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Abattre la Françafrique ou périr

De
168 pages
Avant de s'attaquer à la solution d'un problème, encore faut-il bien en connaître toutes les données. Il faut enfin oser appeler un chat un chat, et la politique actuelle de la France vis-à-vis de l'Afrique francophone, une entreprise de recolonisation larvée. C'est ce que fait Jean-Claude Djéréké tout au long de son essai.
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Jean-Claude DjérékéAbattre la Françafrique ou périr
Le dilemme de l’Afrique francophone
Avant de prétendre s’attaquer à la solution d’un problème, encore
fautil bien en connaître toutes les données. Il faut enfi n oser appeler un
chat un chat, et la politique actuelle de la France vis-à-vis de l’Afrique
francophone, une entreprise de recolonisation larvée ! C’est ce que fait
Jean-Claude Djéréké tout au long de son essai. Et il le fait en homme Abattre la Françafrique
qui sait qu’il n’est point d’action effi cace qui ne suppose une réelle
connaissance des hommes et des choses et que, par conséquent, tout ou périrappel à l’action doit aussi être un enseignement. Enseigner, c’est aider
les autres à s’ouvrir aux choses et aux êtres tels qu’ils sont. Dans ces
textes, vous ne trouverez pas d’injonctions, seulement des mises en
garde. C’est le regard d’un veilleur qui scrute l’horizon et qui signale les Le dilemme de l’Afrique francophone
passes dangereuses, les écueils, les impasses… Abattre la Françafrique
ou périr. Oui ! C’est bien là le dilemme devant lequel nous nous
trouvons, nous et notre peuple.
Marcel Amondji

Jean-Claude Djéréké est né en 1962 en Côte d’Ivoire.
Préface de Marcel Amondji
Il a étudié les lettres modernes (Abidjan), la philosophie
(Kinshasa), la théologie (Nairobi et Rome) et les sciences
politiques (Paris). Il a exercé dans l’éducation et le
développement au Tchad, au Cameroun, en Côte d’Ivoire
et au Burkina Faso. Docteur en histoire et sociologie
des religions (EPHE-Sorbonne/Paris) et auteur de plusieurs ouvrages, il
enseigne à Drexel University (USA) tout en travaillant avec le Centre des
recherches pluridisciplinaires sur les communautés d’Afrique noire et des
diasporas d’Ottawa (Canada).
Collection
afrique liberté
afrique liberté
ISBN : 978-2-343-04342-5
16,50 €
Abattre la Françafrique ou périr
Jean-Claude Djéréké
Le dilemme de l’Afrique francophone









































Abattre la Françafrique ou périr
Le dilemme de l’Afrique francophone



Afrique Liberté
Collection dirigée par Claude KOUDOU

Afrique Liberté est une collection qui accueille essais,
témoignages et toutes œuvres qui permettent de faire
connaître l’Afrique dans toute sa diversité et toute sa
profondeur. Cette collection qui reste ouverte se veut
pluridisciplinaire. Son orientation sera essentiellement
axée sur les rapports entre l’Afrique et l’Occident. Elle
refuse l’afro-pessimisme et se range résolument dans un
afro-optimisme réaliste. Sur quels repères fonder l’Afrique
d’aujourd’hui ? Telle est une des questions majeures à
laquelle cette collection tentera de répondre. Afrique
Liberté se veut un espace qui doit explorer l’attitude de
l’Africain ou des africanistes dans ses dimensions mentale,
scientifique, culturelle, psychologique et sociologique.
Dans un monde en proie à de graves crises, un des enjeux
majeurs de cette plate-forme serait de voir comment faire
converger les différents pôles de compétences pour hisser
l’Afrique à la place qui doit être véritablement la sienne.

Déjà parus

Bédi Holy, Côte d’Ivoire. Sous le règne du faux, 2014.
Lazare Koffi Koffi, Côte d’Ivoire ma passion. Une
expérience de foi en politique, 2014.
Les états généraux, sous la dir. de Claude Koudou, Motif
de la résistance ivoirienne. Repenser l’Afrique pour une même
Côte d’Ivoire du Sud, du Nord, de l’Ouest, de l’Est et du
Centre, 2014.
Alain Cappeau, Cauchemar démocratique. L’Afrique
d’hier et d’aujourd’hui, 2014.
Raymond Koudou Kessié, Hubert Oulaye, Félix Tano
(coord.), Cour pénale internationale : l’introuvable preuve
contre le président Laurent Gbagbo, 2013.
Jean-Claude Djéréké















Abattre la Françafrique ou périr
Le dilemme de l’Afrique francophone




































































Du même auteur

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice ! » Réflexions
sur l’Église catholique en Afrique, Paris, L’Harmattan, 2014.
L’Afrique et le défi de la seconde indépendance, Paris, L’Harmattan,
2012, 166 p.
Les évêques et les événements politiques en Côte d’Ivoire
(19801989), Tome I, Paris, L’Harmattan, 2009, 140 p.
Les évêques et les événemenôte d’Ivoire
(19901999), Tome II, Paris, L’Harmattan, 2009, 165 p.
Les évêques et les événements politiques en Côte d’Ivoire
(20002005), Tome III, Paris, L’Harmattan, 2009, 173 p.
Les hommes d’Église et le pouvoir politique en Afrique noire.
L’exemple de Mgr Bernard Yago (Côte d’Ivoire), Paris, L’Harmattan,
2009, 235 p.
L’Afrique refuse-t-elle vraiment le développement ?, Paris,
L’Harmattan, 2007, 248 p.
Rome et les Églises d’Afrique. Propositions pour aujourd’hui et
demain, Paris, L’Harmattan, 2005, 273 p.
Changer de politique vis-à-vis du Sud Une critique de l’impérialisme
occidental, Paris, L’Harmattan, 2004, 202 p.
Fallait-il prendre les armes en Côte d’Ivoire?, Paris, L’Harmattan,
2003, 184 p.
Être chrétien en Afrique aujourd’hui, Cipcre, Bafoussam, 2002, 156 p.
L’engagement politique du clergé catholique en Afrique noire, Paris,
Karthala, 2001, 304 p.
(En collaboration)
Association des théologiens du Bénin, Christianisme et humanisme en
Afrique, Paris, Karthala, coll. « Mémoires d’Églises.
Ambroise Kom (dir.), Fabien Eboussi Boulaga, la philosophie du
Muntu, Paris, Karthala, 2009.




























© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04342-5
EAN : 9782343043425

DÉDICACE

À Évelyne et Patrice YAPO, Olivier et Marie-Laure
TCHICAYA, Georgette SERH, Marius Boileau
DAYORO et Félix ZADI pour leur soutien moral et
matériel au moment où je me préparais à quitter la Côte
d’Ivoire !
À toutes les personnes qui ont pris soin de moi pendant les
premiers mois de mon exil en Amérique du Nord. Je
remercie particulièrement Yvonne et Lyca AMICHIA,
Martine et Thomas DIACO, Julien SESS N’GUESSAN,
Benoît AWAZI, Jean-Pierre LAURET, Charles et Edith
ASSA, André GAUMON CARRÉ, Suzanne
DERAMBURE, Renée LENOIR, Lucie MARIANI, Claire
BLAIN, Alfred KAMWANGA, Paul et Marie-Laure
AHIBA, Pauline FOFANA, Perpétue et François BOKO,
Thérèse BAROAN, Aurélie et Joachim ZAGO,
JeanPierre KAREGEYE, Damien COULIBALY, Mélanie
DADIÉ, Marcel KRAGBÉ, Paul GNEKRÉ, Éric EDI,
Thérèse DAGO, Robert et Marie-Louise DJIRIGA !
À ma mère, à Guy, Viviane, Thierry, Magloire, Chimelle
DJÉRÉKÉ et leurs enfants ! Bien que privés plusieurs fois
de ma présence, ils n’ont jamais cessé de m’encourager.
À Marcel Amondji dont les ouvrages sur la Côte d’Ivoire
m’ont bouleversé et donné envie d’écrire sur l’Afrique ! Je
le remercie infiniment d’avoir accepté de préfacer ce livre.
À Hugo Chavez (Venezuela) et Abel Eyinga
(Cameroun) qui sont passés sur l’autre rive avant la
parution de ce livre ! Ils étaient profondément attachés à la
souveraineté de leurs pays et à la liberté de leurs peuples.
Requiescant in pace !









“Trop souvent, nous nous contentons du confort
1de l’opinion sans faire l’effort de penser ”





















1John Fitzgerald Kennedy, Discours à Yale le 11 juin 1962.
















PRÉFACE
2par Marcel Amondji

Il y a des coïncidences bien étranges… Au moment où
me parvenait le message où un jeune ami encore (presque)
inconnu me demandait une préface pour son livre que
voici, j’étais justement en pleine réflexion sur ce qui en
constitue le thème principal, à savoir la méconnaissance,
réelle ou feinte, par les « élites » de nos pays, des causes
réelles, ainsi que des vrais enjeux de nos tragédies
politiques.
Méconnaissance ou, plutôt, refus de reconnaître ? Et
s’agirait-il d’un refus de bonne foi, ou bien d’un déni
volontaire dicté par la lâcheté, ou bien de tout cela à la fois
? Mais qu’importe ? Qu’il y ait intention délibérée, ou
non, le résultat est le même : comprendre ce qui est arrivé
à notre pays, comment cela est arrivé, qui en est coupable,
comment s’y prendre pour se donner les meilleures
chances d’en sortir à peu près avec bonheur, est
proprement impossible. Mais comment aurait-il pu en être
autrement quand chacun a sa propre définition de chaque
mot, sa propre interprétation de chaque événement, sa
propre compréhension de l’Histoire et, par voie de
conséquence, face à l’avenir, aucun dessein propre, aucune
vision originale, mais seulement une sorte de disponibilité
bestiale de chacun à ployer le cou sous le premier joug
qu’on lui impose ?
La meilleure illustration de cet état de choses, c’est le
nom que nous avons pris l’habitude de donner au drame

2 Entre autres ouvrages, il a écrit Félix Houphouët et la Côte d’Ivoire.
L’envers d’une légende, Paris, Karthala, 1985 et Côte d'Ivoire. La
dépendance et l'épreuve des faits, Paris, L'Harmattan 1988.
11 que nous vivons en Côte d’Ivoire depuis 1999. Nous
l’appelons « crise ivoirienne » alors qu’il serait
certainement plus conforme à la vérité de l’appeler « crise
des relations franco-ivoiriennes ». Car, en vérité, notre
patrie n’est jamais sortie de son statut de colonie depuis
que son territoire fut conquis par la France. C’est le
paradoxe ivoirien : le pays, qui a produit le mouvement
anticolonialiste le plus puissant et le plus authentiquement
populaire de toute l’Afrique intertropicale, est aussi celui
où le colonialisme n’a jamais été réellement aboli ! Mais,
au moins, jusqu’au 11 avril 2011, la mémoire de la
puissance de ce mouvement et la crainte que son réveil ne
fût pas impossible imposaient aux dominateurs un certain
respect vis-à-vis des dominés, même si ce n’était que de
façade… Depuis le 11 avril, ce rempart moral est tombé et
nous voici revenus aux temps où des Kouassi Ngo, des
Bani Bro et autres « naçarafôtigui » aidaient les
Angoulvant à nous imposer le joug…
Avant de prétendre s’attaquer à la solution d’un
problème, encore faut-il bien en connaître toutes les
données. Il faut enfin oser appeler un chat un chat, et la
politique actuelle de la France vis-à-vis de notre pays, une
entreprise de recolonisation larvée ! C’est ce que fait
JeanClaude Djéréké tout au long de son essai. Et il le fait en
homme qui sait qu’il n’est point d’action efficace qui ne
suppose une réelle connaissance des hommes et des choses
et que, par conséquent, tout appel à l’action doit aussi être
un enseignement. Enseigner, c’est aider les autres à
s’ouvrir aux choses et aux êtres tels qu’ils sont. Dans ces
textes, vous ne trouverez pas d’injonctions, seulement des
mises en garde. C’est le regard d’un veilleur qui scrute
l’horizon et qui signale les passes dangereuses, les écueils,
les impasses…
Il y a déjà beaucoup de livres consacrés à cette crise.
Les uns signés de soi-disant journalistes d’investigation ne
12 font cependant qu’ajouter à la confusion régnante, et il
n’est pas toujours évident que ce n’est pas là, justement, le
vrai dessein de leurs auteurs. D’autres, qui procèdent
d’intentions plus saines, ne sont à l’arrivée que des
autocontemplations de leurs propres auteurs. L’essai de J.-C.
Djéréké est, à ce jour, le seul dans lequel l’auteur
démontre un réel souci d’éclairer le lecteur sur la vraie
nature de cette crise, sur ses vraies causes et sur ses
véritables enjeux. Il a choisi de le faire sous cette forme –
une compilation de textes préexistants – plutôt que sous la
forme d’une dissertation d’un seul bloc de 152 pages.
Peut-être ce choix est-il réellement, ainsi qu’il le dit, le
mieux adapté au sujet, à l’époque et au public visé. Car
c’est un genre aujourd’hui fort prisé en Côte d’Ivoire,
probablement parce que le lecteur ne s’y sent pas sans
cesse sous la férule de l’auteur, et qu’il peut s’y promener
à son rythme et à sa guise, comme les abeilles qui vont de
fleur en fleur puiser de quoi faire leur miel.
« Abattre la Françafrique ou périr ! » Oui, c’est bien là
le dilemme devant lequel nous nous trouvons, nous et
notre peuple. Mais, qu’on ne se méprenne pas sur le sens
de cette dichotomie : « nous et notre peuple. » Ce « nous »
ne renvoie pas à l’idée d’une élite ou d’une aristocratie ;
ce sont tout simplement ceux qui, par les choses qu’ils
savent, non pas de science infuse, mais pour les avoir
apprises, et apprises très précisément dans l’intention d’en
faire profiter ceux des nôtres qui sans cela, sans cette
pédagogie, ne les sauraient jamais, notamment parce que
d’autres s’évertuent, eux, à les leur cacher.
« Abattre la Françafrique ou périr ! » De mon temps, on
ne l’aurait sans doute pas dit de façon aussi abrupte. Mais
c’était une autre époque. En ce temps-là, les choses nous
paraissaient si faciles ! Nous croyions que la libération de
notre pays était ineluctable, quelque ardue et quelque
coûteuse même qu’elle promît d’être ; nous croyions
13 qu’elle serait totale car nous ne soupçonnions point les
« ruses du colonialisme français » ; nous croyions qu’elle
serait nécessairement un formidable tremplin pour un
développement national tous azimuts, et dont nous-mêmes
serions les artisans et les tout premiers bénéficiaires. Telle
était l’indépendance dont nous rêvions entre 20 et 30 ans,
avant que Jacques Foccart et Félix Houphouët ne nous
3imposent leurs « indépendancesPotemkine ». C’est ce qui
opposait la majorité de la jeunesse ivoirienne à celui qui
n’était alors qu’un simple député et un ministre de
pacotille à Paris, mais déjà indécrottablement inféodé au
colonialisme français. Lui-même, nous n’imaginions pas
qu’il durerait tant, ni surtout qu’il pousserait la trahison
jusqu’à livrer si complètement notre commune patrie à ses
pires ennemis.
Cher Jean-Claude, en vous lisant, j’ai l’impression de
me trouver en présence d’un de mes bons camarades de
ces temps-là ! Or c’était juste le moment où vous, vous
alliez naître au monde ! 1962 ! Parbleu ! C’est autour de
cette année-là, entre 1958 et 1963, que nous naquîmes
nous aussi, une deuxième fois, en sortant enfin de la
gangue de nos illusions sous les coups redoublés de la
dure réalité. Ainsi, d’une certaine manière, vous et moi,
nous sommes des contemporains. Voilà donc le pourquoi
de tant de convergences ! Mais nous ne sommes pas
contemporains seulement de cette manière allégorique ;
nous le sommes encore à travers l’ami commun qu’ici je
me contente de nommer Auguste D… afin de ne pas
risquer de blesser sa modestie.

3 D’après l’expression « villages Potemkine », du nom du favori de
Catherine II, qu’une fausse légende accusa d’avoir implanté des
villages factices en carton-pâte le long du parcours de la tsarine lors de
sa tournée dans les provinces australes nouvellement conquises.
14 Le plus ancien souvenir personnel que je garde
d’Auguste remonte à l’année 1948, alors que nous étions
en France depuis deux ans. Pour le centenaire de
l’« abolition de l’esclavage » de 1848, les autorités du
lycée avaient organisé un vin d’honneur, et nous devions
en être les invités très spéciaux. Notre ami refusa tout net
d’y figurer, disant haut et fort qu’il n’y avait aucun rapport
entre lui et cet événement. Ce n’était pas le simple coup de
sang d’un adolescent en crise, mais un authentique acte
citoyen. Refuser de participer à ce vin d’honneur, c’était
dénoncer la manie que les Français avaient déjà de rejeter
sur nous toute la culpabilité de nos misères alors qu’eux
seuls en sont la cause. Vous savez bien quel homme il est
aujourd’hui, plus de soixante ans après. Cet homme-là
était déjà en lui… Pour ma part, je crois que ce fut à cette
occasion, et grâce à Auguste, que je commençai à regarder
notre histoire avec des yeux différents.
Dix ans plus tard, c’est à Auguste encore que je dus
mon tout premier et véritable engagement politique.
C’était le 31 juillet 1959. Ce jour-là, dans une maison
d’Anoumabo, un groupe d’étudiants se jurèrent de
travailler ensemble à la création d’une organisation
politique clandestine ayant pour objectif l’indépendance
de la Côte d’Ivoire. L’événement avait été suggéré par lui
et je me souviens encore de la grande fierté que j’éprouvai
d’y être associé.
Le poète espagnol Antonio Machado doublement mort
en exil, de sa patrie trahie et de sa République assassinée,
avertissait : Il n’existe pas de chemin tout tracé d’avance ;
le chemin, c’est celui que fait notre passage ; mais nul
autre – pas même nous – n’y cheminera une deuxième
fois. Je n’ai pas rappelé ces souvenirs par nostalgie. Il
s’agit seulement d’affirmer ceci : qu’importe si nous
autres avons marché toutes ces années sans atteindre, ni
même approcher, notre objectif, et sans avoir laissé
15