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À la recherche des grands lacs de l'Afrique orientale

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70 pages

État des connaissances géographiques sur l’Afrique orientale à l’ouestde Zanzibar, avant l’exploration des capitaines Burton et Speke. — Motifs qui la font entreprendre.

La côte orientale d’Afrique, entre le cap Guardafui et l’embouchure de Zambèse, est restée longtemps peu connue, et au commencement de ce siècle on ne savait guère que ce que les premiers navigateurs portugais nous avaient appris ; « c’est à peine si, depuis Vasco de Gama et Albuquerque, deux ou trois navigateurs européens, le capitaine Hamilton 1720, notre compatriote Saulnier de Mondevit en 1787, l’Anglais Augustin Bissell en 1798, en avaient rectifié ou étendu quelques points.

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Victor-Adolphe Malte-Brun
À la recherche des grands lacs de l'Afrique orientale
Résumé historique de l'exploration faite en 1857-1858
I
État des connaissances géographiques sur l’Afrique orientale à l’ouest de Zanzibar, avant l’exploration des capitaines Burton et Speke. — Motifs qui la font entreprendre.
La côte orientale d’Afrique, entre le cap Guardafui et l’embouchure de Zambèse, est restée longtemps peu connue, et au commencement de ce siècle on ne savait guère que ce que les premiers navigateurs portugais nous avaient appris ; « c’est à peine si, depuis Vasco de Gama et Albuquerque, deux ou trois navigat eurs européens, le capitaine Hamilton 1720, notre compatriote Saulnier de Mondev it en 1787, l’Anglais Augustin 1 Bissell en 1798, en avaient rectifié ou étendu quelques points . » Cette longue stagnation de nos connaissances géographiques sur ces parages tenait à la nature des vents qui rendaient la navigation d ifficile, à la rareté des abris que ces côtes inhospitalières ou mal connues présentaient aux Européens, au peu de ressources commerciales que l’on y rencontrait ; enfin, à l’indolence et à l’indifférence des Portugais qui peu à peu avaient laissé reprendre aux Arabes de l’Oman une certaine influence sur les populations riveraines, et avaient négligé d’en trer en rapport avec ceux-ci, qui pouvaient seuls, alors, les renseigner sur l’état d e l’Afrique orientale et les ressources commerciales qu’elle présentait. Ce fut seulement en 1814 que l’Anglais Salt, se rendant en Abyssinie, eut occasion de toucher sur quelques points de la côte baignée par l’océan Indien. Il nous donna dans sa relation des notions nouvelles, quoique bien faibles encore, sur la géographie de l’Afrique orientale et sur ses habitants indigènes ; mais le premier pas était fait. Après lui les regards se tournèrent vers ces contrées si longtemps négligées ; l’Abyssinie fut surtout le point de mire des voyageurs ; le mémorable voyage d e Rüppell, ceux de nos compatriotes Combes et Tamisier, Rochet d’Héricourt , Antoine et Arnaud d’Abbadie, 2 Ferret et Galinier, celui du docteur Beke , contribuèrent à faire connaître l’Habesch et les contrées maritimes voisines ; les marins anglais, O wen et Moresby, relevèrent les côtes baignées par l’océan Indien et la mer Rouge. L’occu pation d’Aden par les Anglais, la possibilité de correspondre plus facilement avec l’Inde par la mer Rouge et l’isthme de Suez, firent fréquenter par les navires européens c es mers trop longtemps évitées. La France elle-même y vit flotter son pavillon ; notre établissement récent dans les îles de Mayotte et de Nossi-Bé semblait promettre un heureux essor à notre marine marchande, 3 et bientôt l’Imam de Mascate , qui dominait en maître dans les principaux ports de la 4 côte, vit son alliance recherchée par l’Angleterre, la France et les États-Unis qui entretinrent alors des consuls à Zanzibar, siége du gouvernement de ce prince-marchand. Plus tard, en 1846, le ministre de la marine et celui du commerce confiaient au capitaine Guillain, commandant duDucouëdic, la mission de visiter la côte entre la baie de Lagoa et le cap Guardafui et d’étudier, au point de vue pratique, la question du commerce d’échange. La mission de cet honorable off icier fut interrompue par les événements de 1848, néanmoins elle nous valut des notions précieuses sur les ports de l’océan Indien et des détails importants sur le Sço mal et les Somalies, détails qui sont 5 venus s’ajouter à ceux que nous devions à MM. Ferret et Galinier . Cependant en dehors de ces travaux qui tous n’avaie nt pour but que la région avoisinant la côte orientale, d’autres tentatives a vaient eu lieu pour pénétrer dans l’intérieur du continent. On avait appris que depuis longtemps les marchands portugais des comptoirs de Sena de Tête, en Mozambique, s’aventuraient, à l’aide de caravanes, à de grandes distances dans l’intérieur, à la recherche de l’ivoire, des plumes d’autruche, de la poudre d’or et des esclaves ; plus au nord le s Arabes de l’Oman faisaient de
Zanzibar l’entrepôt d’un commerce suivi avec l’Afrique équatoriale. La défiance des uns, l’ignorance des autres rendaient stériles pour la s cience ces courses lointaines, où elle eût pourtant trouvé tant à apprendre. L’attention déjà fixée sur ce point allait enfanter des entreprises, sinon heureuses, du moins hardies. Au retour d’une campagne dans les eaux de l’Afrique orientale, l’enseigne Maison, anc ien élève de l’école Polytechnique, avait, en 1844, formé le projet de traverser l’Afrique de l’est à l’ouest, il devait se joindre à une caravane qui se disposait à aller chercher de l ’ivoire dans le pays d’U-nya-Muezi, mais il laissa partir la caravane, il s’engagea seu l dans l’intérieur et, à trois jours de la côte, dans le voisinage du village de Damguelamchor, il fut surpris par Pazzi, chef d’une tribu du pays des Wazaramo, traîné hors de sa case, garrotté aux pieux d’une palissade et égorgé. Il avait à peine 26 ans. Une autre tenta tive du docteur Bialobolotzky, dont le 6 plan de voyage avait été dressé par le docteur Beke, échoua également , Les missionnaires anglais devaient être plus heureux. Dès l’année 1844, MM. Krapf et Rebmann, appartenant à laChurch MissionLondres, étaient venus s’établir près de de 7 Mombaz, à Rabbaï M’pia ;
1au tome III des Voir Annales1845, page 269, l’article de La côte orientale d’Afrique entre le cap Delgado et le cap Guardafui. Esquisse historique et géographique, par M. er Vivien de Saint- Martin.On peut, pour plus de détails, consulter le tome 1 de la relation de M. le capitaine Guillain, qui renferme un :Exposé critique des diverses notions acquises sur l’Afrique orientale, depuis les temps les plus, reculés jusqu à nos jours. Paris, in-8°, chez Arthus Bertrand.
2Ou sait que ce voyageur eut, le premier, notion d’unlac intérieur d’Unya-Muezi, qu’on lui affirma être situé à plusieurs journées au sud-ouest du pays des Gallas.
3à tort, selon M.R.F. Burton, qu’on a traduit par le titre religieux d’ C’est Imamnom le arabe deSazzidque porte le souverain de Mascate. Ce mot, chez les Arabes de l’Oman, signifie uniquement unchefou unprince.
4Le traité entre la France et ce prince date de 1844.
5 Voir lesDocuments sur l’histoire, la géographie et le commercede l’Afrique orientale, recueillis et rédigés par M. le capitaine Guillain. 3 vol. in-8°. Paris, Arthus Bertrand. Voir l’analyse que nous avons donnée de cet ouvrage au tome IV de nosAnnales1857, de décembre, p. 270.
6Voir lesAnnalesde février-mars 1849, p. 353. — Voir le cahier de mai 1849, p. 207.
7Société La Church Missionary de Londres entretenait depuis plusieurs années des missionnaires en Abyssinie, lorsqu’en 1842 le docte ur Krapf et son compagnon de travaux évangéliques, William Isemberg, furent contraints de quitter le Choa. Le docteur Krapf, pensant que s’il s’établissait sur la côte orientale d’Afrique, à l’embouchure de l’un des grands fleuves, il lui serait possible de pénétrer dans l’intérieur tout en entretenant des relations faciles avec l’Europe, vint en 1844 s ’établir près de Mombaz, et il y fut rejoint en juin 1846 par le Rév. J. Rebmann. Le Rév. docteur L. Krapf a publié sa relation en al lemand, en 1858, sous ce titre : Reisen in Ost-Afrika ausgeführt in den Jahren 1837-1855.Zur Beförderung der Osl-Afrikanischen Erd-und Missionkunde. 2 Theile in1Band in 8° XIV,506und522.pp.mit1 karte.Stuttgard, Tubingen et Francfort a. M. ; et à Londres, chez Tribunes, sous ce titre : r Travels in Eastern Africa. By DL. Krapf, Missionary to the Church Missionary Society;in
one vol in-8°,with illustrations and a map.
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