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Soignez votre bouche par les plantes

De
216 pages
Après un rappel des modes d'usage de 150 plantes médicinales dotées de propriétés bucco-dentaires, cet ouvrage tout public donne quelques indications sur leur emploi actuel et les précautions nécessaires, la phytothérapie et l'aromathérapie relevant de la responsabilité des praticiens et des pharmaciens.
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Préambule
Le mal de dents est aussi vieux que le monde, du moins aussi vieux que l’homme. Dans l’environnement méditerranéen, on trouve inscrit sur des tablettes mésopotamiennes et des papyrus médicaux des dizaines de formules concernant les affections de la bouche et des dents, de même que des prothèses dentaires sur des crânes égyptiens et phéniciens. Depuis des millénaires et jusqu’à nos jours les vertus curatives de nombreuses plantes sont reconnues et utilisées, soit en application directe, soit entrant dans la composition de médicaments ou produits d’hygiène bucco-dentaire. S’appuyant sur des données historiques, les propos d’Henri Lamendin, doivent permettre de réveiller l’attention ou d’ouvrir les esprits sur la place que peuvent tenir les plantes pour la santé bucco-dentaire, aujourd’hui. François Emptoz Docteur en chirurgie dentaire Conservateur au musée dentaire de Lyon Faculté d’odontologie

Préface
Henri Lamendin, à la fois docteur en chirurgie dentaire et docteur d'État ès-sciences en biologie, s'intéresse depuis longtemps à l'utilisation des plantes en médecine, en particulier dans leurs applications pour les soins bucco-dentaires. Entre 1998 et 2004, il a rédigé avec beaucoup de passion une série d'articles sur la phytothérapie bucco-dentaire dans une revue professionnelle très lue par ses confrères, Le chirurgien-dentiste de France, preuve de l'intérêt que porte un certain nombre de spécialistes sur l'utilisation des plantes dans ce domaine en phytothérapie et aromathérapie. Depuis peu, des thèses d'exercice en particulier dans les universités de Marseille et de Lille sont consacrées à ces traitements phytothérapeutiques bucco-dentaires, de la recherche aux applications. La phytothérapie, traitement des maladies par les plantes sous de nombreuses formes galéniques, et l’aromathérapie, traitement par les huiles essentielles et les essences, intéressent de plus en plus ! Ces thérapeutiques complémentaires, utilisées de génération en génération de façon empirique, correspondent aujourd'hui à des recherches sérieuses effectuées par des universitaires confirmés et sont proposées par des laboratoires pharmaceutiques. De nombreuses plantes ont des A.M.M. (autorisation sur le marché) qui les placent au rang de médicament à part entière, c'est-à-dire avec délivrance obligatoire dans les pharmacies, accompagnée de conseils ou prescriptions de praticiens formés et informés ! En outre, actuellement, le déremboursement de nombreuses spécialités incite certains confrères médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes à s'y intéresser, avec des demandes croissantes de leurs patients. C'est pourquoi un enseignement universitaire spécifique s'est créé en France dans plusieurs villes leur permettant de se former de façon optimale. Pour des raisons de santé publique la promotion et l'usage des plantes médicinales, ainsi que leur intérêt dans le système global de santé, font partie aujourd'hui des priorités de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). L'ouvrage que vous allez découvrir s'intègre donc tout à fait dans cette démarche puisqu'il vous propose d'aborder les plantes dans leur contexte historique mais aussi dans leurs applications modernes, le tout accompagné d'anecdotes (ou anecdodontes)* passionnantes, vous rendant la lecture plus aisée…
*

« Anecdodontes » : mot créé par Henri Lamendin, par la contraction des termes « anecdotes odontologiques ».

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Le docteur Lamendin, qui vit lui-même dans un merveilleux environnement végétal, a participé récemment à l'écriture d'un dossier pour un numéro hors série de la revue professionnelle que je dirige, La Phytothérapie européenne, qui traite plus précisément des soins buccodentaires par phyto-aromathérapie. Longue vie à cet ouvrage complet et au travail de pionnier que le docteur Lamendin effectue depuis de nombreuses années. Danielle Roux, pharmacienne chargée de formation auprès des professionnels de santé en phytothérapie

Introduction
Ce recueil a pour objet d’être informatif à propos de 150 plantes médicinales ayant (et/ou ayant eu) des « applications bucco-dentaires », très spécifiquement. Cela n’avait pas été fait jusqu’à présent, « au niveau mondial », alors que « la bouche et les dents concernent pourtant tout un chacun ». Ce livre constitue donc, en quelque sorte, une première ! Bien que dans une thèse (qui n’a pas été publiée) soutenue par Kober à Munich en 1949, intitulée « Traitement des affections gingivales à l’époque des médecins-botanistes du Moyen-Âge », celui-ci avait déjà dressé un essai de classification regroupant 76 espèces de plantes médicinales utilisées dans les maladies de la bouche et des dents (Vetter, 1966). On peut aussi signaler les deux numéros hors-série publiés par Plantes et Nature, à l’initiative du laboratoire Pierre Fabre (Lamendin, 2005 et 2006). Le présent recueil se veut aussi distrayant, en évoquant divers aspects caractéristiques, des données historiques, voire quelquefois anecdotiques, à propos des 150 plantes citées. Afin de ne pas alourdir le texte, leurs emplois en médecine générale ont été écartés et n’ont été retenus que ceux ayant trait au bucco-dentaire. Cependant, hormis la consultation d’ouvrages spécialisés, les personnes qui désireraient en savoir un peu plus à ce sujet, peuvent se reporter, notamment, à la série d’articles que j’ai publié dans Le Chirurgien-dentiste de France, dans la rubrique « Connaissances d’hier et d’aujourd’hui », de 1998 à 2004 et à l’Encyclopédie médico-chirurgicale (Lamendin et coll., 2004). Pour permettre une lecture « plante par plante », les renvois ont été évités, et il existe donc des répétitions. Les traitements et soins présentés ont été « éprouvés » pour des pathologies avérées et rapportés par des auteurs de divers temps et lieux, dont les références figurent, in fine, en bibliographie. À noter que des remèdes très anciens, nés de l’empirisme, sont parfois toujours d’actualité ou peuvent le redevenir, les plantes n’ayant pas varié quant à leurs propriétés utiles pour la thérapeutique et l’hygiène bucco-dentaires, entre autres. On trouve très souvent de ces plantes, sous différentes formes, dans des spécialités pharmaceutiques ou produits d’hygiène actuels, parfois comme principes actifs, tantôt parmi les excipients ou, enfin comme arômes. Attention, la phytothérapie et l’aromathérapie ne sont pas anodines, car elles « agissent ». Les prescriptions ou conseils de médecins, chirurgiensdentistes ou pharmaciens s’imposent donc pour la plus grande part des plantes utilisées (utilisables). N’hésitez pas à réclamer des traitements par les plantes, pour tous les cas où ceux-ci peuvent être indiqués.

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D’ailleurs, les remèdes végétaux traditionnels ainsi que les médications modernes peuvent très avantageusement se compléter, y compris dans le domaine bucco-dentaire. Cependant, se méfier d’interactions, possibles, entre certaines plantes et des traitements médicamenteux. Par exemple, un simple jus de pamplemousse peut parfois augmenter l’action des bêtabloquants, des anticalciques, des inhibiteurs des protéases ou diminuer celle de la ciclosporine, de la digoxine, ainsi que de certains hypotenseurs et antihistaminiques (Ducros, 2001). C’est pourquoi, en principe, il ne faut pas employer de plantes en usage médicinal sans avoir recueilli, au préalable, une information ou l’aval d’un praticien qualifié, lequel peut aussi les prescrire, bien entendu. Un avis du Conseil national de l’Ordre des médecins a précisé : « La phytothérapie devrait faire partie de l’arsenal de tout médecin ; tout généraliste devrait la pratiquer » (Moatti, 1990). À l’évidence, cela peut aussi s’appliquer aux chirurgiens-dentistes et s’impose, « tout naturellement », aux pharmaciens. « La promotion de l’usage des plantes médicinales et leur intégration dans le système de santé, fait partie des priorités de l’Organisation Mondiale de la Santé » (Longuefosse, 2000).

Acacia
Dans le « langage ordinaire » (Littré, 1887), l’appellation acacia désigne l’acacia blanc, ou robinier (robinia pseudacacia, papilionacées). Sa dénomination de « faux acacia » vient de ce qu’on le confondait avec le mimosa (mimosa scandens), ou acacia des botanistes, lequel est une plante toxique (Saury, 1977). En 1601, le jardinier du roi de France, spécialement chargé des plantes médicinales (on disait alors, le « Simpliste »), reçut d’Amérique du Nord (des monts Appalaches), une graine qu’il planta place Dauphine, à Paris. Trente-cinq ans plus tard, l’arbre issu de cette graine fut transplanté au Jardin des Plantes où l’on peut encore admirer ce robinier historique qui a bravé les siècles. Depuis son immigration, cet arbre s’est propagé un peu partout en Europe, sauf dans le Nord, car il redoute les grands froids. Les fleurs du robinier, riches en nectar, sont volontiers butinées par les abeilles et, on le sait, servent à préparer de délicieux beignets (Delaveau et coll., 1977). Attention cependant, car les fleurs de robinier absorbées en trop grande quantité provoquent des migraines tenaces (Saury, 1977). La saveur de la racine d’acacia étant douce, il faut donc mettre en garde les enfants, car elle est toxique. L’homéopathie emploie la teinture-mère de robinier (Delaveau et coll., 1977). La gomme arabique est l’exsudat durci, mais obtenu par incision du tronc de l’acacia du Sénégal (acacia senegal, mimosacées). On la trouve dans de nombreux médicaments actuels, comme excipient (Girre, 2001). Sur une tablette mésopotamienne du IIIème millénaire avant J.C., on peut lire ce texte (Calès, 2002) : Racine d’acacia Quand tu l’arracheras ne doit pas voir Le soleil. Remède pour le ver Mettre sur la dent malade. Dans l’Antiquité, selon Cocher (1998), l’acacia faisait partie de l’arsenal thérapeutique médical dentaire de Caelius Aurelianus ; celui-ci l’utilisait en lavages de bouche. Dioscoride (40-90) indiquait aussi l’acacia, en décoction tenue en bouche, contre les « chancres et ulcères corrosifs à la bouche et à la langue » (Chapenoire et Lamendin, 2002). Comme substance astringente, du suc d’acacia (exprimé des gousses pilées du mimosa nilotica, Littré, 1887) entrait dans la célèbre thériaque, composition qui fut, entre autres, utilisée par de nombreux dentistes (surtout au cours du XVIIIème siècle), pour

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ses effets analgésiques (Lamendin, 2001). Au suc d’acacia du Levant ou d’Égypte, on a souvent substitué le suc d’acacia au cachou (acacia catachu, mimosacées) (Dorvault, 1995). De nos jours, de l’arôme d’acacia entre dans plusieurs pâtes gingivales (Lamendin, 1999).

Agaric
Bien qu’en usage populaire depuis longtemps, c’est Silvain Brossard, chirurgien de La Châtre, en Berry, qui eut le mérite d'expérimenter et de constater, lors d'hémorragies, l'effet probant de l'agaric (fomes fomentarius, corialacées), recueilli « sur les vieux chênes ébranchés », lequel fut ensuite dit : « des chirurgiens ». En 1750, il s'en fut pré-senter sa découverte à Paris en l'Académie Royale de Chirurgie (fondée en 1731), devant laquelle il apporta la preuve de son efficacité (Lamendin, 1973). En 1755, sous réserve « de rendre public son secret », Brossard reçut une pension du Roi (Meunier, 1964). Si l'article « Agaric » a disparu du Codex Médicamentarius Gallicus (pharmacopée française rédigée par ordre du gouvernement) depuis 1949, on peut signaler qu'il figurait dans les six précédentes éditions, dont, rappelonsle, la première instituée par la loi du 21 germinal an XI (11 avril 1803) et paru en 1818, fut la seule rédigée en latin. L’agaric, donc dit « des chirurgiens », est aussi connu sous l’appellation d’amadouvier (ou amadouvier allume-feu). À titre anecdotique, on peut signaler que l’homme des glaces découvert à la frontières austro-italienne en 1991, portait dans une petite bourse un fragment d’amadouvier qui devait lui servir à faire du feu. Cet homme de l’âge du cuivre a été daté entre 3300 et 3200 ans avant notre ère (Roussel et coll., 2002). C’est dire que l’amadouvier a été utilisé depuis la préhistoire. Dans le Dorvault (1995), on a pu lire à propos de l'agaric : « Parasite commun sur les vieux troncs de chênes et de hêtres des grandes forêts d'Europe. La partie employée est la partie moyenne du champignon que l'on trempe dans l'eau et que l'on bat avec des maillets pour la rendre souple et spongieuse. C'est surtout à Niaux (Pyrénées) qu'on prépare l'amadou. » À noter que « amadou » signifie « amoureux » en provençal. Faisant appel à son pouvoir absorbant, l’amadou a été utilisé par des chirurgiens-dentistes pour assécher les cavités dentaires lors de soins. Et de

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façon plus générale, en milieu buccal, il a été employé comme hémostatique et peut l’être encore. Alors que les qualités hémostatiques de l’amadou, que nul n’a jamais contestées, sont toujours conjuguées « au présent » dans le Nouveau Larousse médical de notre temps on peut se demander pourquoi se priver de celles-ci, en cas de besoin. Pourvu de se donner le mal de préparer l’amadou, il serait loisible d’en user d’autant plus facilement que les vieux troncs de chênes (entre autres) de nos forêts, continuent à « produire gracieusement » (pour nous), des agarics amadouviers.

Agave
L’agave (agave amaricana, amaryllidacées), autrefois appelé, à tort, aloès (aloe vera), est originaire de l’Amérique centrale. Il reste à l’état végétatif (rosette de longues feuilles vertes bordées de jaune), pour fleurir une seule fois, au bout de 10 à 12 ans, en donnant une inflorescence de 10 m environ. Autrefois, on pensait qu’il était immortel et qu’il fleurissait tous les 200 ans ! Linné (1707-1778), se référant à cette croyance, a tiré le mot « agave » du grec « agauos », signifiant « merveilleux ». En Espagne, l’agave était d’ailleurs désigné comme « arbol de maravillas » (arbre des merveilles). Cependant la tradition, en ce pays, disait aussi que c’était le diable qui était à l’origine de la création de l’agave, car, jaloux, en voyant Dieu créer la menthe (mentha sylvestris), toute petite plante aux feuilles minces et tendres, il avait décidé de créer une plante très grande aux feuilles épaisses et charnues, hérissées de piquants… et paresseuse comme lui ! Le « pulque », tiré de l’agave, aurait été une boisson consommée en grande quantité par les prêtres aztèques, avant les cérémonies sacrificielles (Boisvert, 2003). L’agave a été surnommé « abécédaire », car son action salivante (due à la saponine) aidait à « délier la langue des enfants ». Cette action sialogène est, de plus, favorable à la prévention bucco-dentaire. En Amérique du Sud, les feuilles et les racines de l’agave sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés antiscorbutiques, entre autres. Attention : la sève des feuilles, en contact cutané, peut provoquer des irritations ou réactions allergiques (Engel et coll., non daté).

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Aigremoine
L’aigremoine eupatoire ou eupatoire des Anciens (agrimonia eupatoria, rosacées) « croît dans les champs, dans les près secs, & le long des haies, des chemins, & au bord des bois » (Valmont-Bomare, 1791), toujours en plein soleil (Fabiani, 1999). Elle pousse dans toute l’Europe (exception faite de l’extrême nord), en Asie mineure, Iran, dans le Caucase et en Afrique du Nord. Mais de nos jours, l’aigremoine disparaît rapidement de la nature, surtout en raison de l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture et de l’exploitation forestière ; il n’est donc pas surprenant qu’on commence à en cultiver à des fins pharmaceutiques (Stary, 1999). Plusieurs étymologies grecques ont été proposées pour agrimonia : ce mot viendrait soit de agros (champ) et monias (sauvage, par allusion à son habitat), soit de argêmonê (taie de l’œil, en rappel des propriétés ophtalmologiques de la plante). Eupatoria dériverait de Mithridate VI Eupator, dit le Grand (v.132-63 av. J.-C.), roi du Pont, qui aurait préconisé la plante pour ses vertus médicinales (Delaveau et coll., 1977). Connue depuis la préhistoire et prônée dans l’Antiquité, l’aigremoine a longtemps été confondue, dans les textes, avec la verveine officinale (verbena officinalis). Elle en fut distinguée totalement au XVème siècle, pour atteindre son apogée de popularité 100 ans plus tard. En gargarismes, l’infusion d’aigremoine guérit les ulcères de la bouche, avait écrit Peyronnet (1903). Pour ces gargarismes (bains de bouche), Duquesne (1973) conseille d’y adjoindre du miel et une très légère proportion de vinaigre ; Botticelli et Cagnola (1999), des pétales de rose (rosa gallica) et de la racine de guimauve (althaea officinalis) ; tandis que Delaveau et collaborateurs (1977) ainsi que Fabiani (1999) prescrivent une simple décoction d’aigremoine, seule, faite de 50 g de feuilles séchées pour un litre d’eau. Pour réaliser des gargarismes décongestionnants, Botticelli et Cagnola (1999) proposent un mélange composé de 80 g d’extrait fluide d’aigremoine et de 20 g de glycérine, dont on dilue 20 gouttes dans un demiverre d’eau froide. L’aigremoine, légèrement amère et astringente, est employée en gargarismes détersifs (de la Conté, 1986), et résolutifs. Press (1999), comme Forey et Lindsay (1989), indique aussi l’aigremoine en gargarismes, à cause de sa richesse en tanin. C’est pour cette richesse en tanin que l’aigremoine est utilisée en bains de bouche pour le traitement de l’inflammation et des maladies périodontales, confirme Stary (1999). L’infusion, ou décoction, préparée avec une à deux cuillerées à soupe d’aigremoine pour une tasse

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d’eau, est recommandée comme bain de bouche après une intervention chirurgicale bucco-dentaire et en gargarisme dans les stomatites et aphtes, ajoute-t-elle. Moatti (1990) cite aussi l’aigremoine parmi les plantes d’utilisation courante contre les aphtes ainsi que pour les gingivites et stomatites. L’aigremoine est inscrite dans la liste des tisanes de la Pharmacopée française (Xème édition).

Ail
Vraisemblablement originaire des steppes de l’Asie centrale (Delaveau et coll., 1977), l’ail (allium sativum, liliacées) est connu depuis la plus haute Antiquité. C’était la « thériaque des paysans », « de Galien » ou « des pauvres », selon Ouvrieu, 1974. Les ouvriers qui édifièrent les pyramides recevaient chaque jour une gousse d’ail (Valnet, 1985). En faisant figurer l’ail en bonne place au menu des bâtisseurs de la pyramide de Guizèh, les Égyptiens du Vème millénaire av. J.-C. attestaient déjà de ses vertus stimulantes. Les Hébreux de l’Exode le mettaient au nombre des biens les plus précieux qu’il leur fallut laisser en Égypte. Symbole de force physique chez Aristophane, l’ail est cité par tous les médecins et naturalistes de l’Antiquité ; Dioscoride (40-90) en faisait une « panacée », mais les Dieux n’appréciaient pas ses effets sur l’haleine ; les fidèles qui en avaient mangé ne devaient pas entrer dans les temples ! (Delaveau et coll., 1977.) L’ail figurait dans le capitulaire de Villis, ordonnance de Louis 1er le Pieux (778-840), promulguée vers l’an 795, énumérant les végétaux qui devaient être cultivés dans les domaines royaux, en Aquitaine et dans le Sud de la France. Colporteur d’ail était un vieux métier méridional, maintenant disparu. L’ail est un des plus anciens traitements de l’odontologie (Vidal, 1983), Son rôle antibactérien et antifongique s’exprime au niveau buccal (Boullard, 2001). Pujol (1989) rappelle qu’Alexandre préparait de la manière suivante les ails (ou aulx, les deux orthographes sont admises) qui apaisent la douleur des dents : « Prendre des ails : cinq gousses ; de l’encens : une drachme et demi ; de la myrrhe : une drachme. Faire bouillir avec du vin jusqu’à consistance du miel liquide que l’on garde tiède dans la bouche ». Pline l’Ancien préconisait ceci : « Trois gousses (d’ail) pilées dans du vinaigre soulagent les maux de dents, et il en va de même si on utilise une décoction d’ail comme bain de bouche, ou si on met de l’ail cru dans les dents creuses. » Boussel (1970) raconte qu’Ambroise Paré, pour qui « la douleur des dents est la plus grande et cruelle qui soit entre toutes les douleurs, sans la

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mort », avait expérimenté, pour lui-même, un remède qui avait fait merveille, consistant à « placer une gousse d’ail bien chaude contre la dent malade ». Cela se fait toujours. « Une décoction d’ail avec résine de mélèze ou de sapin guérit le mal de dents », disait-on autrefois en pays alpin. Un rapide sondage dans mon entourage immédiat (maintenant dans les HautesAlpes) montre que cette recette y est encore d’actualité. En Haut-Berry, une enquête, menée en 1972-73, sur les plantes médicinales bucco-dentaires, avait placé l’ail en première place (avec une fréquence de 26 % des citations) (Lamendin, 1973). Des enquêtes de même type, réalisées en 2002, ont montré qu’en Pays basque espagnol (Ochoa et Lamendin, 2002) et dans le Constantinois (Algérie) (Lamendin et coll., 2002), l’ail s’y trouvait toujours en tête, avec, respectivement 45 % et 36 % des citations, alors qu’en France métropolitaine (dans diverses régions), ayant régressé à la troisième place, après le girofle et le citron, il était, cependant, toujours connu (et utilisé, la plupart du temps, en attendant un rendez-vous chez son chirurgien-dentiste) par 17,6 % de la population interrogée. (Lamendin, 2002). En matière d’halitose, Valnet (1985) indique que pour neutraliser l’odeur de l’ail, il faut mâcher 2 à 3 grains de café, quelques grains d’anis ou de cumin, du cardamone. Et il ajoute qu’on peut, également, faire appel à une pomme ou une branche de persil.

Alliaire
L’alliaire officinale, ou pied d’âne (alliaria officinalis, crucifères) ne semble pas avoir été connue dans l’Antiquité. L’alliaire est présente partout en Europe, en Afrique du Nord et en Asie occidentale et centrale (Press, 1999). L’alliaire exhale une odeur d’ail assez marquée lorsqu’on la froisse entre ses doigts, d’ou son appellation d’herbe à l’ail ou aux aulx (Bonnier, 1932 ; Delaveau et coll., 1977). Elle a toutes les propriétés médicinales de l’ail (Duquesne, 1973) ou très proches (Boisvert, 2003), dont celle d’être antiseptique (Press, 1999). Pour prévenir les caries dentaires et contre les érosions, fermentations et infections de la bouche, Delaveau et collaborateurs (1977) conseillent de mâcher puis de recracher des feuilles fraîches d’alliaire. Pour raffermir les gencives, ils indiquent des bains de bouche d’une infusion d’alliaire (20 g de plante pour un litre d’eau). Les feuilles d’alliaire, en décoction, sont antiscorbutiques (Duquesne, 1973), vue leur richesse en vitamine C (Boisvert, 2003).

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Aloès
L’aloès (aloe) fait partie de la famille des liliacées. C’est une plante originaire de l’Afrique tropicale. On en exprime un « suc gommo-résineux ». « Ces sucs étant desséchés par l’évaporation, différents en pureté, couleur et odeur, leur a fait donner divers noms : aloès fuccotrin [aloe fuccotorina], c’eft le meilleur de tous […], aloès hépatique [aloe hepatica], parce qu’il a la couleur du foie […] et aloès caballin [aloe caballus], parce qu’il n’est employé que pour les chevaux (médecine hippiatrique) […] », a écrit Valmont-Bomare (1791). En outre, Dorvault (1995) fait mention de l’aloès du Cap (aloe ferox), le plus connu, et de l’aloès des Barbades ou des Antilles (aloe vera). Au temps ou l’on croyait encore aux « vers des dents » (cela dura longtemps !), on conseillait de tuer ceux-ci « avec des choses amères ». À cet effet, ce remède était proposé : « aloès : une dragme ; camphre : un scrupule et demi ; eau-de-vie : demi-dragme ; mêler le tout, imbiber un coton qu’on applique dans la dent » (de Rebecque, 1683). De l’aloès « épathique » (orthographe du temps) entrait dans la composition du « Baume sympathique », nous dit un manuscrit du XVIIème siècle. Ce baume étant, entre autres, employé « contre les douleurs de dents, pour affermir celles qui branslent, resserrer les gencives, ôter leur puanteur […] » (de la Conté, 1986). « Pour arrêter les fluxions des gencives et pour les gencives rongées et pourries », Matthiole (1572) citait un liniment d’aloès fait avec vin ou miel. Autrefois, en cas de scorbut, en application gingivale, avec d’autres composants ou associé au vin et au miel, l’aloès était indiqué (Ouvrieu, 1974). De nos jours, les gargarismes (bains de bouche) faits avec de la poudre d’aloès sont toujours donnés pour guérir les ulcères de la bouche (Duquesne, 1973). L’aloès est indiqué pour les soins de la bouche, confirme Boëdec (1999). Le gel d’aloès donne un baume pour les lèvres (Bruneton, 1993). Les aloès du Cap et des Barbades sont inscrits à la Pharmacopée française (Xème édition). Attention : chez les sujets sensibles, le contact cutané avec du latex contenu dans les feuilles charnues peut être à l’origine de dermites allergiques (Engel et coll., non daté).

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Aneth
L’aneth (odorant), dit « fenouil bâtard ou fenouil puant » (anethum graveolens, ombellifères) est une plante dont l’odeur rappelle celle du fenouil sauvage, avec lequel on le confond souvent (Delaveau et coll., 1977). C’est ainsi que, par exemple, dans le Larousse-Sélection (1968), le mot aneth est donné, tout simplement, comme « synonyme » de fenouil. Alors que pour Dorvault (1995), c’est une plante « très voisine » du fenouil. Tandis que dans le Petit Robert (1986), il est dit que le fenouil est « une des variétés » de l’aneth. C’est ce qui ressort aussi de ces termes de Pujol (1989) : « il existe deux sortes d’aneth, l’aneth odorant (anethum graveolens) et l’aneth fenouil (anethum fœniculum) ». Quant à ValmontBomare (1791), il indiquait, à propos de l’anet (orthographe de son temps), que « ses feuilles sont semblables à celles du fenouil », mais précisait que c’est l’aneth « doux » qui est le fenouil (de Florence, ajoutait-il, car, autrefois, ce fenouil n’était, paraît-il, cultivé qu’en ce lieu). L’aneth était déjà populaire chez les Égyptiens et les peuples de l’Antiquité (Stary, 1999). Il figure dans la plupart des textes anciens et même dans l’Évangile selon saint Mathieu, qui signale que pendant le 1er siècle de notre ère, il faisait l’objet d’un impôt, comme le cumin et les menthes (Delaveau et coll., 1977). « Les Anciens se couronnoient d’anet dans les festins. Les gladiateurs en mêloient à tous leurs alimens, parce qu’on lui attribuoit la propriété d’être fort nourissant » (Valmont-Bomare, 1791). Charlemagne (742-814) fit mettre l’aneth dans la liste des plantes médicinales qu’il fallait cultiver (Stary, 1999). L’aneth figurait dans le capitulaire de Villis, ordonnance de Louis 1er le Pieux (778-840), promulguée vers l’an 795, énumérant les végétaux devant être cultivés dans les domaines royaux, en Aquitaine et dans le Sud de la France. Dans une traduction des passages et chapitres consacrés à l’odontostomatologie, de La grande chirurgie, ouvrage composé par Guy de Chauliac en 1363 (Pujol, 1989), il est signalé l’emploi de l’aneth contre la douleur de dent, si de cause chaude. Et plus loin, Guy de Chauliac toujours (citant Avicenne), indique que, pour la douleur de dents, l’on peut faire un emplâtre avec des substances telles que l’aneth, notamment. L’aneth, notablement riche en anéthol, comme l’anis, entre toujours dans des spécialités pharmaceutiques contemporaines pour bains de bouche (Lamendin, 1999). L’huile essentielle d’aneth est utilisée en aromathérapie, elle est réputée « tonique psychique », donc pouvant être utile avant une

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intervention (dentaire, entre autres). L’aneth est inscrit dans la liste des tisanes de la Pharmacopée française (Xème édition).

Angélique
L’angélique archangélique (angelica archangelica, ombellifères) est rare à l’état sauvage, sauf dans quelques vallons des Alpes et des Pyrénées abrités des vents, chauffés par le soleil et rafraîchis par un ruisseau. On trouve plus souvent une autre angélique (angelica sylvestris) plus modeste et moins odorante (Delaveau et coll., 1977). L’angélique est riche en tanin. Autrefois, des colliers de dentition étaient faits de racines d’angélique, parce que leur forme évoque une dent. Elles étaient portées, attachées de cette façon, pour que l’enfant puisse les suçotter sans les avaler, qu’ils ne les perdent pas sans arrêt et ne les salissent pas (Loux, 1981). Matthiole (1572) recommandait de mettre au creux des dents malades de la racine d’angélique mâchée. Présentement, de l’essence d’angélique entre dans un élixir odontalgique indiqué par Valnet (1990). Pour des gencives légèrement enflammées ou enflées, on peut recourir à l’extrait sec d’ananas associé à de l’extrait de racine d’angélique (Botticelli et Cagnola, 1999). La racine d’angélique est souveraine en cas d’affections buccales, souligne Boëdec (1999) ; elle est réputée antiscorbutique. L’angélique est inscrite dans la liste des tisanes de la Pharmacopée française (Xème édition). Pour faire « bonne haleine et contre la puanteur de la bouche », Matthiole (1500-1577) indiquait de mâcher de la racine d’angélique. Attention : les sucs de l’angélique sont extraordinairement actifs et si, en usage externe, on en abuse trop sur la peau, ils peuvent être à l’origine de très désagréables inflammations ; celles-ci étant des réactions de type allergique (Stary, 1992). L’angélique a une forte teneur en sucre, c’est pourquoi on recommande aux diabétiques de s’en abstenir (Press, 1999).

Anis
L’anis (vert) est dit « petit anis ou anis d’Europe » (pimpinella anisum, ombellifères). Il existe 150 variétés d’anis ; celle de Touraine est la plus douce (Dorvault, 1995). À propos des fruits de l’anis vert, Mességué (1975)

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décrit de petits œufs à deux grains velus et indique que c’est ce caractère qui, avec le parfum typique de l’anis, permet de ne pas le confondre avec la redoutable ciguë qui fit mourir Socrate (v.470-399 av. J.-C.). Pour Delaveau et collaborateurs (1981), l’origine de l’anis (vert) reste mystérieuse ; « très anciennement apporté d’Asie, on ne le connaît nulle part à l’état spontané ». Selon Duquesne (1973) il viendrait de Syrie et n’aurait été introduit en Europe que vers le milieu du XVIème siècle. Mais, pour Stary (1999), il serait originaire d’Eurasie et d’Afrique. L’anis cultivé, depuis l’Antiquité, étant natif de la Méditerranée orientale, on pense que pimpinella cretica, de la région de la mer Egée, est son ancêtre sauvage. L’anis était une plante familière de l’ancienne médecine chinoise et indienne. Il figurait aussi dans l’arsenal thérapeutique arabe, des Najm, Cohen el Attar, Abulcasis, Gerber, Mesüé, Avicenne (Percheron et Le Roux, 1955). En Europe, il fut mentionné dès le VIIIème siècle, et Albert le Grand le recommandait au XIIIème (Mességué, 1975). Si les avis des auteurs divergent quelque peu sur l’origine de l’anis, on peut cependant conclure avec Stary (1999) « qu’elle est l’une des plus vieilles herbes médicinales du monde ». Pline proclamait, de plus, que : « l’anis fait partie du petit nombre de plantes vantées par Pythagore » (Lamendin, 2000). L’anis vert était l’un des composants les plus nocifs (Delaveau et coll., 1977) de l’ancienne boisson dite « absinthe », très en vogue à la fin du XIXème siècle, comme le montre, notamment, le tableau (peint en 1876) bien connu de Manet (1832-1883), intitulé « L’absinthe ». La liqueur d’absinthe a été interdite dès 1915 et la législation a été complétée en 1959, pour la fabrication de l’huile essentielle d’absinthe (Bruneton, 1993). L’anis est luimême « épileptisant » à haute dose, mais cela n’empêche pas qu’on le trouve toujours dans des apéritifs rafraîchissants bien connus… donc à consommer avec modération ! Actuellement, la Russie est le plus gros producteur d’anis vert, pour son essence, obtenue par distillation (Domart et Bourneuf, 1981). La badiane de Chine est citée ici, car synonyme de « anis étoilé » ou « anis de Sibérie » (illicum verum Hook). C’est une magniolacée. Ses fruits, qui furent connus en 1558, renferment 4 à 5 % d’huile essentielle identique à celle qu’on retire de « l’anis vert ». Leur odeur et leur saveur se rapprochent beaucoup de celle de l’anis vulgaire (vert), dont, au reste, ils ont les propriétés (Poujol, 1857). La badiane est inscrite à la Pharmacopée française Xème édition et dans la liste des tisanes de cette pharmacopée. À titre anecdotique, pendant mon exercice professionnel, c’est de la badiane que j’ai utilisée (en substitut de l’anis), pour aromatiser les bains de bouche, alors donnés au fauteuil. Ceci car la vente de l’essence d’anis était (est

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toujours) contrôlée, ce qui n’est pas le cas, bien entendu, pour les sachets d’anis vert, pour tisanes. Leca (1972), dans un article concernant la médecine égyptienne au temps des Pharaons, signale qu’on trouve de l’anis dans une potion qui « passera la nuit à la rosée puis on (s’en) rincera (la bouche) pendant quatre jours ». Ce, probablement, pour soigner la « pyorrhée alvéolo-dentaire ». Dans de vieux traités de la fin des XVIIème et XVIIIème siècles et du début du XIXème, il était recommandé, après une extraction dentaire, d’appliquer sur la partie douloureuse, deux fois par jour, un sachet chaud de fleurs et feuilles composé de huit plantes, dont l’absinthe et l’anis (Ouvrieu, 1974). Dans un formulaire manuscrit du début du XXème siècle, pour un élixir dentifrice, l’anis vert, était donné comme l’un des ses deux composants principaux (avec le pyrèthre). L’anis est un ingrédient aromatique et antiseptique des dentifrices et des bains de bouche (Stary, 1999). Press (1999) précise : « l’anis contient une huile essentielle renfermant de l’anéthol utilisé dans les dentifrices ». De nos jours, on trouve aussi de l’anis dans des gels dentaires, des sprays buccaux, ou associé à des antibactériens et antalgiques. L’huile essentielle d’anis est parfois employée en aromathérapie bucco-dentaire, comme correcteur de goût. La saveur agréable de l’anis convient d’ailleurs très bien aux enfants. L’anis est autorisé aux personnes en cours de traitements homéopathiques (contrairement à la menthe).

Ansérine
L’ansérine, ou plutôt la potentille ansérine, « herbe aux oies », « bec d’oie », « patte d’oie », « herbe à cochons » (potentilla anserina), est une mauvaise herbe qui supporte très bien d’être foulée au pied. Son nom spécifique est construit sur le latin anser, oie. Mais les oies ne sont pas seules à l’apprécier ; tous les animaux de la basse-cour, le bétail et les porcs l’aiment (Delaveau et coll., 1977). Est aussi désigné sous le nom d’ansérine, le chénopode blanc (chenopodium album) n’ayant aucune parenté avec la potentille ansérine. En gargarisme (bain de bouche) l’infusion de potentille ansérine soigne les ulcéres de la bouche (Press, 1999). Ouvrieu (1974) signale son emploi en décoction dans du vinaigre et précise que, sa racine étant un bon remède pour raffermir les gencives et éviter les maux de dents, il suffit d’en mâcher un morceau de temps en temps. Delaveau et collaborateurs (1977) indiquent

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