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Adoption et évolutions sociétales

De
151 pages
Progressivement, le législateur a oeuvré pour faire de l'adoption une institution destinée à donner à un enfant une famille qui lui permette de se construire. Les évolutions actuelles de la société contribuent à renouveler un champ de questionnements déjà complexes. Qu'en est-il de la construction des liens familiaux dans les cas d'adoptions internationales ? Comment se pose en France la question de l'adoption par des couples homosexuels ?
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Adoption et évolutions sociétales

n°25, 2009

Adoption et évolutions sociétales
Coordonné par Benoît Schneider

n°25, 2009

Adoption et évolutions sociétales
Sommaire
Éditorial Monique Robin……………………………………………….....…page 7 Présentation du dossier Benoît Schneider……………………………………………..……page 11 Expérience paternelle adoptive et liens d’attachement père-enfant au Chili Rosario Spencer, Andrés Fresno et Chantal Zaouche-Gaudron ……………………………………………………….....…….page 15 Adoption internationale en Catalogne (Espagne) : adaptation et processus d’intégration familiale Nuria Fuentes-Peláez……………………………………………page 37 Adoption par les gays et les lesbiennes en France. Etat du débat relatif à l’agrément des candidats Benoît Schneider et Olivier Vecho……………………...………page 63 Quand tuteur et pupille deviennent un couple : une mutation relationnelle vue par la littérature Daniel Aranda……………………………………….………...…page 85

Varia
Les relations entre parents et enseignants. Bilan des recherches récentes Abdeljalil Akkari et Nilima Changkakoti……………………..…..page 103

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Abstracts (résumés en anglais)………………………………......page 131 Notes de lecture……………………………………………………..….page 135 Actualités des revues………………………………………………..…page 139 Actualités des congrès et colloques…………………...……….....page 143 Présentation des formations……………………………………..……page 145 Note aux auteurs…………….………………………...…….…...page 147 Tarifs……………………………………………………….…….page 148

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Éditorial
Comme l’ensemble de la communauté internationale des chercheurs, les responsables des revues scientifiques en sciences humaines et sociales, dont la nôtre, s’inquiètent de la question cruciale de l’évaluation des chercheurs et des laboratoires et considèrent que les modalités récentes mises en place par les instances d’évaluation entrainent un détournement du rôle traditionnel des revues. Il n’est pas inutile de rappeler que les revues scientifiques ont pour vocation centrale la diffusion des savoirs et des connaissances, tout en étant garantes de la validité scientifique de leur contenu, en veillant au bon déroulement du processus d’expertise tel qu’il a été défini par leurs modalités de fonctionnement. Le comité scientifique de la revue élabore sa ligne éditoriale au regard du domaine de recherches qu’il souhaite diffuser, du caractère uni/pluridisciplinaire des textes qu’il publie, de la spécificité/diversité des types d’approche méthodologique qui lui semble importante, du public visé avec une ouverture plus ou moins forte à la diffusion des connaissances en direction des professionnels de terrain, du caractère national/international des textes publiés, de la politique à l’égard de la langue de publication et des textes de langues étrangères etc. Outre que le seul décomptage du nombre de publications dans une revue scientifique agréée par les instances d’évaluation ne saurait se substituer à la prise en compte de l’ensemble des activités et tâches quotidiennes des chercheurs et enseignants-chercheurs, les revues n’ont pas vocation à évaluer les chercheurs, ni même les recherches, mais à diffuser et valider de nouveaux savoirs. Autre question concomitante qui pose problème : celle de l’évaluation des revues, de leur classement par les instances d’évaluation selon des critères qui semblent peu clairs, en particulier pour ce qui est des revues françaises et francophones. Le débat sur ces questions a été particulièrement vif en France et a amené les responsables de la revue internationale de l’éducation familiale, dont l’instance de gestion est en France, à s’impliquer dans l’effort de mutualisation de la réflexion autour de ces questions, effort qui s’est développé en 2008-2009, à l’initiative des représentants d’associations professionnelles d’enseignants-chercheurs en sciences de

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d’éducation et en psychologie1. C’est ainsi que nous avons participé à plusieurs réunions et échanges de courriers entre et avec les responsables de revues. Cette mobilisation a visé à expliciter nos modes de fonctionnement (modalités d’expertise, statut des lecteurs sollicités, pourcentages de textes étrangers, composition du comité de lecture, critères de sélection d’articles) et à rendre plus visibles les revues de nos disciplines, en particulier celles, qui comme la RIEF, ont pour objectif de diffuser la connaissance scientifique dans un domaine de recherche à l’interface de plusieurs disciplines. Nous nous sommes associés aux démarches qui ont été faites en direction de l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et du CNU (Conseil national des universités) pour demander la clarification des critères retenus pour définir ce qu’est une revue scientifique et l’ouverture d’un débat entre responsables de revues, organisations professionnelles et instances de décisions. Nous informerons nos lecteurs de la suite de ces démarches qui risque de peser lourdement à très court terme sur la vie quotidienne des revues et de nos auteurs. Le présent numéro de la revue internationale de l’éducation familiale est consacré à l’adoption. Dans le choix des auteurs qui contribuent à ce dossier, Benoît Schneider, responsable du numéro, a privilégié d’une part des thématiques qui interrogent les évolutions actuelles de la société, tant sur le plan de la famille que sur celui des valeurs, d’autre part d’accueillir des textes émanant de chercheurs ayant travaillé la question de l’adoption dans des pays fort différents. C’est ainsi que deux textes portent sur la construction des liens familiaux au Chili et en Espagne dans les cas de plus en plus nombreux d’adoptions internationales et qu’un autre article fait le point sur la question de l’adoption par des couples homosexuels en France en 2009. En contrepoint de ces problématiques actuelles, et par souci d’offrir à nos lecteurs une ouverture disciplinaire la plus large, nous avons le plaisir d’accueillir, pour la première fois dans la RIEF, un auteur spécialiste de la littérature française du XVIIIème et XIXéme siècle qui expose ses réflexions sur une relation d’adoption particulière, celle qui unit le tuteur à sa pupille. Faisant suite à ce dossier, nous présentons une revue de question réalisée par A. Akkari et N. Changhkoti sur le thème des relations
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AECSE, Association des enseignants-chercheurs en Sciences de l’éducation ; FFPP, Fédération Française des Psychologues et de Psychologie ; AEPU, Association des enseignants-chercheurs en psychologie de l’université.

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famille-école. Le renouvellement de cette problématique est en plein essor, renvoyant d’une part à la massification de la scolarisation et à l’élévation de la diversité culturelle des publics d’enfants et de parents, d’autre part aux enjeux nouveaux de la scolarisation au regard croisé de la promotion des valeurs de réussite individuelle et des incertitudes concernant l’insertion socioprofessionnelles dans le monde actuel. La revue internationale de l’éducation familiale constitue un miroir de cette évolution sociétale et de cette déstabilisation des acteurs (parents, professionnels, enfants/élèves) comme en témoignent les récents numéros de 2007 et 2008 qui incluaient déjà un ou deux articles sur ce thème. Nous prévoyons de consacrer un dossier spécial aux relations familleécole et à l’accompagnement parental à la scolarité dans un futur numéro. Le présent numéro voit également l’arrivée de nouvelles rubriques d’informations sur les événements de notre domaine de recherche : une rubrique porte sur l’actualité des revues, dans laquelle nous reproduisons les sommaires de revues proches susceptibles d’intéresser nos lecteurs et une autre rubrique porte désormais sur la présentation de formations et d’innovations dans le domaine de l’enseignement en éducation familiale. Enfin ce début d’année 2009 a été marqué par un élargissement de l’équipe de pilotage de la RIEF. C’est ainsi que Véronique Francis a accepté de s’impliquer avec moi au niveau de la rédaction et qu’Anna Rurka et Virginie Aveyzou-Boutry nous ont rejointes pour travailler sur les questions de gestion, de diffusion et de développement de la revue. Les membres du comité éditorial et moi-même nous réjouissons de ces forces nouvelles qui contribuent à accroitre notre efficacité et notre dynamisme. Nous les remercions vivement pour leur investissement enthousiaste dans un domaine d’activités qui demeure malheureusement peu reconnu par nos instances d’évaluation. Monique Robin

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Introduction et présentation du dossier

Benoît Schneider1

Tout au long du XXème siècle, le législateur a progressivement œuvré pour faire de l’adoption et de sa finalité une institution destinée à donner à un enfant une famille susceptible de l’aimer et de l’élever et qui lui permette de se construire. Le succès croissant de l’adoption s’est, de fait, expliqué largement par la conjonction de deux souffrances et de deux forces : l’abandon pour l’enfant et la stérilité du couple ; la volonté d’apporter un remède à l’enfance en difficulté et la demande croissante des couples stériles d’avoir un enfant, enfant devenu plus rare, enfant devenu précieux, enfant devenu témoin et acteur attendu de la recherche du bonheur et du sens de la vie. Ce succès s’est également étendu au champ social. Institution en « euphorie », selon l’expression de l’un des plus éminents spécialistes français du droit de la famille, le Doyen Carbonnier, l’adoption suscite l’intérêt de tous, provoque des réactions souvent passionnelles, sans mesure avec la réalité quantitative d’une institution portant fort ancienne. Nourrie de mythes fondateurs, elle interroge chacun de nous sur les mystères de son commencement et de son devenir. Mais filiation « hors nature » et filiation élective, elle apparaît aussi comme un révélateur de la vie sociale et de l’évolution des mentalités, comme un champ d’analyse privilégié des différents aspects de la filiation. Elle dépasse donc largement les termes de l’alternative « donner un/une famille à un enfant ou un enfant à une famille ». Le dossier proposé ici est modeste et n’abordera que très partiellement les questions nombreuses qui touchent à l’adoption. Citons de façon non exhaustive : la diversité des parcours présidant à l’adoption tant du point de vue des enfants que des parents, la problématique de
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Université de Nancy 2

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l’enfant en fonction des conditions qui ont accompagné la séparation d’avec ses parents biologiques, en fonction de ses expériences passées, de son arrivée en adoption, de ses ressources propres, de son histoire, des parents et du réseau familial et extrafamilial qui l’accueillent ; la question des dispositifs d’accompagnement à l’adoption pour les parents, accompagnement du désir de devenir parent chez les futurs adoptants, de leur compréhension de la construction des premiers liens, de la construction identitaire de l’enfant, des origines, de l’abandon, du roman familial, des relations entre filiation et affiliation, de la spécificité des adoptions précoces et tardives ; problématiques également des intervenants éthiques et techniques concernant leur place et leur fonction dans les processus de choix, d’orientation, d’accompagnement des familles lors de la préparation, de la mise en œuvre ou du suivi du placement en vue d’adoption ou dans le cadre d’une prise en charge thérapeutique. Nous proposons ici de situer les contributions proposées dans ce dossier à partir de quelques lignes de force qui marquent l’évolution actuelle de la famille et qui dépassent les deux versants sur lesquels l’équilibre de l’adoption s’est construit1. En effet, la famille occidentale, depuis les années soixante, est marquée par de profondes mutations, dont certains traits retentissent profondément sur le cadre de l’adoption. L’enfant est généralement désiré, ce qui a eu pour effet une très forte augmentation du nombre de candidats à l’adoption dans les pays occidentaux. La diminution dans le même temps du nombre d’enfants susceptibles d’être adoptés a dès lors favorisé sans cesse le recours à l’adoption internationale. L’internationalisation crée des difficultés propres qui sont liées à la procédure d’adoption en elle-même et à ses effets (divergences entre systèmes juridiques, déracinement culturel, distance avec le milieu d’origine), mais elle met aussi en exergue celles des « souffrances dans l’adoption », longtemps sous-estimées2. Cette sous-estimation n’est pas sans lien avec la relative faiblesse de la recherche structurée dans le champ et la faiblesse de sa diffusion. Parmi les diverses approches théoriques qui ont contribué au renouvellement de l’étude de l’adoption, la théorie de l’attachement a trouvé une place de choix (et se voit elle-même enrichie par l’étude de l’adoption), soulignant l’importance des premiers liens dans l’acquisition d’une sécurité de base, étudiant la manière dont ceux qui élèvent l’enfant répondent à ce besoin
Murat, P. (2008). Les transformations de la famille. Quel impact sur les finalités de l’adoption ? Informations sociales, 146, 20-33. 2 Sellenet, C. (2009). Souffrances dans l’adoption. Bruxelles : De Boeck.
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de protection, affinant la clinique des troubles de l’attachement, proposant enfin des outils d’observation qui contribuent à la clinique de l’adoption. La recherche de Rosario Spencer, Andrés Fresno et Chantal Zaouche-Gaudron, conduite au Chili, illustre plusieurs de ces points. Les modèles éco-systémiques et intégratifs concourent également, avec Nuria Fuentes-Peláez, à mettre l’accent sur la diversité des parcours parentaux d’adoptants, ici en Catalogne, et sur l’évaluation de facteurs de risque qui permettent de penser des dispositifs de prévention. La famille ne se constitue plus en référence à un modèle traditionnel longtemps dominant, celui du seul mariage, unique et stable dans le temps. Divorces, recompositions familiales, diversité des conjugalités et des parentalités, obligent à penser de nouvelles formes de régulation de l’autorité parentale. En découle un pluralisme des familles dans les faits et un pluralisme en construction dans le système juridique qui appréhende cette réalité nouvelle. L’adoption se voit donc invitée, non sans tensions ni contradictions, à être réfléchie dans ce contexte. Elle ne peut plus en tout cas être pensée en tant qu’imitation mythique de la filiation charnelle : la demande d’adoption des gays et lesbiennes exacerbe de la façon la plus soutenue cette évolution. Benoît Schneider et Olivier Vecho abordent la question de la demande d’agrément en vue d’adoption par les gays et lesbiennes telle qu’elle est traitée aux plans juridique, administratif et clinique en France, pays marqué par un débat théoricoidéologique particulièrement vif sur ce point. La famille se voit assigner des fonctions nouvelles puisqu’on attend désormais d’elle qu’elle concoure d’abord à l’épanouissement individuel. Le désir d’enfant et le projet parental deviennent dès lors des axes essentiels de la réalisation personnelle. Les juristes soulignent cette transformation des objectifs du droit de la famille à qui il est désormais demandé non plus d’assigner des places fixant droits et devoirs, mais de favoriser la recherche du bien-être individuel et de l’épanouissement de la personnalité promus au rang de droits subjectifs (où le « droit à l’enfant » à tendance à s’infiltrer sans s’expliciter directement comme tel). L’adoption dès lors prend une place de choix comme réponse possible à ces attentes. Si dans ce contexte, ce sont d’abord les situations de gestation pour autrui ou d’adoption par le partenaire au sein de couples homosexuels qui sont visées, cette mutation a des effets en tant que partage du territoire des valeurs avec la finalité de l’adoption comme dispositif de protection de l’enfance. Sont-elles simplement opposables ? La réponse à cette question peut sans doute être approchée avec nuances en s’intéressant aux modalités selon lesquelles les partenaires familiaux répondent aux besoins de l’enfant considérés à partir de l’évaluation de la La revue internationale de l’éducation familiale, n°25, 2009 13

satisfaction parentale dans la recherche de Nuria Fuentes-Peláez, en fonction de leur spécificité sexuée attestant de l’évolution des rôles au sein du couple dans la recherche de Rosario Spencer, Andrés Fresno et Chantal Zaouche-Gaudron ou à l’examen des travaux sur le développement des enfants élevés en contexte homoparental (Benoît Schneider et Olivier Vecho). Il est classique de considérer les liens étroits entre les conditions de construction de la parentalité et les dispositifs juridiques qui les encadrent et d’en souligner par la suite les spécificités nationales ou culturelles. L’internationalisation de l’adoption (qui doit d’ailleurs être comprise également comme la promotion de ce mode de filiation comme dispositif de protection de l’enfance au sein même de pays qui y avaient jusqu’ici peu recours) et l’universalisation des valeurs qui l’accompagne offre une lecture renouvelée de ces questions. D’abord, l’extension de l’adoption internationale a poussé les états à développer des modes de régulation et à affiner et promouvoir des valeurs communes concernant l’accueil des enfants (Convention de la Haye). Mais la diffusion des valeurs nouvelles assignées à la famille et la divergence des législations nationales pour y répondre suscitent ce qu’on a appelé un « tourisme procréatif » qui s’appuie sur ces contradictions, les souligne et presse les états, à des vitesses variables, à faire évoluer leurs législations internes. S’il apparaît indispensable de fonder toute décision sur des données réfléchies, la prise en compte de recherches conduites au plan international, dont on trouve ici exemples, qui croisent processus psychologiques et éducatifs et contextes culturels, institutionnels et juridiques dans lesquels ces processus s’inscrivent, s’imposent pour penser la spécificité du lien adoptif. Daniel Aranda propose un texte original au regard de l’émergence des « valeurs nouvelles » : en nous conviant à un regard décalé de l’histoire, centré sur les transformations de la relation entre tuteur et pupille, fût-il celui de la littérature, il nous invite à prendre en compte la force subversive du désir comme participante d’une logique de la « structuration moindre » qui organiserait, selon René Girard, la civilisation occidentale.

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Expérience paternelle adoptive et liens d’attachement père-enfant au Chili

Rosario Spencer, Andrés Fresno et Chantal Zaouche-Gaudron1 ___________________________________________________________ Le but de cette étude est d’examiner l’expérience paternelle adoptive et d’explorer son rôle modérateur dans l’association entre la qualité des représentations d’attachement des pères adoptifs et des enfants adoptés (filles et garçons d’âge préscolaire ; 52,72 mois d’âge moyen). L’échantillon se compose de 25 dyades adoptives père-enfant et d’un groupe témoin (20 dyades biologiques père-enfant) de nationalité chilienne. L’expérience paternelle adoptive a été étudiée à partir d’un entretien semi-structuré (Devault & Zaouche-Gaudron, 2003), la représentation d’attachement des pères a été examinée par le questionnaire d’attachement CaMir (Pierrehumbert et al., 1996) et celle des enfants par la procédure des « Histoires à compléter » (Bretherton, Ridgeway & Cassidy, 1990). Les résultats indiquent que la majorité des enfants adoptés, ainsi que leur père, ont des représentations d’attachement sécurisées. Les pères adoptifs rapportent une expérience paternelle satisfaisante et ce d’autant plus pour les pères des garçons. Il semble que quelques caractéristiques de l’enfant peuvent exercer une influence sur la satisfaction de l’expérience paternelle de certains pères adoptifs. Une association entre la qualité de la représentation d’attachement du père adoptif et le niveau de satisfaction de l’expérience paternelle adoptive est révélée.

Rosario Spencer, Universidad Católica del Maule Andrés Fresno, Universidad de Talca Chantal Zaouche-Gaudron, Université Toulouse II – Le Mirail Contact : rosariospencer@gmail.com ; rspencer@ucm.cl Universidad Católica del Maule, Departamento de Psicología, Av. San Miguel 3605 casilla 617 3466706, Talca, Chile

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