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1968-2008 : l'héritage amer d'une génération

De
117 pages
Cet ouvrage revient sur les mouvements de l'année 1968, non seulement en France mais aussi à travers le monde (Japon, Canada, Amérique latine, Europe). Il dresse un bilan des soixante-huitards sur le développement du monde et les conséquences de ce mouvement sur les nouvelles générations. Il constate un retour des idées de cette période, notamment à travers les mouvements altermondialistes...
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1968-2008 L’héritage amer d’une génération

© L'HARMATTAN, 2007 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-03290-3 EAN : 9782296032903

Florence SAMSON

1968-2008 L’héritage amer d’une génération

L'Harmattan

Questions Contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland
Chômage, exclusion, globalisation... Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.

Dernières parutions Delphine FRANÇOIS-PHILIP BOISSEROLLES DE ST JULIEN, Cadre juridique et conséquences humaines d’un plan social, 2007. Clément DESBOS, La gauche plurielle à l’épreuve de la mondialisation, 2007. Eric SOMMIER, Essai sur la mode dans les sociétés modernes, 2007. Guy CARO, De l’alcoolisme au savoir – boire, 2007. Richard SITBON, Une réponse juive à l’anarcho-capitalisme, Judéo-économie, 2007 David SADOULET, La coopération au développement en France. Réforme et modernisation de l’Etat, 2006 Sylvie TROSA, Pour un management post bureaucratique, 2006 Jean LAURAIN, Du partage, 2006. Francis JAUREGUIBERRY, Question nationale et mouvements sociaux en Pays Basque sud, 2006. Gérard NAMER, Réinventer en France les principes d’une nouvelle démocratie « solidariste », 2006. Roger VICOT, Pour une sécurité de gauche, 2006. Joachim de DREUX-BREZE, Femme, ta féminité fout le camp ! Sur une lecture masculine du Deuxième Sexe, 2006. Lazare BEULLAC (sous la direction de), Armes légères : Syndrome d’un monde en crise, 2006.

« Il est interdit d'interdire »

Sommaire Avant-propos .................................................................... 9 Introduction.................................................................... 11 Les origines de la « révolution » de 1968 .......................................................................................... 13 La mondialisation du mouvement ................................ 27 - Le Japon - Le Canada - L’Amérique latine - L’Europe Mai 1968 en France........................................................ 53 L’héritage amer d’une génération ............................... 61 - Les discriminations - Le fossé toujours croissant entre les pays développés et le Tiers Monde. - Les guerres d’ingérence - Le retour de l’ordre moral : réalité ou fantasme

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Les néo-soixante-huitards ? ......................................... 85 - Les altermondialistes - Le regain de la conscience écologique - La désobéissance civique - Vers un nouvel équilibre mondial Conclusion ................................................................... 105 Épilogue ....................................................................... 109 Bibliographie de l’auteur ........................................... 111 Bibliographie du livre .................................................. 113

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Avant-propos À l’occasion de mes recherches effectuées pour l’écriture de cet essai, j’ai pris conscience que l’année 1968 fut très riche en événements à travers les continents. Tout comme je me suis aperçue que ma génération est peu au fait de ce qui s’est vraiment passé. Dans les années 80, les programmes scolaires n’abordaient que peu 1968 et le faisant, ils étaient focalisés uniquement sur Mai 68 en France. Ce constat a grandement motivé mon souhait de faire partager mes recherches, plus particulièrement à ceux de ma génération. En outre, avec du recul, il m’est apparu opportun d’essayer d’édifier une critique la plus objective possible de l’héritage des soixante-huitards afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sur ce sujet. Cet essai n’a pour prétention que de nous faire réfléchir afin de mieux préparer l’avenir pour nos enfants tout en tenant compte de notre passé. Il ne cherche pas à monter une génération contre une autre. Bien au contraire notre Histoire doit être un outil au service de notre mémoire afin de ne pas répéter les erreurs du passé, elle ne doit nullement servir à entretenir la haine et les rancœurs. Aujourd’hui comme hier, c’est l’avenir que nous construisons et nos décisions du présent, inexorablement auront une répercussion à plus ou moins long terme.

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Introduction À l'approche des 40 ans de la « révolution » culturelle de 1968, des questions peuvent être posées notamment sur l’héritage des soixante-huitards alors même que ces derniers sont à l’orée de la retraite. Cet essai tend à comprendre ce qui reste des idéaux, et des changements de 1968 dans le monde ainsi qu’en France. Les enfants de la génération 68, semblent vivre dans un marasme constant, les « déclinologues » sont légion, mais reflètent bien le climat général qui prédomine dans un monde qui ne sait plus s’il peut compter sur l’avenir. Ma génération parait résignée à l’inverse de celle qui la suit. Néanmoins, elle accepte de moins en moins cet état de fait, elle souhaite elle aussi avoir sa part du gâteau et accéder au pouvoir afin de préserver l’avenir de ses propres enfants. La jeunesse a toujours fait peur aux dirigeants telle une bombe à retardant qui ferait vaciller leur siège. Cette inquiétude est au demeurant toujours latente d’autant plus prégnante que depuis quelques temps, nous assistons à la résurgence de mouvements que l’on pourrait qualifier de « néo-soixante-huitards » dans lesquels, beaucoup de jeunes soucieux de leur avenir et de celui de la planète adhèrent et militent. Une nouvelle conscience politique se fait jour, refusant le modèle imposé depuis des décennies au profit d’un engagement associatif politisé. Les extrêmes étant eux aussi très présents dans le débat politique, sociologique avec un réveil de l’extrême gauche et la montée des nationalismes tant les peurs du lendemain dominent les pensées.

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