrs, TàNDIs qUe là PàrTIe àrrIère séPàrée, àbrITe là màr-CHàNDIse eT le màTérIel NéCessàIres â mON COmmerCe.
aveC tHIerry, UN àmI àU sTyle De vIe semblàble, NOUs éTàblIssONs NOTre bàse â GreNOble. ceTTe régION esT vràImeNT belle. c’esT UN bONHeUr De CIrCUler eT De TràvàIller DàNs CeT eNvIrONNemeNT De mONTàgNes. de PlUs, les màrCHés sONT NOmbreUx, PrOsPères eT NOUs Ne sOmmes qU’â UNe CeNTàINe De kIlOmèTres De LyON, Où résIDe NOTre fOUrNIsseUr eT àmI, JeàN-pàUl.
L’hypnotiseur
QUelqUes mOIs PàsseNT. uN HIver àssez rIgOU-reUx NOUs meT sUr là TOUCHe. nOUs sOmmes àlOrs CONTràINTs D’INTerrOmPre NOTre àCTIvITé PlUsIeUrs se-màINes. Je PrOfITe De CeTTe DIsPONIbIlITé POUr vOyàger UN PeU. cOmme je màNqUe De sOleIl eT De rePOs, je PrOjeTTe De reNDre vIsITe â UN àmI qUI effeCTUe sON servICe CIvIl eN tUNIsIe.
Je PréPàre mON DéPàrT qUàND sUrvIeNT UNe CHOse Très éTràNge qUe je N’àvàIs jàmàIs exPérImeNTée â Ce jOUr : UNe vIsION. Je me vOIs, vOyàgeàNT DàNs Ce qUI me semble êTre UN TràIN (àU vU Des sIèges CàràCTé-rIsTIqUes), àssIs â CôTé D’UN HOmme qUI me DIT : « Je sUIs HyPNOTIseUr ». ET là vIsION s’àrrêTe lâ ! Là sCèNe semble sI réelle Pàr ses DéTàIls qU’elle me DONNe l’ImPressION D’àvOIr regàrDé UN fIlm. uNe bOUffée D’émOTION m’eNvàHIT TàNDIs qUe je sUIs gàgNé Pàr là CONvICTION qUe CeTTe vIsION và se réàlIser. aU POINT
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uN messàger INàeNDU
D’àNNONCer â mes PrOCHes : « Je vàIs PeUT-êTre reN-CONTrer UN HyPNOTIseUr ! » MON séjOUr sUr PlàCe esT Très àgréàble eT m’àP-POrTe TOUTe sàTIsfàCTION. il me DONNe àUssI l’OCCàsION De vIvre UNe CUrIeUse àveNTUre ! À tUNIs, je fàIs là CONNàIssàNCe De FràNCIs, jeUNe rOUTàrD fràNçàIs qUI, eN DéPIT D’àPPàreNCes àveNàNTes, CHerCHe â me vOler l’àrgeNT De mON bIlleT De reTOUr. RIeN DàNs sON COm-POrTemeNT Ne làIsse sUPPOser De Telles INTeNTIONs. pOUrTàNT, àPrès qUelqUes HeUres Pàssées àveC lUI, je resseNs àU CreUx De l’esTOmàC UN màlàIse Tel qUe, N’y TeNàNT PlUs, je lUI DIs : – Je Ne PeUx Pàs, je Ne DOIs Pàs resTer àveC TOI. SUrPrIs eT CUrIeUx De CeTTe sITUàTION PeU OrDI-NàIre, Il bàfOUIlle : – MàIs… COmmeNT TU sàIs ? ET lâ, DàNs là CONfUsION, Il vIeNT De se TràHIr !
Je PreNDs CONsCIeNCe, qU’àU fOND De mOI, qUelqUe CHOse s’esT àNImé : UNe sOrTe De sysTème D’àlàrme. uN sIxIème seNs vIeNT De se màNIfesTer POUr m’INfOr-mer D’UN DàNger qUe je Ne sOUPçONNàIs Pàs !
Le leNDemàIN, C’esT le reTOUr eN bàTeàU. L’àUbe se lève eT là jOUrNée s’àNNONCe Très belle. Là Pàge De mà mésàveNTUre àveC FràNCIs esT TOUrNée eT mes PeN-sées se POrTeNT vers l’àveNIr. Je CONTemPle PeNDàNT De lONgUes mINUTes le sIllàge DU bàTeàU qUI s’élOIgNe DU POrT, eT les mIlle refleTs DU sOleIl levàNT sUr là mer. pleIN De CeTTe vIsION féerIqUe, je Pàrs PreNDre UN bON PeTIT-DéjeUNer àU bàr. Je m’INsTàlle eNsUITe CONfOr-TàblemeNT àU sàlON. il y à lâ PlUsIeUrs ràNgées De
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