Traité de zoologie

De
.^(jrnmh /hèS ^.'U^V 4 I TRAITÉ I>K ZOOLOGIE C. CLAUS PnOFESSEUa t»E ZOOLOGIE ET DANATOJirE CC(JIPAIIKE A l'uNIVERSITÉ DE VIENNE DEUXIÈME ÉDITION FRANÇAISE TRADUITE DE l'aLI.EMAND SUR LA QUATRIÈME ÉDITION ENTIÈREMENT REFONDUE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE G. MOQUIN-TANDON I UOFESSEl'U DE ZOOLOGIE A LA FACL'LTJÎ DES SCIENCES DE BESANÇON AVEC H92 GRxVVURES DANS LE TEXTE PARIS LIBRAIRIE F. SAVY 77, BOl'LEVAnD SAINT-GERMAIN, 77 1/ 47 FEB211964 Î82876 AVANT-PROPOS La Zoologie a subi dans ces quarante dernières années des trans- formations profondes. Avec Linné et ses successeurs elle était restée une science purement descriptive. Au commencement de ce siècle, sous la puissante impulsion de Cuvier, elle vit s'ouvrir des horizons nouveaux. Ce grand naturaliste montra, en effet, que tout essai durable de classification devait être basé sur les études ana- tomiques, et qu'il ne suffisait plus, comme autrefois, de se borner à décrire les formes extérieures de l'animal : c'est en observant avec soin jusqu'aux plus petites particularités de la structure, en combinant les notions ainsi acquises sur l'ensemble des appareils organiques, qu'il arriva saisir les véritables rapports des êtres età à les grouper suivant les affinités naturelles. La Zoologie ne devait s'arrêter là. A se dévelop-pas mesure que paient les sciences champ s'agrandissait aussi devantvoisines, le elle.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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.^(jrnmh /hèS
^.'U^V
4
ITRAITÉ
I>K
ZOOLOGIE
C. CLAUS
PnOFESSEUa t»E ZOOLOGIE ET DANATOJirE CC(JIPAIIKE A l'uNIVERSITÉ DE VIENNE
DEUXIÈME ÉDITION FRANÇAISE
TRADUITE DE l'aLI.EMAND SUR LA QUATRIÈME ÉDITION
ENTIÈREMENT REFONDUE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE
G. MOQUIN-TANDON
I UOFESSEl'U DE ZOOLOGIE A LA FACL'LTJÎ DES SCIENCES DE BESANÇON
AVEC H92 GRxVVURES DANS LE TEXTE
PARIS
LIBRAIRIE F. SAVY
77, BOl'LEVAnD SAINT-GERMAIN, 771/
47
FEB211964
Î82876AVANT-PROPOS
La Zoologie a subi dans ces quarante dernières années des trans-
formations profondes. Avec Linné et ses successeurs elle était
restée une science purement descriptive. Au commencement de ce
siècle, sous la puissante impulsion de Cuvier, elle vit s'ouvrir des
horizons nouveaux. Ce grand naturaliste montra, en effet, que tout
essai durable de classification devait être basé sur les études ana-
tomiques, et qu'il ne suffisait plus, comme autrefois, de se borner
à décrire les formes extérieures de l'animal : c'est en observant
avec soin jusqu'aux plus petites particularités de la structure, en
combinant les notions ainsi acquises sur l'ensemble des appareils
organiques, qu'il arriva saisir les véritables rapports des êtres età
à les grouper suivant les affinités naturelles.
La Zoologie ne devait s'arrêter là. A se dévelop-pas mesure que
paient les sciences champ s'agrandissait aussi devantvoisines, le
elle. Tout en restant fidèles méthodeà la de Cuvier, les naturalistes
ne tardèrent formespas à reconnaître que l'obseiTation seule des
animales arrivées à l'état adulte conduisait dans bien des cas à
des rapprochements erronés, et que souvent les ressemblances
fondamentales étaient masquées par des caractères différentiels
tout faità secondaires. Vers la même époque von Baer publiait ses
travaux classiques sur le développement des animaux et arrivait,
de son côté, uneen s'appuyant sur les résultats de ses recherches, à
division Cuvieren embranchements correspondant à celle que
venait Sesd'établir sur des considérations purement anatomiques.
vues qu'elles m«ri*n'eurent pas tout d'abord le retentissement
taient; comprendrece fut M. Milne Edwards qui, le premier,, fit
tout connaissances em-le parti que la Zoologie pouvait tirer desAVANT-PROPOS.VI
Mémoire qu'il publia en 1848,Dans le remarquablebryologiques.
il en fit l'application à ladans les Annales des sciences naturelles,
Mammifères. Depuis lors les natura-classification méthodique des
exemple de l'importance croissante de l'em-listes, convaincus à son
enn'ont cessé d'emprunter son concours et de trouverbryologie,
elle les plus précieuses ressources.
furent pas seules mises à contri-L'anatomie, l'embryologie, ne
aussi les animaux au point'de vue de leursbution, on considéra
relations avec le milieu ambiant, de leur distri-mœurs, de leurs
géographique, etc.bution
une impul-De nos jours enfin les sciences zoologiques ont reçu
différente. On peut dire hardimentsion féconde d'une cause toute
ont réalisés dans ces quinze dernièresque les progrès qu'elles
en grande partie aux discussions soulevées dans leannées sont dus
par l'apparition du célèbre livre de Darwin. Demonde savant
combattre outoutes parts des recherches ont été entreprises pour
il n'est guère de tra-pour confirmer les théories transformistes, et
la question fonda-vail sérieux qui, de près ou de loin, ne touche à
Les doctrines darwinistes ontmentale de l'origine des espèces.
gagné terrain : en Ani^leterre et en Allemagne^ sirapidement du
elles ont contre elles des savants éminents, la majorité des natu-
ralistes leur est acquise; en France même où, pour des causes
adversaires ou desdiverses, elles ne comptaient jusqu'ici que des
recruter des prosé-indifférents, elles commencent aujourd'hui à
lytes. Mais soient les principes qu'elles ontquelque importants que
mis en lumière les résultats auxquels elles ont conduit, ils neet
sont pas encore suffisants pour modifier nos cadres zoologiques. En
pointdépit d'IIœckel et des naturalistes de son école, l'époque n'est
encore améliorationsvenue où la classification de Cuvier, avec les
successives que ont apportées, doitles zoologistes contemporains y
céder la place uneà philogénétique.
Tandis que la méthode zoologique subissait ces transformations,
les voyageurs et les naturalistes descripteurs multipliaient leurs
découvertes, inscrivaient chaque jour de nouvelles espèces dans nos
catalogues. accumulés,D'innombrables matériaux se sont ainsi
véritable entassement l'esprit cour-de richesses, au milieu desquels
rait grand risque de s'égarer s'il ne prenait pour guide un ouvrage
méthodique qui lui permît d'embrasser l'ensemble du règne
animal, tout en lui faisant connaître avec les détails nécessaires

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