Addenda au grand scandale du jeu de la mort : la santé pervertie

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« La psychanalyse a entraîné avec elle depuis cent ans les DMS 5 psychiatriques, en basant le psychique sur le biologique avec un noyau pathogène qui n’existe pas. C’est grave, très grave de voir les médecins psychiatres-psychanalystes prouver que nous sommes tous psychotiques avec une théorie qui l’est, et rend les gens fous à la Pitié-Salpêtrière à l’heure actuelle.

La psychanalyse s’apparente alors à une secte... »


Publié le : mardi 27 octobre 2015
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© Edilivre, 2015

Addenda au grand scandale du jeu de la mort la santé pervertie

 

 

La psychanalyse a entrainé avec elle depuis cent ans les DMS 5 psychiatriques, en basant le psychique sur le biologique avec un noyau pathogène qui n’existe pas. C’est grave, très grave de voir les médecins psychiatres-psychanalystes prouvant que nous sommes tous psychotiques avec une théorie qui l’est, et rend les gens fous à la Pitié-Salpêtrière à l’heure actuelle.

La psychanalyse s’apparente à une secte pour plusieurs raisons :

– déstabilisation mentale, cette théorie rend gravement psychotique

– prix exorbitant financier

– Atteinte à l’intégrité physique

– liberté de pensée, introduction d’un dieu

– liberté de pensée introduction d’une philosophie

– infiltrations des pouvoirs publics et de la psychiatrie et des juristes

– introduction d’un faux self soi-disant réparateur

– introduction de l’ésotérisme de William Black

– détournement du circuit économique

– porte atteinte au droit de l’homme

– vous fait participer au système dans la déchéance psychique avec un corps en survie, porté par les nerfs, affaibli par le fameux nirvana mortel, puis par le retour des pulsions déliées de même, n’ayant plus de quoi se nourrir, avant que vous ayez retrouvé votre raison, contredire c’est se mettre en danger par la suite, car vous avez participé au système. Quand vous vous apercevez que vous ne pourrez rien changer à cette théorie… c’est trop tard. C’est après avoir écrit pulsion de vie et de mort en psychanalyse, et différence et répétition que j’ai compris qu’il n’y a plus rien à faire avec cette théorie. Que psychanalyse actuelle et transculturelle ne sera jamais.

– C’est une grande famille qui s’autogère financièrement par les séminaires, ventes de livres, colloques et contrôles tous les cinq ans. Un psychanalyste débutant n’a pas les moyens d’abord de se faire contrôler. Une supervision c’est toujours réparer le travail qui a été fait avec votre tête par un autre. Ce que ne disent pas les psychanalystes. Elle protège, inclus ou exclus selon son autorité. La recherche ne peut être libre et je ne vais pas inventer l’orgone comme Reich… ce sont ces deux théories, qui ne vont plus.

Avec Freud j’ai failli me prostituer pour manger, comme je n’ai pas pu, j’ai tendu la main pour avoir un franc pour manger, avec Lacan la détresse matérielle a été la même, j’ai ramassé les mégots par terre, ma bibliothèque internationale pillée, ma maison vidée, j’ai pleuré partout pour survivre, un euro pour manger… la détresse psychique et la détresse matérielle extrêmes associées ! Pour les gens fortunés ou entourés de famille ils peuvent s’en sortir, mon ami qui soutient cette thèse, drogué et alcoolique dépend encore d’ailleurs de sa famille financièrement, mais les autres, sans famille, que l’on a isolés des amis, de la société, avec l’emprise de leur tête… Quel avenir leur reste-t-il ? Endettés pour des années. La résilience a bon dos ! Je ne me suis jamais permis d’ailleurs avec mes patients du Chili, d’Arménie, de Dachau, les torturés… et certains grands malades, de leur demander ce devoir-là, ils essayaient de vivre malgré tout… c’était ce qui m’importait. J’avais dans les eux cas un chat, je les ai mis à chaque fois dans la cour intérieure de l’immeuble, leur donnant leur chance d’être adoptés et pour ne pas leur faire de mal. Quand ses pulsions pour la deuxième fois se sont présentées, internes, externes, devant, derrière… personne ne peut contrôler ça, je n’ai eu que le temps de me dire, je me suis encore fait avoir… avant de retourner mon cutter artistique contre moi, La pulsion de mort n’est pas déliaisons de pulsions. L’épuisement par la perte de sommeil.

Les rêves qui essaient de retrouver leur temps, équivalent à un électrochoc psychique, je ferais appel plusieurs fois à SOS psychiatrie la nuit, parce que je fais des bons de trois mètres dans mon lit complètement désaxée de mon origine. Nous avons tous une horloge biologique en nous, cette horloge naturelle est bien perturbée avec l’inconscient. Je le sais j’ai appris ça avec mes patients sur le terrain quotidien, un patient souffrira plus à certains moments que d’autres, aura des pics de demande d’une addiction à certains moments, cette horloge est particulière et singulières. Les psychologues ici n’ont rien à faire en prouvant un noyau qui n’existe pas. Ce n’est pas leur noyau qui a un problème, le problème est dans l’addiction même.

C’est la psychiatrie et ses organismes sociaux qui me ramassent à la petite cuillère, après l’hôpital public.

Quand on pousse au suicide en grand on en parle à la télé, mais les gens isolés jamais.

Je ne suis pas tombée sur de mauvais thérapeutes, ils ont juste appliqué une théorie. Tantôt freudienne, tantôt lacanienne. C’est le système que je mets en cause ! Celle-là même enseignée dans les universités. Bien que Laplanche et Pontalis ont pointé les défauts. Il n’y a pas d’invariants structuraux de l’inconscient. Le complexe œdipien est un résultat plutôt qu’une cause. D’une certaine manière, il peut tout à fait servir à renforcer la légitimité de la subjectivité encore dominante et coloniser l’inconscient des analysés en visant des fins d’adaptation sociale. Il est indissociable de la formation historique de la société bourgeoise, soit la forme sociale capitaliste marchande du XIXe siècle. Comme le montre Foucault, repris par Deleuze, on passe des sociétés disciplinaires aux sociétés de contrôle. L’inconscient et la subjectivation ne sont pas hors histoire et l’histoire de la psychothérapie et de la psychanalyse n’avance pas. La vie libidinale des gens n’est pas indépendante de leurs conditions matérielles d’existence. Ici je serais claire, l’inconscient n’est-il pas politique ? L’ordre symbolique n’est plus ce qu’il était, je crois, parce l’ordre public qu’il n’a plus du tout besoin de sa garantie parce que le pouvoir et les figurent politiques changent. Ces figures tutélaires de l’ordre ancien – le psychiatre, le professeur, le psychanalyste, etc. – sont déchues. Nous passons partout du maître despote et son panoptisme, au froid manager et son contrôle. Ceci impacte directement nos formes de vie. Pas encore pour ma part, car je suis de la vieille école. Si l’on prend ceux qui furent portés justement par les anciens maîtres du champ psy ou universitaire. Ce n’est certainement pas un hasard si la question de transformer les institutions et ses rapports de pouvoir n’était jamais à l’ordre du jour dans ces mouvements. Elle est exclue a priori et sans autre forme de considération. Ne parlons même pas de la possibilité d’actions ou de réinterroger la question de la violence légitime. « L’entre soi » des personnes mobilisées et le peu de transversalités avec l’ensemble des classes dominées ou des populations persécutées ne sont pas un hasard.

Ces récentes proliférations catégorielles de psychose ordinaire et de la merversion, etc., auxquelles cèdent certaines écoles, reviennent à une dénégation du malaise et de sa nature. Une certaine néo-nosographie psychologise la violence contemporaine et psychotise la société. On peut feindre ensuite de découvrir un néo-sujet ou une nouvelle causalité intrapsychique. Mais ce tour de passe-passe n’est pas neutre. Peut-être ces analystes pensent pouvoir s’abstraire de l’histoire et de ses conséquences. Mais il n’y a pas « d’or pur » de la psychanalyse. Ce qu’il y a, c’est une responsabilité de l’analyste dans son temps. Prendre au sérieux la question des rapports de l’inconscient à l’Histoire, c’est très concret, et cela engage autrement l’analyste dans le transfert.

Ici se pose la question de l’art, la culture et l’État, que l’on fait tourner en limite en cercle fermé, qui se termine en morbidité, pourtant, dans mes peintures il y avait une ouverture dont j’ai perdu le fils. Dommageable ! Les choix esthétiques s’inscrivent toujours dans un ensemble de valeurs politiques, qui habite aussi la non-pensée, le vide tant aimé, sauf pour moi. Tout disparait chez les analystes à la fin. (Voir différence et répétition, c’est dans la différence que l’homme apprend et grandit, l’art avec, pas dans la répétition) un poème, un tableau, s’inscrit dans un temps précis du temps, des humeurs et de l’histoire du créateur et aucun ne peux ni être réécrit, ni fait à l’identique. Je ne peux pas créer dans le désespoir ! Ni sous aucune addiction ! Mais je conçois que certains crées sous inhibiteurs, mais pas moi perso.

De nos jours, on se retrouve avec de jeunes psychologues qui sont bardés d’études, pas encore dans la vie active, mais n’ont jamais fait de travail sur eux-mêmes et ne se sont jamais occupés de malades sur le terrain quotidien, imbus du savoir universitaire, de stages de trois mois, et non de la réalité, pourtant ces malades, de tout âge, vous en apprennent sur la force de vie et les façons de se battre selon le handicap, qu’il soit physique ou psychique. C’est à ça que je sais que le combat pour la vie, n’est pas dans la mort. Il y a une psychanalyse à mener auprès des classes nouvellement prolétarisées et ce sont bien souvent les psychologues en institution de banlieue qui la font sans le savoir. Il est nécessaire que l’analyste n’évite pas son époque, comme s’il pouvait la surplomber. Ce temps c’est le nôtre, c’est nous-mêmes, et il convient de ne pas éluder les questions qui se posent à nous en tant que praticien. Il y a une responsabilité politique de l’analyste face au malaise et à l’interprétation qu’il en donne. À se présenter comme les gardiens de l’ordre ancien, ces analystes deviennent des précepteurs, des flics de l’inconscient. Mais, même l’armée ou la police peuvent se retourner et s’allier avec le peuple. Le pouvoir et ses dispositifs ne recouvrent jamais totalement l’ensemble du Socius. Partout où il y a oppression, il y a résistance. L’avenir de la psychanalyse n’est pas dans la recherche auprès de l’État policier d’une illusoire garantie d’utilité publique, mais bien du côté des nouvelles sensibilités militantes et sexuelles, et des nouveaux précaires. Elle a plus d’intérêt à renouer avec ceux-là, plutôt qu’avec ceux qui passent des compromis mortifères avec le pouvoir. J’ai été amené à travailler avec des personnes exilées, délirantes, sans papiers et exclues de tout droit, au début, sans aucun problème, financièrement ça ne m’a rien apporté, mais intellectuellement si. Comment s’en sort une enfant de banlieue qui fait des ménages très tôt le matin, très tard le soir à 7 euros de l’heure, dont on est mis devant le choix, se prostituer ou la vente de drogue pour mieux vivre, cela ne va pas hors notre histoire, notre société, son malaise est présent, avec une culture différente, ses problèmes ne sont pas dans son enfance, ni sa sexualité. Quel réel désir peut-elle attendre, je l’ai reçu aussi gratuitement, sans lui faire miroiter un soi-disant désir durant des dizaines d’années dont elle devrait en payer le prix. Il n’y a pas de pathologie ici, la noirceur n’est pas en elle, ni paternelle, maternelle, ni religieuse. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue. Elle est passée longtemps me voir à l’improviste puis plus rien.

Lorsqu’un névrosé vient vous voir pour raconter ses difficultés au travail, il faut arrêter de rabattre cela immédiatement selon une pure logique du fantasme. On ne peut pas faire comme si la violence du libéralisme n’existait pas. Il faut entendre l’emprise dans la réalité de celle-ci sur le sujet afin d’analyser ses effets et voir comment le fantasme singulier du sujet peut s’y trouver rapté. Pareil pour les traumas. Il est important que l’analyste puisse les entendre, surtout lorsqu’ils ne se sont pas inscrits pour le sujet lui-même, comme ce peut être le cas pour la personne qui délire. Mais ce que je dis je sais ne sert à rien. Mélanie Klein qui a inventé un fantasme impossible pour le cerveau humain, et le petit Richard dont le forcing interprétatif dont se soutient ce travail. Les productions de l’enfant sont systématiquement réaxiomatisées selon une triangulation forcée. On ne délire pas le père ou la mère, mais l’histoire ! Le psychotique est un écrasement du sujet et de l’inconscient. De même, le petit homme ne saurait se réduire à « l’enfant symptôme » corrélatif du fantasme maternel. Non, l’inconscient n’accouche pas par nature de monstres ! En revanche, la crainte de l’inconscient, dont certains praticiens n’aperçoivent même pas qu’ils en sont porteurs, peut avoir des effets. A minima, le travail de la cure s’obsessionalise et s’enkyste dans une stase culpabilisante pour le sujet, voire est rendu impossible dans le cas de la psychose. C’est que l’analyse est mutilée, mais c’est aussi bien le clinicien qui s’est mutilé lui-même sans s’en rendre compte.

Toute tentation d’emprise sur l’inconscient et son écrasement peuvent déchaîner des forces réactionnelles, et cela peut s’exprimer à grande échelle. Pour ces raisons, le praticien doit se garder de la tentation du pessimisme dans laquelle verse le psychanalysme. Il n’y a pas lieu de dresser une image de l’inconscient selon laquelle l’homme serait un loup pour l’homme en raison d’une pseudo-nature agressive de la pulsion. La pulsion de mort est toujours liée à la pulsion de vie, bien que discutable sur le chemin de vie, la pulsion de mort est induite par la société (Voir pulsion de vie et pulsion de mort en psychanalyse). L’inconscient et ses mécanismes n’indiquent rien en eux-mêmes. Ceux qui versent à ce chapitre en prenant la pose et en croyant faire preuve de profondeur ne font pas que projeter leur dépressivité sur le monde. Ils font preuve d’irresponsabilité. La psychanalyse peut ne pas être seulement subversive, mais, dans le combat d’Eros contre Thanatos, accompagner résolument les forces de vie, ici j’insiste et participer, à sa manière, à l’œuvre émancipatoire et non pas mortifère. Il faut arrêter de diviser le moi du sujet. De ce point de vue, c’est peut-être une chance que l’avenir de la psychanalyse puisse être de redevenir minoritaire. Peut-être les analystes pourront davantage mieux revenir auprès des minorités du prolétariat et les accompagner dans les processus désirants à venir. Mais là, je n’y crois plus il y a trop de Capital en jeu, de cynisme et trop de dégâts corporels, après des recherches je dis qu’il faut qu’elle s’arrête.

Écrire ce livre m’a replongé dans la dépression, comme je ne peux rien faire contre les DMS… J’avale, pour psychotique et schizophrénie, et anti épileptique et correcteur… la dépression coûte très très cher, dénoncer un système de soins peut me fragiliser aussi. Je ne suis pas de fer… Il sera très facile de faire procès à une personne isolée, déstabilisée, avec peu de ressource plutôt qu’à un groupe très fortuné. C’est la fourmi contre l’éléphant, les loups ne se mangent pas entre eux. Avant que ce livre paraisse… j’en ai eu un avant-goût de menaces au téléphone aujourd’hui, 17 août, il y a tellement de redresseurs de torts sur terre, le premier sera l’Etat… On va à la pêche aux petits poissons, plutôt que d’atteindre la production. Celui-là même qui laisse aller à vau-l’eau cette pratique de génération en génération… comme dirait ma psychiatre pourquoi, vous n’exercez pas sans rien dire… Bien oui… Mais elle n’aime pas que je me mette en colère sinon c’est l’hospitalisation… il faut que ça s’arrête quelque part… je pense… pour moi la colère est un moyen d’expression qui n’a pas à être régulé, si je suis gaie je fais un poème gai, si je suis triste il sera triste. Pareil pour les peintures. Elle fait partie des émotions. Doit-on réguler les émotions ? Mais dans le fond n’a-t-elle pas raison ? Pratiquer sans rien dire ?… Ah ! Encore Cybèle… je passe par quatre morts et devrait me taire ?

Le Xéroquel 50 mg, le loxapac 50 mg, l’Abilify 15 mg ou 30 mg, donnent des crises d’épilepsie, qui activent l’hyperactivité électrique que l’on colmate avec du dépakote neurologique… quels impacts ont-ils sur le noyau antérieur du thalamus et les neurotransmetteurs nécessaires au bon fonctionnement du cerveau ? C’est en me posant cette question toute bête : pourquoi un antiépileptique, que j’ai essayé ces médicaments séparément à deux reprises… trois quarts d’heure après… les résultats furent les suivants : – vue trouble, trois minutes – sueur froide (haut entièrement trempé) 7minutes, après, – pâleur du visage – nausées et vomissements-malaises à la fin. Un psychiatre ne devrait-il pas essayer les médicaments sur lui-même qu’il prescrit ? Je plaisante. Une chose est certaine qu’une société que l’on psychotise, fera le bonheur de ces grands laboratoires pharmaceutiques ! Pensez donc dans l’Europe entière… un vrai miracle ! Exporté, comme la psychanalyse à l’étranger, un vrai gisement de pétrole pour une autre centaine d’années !

Combien d’automnes il m’a fallu de lysanxia, pour faire tomber les angoisses avec lesquelles on m’a fait travailler durant tant d’années ? Un sujet non divisé n’en a jamais autant au même endroit dans la vie.

Doit-on soigner la dépression ainsi ? Comme les addictions, drogues, alcool… ? Comme la psychose ? Comme la schizophrénie ? Ces traitements portent atteinte au système nerveux central de l’homme. Réactive pour ma part une épilepsie type grand mal, frontal gauche, due à un trauma crânien à l’âge de six ans qui avait été guérie il y a 50 ans par gardénal et Di Hidan d’abord, puis avec le Dépakine, dont j’ai été une des premières à utiliser ce médicament miracle à cette époque… en menant une vie tout à fait normale, les tracés des électro-encéphalogrammes redevenus normaux il y a plus d’une trentaine d’années. Avec l’âge il s’est avéré que j’avais un angiome à la fausse du cerveau, sans danger pour le moment… On n’opère pas. Comment agissent ces médicaments que l’on donne actuellement ? Comment la psychiatrie peut se servir de la neurologie, deux spécialités distinctes ? Je ne suis pas psychiatre ni neurologue, je signale c’est tout, mais aucun psychiatre n’entend ce que je dis. La dépression de nos jours coûte très cher à la Sécurité sociale et à l’État, avec ces médicaments agglutinés, plus un peu de Séroplex, médicaments dont on corrige les défauts par d’autres Lepticure pour le tremblement des membres inférieurs ! Si je conçois certains médicaments, pour des cas précis, en désintoxication, ou autres pathos… cinq molécules obligées, ça donne quoi sur le système nerveux central ? Je pose la question aussi bien aux neurologues qu’aux psychiatres, quatre molécules prescrites sur une même ordonnance sur un terrain qui avait été fragilisé et qui ranime une ancienne maladie, comment agissent-ils ? Quelles en sont les interactions ? Ceci m’a tout de suite interpellée ! Les enseignements psychiatriques universitaires n’ont-ils pas été transmis par des professeurs-neurologues ? Un patient a-t-il le droit de se révolter ? La psychiatrie ne saurait se réduire à une simple spécialité médicale, pas plus que la folie à une simple maladie du cerveau. Nous sommes dans « la décennie du cerveau » où l’homme neuronal va renvoyer aux oubliettes de l’histoire l’homme. Réduire la psychiatrie à la seule pathologie du cerveau c’est lui faire perdre sa spécificité de médecine de la personne pour la ramener, comme les autres disciplines, à une médecine d’appareil ou d’organe.

Une chose encore : je ne suis pas un grand singe expérimental !

J’ai demandé à changer de psychiatre, mais dans les dispensaires ça ne se passe pas comme ça. Alors elle me dit faites-moi confiance ! Bien oui, la confiance… toujours en la mère bienfaisante ! Une autre infantilisation !

Avec ce traitement de cheval, on ne peut rien créer, rien peindre, rien lire, on marche dans la vie comme un zombi… plus d’instincts, de spontanéité, de pulsions créatrices, tremblement des membres inférieurs, malaises, le goût à la vie disparu, la dépression ici n’est-elle pas aggravée ? Alors je dénonce cela aussi. Je ne suis pas psychotique, ni schizophrène, ni bipolaire, j’en ai reçu, je sais ce que c’est dans la réalité, juste dépressive. Dans six mois, avec l’accoutumance, je sais que j’aurais repris presque vingt kilos.

Le 20 août quand je l’ai vue aujourd’hui, je lui ai dit que je baissais les bras, que j’en avais marre de me battre… que je montre théoriquement a plus b que cette théorie rend les gens psychotiques et malades et en envoi certains dans la mort, et vous me refilez des médicaments pour psychotiques, bipolaire et schizophrène… Ma parole sera telle crédible ? Alors j’en ai assez !… donnez-moi ce que vous voulez… je m’en fiche… elle a bien voulu diminuer son traitement… Merci à vous ! Serait-ce le début d’une compréhension… d’humain à humain ? On ne peut pas vivre en dormant debout.

Les psychanalystes qui ne soignent rien du tout, même pas le tabagisme, vous disent que la dépression n’est pas une maladie… Bref ! Ils ont toujours raison, ça en devient excédant. Ce n’est en rien se connaitre soi, l’intrusion sur ma façon de penser est sans cesse détournée.

Qu’avez-vous tous fait avec mon inconscient ? Elle retombe toujours sur ses pattes la psychanalyse elle a appris en cent ans comment être calculatrice. Et le psychothérapeute aussi, puisqu’il copie.

Le lavage de cerveau des uns conforte les positions des autres…

Et puis :

Combien de psychothérapies atterrissent à l’hôpital psychiatrique ? Je sais qu’il y en a, j’en ai vu à Soisy Sur Seine à deux reprises ! Où sont les statistiques ? Les hôpitaux psychiatriques restent muets, cent ans c’est long… Ah Pandore… Ah Cybèle… Ah Antigone ! Je vous fais remarquer que ce sont des femmes au chœur mythique. La vie humaine n’est pas un mythe ! Tout le monde a pu constater que les tentatives de psychothérapie individuelle dans une structure de soins déclenchent des phénomènes perturbateurs et mal maîtrisables : transferts latéraux, résistance, contre-transfert, délires, séparation, isolement, passages à l’acte. Je me permets de remettre en cause, ces mots. Comme tout mythe, il a une fonction sociale, sans doute le maintien de la croyance en de bonnes institutions, les fameuses alternatives, qui, par le choix même de ce terme, désignent le bouc émissaire l le mythe n’a qu’une fonction religieuse. Un certain transfert institutionnel ? C’est une autre triangulation. Il ne s’agit pas de faire de l’antipsychiatrie, de l’antisocial de l’antipolitique ! Je pense que ce système de soins doit être amélioré. Les psys auront toujours la porosité de l’institution, et la psychiatrie est plongée dans la vie quotidienne, que fait-elle des têtes, c’est l’ensemble qui doit être observé. Car en fin de compte que devient le transfert avec une ligne imaginaire, aurait-elle des sentiments ? Les institutions peuvent-elles tomber malades ? Oui, je pense sincèrement et il n’y a pas à inclure à cette société un psychotisme datant d’il y a cent ans…

Bien sûr ce jour, 20 aout 2005, mon assistant social du dispensaire ; me dit : que faites-vous des personnes que ça a aidées ? Qu’attendez-vous de nous ? J’attends qu’on soigne ce que l’on a provoqué ! On ne touche pas à la psychothérapie institutionnelle, sans se faire d’ennemis. Parler et écouter aide, à condition que le psychothérapeute, le psychanalyste, ne soit pas autistiques et qu’ils ne jouent pas à prendre la place du mort, qu’ils n’inventent pas un passé et des fantasmes à l’individu. Mais soit actif et tourné vers la vie. Je parle pour ceux qui ne reviennent pas de ce beau voyage idéologique, adaptatif, pédagogique, sociologique, anthropologique, ésotérique. De ceux qui sont devenus plus mal qu’ils étaient, complètent perturbés, décentrés, du monde même spatial dans lequel ils évoluaient, de leur mémoire et de leur histoire, quand on détruit le sujet pour construire un autre normé à la place avec un désir qui ne tient pas debout. Et pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’atterrir en psychiatrie, mais au cimetière. J’étais venu lui demander les traces de preuves, de ma fin d’analyse, la déchéance matérielle… pas aujourd’hui m’a-t-il dit !… tout tourne parfaitement rond de tous les côtés. Tout est parfaitement lié silencieusement, circulairement, lamentablement. Aucune ouverture…

Nous soignons la maladie m’at-il dit… ! Bien oui et c’est normal quand on rend les gens fous, avant… et de la mort que l’on a provoquée… ! J’ai plus envie de me culpabiliser. Mais des particuliers comme Madame Fabregou, qui m’a aidée un peu à manger dans ce désespoir immonde, Monsieur Norbert Paillot qui m’a refilé 20 euros dans la rue, n’hésitent pas à témoigner de suite… ma voisine aussi… des preuves… Mais l’État il faut qu’il réfléchisse… !

Il faut que je me dépêche de dire parce que deux témoins déjà sont morts, madame Billard une voisine qui m’a déposé un peu de nourriture, Christiane Lehmann. Le coiffeur dont la fille psychologue s’est suicidée, après une psychanalyse, 19 place Jeanne d’Arc n’est déjà plus là. Alors, remonter à trente ans ?…

La déchéance humaine poussée à l’extrême n’a jamais fait grandir personne, une drôle de renaissance !

La psychanalyse n’est qu’une psychothérapie améliorée

Il faudrait peut-être savoir écouter les fous et les malades aussi.

Il faut trouver un autre moyen de travailler les hommes avec leur conscient et leur histoire d’abord.

Cette théorie n’a plus rien d’humain, je laisse la place aux chercheurs qu’il n’y aura pas qui disent que c’est plus agréable de rouler en Cadillac qu’avec une deux-chevaux… est-ce si sûr ?

Pour ma part j’ai des idées… Mais pas la protection ni l’argent pour les exprimer… je n’ai pas le statut de chercheuse et je suis fatiguée des psys et de moi aussi !

On ne peut pas créer dans le mensonge, ni poésie, ni peinture, l’art à un coût, la liberté de penser et les moyens financiers pour s’exprimer, le reste le talent qui ne vous appartient pas, c’est les autres qui décident. On ne crée pas pour séduire, faire du beau pour du beau… C’est sans doute pourquoi il y a eu très peu de poète femme, et de philosophe femme elles étaient trop occupées de leur situation matérielle et leurs enfants elles sont près de la réalité. Avec Freud d’ailleurs toutes mes poésies ont disparu ! C’est fou ce qu’il y a comme art qui disparait en analyse. On a relégué les femmes dans les journaux intimes… exemple Anaïs Nin… d’ailleurs peu de femmes en 1900 savaient lire et écrire. Je me suis d’ailleurs posé la question de ma poésie. Comme de ma peinture qui équivaudrait au porter-plainte devant la loi et le droit… N’est-ce pas une déformation en joli, en admis par la société, d’une plainte qui aurait dû avoir lieu devant la justice ? Un créateur ne crée pas comme ça.

Parler est une chose, agir une autre.

Ici il n’y a aucune haine, ni destruction, je dis...

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