Risques globaux et développement durable

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L'augmentation de risques tel que le changement climatique ou encore la raréfaction des sources d'énergie fossiles constitue autant d'indices annonçant une prochaine phase de rupture. Dépassant les clivages entre les discours spécialisés, trop éloignés des préoccupations concrètes des gens, et les discours simplificateurs déployés par les médias, cet ouvrage propose une synthèse entre la visée socio-économique et la visée scientifique pour un développement durable.
Publié le : jeudi 1 février 2007
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EAN13 : 9782336266800
Nombre de pages : 114
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Laure DOLIQUE

RISQUES GLOBAUX ET DEVELOPPEMENT DURABLE
Fausses pistes et vraies solutions

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L'Harmattan Hongrie Kônyvesboh Kossuth L. u. 14-16 Espace Fac..des L'Harmattan Sc. Sociales, BP243, Université Kinshasa Pol. et Adm. ; KIN XI - ROC

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de Kinshasa

ITALIE

REMERCIEMENTS

A Christophe et Jean-Michel pour leur relecture et leurs conseils; à Pierre, Maria, Frédéric et François pour la logistique; à Max le visionnaire

INTRODUCTION
DEFINIR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Né dans le prolongement des mouvements de défense de l'environnement, le développement durable est devenu en une quinzaine d'années un concept à la fois incontournable et suffisamment flou pour qu'il soit utilisé à tort et à travers par les leaders d'opinion, les médias, les acteurs politiques et économiques. Nous assistons à la marchandisation, au dévoiement, de ce concept qui, porteur de la promesse d'un avenir meilleur, est aujourd'hui bien souvent réduit à un catalogue de bonnes intentions. Quels sont les principes, les primats, les enjeux du développement durable? Qu'apporte cette notion, ce mouvement d'idées, à la réflexion sur la protection de l'environnement portée plus classiquement par les mouvements écologistes issus des années 1960 ? Qu'apporte-t-elle à l'action dirigée en faveur d'un progrès humain respectueux de la nature? Quels sont les objectifs ayant sous-tendu à sa création et à sa diffusion? La notion de développement durable est-elle suffisamment opérationnelle pour répondre efficacement à ces objectifs? Nouvelle éthique, enjeu d'image ou enjeu moral? Nous nous efforcerons ici de définir ce vaste corpus d'idées qu'est le développement durable dans des termes précis et de le replacer dans le contexte idéologique et politique de sa gestation.
Il DEFINITION DU DEVELOPPEMENT DURABLE

La notion de développement durable vient, à la fm des années 1980, bouleverser et enrichir les notions plus

traditionnelles de respect de l'environnement et de conservation de la nature. Apparu pour la première fois en 1987 dans le rapport Brundtland - du nom de la ministre norvégienne de l'environnement Gro Harlem Brundtland qui présidait la Commission mondiale sur l'environnement et le développement organisée dans le cadre de l'ONU - le développement durable est défini comme un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Le rapport poursuit en précisant que « deux concepts sont inhérents à cette notion: le concept de fI, et plus particulièrement des besoins essentiels des " besoins plus démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ». Ainsi, dès sa création le concept de développement durable met-il l'accent sur deux conséquences directes des modèles de développement dominants. Dans un souci d'équité, comment d'une part permettre aux nations émergentes d'atteindre, comme elles le souhaitent légitimement, un niveau de développement équivalent aux nations riches sans que cela n'entraîne une dégradation encore plus importante de la biosphère, et comment, d'autre part, inscrire le développement humain dans une perspective pérenne, puisque, comme le disait Antoine de Saint-Exupéry, « nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants» ? La notion de développement durable sera enrichie lors du Sommet de la Terre, qui réunit en 1992 à Rio de Janeiro 172 gouvernements dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement. Sont alors définis les trois« piliers» qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable: le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement. Emergé en cette fin de XXe siècle, alors que les vieilles idéologies basculent définitivement dans le passé de leurs échecs, le développement durable porte un véritable projet politique qui tente, avec le triptyque « progrès économique », «justice sociale» et « préservation de l'environnement », de réaliser la synthèse impossible entre la poursuite de la recherche du profit et le respect d'un certain nombre de valeurs, éthiques et morales. L'entreprise, unité de création de profit, est en effet au cœur du projet; projet dont le maître mot est la responsabilité. L'entreprise se voit ainsi décerner le rôle clé dans le développement des territoires. Le territoire, échelon primordial 8

de la mise en place des préceptes du développement durable, est structuré autour de ses « parties prenantes ». La responsabilité de l'entreprise s'y exerce ainsi à tous les niveaux. Vis-à-vis de ses employés, auxquels elle est tenue d'assurer un certain niveau de rémunération et des conditions de travail conforme à la dignité humaine (pilier « justice sociale »). Vis-à-vis de la collectivité à laquelle elle doit assurer le maintien d'un environnement sain (pilier « préservation de l'environnement »). Responsabilité de l'entreprise enfin, vis-à-vis de ses fournisseurs et de ses clients, dont elle doit s'assurer qu'ils respectent à leur tour ces principes. L'organisation des activités et le partage des responsabilités entre les différentes parties prenantes du territoire, sont également intégrés dans le développement durable, qui entend instaurer des nouvelles règles de gouvernance, basées sur la transparence et l'existence de contre-pouvoirs. L'ensemble de ces parties prenantes doit s'assurer que l'activité de l'entreprise est strictement compatible avec le maintien des écosystèmes. Les impacts de l'entreprise et de ses produits en termes de consommation de ressources, de production de déchets, d'émissions polluantes sont passés au crible. Ainsi, si le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement peuvent être considérés comme les piliers du développement durable, la gouvernance et la responsabilisation en constituent les moyens et les voies.
ID CONTEXTE ET APPORTS FONDAMENTAUX CONCEPT DE DEVELOPPEMENT DURABLE DU

On assimile souvent, et à tort, le développement durable à l'écologie politique; comme s'il s'agissait d'un engagement sectoriel. Au contraire le développement durable introduit dans le débat sur la préservation de la nature, la notion de globalité. L'écologie, du grec « oikos » - maison, habitat - et « logos» - science, est définie comme l'étude des interactions entre les êtres vivants et leur milieu. Le terme est créé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel. TI fait alors résonance à la crainte d'une détérioration de la nature, née à la fois des révolutions industrielles, dont l'impact sur le milieu naturel est sans précédent, et d'une modification radicale de la relation que l'Homme entretient avec son environnement, du fait de l'action conjuguée de l'urbanisation et de la mécanisation des processus de production des biens de consommation courante. 9

L'écologie en tant que projet politique prend réellement son essor dans les années 1960, du fait de l'action concordante de plusieurs facteurs. D'une part, l'impact croissant de l'activité humaine sur le milieu naturel trouve un relais efficace dans les média, qui relatent les catastrophes écologiques qui vont marquer l'opinion publique. D'autre part, la prospérité croissante et inédite que les populations des pays occidentaux connaissent pendant les Trente Glorieuses, les amène à prendre du recul par rapport aux biens matériels. La recherche de nouvelles valeurs pousse certains à un mouvement de retour à la nature, dynamique au sein de laquelle le souci de protection de l'environnement s'impose comme une évidence, puis comme une urgence. Enfin, une forme de défiance par rapport à l'idée de progrès linéaire, de modernité, entraîne une distanciation croissante de franges importantes de la population vis-à-vis des innovations technologiques. Les mouvements écologistes s'institutionnalisent à la fm des années 1960. 1968 voit la création du Club de Rome, qui regroupe des personnalités et des intellectuels désireux de s'emparer du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance. Le primat même de la croissance est remis en cause, jusque dans l'expression la plus radicale: l'idée d'une décroissance souhaitable apparaissant dans le débat public avec les thèses d'économistes comme Nicholas Georgescu-Roegen. Au début des années 1970 ce sont les mouvements associatifs qui s'affirment comme les plus actifs d'un point de vue militant, Greenpeace en tête. Parmi tous ces courants de pensées, on distinguera les mouvements les plus radicaux, strictement écologistes, qui considèrent que I'Homme est une espèce parmi les autres, et qu'à ce titre il doit partager son habitat naturel. Les mouvements dits environnementalistes considèrent davantage la nature en terme de «ressources naturelles» dont l'Homme, s'il veut en jouir de façon pérenne, doit assurer une gestion durable. S'il se positionne clairement en héritier de ces mouvements fondateurs, le développement durable leur apporte une nouvelle dimension. Le développement durable se distingue des préoccupations purement écologistes en ce qu'il énonce des problématiques et propose des solutions à des enjeux qui s'inscrivent dans une globalité. Alors que l'écologie traditionnelle s'intéresse surtout à des problématiques locales, préservation des sites, pollutions ponctuelles, protection des espèces menacées, le développement durable, s'inscrit dans une perspective spatiale et conceptuelle globale. En effet, avec la 10

mondialisation des échanges émergent des biens publics mondiaux, et en parallèle des risques globaux. Bien public mondial: le climat et la préservation de conditions propices au maintien de la vie sur Terre; risque global: la capacité ou l'incapacité à nourrir une population en augmentation exponentielle avec des telTes arables limitées et des rendements agricoles mis en péril par la raréfaction des ressources fossiles, qui les rendaient possibles. Problématique locale: les émissions polluantes des voitures; solution locale: le développement des pots catalytiques. Problématique globale: l'émission de gaz à effet de selTe et le changement climatique qui en découle; solution globale: le changement des modes de transports, la mise en place de nouveaux systèmes énergétiques, la réduction des distances parcourues, les économies d'énergie dans le secteur tertiaire, la modification de l'organisation des telTÎtoires et des échanges.
llII PRESENTATION PAR L'AUTEUR DE L'ANGLE D'ATTAQUE CHOISI

Le développement durable n'est pas forcément un concept très opérationnel. C'est pourquoi nous avons pris le parti d'appréhender les thématiques qu'il recouvre sous un angle concret. Le propos sera ici de dresser un panorama global des enjeux liés au développement durable, en se concentrant notamment sur l'enjeu qui nous paraît nodal, puisqu'il comprend à la fois tous les problèmes et probablement les principales solutions: l'énergie. Avant même de nous interroger sur la notion de durabilité, il nous faut appréhender le fait que la matérialité dans laquelle nous nous inscrivons est régie par un certain nombre de règles: les lois de la physique d'une part - notamment les lois de la thermodynamique, les lois de la biologie d'autre part. Une fois ces lois posées, nous seront amenés à nous intelToger sur la compatibilité de nos modèles sociaux et économiques avec ces lois. En effet, comment concilier l'objectif de croissance économique, fonction illimitée par défmition, avec les frontières et les limites de la matérialité dans laquelle cette croissance s'inscrit? Le constat de l'émergence de biens collectifs mondiaux (le climat, la biodiversité etc.), qui sont communs à des acteurs dispersés spatialement et temporellement (générations présentes et futures), nous amène à nous intelToger sur la gestion qui en Il

est faite. Une rapide histoire des différentes phases de rupture qu'a connu l'Humanité, de la révolution néolithique à la révolution de l'information et des nanotechnologies, en passant par les révolutions industrielles du XIXe siècle, sera l'occasion de démontrer que les voies retenues dans les modèles sociaux et économiques dominants, exposent aujourd'hui ces modèles à une nouvelle nature de risque, les risques globaux. Les risques globaux que nous voyons émerger sont le changement climatique, le risque de pénurie d'eau, les risques liés à l'agriculture moderne, et surtout les risques liés à la consommation massive d'énergies d'origine fossile. Nous montrerons que ces enjeux globaux sont intrinsèquement liés, et que la consommation d'énergie fossile est au cœur de l'organisation économique - en tant qu'énergie de production et de transports, et qu'elle est l'un des principaux moteurs de l'organisation sociale. Ainsi, les modèles sociaux et économiques dominants sontils basés sur des hypothèses non pérennes. La notion d'efficience, c'est-à-dire le rapport entretenu entre les objectifs poursuivis et les moyens mis en œuvre pour les réaliser, nous semble fondamentale pour appréhender une critique constructive de ces modèles. Nous verrons que la transition vers une économie sans carbone, pour reprendre la terminologie conçue par l'OCDE, requiert une remise en cause systémique. Nous démontrerons que, à l'occasion de la remise en cause du paradigme sur lequel ce système est bâti, la transition peut faire naître des opportunités de création de richesses. Nous verrons ensuite que, compte tenu de la nature des risques encourus, la régulation choisie, qui implique une forme de volontarisme, est largement préférable à une évolution subie. Nous identifierons les acteurs de ce changement et les outils envisagés. Nous présenterons pour fmir les pistes qui nous semblent les plus à même d'assurer la réussite du nécessaire changement de paradigme. La quête de l'efficacité systémique, requiert une évaluation de l'utilité sociale de chaque ponction faite sur les ressources naturelles et de chaque rejet de polluants effectué dans la biosphère. La promotion d'un développement durable passe par le choix d'une nouvelle organisation économique, d'un aménagement du territoire toujours plus efficace, d'un contrat social renouvelé. Ces choix relèvent d'une logique éminemment politique et doivent être revêtis du sceau de la légitimité démocratique. C'est pourquoi il importe d'éclairer le jugement du citoyen. C'est l'objectif de cet ouvrage.

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PREMIERE PARTIE
LES TERMES DU DEBAT

I. DEVELOPPEMENT ON?

DURABLE,

DE QUOI PARLE-T-

Pendant trop longtemps la sphère économique a cru pouvoir se développer sans considération de son ancrage matériel, la biosphère. L'Homme est le premier animal à se croire affranchi de son milieu naturel, et pourtant les sphères humaine et économique demeurent largement interdépendantes de la biosphère. L'économie est basée sur la notion d'échange. Même si les services qui se développent autour de l'échange de biens sont à leur tour source de richesses, l'échange économique repose en premier lieu sur une production matérielle, c'est-à-dire sur l'exploitation et la valorisation monétaire des ressources mises à disposition par la nature. La matérialité qui nous entoure, dans laquelle l'espèce humaine évolue, s'appelle biosphère. Ainsi, la sphère économique prend-elle ancrage dans la biosphère, dont elle dépend et sur laquelle elle a un impact.

1/ La biosphère, comment ça marche?

La biosphère est la sphère qui abrite la vie sur Terre, du fond des océans à une quinzaine de kilomètres au-dessus du niveau de la mer. Qu'on le veuille ou non, le fonctionnement de la biosphère se conforme à des règles de nature physiques, incontournables, inaltérables; lois sur lesquelles l'Homme n'a pas d'emprise. TI est nécessaire, avant de se lancer dans une réflexion prospective sur le devenir de nos sociétés, de se pencher, ne serait-ce que brièvement, sur ces règles; pour comprendre que l'univers dans lequel nous évoluons répond à une logique radicalement hétérogène à la nôtre. La connaissance de cette logique nous offre la possibilité de l'utiliser intelligemment. Choisir de l'ignorer nous contraint à la subir. a. Un système ouvert à l'énergie et fermé à la matière La biosphère est un système ouvert à l'énergie, mais fermé à la matière, qui se conforme à quelques règles simples. L 'histoire de la matière depuis le big bang peut être résumée en un lent mouvement de complexification de ses formes. Dans ce panorama, l'Homme est constitué d'une des formes les plus complexes choisie par la matière: la matière organique. La Terre est un système ouvert à l'énergie, notamment à l'énergie qui nous provient en permanence du Soleil. Toutefois, seule une partie de l'énergie peut être convertie en énergie utile (c'est-à-dire directement utilisable par l'Homme). La Terre est en revanche un système fermé à la matière, ce qui veut dire que la quantité de matière sur Terre est constante (il n'y a pas création, ni disparition de matière). S'il n'y a pas de création nette de matière, l'énergie permet d'en modifier les formes et les structures. Ainsi, la matière organique est fabriquée par photosynthèse; la photosynthèse étant le mécanisme par lequel interagissent énergie et matière pour obtenir un gain net de concentration et de structure de la matière. Les végétaux, seuls organismes capables de photosynthèse, utilisent l'énergie solaire pour oxyder l'eau et réduire le gaz carbonique afin de synthétiser des substances organiques. Le règne animal dérive du règne végétal. A partir du mécanisme originel de photosynthèse, la matière organique s'organise et se désorganise en un mouvement continu. Les structures qu'elle prend, plus ou moins complexes, sont instables. Par exemple, I'homme, qui représente une structure complexe de la matière, dispose d'une espérance de vie limitée au regard des grands cycles de la nature. Une fois que la vie a 14

quitté le corps, la matière qui fut organisée en système se disperse, par un processus de décomposition. De la poussière à la poussière. .. b. Les trois commandements qui garantissent l'équilibre de la biosphère La définition des conditions essentielles de l'équilibre de la biosphère a fait l'objet d'un consensus scientifique international, consensus formalisé par 1'ONG suédoise TNS (The Natural Step). L'ensemble des préceptes retenus peut être résumé en trois commandements fondamentaux : Limiter la concentration d'éléments extraits de la croûte Terrestre dans la biosphère Certains matériaux issus de la croûte Terrestre cohabitent mal avec les éléments de la biosphère. Sans l'intervention de 1'Homme et de ses activités minières, les métaux lourds ne sont pas naturellement présent à la surface de la Terre, où ils constituent des poisons pour les organismes vivants. Ainsi, les métaux lourds puisés dans la croûte Terrestre et utilisés dans l'électronique notamment, lorsqu'ils ne sont pas récupérés après usage, risquent de finir un jour ou l'autre dans notre assiette. Rejetés dans les cours d'eau, ils poursuivent leur voyage jusqu'aux océans, et aux estomacs des poissons. Les matières dites fossiles, charbon, gaz naturel, pétrole, fortement concentrées en carbone, sont extraites du sol pour servir de combustible. Leur combustion engendre de fortes émissions de gaz à effet de serre. Limiter les atteintes directes de l'Homme sur les ressources naturelles La ponction faite sur les ressources naturelles exerce une pression forte sur la biodiversité. Ainsi, la destruction des habitats naturels, la chasse abusive, l'exploitation irraisonnée des ressources naturelles d'une manière générale (qu'il s'agisse de l'eau, du bois, etc.), appauvrissent la biosphère et réduisent sa capacité à se régénérer. Limiter les rejets dans la troposphère de matériaux créés par 1'Homme Le rejet dans la troposphère de matériaux de synthèse créés par 1'Homme, tels que les pesticides, modifie la structure chimique des sols, avec le risque à terme de les rendre infertiles à l'agriculture. La biosphère étant la partie du monde au cœur de laquelle 1'Homme vit, si ces équilibres précaires étaient rompus, les conditions de la vie sur Terre pourraient irrémédiablement basculer. 15

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