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Economie de l'environnement et des ressources naturelles

De
347 pages
Voici une présentation complète et détaillée des principaux concepts et problèmes concernant l'environnement et les ressources naturelles. Ce manuel s'adresse aux étudiants en économie de l'environnement, et son originalité réside dans la simplicité des outils employés et dans les exemples choisis ; notamment dans le contexte africain, sans négliger le caractère international des questions environnementales.
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,

Economie de l'environnement et des ressources naturelles

(Ç) L'Harmattan, 2004 ISBN: 2-7475-6772-9 EAN : 9782747567725

Taladidia THIOMBIANO

Economie de l'environnement et des ressources naturelles

T

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 TO/ino ITALIE

lJ))JElJj)!IreA reJE

Al
mon épouse: Awa ;

mes enFants: Labidy, Nassidia,
Youmanli, KanFidini, Yempabou, KanFiéni.

TABLE DES MATIERES Avant propos CHAPITRE I : Environnement 1.1. Définition des concepts et Développement Durable 15 ..17

..................

...19
19
21 22 30 31 31 33 50 50 53 59 61 62 .62

1.1.1. Rappel historique de développement soutenable
1.1.2.L 'environnement 1.1.3. Relations entre environnement et développement 1.2. Les différentes approches scientifiques de l'environnement 1.2.1. Approche des sociologues 1.2.2. Approche des écologues 1.2.3. Approche des économistes 1.3. Les indicateurs du développement durable 1.3.1. L'indicateur 1.3.2. L'indicateur HHS de compatibilité

CHAPITRE II : Utilisation Optimale du Patrimoine Naturel. 2.1.Définition 2.2. Typologie des ressources naturelles 2.2.1.Classification selon les caractères biophysiques

9

2.2.2. Classification selon le type de relation que l'activité humaine entretient avec les ressources 63 2.3. Utilisation optimale des ressources 2.3.1. Utilisation optimale des ressources non renouvelables 2.3.2. Utilisation optimale des ressources renouvelables 2.4. Valorisation des actifs naturels ..65 65 74 82

2.4.1.Le surplus
2.4.2. Différents types de valeurs de l'environnement

... ...

83
88

CHAPITRE III : Les systèmes de Comptes du Patrimoine Naturel et de l'Environnement 105 3.1. La comptabilisation de l'environnement 107

3.1.1. Le système de Comptes du Patrimoine Naturel (SCPN) 3.1.2. La comptabilité nationale verte 3.2. L'approche économétrique de la comptabilisation l'environnement de Karl Goran Maler 3.2.1. Présentation du modèle de Maler de

110 .124

133 134 139 142

3.2.2. La mesure du bien-être national net 3.2.3. Le dommage environnemental.

3.3.4.Le Revenusoutenable

...

...

...

143
144

3.2.5. Le développement soutenable

10

CHAPITRE IV : Politiques Environnementales 4.1. La tarification 4.1.1. Principe de base de la tarification 4.1.2.Modélisation 4.2. La réglementation 4.2.1. Les formes de réglementation 4.2.2. Détermination 4.3. Instruments des normes... quantitative

147 149 150 ..155 .164 164 .164 .169 169 190 ..196 207 209 209 212 ..212

économiques

4.3.1. La théorie des externalités 4.3.2. Instruments des politiques de l'environnement

4.3.3. Le principe-payeur-pollueur CHAPITRE V : Matrice d'Analyse Politique 5.1.Définition 5.2. Construction et fonctionnement de la MAP 5.3. Analyse des différents postes de la MAP 5.3.1. La rentabilité" Privée"

5.3.2. La rentabilité économique (pour la collectivité nationale) 5.3.3. Les effets des divergences 5.4. Construction de la MAP élargie

212 215 218

11

5.5. Les comparaisons entre les systèmes agricoles qui produisent des biens différents ...219 5.6. La rentabilité financière 5.7. La rentabilité économique 5.8. Les transferts de politique 5.9. L'avantage comparatif dynamique 220

......... ...
sont connus

221 ...221 223 224 225 227

5.10. Application des MAP aux problèmes environnementaux 5.10.1. Les dégâts environnementaux 5.10.2. Les fondements de la MAP

5.10.3. Interprétation des différentes rubriques de la MAP sans effets externes 227 5.10.4.Choix entre différentes activités sans effets externes...230 5.11. Analyse des problèmes environnementaux 5.11.1 Hypothèse que l'activité 2 (a2) est supérieure à l'activité 3 (a3) 5.11.2 Introduction d'effets externes 230

231 232 233 233 234

......

5.12. Relation entre MAP et théorie économique des externalités... 5.12.1. Principe de la détermination 5.12.2. Principe de la détermination des coûts des avantages

CHAPITRE VI : Intégration de l'Economie et de

l'Environnement..
6.1. Temps et actualisation

235
237

12

6.1.1. Principes fondamentaux

de l'actualisation

239

6.1.2. Le signe des taux d'intérêt 6.1.3. Actualisation et environnement 6.1.4. Actualisation et ressources naturelles 6.1.5. Actualisation et générations futures 6.2. Risque et Incertitude

..243
244 245 247 250

6.2.1.Définitions
6.2.2. L'incertitude

...
dans l'activité économique

.

.

251
252 255 256 258 260

6.2.3. Le traitement du risque et de l'incertitude 6.2.4. Evaluation des risques 6.2.5. Gestion du risque 6.2.6. Traitement de l'incertitude 6.2.7. Intégration décision

du risque et de l'incertitude dans la prise de ... 263 et les Echanges 267

CHAPITRE VII : L'Environnement Internationaux 7.1. Commerce et Environnement

...

269

7.1.1. Les thèses conventionnelles sur le commerce international.

269

7.1.2. Interférences entre les relations financières et commerciales internationales et l'environnement 272 7.2. Relations internationales et environnement 276

13

7.2.1. Coopération internationale l' environn emen t. 7.2.2. Effet international

et protection de 276 285 291 293 293 295 297 299 299 299 301

des écotaxes

CHAPITRE VIII: Le marché de l'environnement 8.1. Les raisons de la lutte contre l'effet de serre 8.1.1. Définition 8.1.2. : Conséq u en ces 8.1.3. : L'évolution des négociations internationales 8.2. : Les dispositions du protocole de Kyoto 8.2.1. : Cadre du protocole 8.2.2. : Les divergen ces 8.2.3. : Situation pour les pays en développement

8.3. : Les systèmes des permis d'émission négociables (PEN)..301 8.3.1. : Le principe 8.3.2. : Comparaison Bibliographie Index des matières entre les taxes et les PEN 302 311 325 .337

14

AVANT-PROPOS
0--------------

Entre l'offre qui crée sa propre demande et la demande qui crée l'offre, c'est la question de l'éternel débat entre l'oeuf et la poule. Néanmoins, nous pouvons affirmer ici que c'est la demande qui a créé l'offre dans le cas de la production de cet ouvrage. En effet, l'Economie de l'Environnement est une branche récente de la Science Economie. Aussi, son enseignement dans la plupart des Facultés des Sciences Economiques francophones ne remonte pas souvent à plus d'une décennie. Ces enseignements ont fréquemment commencé par les 3e cycles en termes d'option ou de spécialité. C'est pourquoi les ouvrages qui existent aussi sont d'un niveau qui tend à répondre à cette demande. Récemment, avec toute l'importance qu'on observe au plan international sur les problèmes environnement aux, il a été nécessaire de créer des filières de formation en Economie de l'Environnement dans les seconds cycles, sans toutefois que cela soit accompagné d'une offre de manuels. Le présent ouvrage vise à répondre à cette demande des étudiants qui commencent leur formation en Economie de l'Environnement. Il s'agit de leur présenter les définitions des principaux concepts relatifs à l'Environnement. C'est ainsi que l'ouvrage commence par le développement durable, ensuite les ressources naturelles avant d'aborder la question de la comptabilité environnementale. Dans un second temps, nous présentons les principaux instruments de régulation de la politique environnementale. Puis, nous essayons d'établir le lien entre économie et environnement. Sur ce point, nous abordons principalement les notions de risques et d'incertitude qui sont des fondements dans la gestion économique et environnementale. Enfin, l'ouvrage étudie les questions internationales de l'environnement et des ressources naturelles. Tout en nous adressant à un public qui fait son apprentissage dans la discipline, nous avons néanmoins eu recours à quelques outils élémentaires de techniques quantitatives afin de rendre opérationnel sur le terrain les instruments qui sont donnés aux étudiants. La construction de cet ouvrage est basée essentiellement sur la lecture de revues, d'articles, d'études de cas et de rapports. Son originalité repose

sur un effort de construction théorique accompagné d'exemples tirés de par le monde et surtout au Burkina Faso et en Afrique. Nous voudrions remercier l'Institut de Développement Economique (IDE) de la Banque Mondiale, qui nous a donné l'occasion de participer en 1996 à un séminaire de formation à Washington et qui nous a fourni à cette occasion une documentation très abondante sur l'économie de l'environnement. Nos remerciements vont aussi au Collègue Patrick Point, Directeur de Recherche au CNRS, qui nous a invité à l'Université Bordeaux IV pour un cours d'Economie de l'Environnent en DEA et qui nous a donné l'opportunité de consulter de nombreux articles du Centre de Recherche sur l'Environnement. Nous saisissons cet instant pour adresser nos remerciements au professeur Aimé Tchabouré GOGUE, premier Directeur du PTCI qui, en 1994 nous a convaincu d'opérer une reconversion en Economie de l'Environnement au regard de la très grande pénurie d'enseignants francophones spécialisés dans le domaine. C'est dire que ce manuel trouve ses bases dans le cours donné en DEAJPTCI et dont les prolongements se sont poursuivis en second cycle de l'Unité de Formation et de Recherche en Sciences Economiques et de Gestion de l'Université de Ouagadougou. Nos remerciements vont enfin à Madame Mamounata KABORE, Secrétaire du 3e cycle de l'UFR/SEG, qui a consacré son temps à la saisie du manuscrit et Monsieur Cyprien ILBOUDO qui s'est investi dans la mise en pages de la version finale.

L'Auteur

16

CHAPITRE I ENVIRONNEMENT DURABLE ET DEVELOPPEMENT

Introduction Dans ce premier chapitre, il s'agit de donner la définition d'un certain nombre de concepts à travers des rappels historiques. Ensuite, il est traité les principales approches scientifiques de l'environnement notamment celles des sociologues, des écologues et des économistes. Enfin, quelques instruments de mesure du développement durable sont analysés.

1.1. Défmition des concepts 1.1.1. Rappel historique de développement soutenable Le point de départ remonte aux réflexions des années 1970 sur la croissance et le développement. Les conclusions du Club de Rome, et d'autres économistes de l'époque remettaient en cause l'idée qu'une croissance économique soutenue et permanente soit la condition idéale pour l'humanité. Un siècle après Malthus, une nouvelle prise de conscience des contradictions potentielles entre l'accroissement illimité des besoins humains et le caractère limité des ressources naturelles réapparaît. Dès cet instant, se développe l'idée qu'il faut imposer des limites à la croissance économique, ou plutôt à ses effets sur l'environnement, afin de garantir la conservation des ressources de la planète. Les qualificatifs de durabilité ou soutenabilité (sustainable) voient le jour dans Ie rapport" Word Conservation Strategy, living resource conservation for sustainable development" en 1980, qui insiste sur Ie maintien des équilibres écologiques. Plus récemment, le rapport de la Commission Mondiale pour l'Environnement et I e Développement des Nations Unies" Our Common Future", également connu sous le nom de Rapport Bruntland, met en relief les risques planétaires liés au changement climatique et à la croissance incontrôlée de la population. Ce rapport popularise véritablement le concept de développement durable sans toutefois donner une véritable définition.

Le seul passage couramment cité et qui défInit la notion de développement soutenable est :" Sustainable development is development that meets the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet their own needs" (Rapport Brundland, 1987 p. 43)*. Plus qu'une défInition, selon Sylviane Gastaldo (1992), le Rapport aborde davantage les aspects éthiques contenus dans la notion même de développement soutenable. Une définition par la négative Selon certains auteurs: John Pezzey (1989), Pearce et al. (1989), il existerait entre vingt six et soixante défInitions du concept de développement durable. Cette notion recouvre des contraintes différentes selon les auteurs, suivant leur appréciation de la priorité des problèmes, et le contexte du développement. Parmi les différentes définitions, nous pouvons citer quelques unes: - Le Rapport Bruntland : " Un processus de changement par lequel l'exploitation des ressources, l'orientation des investissements, des changements techniques et institutionnels se trouvent en harmonie et renforcent le potentiel actuel et futur de satisfaction des besoins des hommes". - La Banque Mondiale (1992) : " Un développement soutenable, est un développement qui dure. Il ne faudrait pas que ceux qui jouissent aujourd'hui des fruits du développement économique, par une dégradation excessive des ressources de la terre et par la pollution, le fassent aux dépens des générations futures".

- L'idée d'équité inter et intragénérationnelle est mise en avant explicitement par John Pezzey (1989) en ces termes: " Le développement durable sera d'utilité non décroissante par tête, en raison de son évidente affInité avec les critères d'équité entre générations".
Le même rapport met l'accent sur la préservation de la biodiversité pour son rôle d'assurance face à l'incertitude des conditions futures: " La
* Traduction française: "Répondre dre à ceux des générations à venir" aux besoins des générations actuelles sans compromettre la possibilité de répon-

20

perte des espèces végétales et animales peut grandement compromettre les avantages des générations futures; aussi, le développement soutenable nécessite la protection des espèces animales et végétales". Au regard de ces différentes définitions tirées de manière aléatoire, on peut dire que le développement durable est le contraire d'un développement aveugle ou insoutenable qui négligerait selon S. Gastaldo (1992) : - l'impact sur l'environnement; - demain au profit d'aujourd'hui; - une partie de la population (les pauvres). Le développement durable est un objectif d'ordre macro-économique. Les perspectives de développement sont fonction du stock de capital et du progrès technique, ainsi que du degré de maîtrise de la croissance démographique qui seule, peut garantir que l'augmentation de la population ne dissipera pas rapidement les avantages liés au développement du stock de capital. L'économie de l'environnement nous enseigne notamment que les biens d'environnement font partie intégrante de ce stock au même titre que les machines, les routes, les usines, les maisons etc. Une forêt tropicale remplit un grand nombre de fonctions écologiques qui ont toute une valeur économique. Elle protège le réseau hydraugraphique et sa disparition est susceptible de porter atteinte à celui-ci selon la nature de la nouvelle affectation des t erres. Au plan mondial, la c ouche d'ozone protège les êtres humains d'une grande partie du rayonnement ultra-violet qui nuirait dans le cas contraire à leur santé et à la productivité de l'écosystème. Finalement, on peut distinguer deux sous-objectifs dans la poursuite d'un développement durable: - la garantie de la qualité de l'environnement; - la consolidation du développement économique. 1.1.2. L'environnement H. Bourguinat (1993) parlant du terme environnement s'interroge: " Est-ce la traduction - peut-être trop libérale - d'un mot anglais à la mode ou l'un des problèmes réellement majeurs de notre époque? ".

21

Presqu'un quart de siècle après, de nombreux pays du Tiers Monde et notamment ceux de l'Afrique continuent à s'interroger sur le terme. Comment définir l'environnement? Pour H. Bourguinat (1993) "Eston en droit de qualifier le terme et de parler d'environnement économique pour mieux spécifier le champ d'étude ou bien vaut-il mieux reconnaître qu'il n'y a qu'un problème général de l'environnement et que l'économiste est chargé d'en embrasser seulement une partie? Ce que l'on peut observer aujourd'hui, c'est que le problème de l'environnement ne se réduit ni à l'étude des atteintes objectives au milieu (les pollutions) ni à celles des atteintes à la fois objectives et subjectives (les nuisances). Ce n'est pas non plus une simple volonté de protéger un état naturel. En définitive, l'environnement serait selon H. Ozbekhan "tout ce que l'homme crée, tout ce dont il s'entoure, tout ce qu'il a appris. et tout ce dont il se souvient". Il serait dans ce cas erroné de penser que l'environnement se réduit à ce que nous appelons Nature. Il se confond davantage avec le "milieu" dans lequel le système existe et continue d'exister grâce à des échanges d'ordre presque méthodologique. L'environnement est un problème total, aussi pour H. Bourguinat (1973) " L'environnement est constitué aussi bien par le milieu naturel ou artificiel qui nous entoure que par le tissu de plus en plus serré des relations intellectuelles et le réseau d'information que nous avons bâti". Finalement, on peut dire que l'environnement est à la fois souvenir humain, communication avec l'autre mais également entre soi-même et le milieu à travers la médiation des choses, le cadre de vie et ce qui y porte atteinte etc. 1.1.3. Relations entre environnement et développement Pour l'économiste Français Henri Guitton, " L'activité économique est la forme de l'activité humaine par laquelle les hommes luttent pour réduire l'inadaptation de la masse à leurs besoins". En d'autres termes, elle est donc d'abord transformation de la nature où elle trouve ses ressources et un réceptable pour ses déchets.

22

Ce sont ces rapports qui doivent être perçus dans une vision d'intégration environnement-économie pour un développement durable. Cette vision est multidimensionnelle et prend en compte, comme le souligne l'OCDE (1996)* : a) La géographie Dans quelle mesure les politiques économiques ou environnementales au plan local, national, régional et international se renforcent mutuellement? b) Les secteurs économiques La mesure dans laquelle les politiques économiques sectorielles (agriculture, transport, énergie, industrie, commerce etc.) prennent en compte les préoccupations environnementales. c) Les critères économiques De quelle façon le comportement des différents acteurs économiques (consommateurs, entreprises, société civile etc) reflète leur vision de l'interaction entre les objectifs économiques et environnementaux ? d) Les ressources environnementales La mesure dans laquelle les politiques affectant des ressources environnementales prises séparément (eau, air, sol, faune et flore sauvage) sont naturellement cohérentes (approche écosystémique). Les problèmes d'environnement peuvent s'aggraver ou s'améliorer avec la croissance des revenus; certains s'aggravent et s'améliorent ensuite.

* OCDE (1996) : L'intégration

de l'environnement

et de l'économie.

Progrès dans les années 90, papier libre.

23

Figure 1 : Indicateurs d'environnement

selon la catégorie de revenu des pays

Population urbaine sans accès à un minimum Population sans accès à de l'eau salubre Pourcentage 100 80 60 40 20 d'assainissement
Pourcentage

o

100
Revenu

f~1
1000 10000
par habitant (dollars, Concentrations moyennes Particules dans les villes de par mètre cube d'air Déchets urbains par habitant

~~~~
100000 100 1000 10000
Revenu par habitant (dollars, Concentrations moyennes de Dioxyde de soufre dans les villes Microgrammes 50 par mètre cube d'air

]

100000

échelle logarithmique)

échelle logarithmique)

Microgrammes

40 IWO~ 1200 600 30 20 10

o
100 1000 10000 100000 Revenu par habitant(dollars, échelle logarithmique)

o
100 1000 10000 100000 Revenu par habitantedollars, échelle logarithmique)
Emissions moyennes de gaz Carbonique' par habitant

Tonnes 16 12 8 4
I

[~"~
100 I000 I0000 100000 Revenu par habitant(dollars, échelle logarithmique) partir de données relatives aux années 80.

o

100

1000

10000

100000

Revenu par habitant(dollars, échelle logarithmique)

Note: Les estimations sont fondées sur une analyse de régression portant sur plusieurs pays et établie à

,

Gaz carbonique

émis par les combustibles 1992

fossiles

Sources:

Banque Mondiale

e) Les instruments des politiques Comment les différents instruments de politique environnementale (réglementations, incitations économiques, développement technologique, éducation, culture etc.) produisent des résultats cohérents et complémentaires?

24

f) Le niveau des objectifs De quelle façon les politiques micro et macro économiques se soutiennent mutuellement dans l'interaction des politiques environnementales et économiques (les politiques environnementales au niveau micro économique soutiennent-elles les politiques macroéconomiques ?) g) Les procédés La mesure dans laquelle les procédés de fabrication industrielle reflètent les exigences environnementales (concept de lutte contre la pollution, gestion de la totalité du cycle de vie). h) Le temps La mesure dans laquelle les politiques environnementales et économiques sont intégrées dans une perspective temporelle (court terme opposé à long terme; génération actuelle opposée aux générations futures). Quelques indicateurs d'environnement montrent bien les corrélations positives ou négatives qui existent entre environnement et niveau de développement (Cf figure 1). Ainsi, au fur et à mesure que les revenus des populations s'améliorent, le % de personnes sans accès à l'eau potable diminue. A l'inverse, l'augmentation du revenu fait augmenter les émissions moyennes de gaz carbonique. En Afrique, au cours des décennies à venir, les forces ci-après et leurs interactions seront les facteurs déterminants qui façonneront les aspects environnementaux de ce continent:

. Accroissement

démographique

Les projections d'accroissement démographique dans la plupart des pays africains indiquent un taux de croissance annuel moyen de 3,1 % jusqu'à l'an 2 000. Dans moins d'un quart de siècle si ce taux est maintenu, la population doublera. Une telle explosion démographique est susceptible d'aggraver la pauvreté et la dégradation de l'environnement.

25

Figure 2: Projection de l'accroissement démographique dans le monde suivant diverses hypothèses de fécondité 1985-2160 Milliards d'habitant

25

20 acc' ération de I fécondi é 15
........-.--......-...........-........... .......-...-.............

Référen e Baisse d la
Fécondi

10

.

5

o
1985 2010 2035 2060 2085 2110 2135
2160 Années

Les conséquences

de cette croissance démographique

seront:

* l'accroissement de la demande de biens et services (pression sur le milieu naturel) ; * la création de nouveaux emplois et nouvelles sources de revenus (renforcement de la pression sur les ressources naturelles) ; * l'accroissement de la production des déchets (menace sur la santé) ; * la mise en culture de nouvelles terres entraînant la baisse des rendements ; * le surpâturage, le déboisement, l'épuisement des eaux; * l'accélération de l'urbanisation;

26

* la pauvreté. Dans bon nombre de pays africains, environ 55 % de la population vivent en deçà du seuil de pauvreté. Exemple: Au Burkina Faso, l'INSD (1998) définit ce seuil à 72 690 FCFA, ce qui conduit à estimer un taux de 45,3 % vivant en deçà de ce mInImum. L'essentiel des pauvres se trouvent en milieu rural, ce qui explique la poussée de l'exode vers les villes. Pauvreté et dégradation de l'environnement sont deux forces mutuelles. De plus en plus, il faut comprendre la pauvreté non en mesurant le bien-être traditionnel, mais en termes de patrimoine et d'accès aux ressources naturelles. Les pauvres dépendent presqu'à 100 % de la base des ressources naturelles pour satisfaire leurs besoins fondamentaux et, sur le continent, ces ressources disparaissent rapidement. De ce fait, les pauvres sont de plus en plus en danger. Cependant, comme le suggère Boserup (1965), chaque fois que les problèmes apparaissent, les hommes les affrontent. Ainsi, lorsque la densité de peuplement atteint un certain seuil, les hommes ne développent-ils pas des techniques de régénérescence des sols? Il semble qu'une courbe en forme de U apparaît dotée d'un potentiel d'explications de cette évolution. On assiste dans un premier temps à une poussée des problèmes vers le bas et, dans un second temps, la situation s'améliore. Des études photographiques ont montré dans le cas de Machakos (Kenya) qu'en 1937, cette zone était entrée dans une situation de déforestation avancée de l'écosystème. En 1990, d'autres photographies ont montré pour la même zone un luxuriant couvert végétal. A Machakos, la végétation s'est fondamentalement améliorée au même moment qu'on observait une plus grande productivité. Des travaux de recherche récents (2002-2003) sur" la réhabilitation de la capacité productive des terroirs dans le Nord du Plateau Central du Burkina Faso" ont montré à travers une étude multidisciplinaire (télédétection, économie, sociologie, hydraugraphie, agronomie) qu'avec des densités de peuplements allant jusqu'à 100 ha/km2, la politique de Conservation des Eaux et des Sols (CES) a permis de restaurer les sols, d'améliorer la végétation et d'accroître les rendements agricoles (c. REIJ et T. THIOMBIANO, 2003).

27

Fie:ure 3 : Activité

économique

et environnement

La politique économique influe sur la productivité et sur la structure de la production

La politique de l'environnement modifie les incitations à utiliser les ressources naturelles

L'investissement dans l'environnement comporte des coûts et des avantages

(I)

-

~~~Echelle de

J'économie (revenupar
habitant)

Atteintesà l'environne-

Qualitéde

X

Structure de la production

X

Coefficient d'efficacité

X

ment par unité

produite

= ment

l'environne-

(II)

l
La demande d'amélioration de l'environnement augmente avec le revenu par habitant

l
Les gains d'efficacité réduisent la demande de ressources

l
L'utilisation de procédés et techniques plus propres réduit les émissions de polluants, les déchets et la dégradation de l'environnement '\..

'\

(III)

I

I

I

I Politiques
Source:

II Interactions

III

Gains pour l'environnement

Banque Mondiale 1992

La figure indique que l'échelle de l'activité économique n'est pas le seul facteur déterminant pour la qualité de l'environnement, peuvent jouer également un rôle important: * la structure: biens et services produits; * l'efficacité: facteurs de production utilisés par unité de production; * la substitution: capacité de trouver des substituts aux ressources devenues rares; * les techniques et les méthodes de gestion non polluantes.

. Migration et urbanisation
La population sahélienne qui était de 45 millions en 1993, passera à 90 ou 100 millions d'ici 2025. On estime que la population urbaine à cette date sera de 50 %. Dans certaines régions de l'Afrique sahélienne, la population rurale prédominante dépasse la capacité de charge des terres, au regard du niveau technologique actuel.

28

Exemple: Dans le nord du Plateau Central du Burkina Faso, il y a des zones (Yatenga, Passoré) où la densité de peuplement dépasse 100 hab/km2. Il n'existe pratiquement plus de jachère dans ces zones. A ce facteur humain s'ajoute le facteur d'un élevage extensif qui contribue grandement à la dégradation de l'environnement. Les conditions environnementales, économiques et sociales ont poussé les populations du Sahel Occidental vers les régions côtières du Sud, d'où une pression sévère sur les ressources urbaines et côtières. Le Burkina Faso selon la Division Agriculture et Environnement - Département Afrique Centre - Ouest, subit une migration nette (25 % de l'accroissement normal). Les migrants se dirigent pour des raisons historiques, principalement vers la Côte - d'Ivoire. La population urbaine des pays de l'Afrique Centre - Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger, Ghana et Guinée) est passée de 15 à 29 % de la population totale entre 1965 et 1990 selon toujours les projections de cette Division de la Banque Mondiale (Mai 1996). D'ici 2025, les populations urbaines représenteront 50 à 60 % de la population totale de ces pays. La population d'Abidjan devrait tripler, passant de 2,7 millions à 8 millions tandis que celle d'Accra passerait de 1,6 à 4,7 millions.

. Développement

du littoral

Selon les projections pour l'ensemble du continent, le pourcentage de la population vivant sur le littoral devrait doubler d'ici 2025, passant de 20 % à 40 %. A cette période, il est fort probable que la région côtière entre Accra et le Delta du Niger soit émaillée de villes en continu représentant une population de plus de 50 millions sur un littoral de 500 kilomètres de long. A un tel rythme, la région du corridor côtier de ces pays du Centre - Ouest excédera sa capacité de charge environnementale bien avant 2025.

. Facteurs socio-politiques
La surpopulation, la migration, la pauvreté, la dégradation de la sécurité et l'accès médiocre aux services sociaux (santé, éducation) sont des facteurs qui écrasent de plus en plus les structures de soutien social traditionnelles des pays africains. La dégradation continue des ressources naturelles - eau, terres arables, forêts, ressources halieutiques - nourrit la spirale de pauvreté et d'utilisation non durable des ressources. A la recherche du bien-être,

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les populations rurales migrent vers les zones urbaines et exercent une pression accrue sur le patrimoine social que le développement d'infrastructures et biens matériels ne peut arrêter. Dans leur recherche d'un développement durable, les gouvernements

africains doivent envoyer des signaux macro-économiques corrects et examiner avec clairvoyance les échecs des marchés et politiques et de manière générale, des Programmes d'Ajustement Structurels. Non moins importants sont des facteurs comme le soutien à l'éducation des femmes, la création d'emplois et la génération des revenus alternatifs (diversification des activités), la stabilisation de la croissance démographique, le transfert technologique et la transition vers des ressources renouvelables. Pour atteindre ces objectifs, il est primordial de lier les objectifs économiques, environnementaux et sociaux non seulement au plan macro mais aussi au niveau micro (communautaire) .

. Facteurs favorables
Au Sahel et notamment au Burkina Faso, de nombreux travaux de recherche ont montré que" les forces fondamentales qui poussent vers des changements majeurs de structures démographiques sont déjà en mouvement et leurs futures évolutions sont quasi inéluctables ". C. WETTA (2003) a montré dans une étude portant sur 12 villages du Nord Plateau Central que dans les zones où les aménagements des sols avaient eu lieu, il s'est amorcé de timides migrations de retour de population. Il est ressorti des enquêtes qu'au total, 189 familles se sont réinstallées dans ces 12 villages. Sur cet effectif, on relève que dans les villages aménagés, 156 familles sont revenues s'installer soit 82,5 % de l'ensemble des retours.

1.2. Les différentes approches scientifiques de l'environnement Parmi les multiples approches, nous en retiendrons principalement trois:

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1.2.1. Approche des sociologues Les sociologues essayent de mettre en évidence dans leur démarche la nature humaine et les tendances de l'organisation sociale qui sont cruciales pour l'élaboration des moyens viables dans le but d'atteindre un développement durable. Pour eux, moins on prête attention aux facteurs sociaux dans les processus de développement, plus on affecte l'efficacité des divers programmes et projets de développement. Cet aspect devrait être pris en compte dans la politique et l'analyse des projets. Ainsi, outre l'accroissement démographique, il faut intégrer la pauvreté, les inégalités, l'expropriation des terres, les guerres, les catastrophes naturelles, les politiques économiques, l'absence de démocratie à différents échelons comme autant de facteurs aggravants. 1.2.2. Approches des écologues Les écologistes entendent préserver l'intégrité écologique des sous systèmes qui est critique pour la stabilité d'ensemble de l'écosystème global. Certains soutiennent la préservation de tous les écosystèmes, mais une vue moins extrémiste maintiendrait l'entrain ainsi que l'adaptabilité dynamique des systèmes de support naturel de la vie. Les unités comptables écologiques sont physiques et non monétaires et les disciplines écologiques prévalentes comprennent la biologie, la chimie et les sciences naturelles: d'où le besoin de quantifier ces unités comptables. Production, consommation sont deux éléments clés de l'économie comme de l'écologie, sciences qui ont une ambition en commun: apprendre à l'être humain à administrer les biens de la terre d'une façon rationnelle. Dans ces conditions, pourquoi les oppose-t-on si souvent? Jean Claude de Lefeuvre (1991)1 relève trois divergences. a) La manière de concevoir la gestion des ressources: pendant longtemps, les économistes ont considéré les ressources de la planète, minérales ou vivantes comme inépuisables. A cette conception, les écologues ont opposé depuis fort longtemps la notion de ressources renouvelables, liée à celle de développement durable grâce à la stratégie mondiale de la conservation; b) La méconnaissance par les économistes de comment fonctionnent des systèmes: le recyclage. En effet, un système écologique fonctionne en
1 J. C. LEFEUVRE (1991) : L'approche écologique de l'Environnement in Cahier Français n° 250

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boucle: les déchets, les produits du métabolisme éjectés par les organismes vivants (producteurs ou consommateurs), ainsi que les organismes morts, vont constituer un stock de matière organique morte. Celle-ci sera décomposée dans une première phase par des consommateurs spécialisés (nécrophages, coprophages etc). Dans une seconde phase, elle sera utilisée par les micro-organismes (champignons, bactéries) puis, sera finalement minéralisée pour redonner des éléments de départ (azote, phosphate, potassium). Le système économique n'a pas la cohérence du système écologique car il s'est préoccupé de segments" producteurs" et" consommateurs", celui des décomposeurs, nécessaires au recyclage des déchets et à la réintégration des matières premières dans le système a été négligé. c) L'approche dichotomique des économistes s'oppose à l'approche des écosystèmes des écologistes. Ces derniers prennent en compte les relations entre les systèmes. Ainsi, ils recommandent de ne pas étudier la biosphère en tranches séparées. Exemple: l'eau, élément vital de notre planète. Quel que soit le niveau de perception auquel on se situe - la région, la nation ou l'ensemble de notre planète bleue - l'eau constitue un élément fort de liaison entre tous les milieux, entre tous les écosystèmes. Elle leur impose une solidarité incontournable: aucun d'entre eux n'est" indifférent" aux perturbations, non seulement des écosystèmes voisins, mais parfois même des plus éloignés. A ce titre on peut citer toutes les conséquences de la sécheresse des années 1973 au Sahel. Il s'en est suivi des migrations internes et vers l'extérieur. Le monde entier s'est organisé pour apporter de l'aide alimentaire. Les animaux, les plantes, les oiseaux, rien n'a été épargné. En définitive, la science écologique, conçue par Haeckel en 1869 comme une économie de la nature, a établi au fil des ans une dialectique entre les disciplines. Ce qui permet aujourd'hui de raisonner en termes d'action - réaction.

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Pour le sociologue Edgar Morin (1990)1: " la science écologique s'est constituée sur un objet et un projet poly - inter - disciplinaire à partir du moment où non seulement le concept de niche écologique mais aussi celui d'écosystème a été créé, c'est-à-dire à partir du moment où un concept organisateur de type systémique a permis d'articuler des connaissances les plus diverses (géographiques, géologiques, bactériologiques, zoologiques et botaniques etc). La science écologique a pu non seulement utiliser les services de différentes disciplines, mais aussi créer des scientifiques polycompétents ayant de plus la connaissance des problèmes fondamentaux de ce type d'organisation ". Malgré cette polycompétence des écologistes, les économistes ont pendant longtemps considéré ces derniers comme des utopistes. La raison simple est que les écologues avaient oublié l'espèce humaine. Aujourd'hui, cette erreur a été corrigée. 1.2.3. Approche des économistes A chaque époque, la science économique, comme toute science, s'est développée en conformité avec une certaine vision du monde issue de l'expérience et des connaissances du moment. Il se dégage un paradigme c'est-à-dire un " modèle fédérateur" autour duquel s'échaffaude ainsi l'ensemble de la connaissance scientifique d'une époque. Partant de là il n'y a pas une théorie économique mais des théories économiques qui sont caractérisées par des approches et des analyses qui, même dans leurs versions actuelles, restent marquées par les paradigmes qui, aux divers instants de l'histoire, ont donné leur cohérence aux grands courants de pensée dont elles se réclament. La multitude des regards portés par la théorie économique sur les phénomènes de l'environnement et de la biosphère guide le choix des politiques et des instruments à forger et en conditionne les résultats comme la portée.

1 Cité par J. C. Lefeuvre (1991)

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1.2.3.1. Quelques définitions de concepts a) Rappel de la définition de l'économie politique Elle est considérée à tort ou à raison comme une science des choix. Cette définition se réfère à l'idée que face à une multitude de besoins, il n'est pas possible d'atteindre tous les objectifs souhaités. Le rôle de l'économie politique, c'est d'aider à expliquer les choix effectués et de faciliter l'évaluation des décisions de production et de consommation. Les prix du marché sont les signaux qui orientent de nombreuses décisions, et c'est ce concept d'incitation qu'il identifie au niveau des prix ou non, qui est l'aspect essentiel de la contribution de l'économie à la compréhension des comportements. Du fait qu'il existe une réaction systémique aux prix des produits, des services, du capital et du travàil etc, il est possible de prévoir les conséquences de modifications au niveau des producteurs, des consommateurs. b) Le concept d'économie du bien - être L'économie du bien - être met l'accent sur les choix qui influent sur le bien être de l'individu ou de la société. Elle définit les conditions qui doivent être remplies pour que les marchés dégagent des résultats au plan de la production et de la consommation qui sont compatibles avec la maximisation du bien - être. Le domaine reste très complexe. c) La dotation environnementale Pour Frank J. Couvery (1993)1, la dotation environnementale peut être définie par " les éléments de l'univers que nous possédons en propriété commune -l'air, les mers, les eaux de ruissellement, les panoramas et la faune et flore sauvages. C'est cette quantité même du bien être partagé qui constitue la principale raison d'existence de l'économie de l'environnement. L'un des préceptes fondamentaux de l'économie du bien-être est que, pour que les marchés fonctionnent d'une façon comparable avec la maximisation du bienêtre de la société, il importe que les ressources soient détenues en tant que propriétés" . d) Le concept d'économie de l'environnement L'économie de l'environnement traite des relations entre l'économie
1 Frank J. Couvery (1993) : Application telier sur J'économie de l'environnement de l'économie de J'environnement en Afrique. Document Nairobi, Kenya du 22 26 Novembre 1993

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préparé pour J'a-

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