Atlas de biologie végétale - Tome 2 - 9ème édition - Organisation des plantes à fleurs

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Les plantes à fleurs, ou Phanérogames, constituent la majeure partie des peuplements végétaux terrestres actuels. Les caractéristiques des organes reproducteurs et végétatifs sont mises en évidence et illustrées afin de montrer la spécificité et la diversité de ce vaste ensemble biologique. Dans cette 9e édition en deux couleurs, entièrement revue, la phylogénie et la nomenclature ont été actualisées et un cahier couleur présente quelques nouveaux exemples remarquables.

Publié le : mercredi 29 octobre 2008
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EAN13 : 9782100537990
Nombre de pages : 152
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2
Différenciation dans la racine
Les apex racinaires construisent donc un système d’axes qui s’immiscent entre les particules souterraines et qui ancrent la plante au sol. Lorsque la racine située dans le prolongement de la tige reste dominante, l’appareil racinaire est ditpivotant(soja, lupin). Si cet organe ralentit ou arrête son développement au profit des racines latérales, l’appareil devientfasciculé(maïs). L’extension est favorisée dans les régions bien aérées du sol, où l’humidité est optimale. Elle est aussi sous la dépendance de corrélations complexes (trophiques et hormonales) qui s’établissent entre l’appareil souterrain et aérien. Si la plante est, dans son ensemble, autotrophe grâce à la photosynthèse de ses parties aériennes éclairées, les racines plongent dans l’obscurité et sont dépourvues de chloroplastes. Il en résulte unesituation d’hétérotrophie. Dans le méristème, les cellules répliquent leur ADN et se divisent (mitose). Les gènes contrôlant l’activité cyclante ont été identifiés. Les méristèmes ne forment pas des masses cellulaires proliférant de façon anarchique mais au contraire constituent des ensembles dans lesquels les cloisonnements sont rigoureusementorientés. Ces derniers délimitent des lignées cellulaires topographiquement définies qui ne subissent pas exactement les mêmes influences ni les mêmes contacts. Les cellules qui se trouvent amenées, par le jeu de ces cloisonnements successifs, en marge du foyer méristématique, subissent de nouvelles influences et leur comportement change. En direction basifuge, les mitoses se raréfient, la taille cellulaire augmente et les organites se modifient. Une des transformations les plus apparentes qui marquent cette nouvelle orientation, concerne l’augmentation de l’appareil vacuolaire. Les petites vacuoles forment d’abord un très fin réseau qui s’hypertrophie jusqu’à occuper la majeure partie du volume cellulaire en repoussant latéralement le noyau et le cytoplasme qui ne forme plus, à mesure que la cellule grandit, qu’une pellicule périphérique de plus en plus mince. Souvent, la réplication se poursuit pendant un temps mais sans division (endopolyploïdie). La différenciation cellulairerésulte de l’expression de gènes restés jusque là silencieux. Ils codent pour des populations d’enzymes qui créent des voies biochimiques spécifiques. La structuration permet une répartition intercellulaire du travail physiologique. La différenciation s’achève avec lamort cellulaire programmée, plus ou moins rapide. Tant que
2.1
mitose
mitose
réplication de l’ADN
activité cyclante M
MÉRISTÈME
D
M
D  différenciation
croissance arrêt des mitoses, souvent endopolyploïdie expression génique, voies biochimiques et structures spécifiques
ZONE D’ÉLONGATION
dédifférenciation totipotence
21. Alternative cellulaire : multiplication M (méristème)  croissance et différenciation D.
mort cellulaire programmée
2. Différenciation dans la racine
2.2
2.4
2.5
22 à 26. Cellules méristématiques et début de la détermination histogénétique. Racine de maïs. 22 et 23.Zone de prolifération sub-apicale. Les cellules se divisent activement et leur cycle complet se déroule en 12 à 24 heures. 24 et 25.Transformation à la base de la zone d’élongation. Augmentation de la taille cellulaire. Extension et confluence des vacuoles,v.Le volume nucléaire,n,évolue peu. Le nucléole diminue d’importance (×2 000).
2.3
2.6
15
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