La nature a horreur du vert

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Un fruit qui mûrit change de couleur. Nous le voyons et nous pouvons alors le manger pour continuer à vivre. Toute la faune agit de même, utilisant sa capacité visuelle pour s'alimenter.
Lorsque nos ancêtres sont devenus Hommes, ils en ont orné leurs grottes magiques. Puis, plus nombreux, nous avons inventé la société. A partir de là, la couleur a joué un rôle nouveau : elle est devenue l'attribut des puissants et des riches. Les Grecs ne s'y sont pas trompés et ont commencé à se demander ce que cela pouvait bien être… Bien d'autres réflexions ont suivi.
Aujourd'hui, la couleur foisonne dans notre environnement, nos ordinateurs et notre vie quotidienne mais nous savons la manipuler de bien des façons et pour de multiples fonctions.  
Publié le : vendredi 1 avril 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791026204725
Nombre de pages : non-communiqué
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Isabelle Souriau

La nature

a horreur du vert

De l'importance de la couleur

 


 

© Isabelle Souriau, 2016

ISBN numérique : 979-10-262-0472-5

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Internet : www.librinova.com


 

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m/

 

 

 

 

 

A Christiane et Jean-Marie, mes parents disparus, qui m'ont fait le plus beau des cadeaux : l'optimisme !

 

 

Introduction

 

Sous ce titre un tantinet provocateur mais ô combien justifié, j'ai envie de vous entretenir, chère lectrice ou cher lecteur, de l'importance de la couleur dans notre vie. Choix étrange, me direz-vous ? En fait, malgré ma boulimie de bouquins et mes fréquentes visites intéressées dans les librairies de musées, je ne suis jamais tombée sur un titre "coloré", qui aurait été destiné à vous tout comme à moi et non pas à un public d'initiés, comme les peintres, les couturiers ou les industriels, par exemple. Je ne parle pas ici des monographies écrites par tous ceux qui se sont penchés sur la question et dans lesquelles chacun a présenté son interprétation personnelle des couleurs, son explication du phénomène, sa vision physiologique et même philosophique de considérer les choses. Non, je parle simplement d'un bouquin grand public, racontant et expliquant cette histoire comme on pourrait la raconter au coin du feu, pour des amis. Telle était en tous cas mon intention au moment où je me suis lancée dans cette aventure. J'espère y être modestement parvenue.

 

Pour commencer, en y regardant de plus près, je me suis aperçue que la couleur est un sujet dont je ne subodorais absolument pas l'étendue, ce qui m'a surpris. Puis, assez vite, j'ai pris conscience de ce que la couleur est consubstantielle à la "marche vers le futur" de l'espèce humaine. J'entends par là que la couleur et plus précisément – mais c'est primordial - la faculté de distinguer les couleurs nous ont été essentielles car, il y a des millions d'années, ce sens de la vision colorée a sauvé d'une extinction probable ceux des primates qui allaient évoluer dans un avenir fort lointain jusqu'à devenir des Hommes. Tous les animaux qui peuplent nos continents fluctuants possèdent plus ou moins ce même pouvoir, bien qu'ils le déclinent de multiples et quelquefois bien étranges façons. Quant à la flore à laquelle nous devons - nous, l'ensemble de la faune - de pouvoir habiter, respirer et manger (pour combien de temps encore ?) sur notre planète la Terre, on peut raisonnablement penser que dans son processus de vie elle n'a aucun besoin de "voir" les couleurs, sa stratégie sur ce plan étant remarquablement stable, du moins tant que se consumera le Soleil.

 

Aujourd'hui, quel impact a la couleur sur notre quotidien ?

Sous forme d'images en noir et blanc ou en couleurs, elle a envahi nos yeux et investi notre esprit, ayant parfois relégué l'information et la réflexion personnelle au deuxième plan. Il y a peu de temps, Yann Artus-Bertrand nous a offert son film nommé "Terra", magnifique, éclatant, plein de couleurs et de formes originales que nous découvrons toujours avec un immense plaisir. Cependant, j'ai été choquée de devoir attendre le premier tiers du film pour qu'une couleur soit nommée : le "vert" de la canopée. Quelques séquences plus loin, aux Indes, lors de scènes consacrées à la fête de printemps, le commentaire mentionne les roses, les rouges et les bleus des nuages poudreux de pigments colorés lancés sur la foule en bonheur. Et c'est pratiquement tout. Sur le moment, j'ai trouvé cela dommage. Mais après réflexion, je me suis dit que cette relative indigence - à mon point de vue - s'expliquait probablement par le fait qu'il n'y a pas besoin de préciser à la personne qui regarde ce qu'elle voit puisqu'elle le voit et qu'elle sait très bien nommer les couleurs. Donc, tout se passe comme si nous voyions les couleurs mais qu'elles nous seraient… comment dire… "diaphanes", "translucides", dénuées d'existence ou a contrario tellement inhérentes à notre existence qu'elles en deviendraient " transparentes " ?

Serait-ce trop exagéré de penser qu'on va jusqu'à les mépriser comme quelque chose de vulgaire et de peu intéressant dont il n'y a vraiment rien à dire ?

Est-ce qu'elles ne constitueraient pas un sujet de conversation ?

Ne vaudraient-elles pas quelques minutes de contemplation ?

Ne préexistent-elles pas à l'homme ?

N'ont-elles pas toujours constitué la preuve qu'un processus très particulier fonctionne sur notre planète, je veux parler de la Vie ?

Et pourquoi ne constitueraient-elles pas un sujet d'étude, ou tout au moins de curiosité ?

Qui sont ceux qui s'y sont intéressés ?

Et quand ?

Que savons-nous aujourd'hui de cette dimension essentielle de notre environnement ?

Croire que personne n'y a réfléchi depuis que l'homme s'est doté de la faculté de se poser des questions serait une grave erreur. Mais encore une fois – et je ne m'adresse pas ici aux professionnels de la couleur - le grand public n'en parle pas, comme si cela n'éveillait rien en lui et donc ne présentait aucun intérêt…

 

Alors, au moment où je me suis mise à peindre à mon modeste niveau après avoir travaillé dans l'édition, j'ai décidé de prendre l'attitude inverse, c'est-à-dire de me plonger dans cet univers à la fois particulier et général, et bien m'en a pris puisque j'ai découvert ainsi un océan de choses à partager avec ceux qui me feraient la grande joie de m'écouter ou de me lire ne serait-ce que quelques instants. Se sont alors ouvertes devant mes yeux ébahis des perspectives époustouflantes pétries d'amusements, d'étonnements, de théories bizarres, de curiosités scientifiques ou philosophiques passionnantes, de conséquences économiques inattendues, d'impacts artistiques particuliers… et bien sûr, cet univers tout nouveau pour moi a suscité un feu d'artifice de réflexions tous azimuts. Cependant, ne vous attendez pas ici à un exposé exhaustif de ma part. Sinon, cet ouvrage aurait quelques milliers de pages. Non, j'ai simplement choisi de vous parler de ce qui a retenu mon intérêt dans ce domaine.

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