L'Univers Boîte à malices. Tome 1

De

Certains diront : encore un ouvrage de vulgarisation scientifique et, qui plus est, d'un auteur inconnu. Pourtant L'Univers, Boîte à Malices se distingue des compilations de son espèce, d'abord par sa dimension universelle et encyclopédique dans son récit de notre Monde des tenants aux aboutissants, et en ce que le lecteur n'est pas traité comme celui qui écoute la messe en latin sans la comprendre ! Ainsi, dans un langage clair et simple sont traitées les formulations de la Relativité Restreinte et de la Relativité Générale ainsi que celles de la Mécanique Quantique dans tous ses états.

Publié le : samedi 19 septembre 2015
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EAN13 : 9782952305020
Nombre de pages : 378
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1. SCIENCE ET SPIRITUALITE : LE FAUX ARBITRAGE DES RELIGIONS Le silence éternel de ces espaces infinis meffraie. Blaise Pascal Nous ambitionnons de raconter le monde, dessayer de raccommoder science et spiritualité, en dautres termes dessayer de montrer que lenaturel nest quune partie aujourdhui visible dusurnaturel ou, si lon préfère, que ce que nous avons coutume de qualifier desurnaturelnest que laspect caché de la Nature. Ce que nous voulons montrer, cest quon peut élargir aux phénomènes de lesprit le champ dinvestigation de la science, sans porter tort à celle-ci ou à ceux-là. Le mot « esprit » est, ici, quelque peu ambigu. Il qualifie dabord tout simplement le concept de « conscience dêtre » pour les individus ici-bas. Mais il est aussi étroitement lié au concept de « spiritualité » des croyants en un au-delà. Ainsi, avec lesprit, on est carrément sur le fil du rasoir entre le monde réel dans lequel nous vivons et lhypothétique au-delà. Il est alors impératif, si lon veut faire progresser la Connaissance (en général), de procéder en toute rigueur et en suivant une logique sans faille. Précisément, cet ouvrage a pour objet de chercher sil est possible de montrer que TOUT procède de la même logique. Sil en était ainsi  et jose le penser , alors, même lapproche du Spirituel devrait pro-
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gressivement savérer plus avantageuse par les progrès de la science que par le fixisme religieux. Si Foi et Science sont par nature antinomiques, il nest par contre pas rationnel dopposer a priori la Science à la Connaissance de lAbsolu (du Divin, diront certains), de distinguer dun côté un domaine du spirituel, dusurnaturelqui serait par définition hors de la Nature, donc inaccessible à la science et, pour certains, pure vue (fantaisiste) de lesprit , dun autre côté, le champ daction de la science qui serait restreint au domaine du matériel, dunaturel. Ce faisant, on arriverait au paradoxe que la connaissance de lesprit, donc de la pensée et de la conscience  esprit, pensée, conscience qui sont pourtant les fruits de la vie, donc de la matière , ne mériterait pas lattention de la science sous le seul prétexte que lesprit ne manifesterait, en soi, aucun aspect apparent de la matière !... Je pense que cette discrimination entre matière et esprit est une erreur où se fourvoient bien des philosophes et bien des scientifiques. Cette vision découle dune double polarisation des activités humaines. Dun côté la Science sest appliquée à concevoir le monde comme une véritable machine consti-tuée seulement de matière et régie par des lois immuables. Dun autre côté, les Religions ont apporté aux hommes les éléments affectifs et émotionnels, fort nécessaires dès la prise de conscience par lhomme de ce monde mécanique, apparemment froid et sans âme. De telle sorte quon en est arrivé à la fin à confondre religion et connaissance de la face cachée de la Nature. Alors, oui il y a incompatibilité entre Science et Religions, sans que cela doive entraîner une opposition entre Science et Connaissance de lAbsolu. Avant daborder le problème majeur de lintégration du concept de lesprit dans la Science Globale telle que nous la définirons un peu plus tard, il nest sans doute pas inutile de
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faire un rapide survol de lhistoire des Religions, afin de saisir où se trouve le malentendu. Note N° 1 Le colloque de CordoueIl nest pas inutile de mentionner ici une tentative de rapprochement entre le Scientifique et le Spirituel, contes-table il faut bien le dire. Il sagit du colloque de Cordoue. En 1979, était organisé à Cordoue, sous légide de la chaîne de radio France-Culture, un colloque sur le thème « Science et Conscience » où une cinquantaine de physi-ciens, de psychologues et de représentants de différents courants religieux avait à débattre du rapport entre Science et Spiritualité. Pourquoi Cordoue ? Parce que cétait la ville e dAverroès (Ibn Ruchd) qui, auXIIavait commenté siècle, luvre dAristote, en optant pour le rationalisme et pour létude dun monde matérialiste physique. À ce titre, il sera considérer par les organisateurs du colloque comme lun des fondateurs de la civilisation occidentale et de lesprit scientifique (avec tout ce que cela a de péjoratif pour bien des participants !). Les promoteurs du colloque voient même là la coupure détestable entre la pensée religieuse, tournée vers la méditation, et un humanisme où la raison lemporte sur le mysticisme. Le colloque de Cordoue avait alors pour objet de recoller les morceaux en créant, huit siècles plus tard, une alliance nouvelle entre science et spiritualité, « les deux lectures de lUnivers ». Les physiciens qui y participaient nétaient pas des moindres : parmi dautres, on relevait la présence du prix Nobel de physique (pour ses travaux sur la supra-conductivité) Brian Josephson, David Bohm, professeur de physique théorique à luniversité de Londres, Hubert Reeves, directur de recherches au CNRS, Frijtof Capra, professeur de physique à lUniversité de Berkeley, Olivier Costa de Beauregard, directeur au CNRS, etc. Et puis, il y avait des hommes représentant les grandes traditions religieuses de
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lEst et de lOuest, de lIslam et dIsraël. Entre ces deux camps figuraient les psychologues, les psychanalystes, les neurophysiologistes, avec leurs « états modifiés de la conscience » (hypnose, méditation, drogue) : voir le cha-pitre VI pour plus de précision. Bref, on convient que lUnivers pouvait être lu de deux manières : selon la tradition spiritualiste (notamment orien-tale) ou selon la vision scientifique. La naissance de la Mécanique Quantique (plus que celle de la Relativité) ayant créé au début du siècle un certain désarroi parmi le monde scientifique et pas mal de paradoxes  comme on le verra au chapitre IV, § 2 : « De la science-certitude à la science-probabilité » , il sensuivit quau colloque de Cordoue la Mécanique Quantique savéra comme la véritable charnière entre la vision mystique (orientaliste) et la vision ratio-nalisme de lUnivers.
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