Deux Mémoires de Henri Poincaré sur la Physique Mathématique

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Deux Mémoires de Henri Poincaré sur la PhysiqueMathématiquepar Hendrik Lorentz1921DEUX MÉMOIRES DE HENRI POINCARÉ SURLA PHYSIQUE MATHÉMATIQUEPar H. A. LORENTZ.Acta Mathematica, t. 38, p. 293-308 (1921).Les pages suivantes ne peuvent aucunement donner une idée tant soit peu complète de ce que laPhysique théorique doit à Poincaré. J’aurais été heureux de rendre hommage à sa mémoire enprésentant au lecteur un tel tableau d’ensemble, mais j’ai reculé devant cette tâche qu’on ne pourraitdignement remplir sans de longues et sérieuses études pour lesquelles le temps m’a manqué. Je mesuis donc borné à deux Mémoires, celui sur la Dynamique de l’électron, écrit en 1905 et publiél’année suivante dans les Rendiconti del Circolo Matematico di Palermo, et l’étude sur la Théoriedes quanta qui parut dans le Journal de Physique au commencement de 1912.Pour bien faire apprécier le premier de ces travaux je devrai entrer en quelques détails sur les idéesdont le développement a abouti au Principe de relativité. Amené ainsi à parler un peu de la part quej’ai pu prendre moi-même à ce développement, je doit dire avant tout que j’ai trouvé unencouragement précieux dans l’intérêt bienveillant que Poincaré a constamment pris à mes études.Du reste, on verra bientôt à quel degré il m’a dépassé.On sait que Fresnel avait fondé une explication de l’aberration astronomique sur l’hypothèse d’unéther immobile que les corps célestes traverseraient sans l’entraîner. On connaît aussi ...
Publié le : vendredi 20 mai 2011
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Deux Mémoires de Henri Poincaré sur la Physique Mathématique
par Hendrik Lorentz 1921
DEUX MÉMOIRES DE HENRI POINCARÉ SUR
LA PHYSIQUE MATHÉMATIQUE
Par H. A. LORENTZ.
Acta Mathematica, t. 38, p. 293-308 (1921).
 ivantes ne peuvent aucunement donner une idée tant soit peu complète de ce que la  orique doit à Poincaré. J’aurais été heureux de rendre hommage à sa mémoire en  lecteur un tel tableau d’ensemble, mais j’ai reculé devant cette tâche qu’on ne pourrait  mplir sans de longues et sérieuses études pour lesquelles le temps m’a manqué. Je me  rné à deux Mémoires, celui sur la Dynamique de l’électron, écrit en 1905 et publié  nte dans lesRendiconti del Circolo Matematico di Palermo, et l’étude sur la Théorie  i parut dans leJournal de Physiqueau commencement de 1912.  e apprécier le premier de ces travaux je devrai entrer en quelques détails sur les idées  ppement a abouti au Principe de relativité. Amené ainsi à parler un peu de la part que  re moi-même à ce développement, je doit dire avant tout que j’ai trouvé un nt précieux dans l’intérêt bienveillant que Poincaré a constamment pris à mes études.  erra bientôt à quel degré il m’a dépassé.  Fresnel avait fondé une explication de l’aberration astronomique sur l’hypothèse d’un le que les corps célestes traverseraient sans l’entraîner. On connaît aussi son célèbre  mplément nécessaire de cette hypothèse fondamentale, sur l’entraînement partiel des  uses par de la matière en mouvement. Un corps transparent animé d’une translation ne a aux rayons u’une fraction de sa propre vitesse, fraction qui est déterminée par le  e Fresnel » , dans lequelnest l’indice de réfraction du milieu.
 ce aux travaux de Clerk Maxwell, nos vues sur la nature de la lumière avaient été t changées il était naturel d’essayer une déduction de ce coefficient basée sur les  la théorie électromagnétique. Voilà le but que je me suis proposé et qui a pu être atteint  ifficulté dans la théorie des électrons.  s phénomènes qui se rattachent à l’aberration, et notamment l’absence d’une influence t de la Terre dans toutes les expériences où le système entier d’appareils est en repos  notre planète, purent maintenant être expliqués d’une manière satisfaisante. Seulement,  a restriction que les effets considérés devaient être du premier ordre de grandeur par  itesse de la Terre divisée par celle de la lumière, les termes du second ordre ayant été  les calculs.  . Michelson réussit à faire interférer deux rayons lumineux partis d’un même point et y  s avoir suivi des chemins rectilignes de longueur égale et perpendiculaires entre eux. Il  s phénomènes observés sont de nouveau insensibles au mouvement de la Terre ; les  rférence conservaient les mêmes positions quelles que fussent les directions des bras
il s’agissait bien d’un effet du second ordre et il était facile de voir que l’hypothèse de  ile à elle seule ne suffit pas à l’explication du résultat négatif. J’ai été obligé à faire une  osition qui revient à admettre que la translation d’un corps à travers l’éther produit une  ction du corps dans le sens du mouvement. Cette hypothèse était bien la seule  avait aussi été imaginée par Fitzgerald et elle trouva l’approbation de Poincaré, qui  dissimula pas le peu de satisfaction que lui donnèrent les théories dans lesquelles on  ypothèses spéciales inventées pour des phénomènes particuliers. Cette critique a été  raison de plus pour chercher une théorie générale, dans laquelle les principes mêmes  l’explication de l’expérience de M. Michelson et de toutes celles qu’on avait tentées  découvrir des effets du second ordre. Dans la théorie que je me proposais, l’absence
es dus au mouvement d’ensemble d’un système devrait être démontrée pour une valeur  e la vitesse, inférieure à cellevde la lumière.  suivre était toute indiquée. Il fallait évidemment montrer que les phénomènes qui ont  ystème matériel peuvent être représentés par des équations de la même forme, que le en repos ou qu’il soit animé d’un mouvement de translation uniforme, cette égalité de  btenue à l’aide d’une substitution convenable de nouvelles variables. Il s’agissait de  ormules de transformation appropriées tant pour les variables indépendantes, les x, y, zet le tempst, que pour les différentes grandeurs physiques, vitesses, forces, etc., l’invariance des équations pour ces transformations.
 que j’ai établies alors pour les coordonnées et le temps peuvent être mises sous la
 des constantes qui cependant se réduisent à une seule. On voit immédiatement que des nouvelles coordonnées (x' = 0) on a
x= − εt  place donc dans le systèmex, y, z, tavec la vitesse − ε dans la direction de l’axe desx. kest défini par
nction de ε qui a la valeur I pour ε = 0. Je l’ai d’abord laissée indéterminée, mais j’ai cours de mes calculs que pour obtenir l’invariance que j’avais en vue, on doit poserl=
 considérations publiées par moi en 1904 qui donnèrent lieu à Poincaré d’écrire son la Dynamique de l’électron, dans lequel il a attaché mon nom à la transformation dont je r. Je dois remarquer à ce propos que la même transformation se trouve déjà dans un  oigt publié en 1887 et que je n’ai pas tiré de cet artifice tout le parti possible. En effet, s des grandeurs physiques qui entrent dans les formules, je n’ai pas indiqué la n qui convient le mieux. Cela a été fait par Poincaré et ensuite par M. Einstein et
 les « transformations de relativité », comme je les appellerai maintenant, il suffit dans  de décrire les phénomènes dans le systèmex',y',z',t' exactement de la même manière  ans le systèmex, y, z, t. Considérons, par exemple, le mouvement d’un point. Si, dans le  oordonnéesx, y, zsubissent les changementsdx, dy, dz, on a pour les composantes de
 es relations les variationsdx, dy, dz, dtentraînent les changements
 variables. Il est naturel de définir les composantes de la vitesse dans le nouveau  es formules
 onne
 autre exemple, on peut imaginer un grand nombre de points mobiles dont les vitesses  tions continues des coordonnées et du temps. Soitdτ un élément de volume situé au  fixons l’attention sur les points du système qui se trouvent dans cet élément à un instant  oitt' , la valeur spéciale det' qui correspond àx, y, z, ten vertu des équations (1), et 0 pour les différents points les valeurs dex',y',z' correspondant à cette valeur déterminéet'  es termes, considérons les positions des points dans le nouveau système, prises toutes  e valeur du « temps »t'. On peut se demander quelle est l’étendue de l’élémentdτ' de
z', dans lequel se trouvent à cet instantt' , les points choisis qui se trouvent endτ au 0 simple calcul, que je puis omettre ici, conduit à la relation
 nfin que les points dont il s’agit portent des charges électriques égales et admettons que  systèmesx, y, z, tetx',y',z',t' on attribue les mêmes valeurs numériques à ces charges.  sont suffisamment rapprochés les uns des autres, on obtient une distribution continue  t il est clair que la charge contenue dans l’élémentdτ à l’instanttest égale à celle qui se  l’instantt'. Par conséquent, si ρ et ρ' sont les densités de ces charges,
(5)
ule, combinée avec (4), on déduit encore
 rmules de transformation pour le courant de convection. grandeurs physiques telles que les forces électrique et magnétique, il faut suivre une ins directe; on cherchera, peut-être un peu par tâtonnement, les formules de n propres à assurer l’invariance des équations électromagnétiques.
 (4) et (7) ne se trouvent pas dans mon Mémoire de 1904. C’est que je n’avais pas  ie directe qui y conduit, et cela tient à ce que j’avais l’idée qu’il y a une différence  tre les systèmesx, y, z, t etx',y',z',t'. Dans l’un on se sert — telle était ma pensée —  ordonnées qui ont une position fixe dans l’éther et de ce qu’on peut appeler le « vrai »  l’autre système, au contraire, on aurait affaire ai de simples grandeurs auxiliaires dont  n’est qu’un artifice mathématique. En particulier, la variablet' ne pourrait pas être  emps » dans le même sens que la variablet.  re d’idées je n’ai pas pensé à décrire les phénomènes dans le systèmex',y',z',t',  e la même manièreque dans le systèmex, y, z, tet je n’ai pas défini par les équations  randeurs ξ',η',ζ',ρ' qui correspondront à ξ,η,ζ,ρ. C’est plutôt par tâtonnement que je suis  ormules de transformation qui, avec notre notation actuelle, prennent la forme
 lu choisir de manière à obtenir dans le nouveau système les équations les plus simples.  us tard dans le Mémoire de Poincaré qu’en procédant plus systématiquement j’aurais pu  plus grande simplification encore. Ne l’ayant pas remarqué, je n’ai pas réussi à obtenir  xacte des équations; mes formules restaient encombrées de certains termes qui  isparaître. Ces termes étaient trop petits pour avoir une influence sensible sur les  et je pouvais donc expliquer l’indépendance du mouvement de la Terre que les avaient, révélée, mais je n’ai pas établi le principe de relativité comme rigoureusement ent vrai.  contraire, a obtenu une invariance parfaite des équations de l’électrodynamique, et il a  ostulat de relativité », termes qu’il a été le premier à employer. En effet, se plaçant au  ue j’avais manqué, il a trouvé les formules (4) et (7). Ajoutons qu’en corrigeant ainsi les de mon travail il ne me les a jamais reprochées.
 ’étendre ici sur tous les beaux résultats obtenus par Poincaré. Insistons cependant sur  ts. D’abord, il ne s’est pas contenté de faire voir que les transformations de relativité  e la forme des équations électromagnétiques. Il explique le succès des substitutions en  ue ces équations peuvent être mises sous la forme du principe de moindre action et que  damentale qui exprime ce principe, ainsi que les opérations par lesquelles on en déduit du champ, sont les mêmes dans les systèmesx, y, z, tetx',y',z',t'.  eu, conformément au titre de son Mémoire, Poincaré considère particulièrement la  se produit la déformation d’un électron mobile, comparable à celle des bras de  M. Michelson, qui est exigée par le postulat de relativité. On avait proposé à ce sujet ses différentes. D’après toutes les deux un électron, supposé sphérique à l’état de
 angerait par une translation en un ellipsoïde de révolution aplati, l’axe de symétrie  ec la direction du mouvement et le rapport de cet axe au diamètre de l’équateur étant , sivla vitesse. Mais les hypothèses différaient entre elles en ce qui est  ongueur des axes et par conséquent le volume de l’électron. Tandis que j’avais été  ettre que le rayon de l’équateur reste égal à celui de la sphère primitive, M. Bucherer et  voulaient plutôt assigner une grandeur constante au volume. La première hypothèse 3 l= 1, la deuxième àkl= 1. Ajoutons immédiatement que la première valeur est la seule  atible avec le postulat de relativité.  e rendre compte de la persistance et de l’équilibre d’un électron en se servant des  aires de la Mécanique, il ne suffit évidemment pas de considérer les actions iques. La particule — que nous considérons ici comme une sphère portant une charge  exploserait immédiatement à cause des répulsions mutuelles ou, ce qui revient au  nsions de Maxwell exercées à sa surface. Il faut donc introduire autre chose encore, et  ingue ici des « liaisons » et des « forces supplémentaires ». Il suppose d’abord qu’il y la liaison représentée par l’équation m r=bθ  i-axe de l’électron,rθ son rayon équatorial,betmdes grandeurs qui restent constantes  (ou l’une de ces grandeurs} varient avec la vitesse de translationv. Cela posé, on  r une valeur quelconque devdimensions de l’électron — parce qu’on sait que les
 — et on peut calculer par les formules ordinaires du champ électromagnétique  uantité de mouvement et la fonction de Lagrange. Entre ces grandeurs, considérées  nctions devil doit y avoir les relations bien connues. Poincaré démontre qu’elles ne se
 our , ce qui nous ramène à la constance du volume, c’est-à-dire à l’hypothèse  er et de M. Langevin. Mais nous savons déjà que ce n’est pas cette hypothèse, mais  lle d’un rayon équatorial constant, qui est en accord avec le postulat de relativité. Il faut irement avoir recours à des forces supplémentaires.
α β t qu’elles dépendent d’un potentiel de la formeAret β sont des constantes,où A, α θ ,  ve que la constance du rayon équatorial exige α = 3, β = 2, c’est-à-dire que le potentiel  oit être proportionnel au volume. Il en résulte que les forces supplémentaires cherchées ntes à une pression ou une tension normale exercée sur la surface et dont la grandeur  urface reste constante quelle que soit la vitesse de translation. On voit immédiatement  n dirigée vers l’intérieur convient seule; on en déterminera la grandeur par la condition  lectron qui se trouve en repos et qui a par conséquent la forme d’une sphère, elle doit  aux répulsions électrostatiques. Si ensuite la particule est mise en mouvement, la  oincaré, jointe aux actions électrodynamiques, produira inévitablement l’aplatissement  par le principe de relativité.  ouvé sa force supplémentaire, Poincaré fait voir que les transformations de relativité ne  la forme des termes qui la représentent; il démontre ainsi que des mouvements  d’un système d’électrons peuvent avoir lieu tout à fait de la même manière dans le  z, tet dans le systèmex',y',z',t'.  é de la nécessité de poserl1 (constance du rayon équatorial de l’électron). Je ne =  ici la démonstration donnée par Poincaré et je dirai seulement qu’il a signalé l’origine de cette condition. On peut envisager toutes les transformations qui sont représentées  les (1), avec des valeurs différentes de la vitesse − ε, et les valeurs correspondantes de  dernier coefficient devant être considéré comme une fonction de ε; on peut y ajouter  formations semblables qu’on déduit de (1) en changeant les directions des axes, et  ations quelconques. Le postulat de relativité exige que toutes ces transformations  upe et cela n’est possible que sila la valeur constante 1. de relativité » qu’on obtient ainsi se compose des substitutions linéaires qui n’altèrent  uadratique
2 2 2 2 x+y+zt  e termine par l’application du postulat de relativité aux phénomènes de la gravitation. Il  trouver la règle qui en détermine la propagation et les formules qui expriment les  de la force en fonction des coordonnées et de la vitesse tant du corps attiré que du  . En considérant ces questions, Poincaré commence par chercher les invariants du  lativité; en effet, il est clair qu’il doit être possible de représenter les phénomènes par qui ne contiennent que ces invariants. Cependant, le problème est indéterminé. Il est  ettre que la vitesse de propagation est égale à celle de la lumière et que les écarts de la  doivent être du deuxième ordre de grandeur par rapport aux vitesses. Mais, même  trictions, on a le choix entre plusieurs hypothèses parmi lesquelles il y en a deux que
 que spécialement.  ernière partie de l’article on trouve quelques notions nouvelles ue e dois surtout  caré remarque, par exemple, que si l’on considèrex, y, zcomme les et  d’un point dans un espace à quatre dimensions, les transformations de relativité se  s rotations dans cet espace. Il a aussi eu l’idée d’ajouter aux trois composantes X, Y, Z  grandeur T=Xξ +Yη +Zζ
 chose que le travail de la force par unité de temps et qu’on peut considérer en quelque une quatrième composante. Quand il est question de la force qu’un corps éprouve par  e, les grandeurs X, Y, Z, sont affectées par une transformation de relativité de  ière que les grandeursx, y, z, .  es idées de Poincaré parce qu’elles se rapprochent des méthodes dont Minkowski et  nts se sont servis plus tard pour faciliter les opérations mathématiques qui se présentent  e de relativité.
 ntenant au Mémoire sur la Théorie des quanta. Vers la fin de 1911 Poincaré avait  éunion du Conseil de Physique convoqué à Bruxelles par M. Solvay, dans laquelle on  occupé des phénomènes du rayonnement calorifique et de l’hypothèse des éléments ou  rgie imaginée par M. Planck pour les expliquer. Dans les discussions Poincaré avait  la vivacité et la pénétration de son esprit et on avait admiré la facilité avec laquelle il sut  s questions de Physique les plus ardues, même dans celles qui devaient être nouvelles  tour à Paris, il ne cessa de s’occuper du problème dont il sentait vivement l’importance. de M. Planck était vraie, « les phénomènes physiques cesseraient d’obéir à des lois  ar des équations différentielles, et ce serait là, sans doute, la plus grande révolution et  de que la philosophie naturelle ait subie depuis Newton ».  ceptions nouvelles sont-elles vraiment inévitables et n’y a-t-il pas moyen d’arriver à la loi nt sans introduire ces discontinuités qui sont en opposition directe avec les notions de classique? Voilà la question que Poincaré se pose dans son Mémoire et à laquelle il  onse que je me permettrai de résumer brièvement. un système composé denrésonateurs de Planck et depmolécules,netpétant de très  res; supposons que tous les résonateurs soient égaux entre eux et qu’il en soit de même s. Désignons par les énergies des molécules et par celles des  hacune de ces variables pourra prendre toutes les valeurs positives.  ontre d’abord ue la robabilité pour que les quantités d’énergie soient comprises  s ξ et , et ξ +dη et , η ξ , et η +dη , peut être 1p p1nn n  ar
 fonction sur laquelle on peut faire différentes hypothèses.  nnaît cette fonction on pourra dire de quelle manière une quantité d’énergieh se  es molécules et les résonateurs. A cet effet, on peut se représenter dans l’espace àp +  , la couche infiniment mince S, dans laquelle l’énergie totale
entrehet une valeur infiniment voisineh+dh. On calculera les trois intégrales
 couche S, et on aura pour l’énergie que prennent les résonateurs et pour celle de  s molécules. Par conséquent, si Y est l’énergie moyenne d’un résonateur, et X celle le,
l’intégrale I, on peut d’abord donner des valeurs fixes aux variables et, par  leur sommexrapport aux ξ à toutes les valeurs positives de, et étendre l’inté ration ar , pour lesquelles la somme est comprise entreh - x eth - x + dh. Cela
 ut calculer l’intégrale
 aleurs positives des η telles que
se trouve entrexetx + dx. Posons
 nction qui dépend de la fonction ω et nous aurons
ulent de la même manière; on n’a qu’a introduire sous le signe d’intégration le facteurx - x. En fin de compte, on peut écrire
 est le même dans les deux cas. Nous n’avons pas à nous en occuper parce qu’il suffit r le rapport de X à Y.  intenant la formule de M. Planck — qui peut être regardée comme l’expression de la  n fait sur la fonction ω l’hypothèse suivante, qui est conforme à la théorie des quanta.  eur du quantum d’énergie qui est propre aux résonateurs considérés et désignons par [2] ur infiniment petite . La fonction ω sera nulle, excepté dans les intervalles
n de ces intervalles l’intégrale
kε < η <kε + δ
aura la valeur 1.
suffisent pour la détermination de la fonction et du rapport pour lequel on trouve,  déjà dit, la valeur donnée par la théorie de M. Planck. Je ne m’arrêterai as à ces calculs  médiatement à la question principale, celle de savoir si les discontinuités que je viens  ivent nécessairement être admises.  duire le raisonnement de Poincaré, mais je dirai d’abord que dans les formules que rerons, α désigne une variable complexe dont la partie réelle α est toujours positive. r  sentation graphique on se bornera à la moitié du plan α caractérisée par α > 0 et dans r ns par rapport à α on suivra une ligne droite L perpendiculaire à l’axe des α réels, et  éfiniment des deux côtés. Les valeurs des intégrales seront indépendantes de la  distance α de cette ligne à l’origine des α. r  duit une fonction auxiliaire qu’il définit par l’équation
que la fonction ω et la fonction
, par l’inversion de (11)
qui en dérive peuvent être exprimées à l’aide de Φ.
une formule analogue pour nous remarquerons que dans l’équation (11) on peut  par une quelconque des variables . En multipliant lesn équations qu’on  n trouve
rtu de la formule (8)
n
(9) et (10) deviennent maintenant
 s transforme encore par les substitutions
ne
αωk Θ = Φ(α)e(β − ω)
n’est autre chose que l’énergie moyenne d’un seul résonateur pour le cas où l’on aurait
 aleur que prendrait ω si toute l’énergie disponiblehse trouvait dans les résonateurs et  pport entre le nombre des molécules et celui des résonateurs.  les applications du Calcul des probabilités aux théories moléculaires, on cherche l’état , qui présente le maximum de probabilité, on trouve toujours que, grâce au nombre  molécules, ce maximum est tellement prononcé qu’on peut négliger la probabilité de  qui s’écartent sensiblement de l’état le plus probable. Dans le cas qui nous occupe, il y  se d’analogue.  ec Poincaré que, pour des valeurs données dehΘ a un maximumet de β, la fonction = ω et faisons passer par le point α , le lieu du maximum, la ligne L dont la distance 0 0  pouvait être choisie à volonté. Comme l’exposantn est un nombre très élevé, le n  Θ est extrêmement prononcé et les seuls éléments des intégrales que nous ayons à  nsidération, sont ceux qui se trouvent dans le voisinage immédiat de α et de ω . Cela 0 0  médiatement pour le rapport cherché
l’équation
nY=pX=h=nβ Y= ω 0
er les valeurs de α et de ω , on peut se servir des équations 0 0
 es formules que α et de ω dépendent de la grandeur β, c’est-à-dire de la quantité 0 0 iehqui a été communiquée au système; c’est un résultat auquel on devait s’attendre.  6) nous apprend en outre que α sera toujours réel. Cette grandeur détermine 0 nt l’énergie moyenne d’une molécule, car il résulte de (14) et de (16) que
s que l’énergie moyenne d’une molécule est proportionnelle à la température absolue T. écrire
 onstante connue, et l’équation
 (13) et de (15), nous donne l’énergie moyenne d’un résonateur en fonction de la On voit que ce résultat est indépendant du rapport entre les nombresnetp.  aintenant que nous connaissions pour toutes les températures l’énergie moyenne d’un  ar (17) nous connaîtrons alors pour toutes les valeurs positives de α la dérivée
nous en déduirons Φ(α) à un facteur constant près. Bien entendu, ces conclusions seront  es à des valeurs réelles de α, mais la fonction Φ(α) est supposée être telle qu’elle est  ans toute l’étendue du demi-plan α dont nous avons parlé, quand elle est donnée en tous  emi-axe réel et positif.  le (12) nous fournira la fonction de probabilité ω pour une valeur positive quelconque de  ue le facteur indéterminé de la fonction Φ(α) se retrouvera en ω, mais un tel facteur n’a  tance.  dire que la probabilité ω est entièrement déterminée des qu’on connaît la distribution our toutes les températures. Il n’y a qu’une fonction ω pour une distribution qui est  ction de la température. Par conséquent, les hypothèses que nous avons faites sur ω et t à la loi de Planck sont les seules qu’on puisse admettre.
 nnement par lequel Poincaré a établi lanécessitéde l’hypothèse des quanta.  conclusion dépend de l’hypothèse que la formule de Planck est une image exacte de la  pourrait être tiré en doute, la formule ne pourrait être qu’approchée. C’est pour cette  incaré reprend le problème en abandonnant la loi de Planck et en se servant seulement que ce physicien a trouvée entre l’énergie d’un résonateur et celle du rayonnement noir.  amen conduit à la conclusion que l’énergie totale du rayonnement sera infinie à moins
 ne tendepasvers zéro avec η . La fonction ω doit donc présenter au moins 0 [3] uité (pour η = 0), analogue à celles que donne la théorie des quanta .
 conforme ici aux notations de Poincaré et je choisis les unités de longueur et de temps  façon que la vitesse de la lumière soit égale à I.  it ici de lapremière théorie de M. Planck, dans laquelle on admet que l’énergie d’un eur ne peut avoir qu’une des valeurs 0, ε, 2ε, 3ε, etc.  ultat avait été trouvé par M. P. Ehrenfest; voirAnn. Physik, t. 36, 1911, p. 91.
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