Les Energies inconvenantes Livre 1

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« L’homme, en plus d’être un loup, est un con pour l’homme. » Et si les énergies du vide et de l’espace pouvaient, à terme, remplacer les énergies fossiles ? C’est ce sujet audacieux que se propose d’étudier François Marchal dans L’Âge de bronze, le premier volet de son essai sur les énergies libres. Avec beaucoup d’humour, il traque les « inconséquences du genre humain » et exhorte à changer de voie. Drôle et irrévérencieux, cet essai polémique dresse aussi une chronique de l’université. Diplômé de l’enseignement supérieur en Sciences physiques, avec pour spécialité la gravimétrie, François Marchal a longtemps travaillé dans l’informatique avant de se consacrer à sa véritable passion, la littérature. Il porte un regard engagé mais iconoclaste sur des sujets scientifiques.
Publié le : vendredi 10 juin 2011
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EAN13 : 9782304029208
Nombre de pages : 225
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Les énergies inconvenantes
François Marchal
Les énergies inconvenantes Livre 1 - L'âge de bronze
Essais et documents
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit -www.manuscrit.com-2009 ISBN : 978-2-304-02920-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304029208 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02921-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304029215 (livre numérique)
François Marchal
DÉDICACEÀ Jean & Bernadette Soares, pionniers Français des sciences inconvenantes à la liberté d'esprit in-sondable. L'histoire vous absoudra ! À tous les renonçants, qui placent leur honneur plus haut que leur postérieur. À tous les paranos qui s’imaginent guéris depuis qu’ils ont tort. Aux inventeurs de la pilule contraceptive, sau-veurs méconnus de l'humanité – Les épicuriens re-connaissants. À tous ceux qui ont raison mais qui n'osent pas le dire. À tous les malheureux qui pensent que la libido (elle aussi) à droit à une retraite bien méritée. À Rémy Chauvin, Yves Lignon, Jean-Pierre Petit et tous les sages qui m’ont appris ce qu’est l’impertinence en science et l’aveuglement en la ci-té. À tous je dédis ce livre…
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François Marchal PRÉFACE PAR NOËL NÈGREAussi loin que porte mon regard, les inconséquences du genre humain me surprennent. Pensez-donc, il y a cinq siècles à peine les Espagnols découvraient les Amériques et ne trouvaient rien de mieux à faire que raser les villes et déplumer ses habitants. Depuis l’introduction de la machine à vapeur – sensée soulager la peine des hommes – on n’a jamais autant travaillé. Et la pression s’est encore clairement accentuée ces derniers temps au fur et à mesure qu’on introduisait de nouveaux outils émancipateurs dans notre environnement. Dans ce même registre des égarements de nos civilisations, j’ose à peine évoquer le psychodrame nucléaire, qui, il y 50 ans, a bel et bien failli nous renvoyer tous en plein moyen-âge. N’oublions pas bien sûr, la bonne moitié de l’humanité qui porte des jupons et qui continue trop souvent à cirer les pompes de l’autre moitié. Bref, l’homme, en plus d’être un loup, est un con pour l’homme ! Ne vous méprenez pas, je ne suis pas un misanthrope. J’ai fait mes lettres et j’ai lu tous les philosophes, y compris les mauvais. Ce que je veux dire, c’est que la cité humaine – qui n’a qu’une
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poignée de millénaires derrière elle – est clairement ingérable. Par cité, j’entends évidemment l’organisation sapiens au sens large. Au début du siècle dernier, d’authentiques humanistes charismatiques à moustache ont bien proposé le totalitarisme comme modèle, mais le remède a été pire que le mal. Qu’on se le dise, l’organisation pyramidale est une catastrophe, c’est pourquoi elle perdure dans les institutions et les entreprises, car comme chacun sait, l’homme est tout sauf raisonnable. Maintenant qu’il y a nombre de machines émancipatrices dans notre environnement, il faut s’en occuper constamment et surtout les nourrir. À l’origine, du temps de l’esclavage antique, quelques louches de lentilles et trois coups de fouet, suffisaient à les faire tenir debout. De nos jours, il faut les concevoir, les fabriquer, les graisser, les bichonner et leur donner la tétée. À de rares exceptions près, nous passons 90% de notre temps à nous occuper de machines complexes qui nous font gagner à peine 20% de notre temps. On a même poussé le vice, jusqu’à les étudier spécialement pour qu’elles tombent en panne au bout d’un certain nombre d’années bien calculées. On ne peut pas faire mieux pour se tirer une balle dans le pied ! Tout cela ne serait pas bien grave, si les machines n’avaient une fâcheuse tendance à biberonner énormément. Du pétrole, du gaz ou de
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