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Adler face à Freud : une différence à sauvegarder

De
310 pages
En affrontant dès le départ la question de la différence fondamentale et schismatique entre deux pensées matricielles de la psychologie des profondeurs, Sigmund Freud et Alfred Adler, l'auteure rétablit virtuellement leur dialogue interrompu trop soudainement. Son ambition est de contribuer à l'évolution du paradigme psychothérapeutique, et de mieux saisir les implicites du débat actuel sur la méthodologie de la psychothérapie psychanalytique
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Alessandra Zambelli
Adler FAce à Freud : UnE DifféREnCE À saUvEgaRDER
diaLogUE intimE EntRE LEs DEUx matRiCEs DE La psyChothéRapiE psyChanaLytiqUE
Préface de Virginie Megglé
Adler face à Freud : une différence à sauvegarder
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Alessandra Zambelli ADLER FACE ÀFREUD:UNE DIFFÉRENCE À SAUVEGARDER
Dialogue intime entre les deux matrices de la psychothérapie psychanalytique
Préface de Virginie Megglé
Illustration de couverture : Alessandra Zambelli © L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03767-7 EAN : 9782343037677
A Edoardo qui a dû et su me partager avec cette sœur aussi encombrante qu’invisible
Préface
Virginie Megglé
Je me souviens de la première fois que mon regard a croisé celui d’Alessandra, il y eut aussitôt une sensation d’intense complicité à relever je ne sais quel défi. Elle aurait pu définitivement se passer de mot pour s’exprimer en bonne intelligence, mais ceux-ci vinrent s’ajouter aux sourires pour sceller ce je-ne-sais-quoi qui amena, je suppose, Alessandra, à me demander de rédiger la préface de son premier ouvrage. Je reçus cette invitation avec joie sachant qu’elle impliquait une certaine exigence et même, à n’en point douter, une exigence d’authenticité ! Notre goût commun pour la langue, le dialogue et le discernement devait sceller cette rencontre en s’imprimant sur le papier… Je me souviens aussi de la première fois que j’entendis parler d'Adler. J'avais une dizaine d'année. C’était des amis de mes parents. Leur conversation tournait autour de la volonté de puissance. Il y était aussi question de fratrie, de l’importance de la place dans l’ordre de naissance, de compensation et de complexe de supériorité, je crois. La pertinence de leur propos, pour l’enfant que j’étais, allait de soi. N’étant pas invitée à y participer, vu mon jeune âge, je me tenais à l’écart et n'en saisissais que des bribes. Mais j’y reconnaissais quelque chose de vrai, et me sentis particulièrement concernée. Ce qui en émanait résonna en moi avec une sorte d’évidence réconfortante, telle une promesse de « bonne santé ». Un phénomène analogue se reproduirait quelques années plus tard lorsque je découvrirais D. W. Winnicott. Je devinais le monde en souffrance et me disais qu'il y avait dans les propos que tenaient ce jour-là les adultes des clefs qui permettraient de l’atténuer. Ils me semblèrent si pertinents qu'à partir de là le nom d'Adler fut gravé dans ma mémoire. Bien que je n’en entendis plus parler avant longtemps, en dépit de ma fréquentation précoce des milieux psychanalytiques. Quelques années plus tard, c’est en lisantLe deuxième sexe de Simone de Beauvoir que le nom d’Adler réapparut « dans la réalité ». Je n’étais pas féministe, mais bientôt femme, assoiffée de lecture, je ne pouvais rester indifférente à cet ouvrage consacré au « sexe » considéré comme faible. Les femmes écrivains étaient encore rares et c’était l’un des premiers ouvrages à prendre en compte la sexualité féminine dans l’intention de restituer aux femmes un peu de leur dignité.
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