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L'Afrique face au défi de la technoscience

De
282 pages
Dans le système naturel d'Afrique, le phénomène technique assure le prolongement de l'homme. Au contraire dans le système technicien, produit de l'Occident, la Technique asservit l'homme. La technoscience surgit, s'impose et règne au sein de la société comme une véritable déesse digne de culte solennel. Son projet s'est donné de construire une civilisation technicienne prédominée par le spectacle de la Technique dont merveilles et déviances laissent l'Afrique regardante et perplexe.
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Mwamba Mputu Baudouin
L’Afrique face au défi de la technoscience Histoire et Enjeux
Ecrire l’Afrique Ecrire l’Afrique
L’Afrique face au défi de la technoscience Histoire et Enjeux
Écrire l’Afrique Collection dirigée par Denis Pryen Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques, cette collection reflète les multiples aspects du quotidien des Africains.Dernières parutions Vicky Mujinga KALAMBAY,Bilonda. Une écolière face à son destin, 2013. Obambé GAKOSSO,Les malades précieux, 2013. Ano NIANZOU,Sous les bombes de Char-kozy, 2013. Francine NGOIBOUM,Fleur brisée, 2013. Lang Fafa DAMPHA,African Aliens, 2013. Claude-Ernest NDALLA,Le Gourou. Une imposture congolaise, 2013. Salvator NAHIMANA, Angélique Gisèle Nshimirimana. Mon homme m’aurait mangée toute crue. Edition bilingue kirundi-français, 2013.Aboubacar LANKOANDE,La palabre des Calaos, 2013. Christian ROCHE,Amaï. Amour et rébellion en Casamance, 2013. Giovanni MELEDJE,Scandales d’amour, 2013.Maxime OUARO,Boro, 2013. Martin KAPTOUOM,Promesse africaine. Parole d’immigré, 2013.Sidi ZAKARI,Un élu du peuple, 2013 Géraldine Ida BAKIMAPOUNDZA,Le retour en France des expatriés. De Conakry à Paris, 2013. José THISUNGU,Les chantiers intimes, 2013. Djibril SALAM,Au bonheur des damnés, 2013. Denis BOMBA-NKOLO,Le rêve du Pygmée Oyoa-Baka, 2013. Jema DAZOABASILA,Bons vents, 2012. Fweley DIANGITUKWA,Notre vie est un mystère. Cette chambre-là May, 2012. Cyriaque MUHAWENAYO,La guerre des nez au Burundi. Je l’ai vue et vécue, 2012. Élie MAVOUNGOU,Incertitudes, 2013. Serge FINIA Buassa,Une semaine mémorable. Qui a tué Laurent-Désiré Kabila ?, 2012.
Baudouin Mwamba Mputu
L’Afrique face au défi de la technoscience Histoire et Enjeux
Autres publications :
Hommage à Ki-Zerbo,sous la direction de Kambayi Bwatshia, Kinshasa, Eugemonia, 2007.
Histoire des rivalités franco-belges au Congo, de Léopold II à Mobu-tu, Paris, Bayanda, 2008.
Le Congo-Kasaï (1865-1950). De l’exploration allemande à la consé-cration de Luluabourg, Paris, L’Harmattan, 2011. Pages d’histoire des relations et institutions internationales. Notes de cours, Kinshasa, Editions de l’Odyssée, 2013. © L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01437-1 EAN : 9782343014371
« En Afrique, lorsqu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». (Amadou Hampâté Bâ)Je dédie ce livre à Christina Gazque.
AVANT-PROPOS En Afrique, science et technique n’évoluent pas du tout à cause de l’inexistence de la sociologie de la connaissance. L’histoire des sciences et l’épistémologie n’ayant pas des repères, le processus du changement technique manque son cadre de dévolution. Cet immobi-lisme est la conséquence non seulement de l’absence de l’esprit scien-tifique, mais de l’incapacité à construire la science, à la rendre maté-rielle et institutionnelle. En Afrique le savoir étant tributaire de mé-moire collective, des compilations cognitives archivées par des géné-rations antérieures font défaut. Les universités africaines ne sont pas à mesure d’élaborer des schèmes, paradigmes ou principes capables de révolutionner la recherche et l’adapter aux réalités de leur environne-ment. Cet élan manque aux Africains comparativement à ce que les e Européens ont produit depuis l’époque de la Renaissance (15siècle). En ce qui concerne la recherche scientifique, l’Afrique devra emprunter sa propre voie, bien qu’en faisant recours aux substrats occidentaux. Certes, elle ne saura pas s’adapter au projet de la tech-noscience qui consiste à modifier la Nature avec une technique sancti-fiée. L’homme africain ne doit plus continuer à limiter la recherche historique aux thèmes considérés comme classiques et intangibles. Car, l’histoire de l’Occident ne donne que des références, loin d’être une histoire globale. Les penseurs africains, dans le souci d’enrichir l’histoire des techniques africaines, n’ont essayé que d’étayer avec probabilité quelques savoirs endogènes de manière anachronique en dépit de quoi se dégage une profonde pauvreté scientifique. En conséquence, l’histoire africaine demeure toujours essentiellement fondée sur l’oralité incapable de réunir l’unanimité et difficilement transmissible. Les règles de ces savoirs sont disparates : aucune formule expérimen-tale fondée sur des formules mathématiques. Ce facteur exclut donc l’Afrique au projet de la technoscience. L’homme africain, au lieu de pénétrer dans les lois naturelles, les décrypter et les codifier, se contente de ce qu’il appelle «ethnos-cience »,l’ensemble des savoirs traditionnels transmis de génération en génération. Or il se pose la question fondamentale des mécanismes d’unification de tous ces savoirs endogènes ethnie par ethnie, tribu par
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