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Afrique subsaharienne

De
284 pages
Tout d'abord, ce livre procède à une lecture du passé de l'Afrique subsaharienne dans les cinq derniers siècles, afin de comprendre les racines de sa marginalisation présente. Dans un second temps, il envisage positivement l'Afrique à venir. Il avance des idées, explore les écueils à éviter, afin de maximiser les chances du décollage économique de l'Afrique.
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Olivier M. MBODO
Afrique subsaharienne Populations, écologie et histoire
Afrique subsaharienne
Populations, écologie et histoire
Études africaines Collection dirigée par Denis Pryen Dernières parutions Eric M. NGANGO YOUMBI, Les prérogatives de puissance publique au Cameroun, 2014.Alhassane CHERIF,La parenté à plaisanterie (le sanakouya). Un atout pour le dialogue et la cohésion sociale en Guinée, 2014. Noël Bertrand BOUNDZANGA et Wilson-André NDOMBET (dir.),Le malentendu Schweitzer, 2014. Justin OMOLELA SELEMANI,politique et Engagement résistance populaire des Maï-Maï du Maniema en R.D.C., 2014. Célestin M’PEYA,L’alibi colonial se consume, 2014. Boureïma N. OUÉDRAOGO,Droit, démocratie et dévelop-pement en Afrique, 2014. Angèle Christine ONDO,Mvett Ekang : forme et sens, 2014. Clotaire MESSI ME NANG, Les chantiers forestiers au Gabon. Une histoire sociale des ouvriers africains, 2014. Bruno KOFFI EHUI,Qu’est-ce qu’une O.N.G ?,2014. Roger Mawuto AFAN,Éléments de psychologie politique africaine,Rite initiatique et socialisation politique,2014. Romaric Franck QUENTIN DE MONGARYAS (dir.),L’école gabonaise en débat, 2014. Patrice MOUNDZA,Le chemin de fer Congo Océan et le département de la Bouenza, 2014. Yassine KERVELLA-MANSARE,Pulaaku, Le code d’honneur chez les Peuls, 2014. Hamadou ADAMA (dir.),De l’Adamawa à l’Adamaoua, Histoire, enjeux et perspectives, 2014. Mahamadé SAVADOGO,Philosophie de l’action collective, 2013. Abou KANATE,Radiographie du droit foncier en Côte d’Ivoire,2013. Abou KANATE,Le droit de la promotion immobilière en Côte d’Ivoire,2013. François LAGARDE,Mémorialistes et témoins rwandais, 2013. Gilchrist Anicet NZENGUET IGUEMBA (dir.),Hommages à Pierre N’Dombi – Université Omar Bongo (Libreville), 2013. Nathalie CASANOVAS,Une destination pour un autre tourisme pour l’Afrique de l’Ouest, 2013.
Olivier M. Mbodo
Afrique subsaharienne
Populations, écologie et histoire
© L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02925-2 EAN : 9782343029252
Remerciements
Des individus, des services et institutions à l’Université Laval et au Cégep Garneau de Québec ont contribué à la réalisa-tion de ce projet. Nommons le département de sociologie del’Université Laval qui a apporté une aide financière qui, quoi-que modeste, est arrivée à point nommé. La bibliothèque de l’Université Laval nous a offert un cadre de recherche on ne peut plus idéal. L’accessibilité directe d’une littérature perti-nente, la disponibilité des employés et, surtout, la présence d’un service de prêts entre bibliothèques très efficace figurent parmi les conditions qui ont facilité notre travail. Le Centre d’information géographique et statistique (GéoStat) de cette même bibliothèque a comblé nos besoins en cartographie.
Il nous faut nommer l’anthropologue Denis Blondin qui, d’une traite, a assuré la lecture du manuscrit. Denis a formulé des critiques d’ordre général et de méthodologie qui, d’emblée, forcent l’auteur à engager un dialogue perpétuel. Norman Leavy, professeur d’anthropologie au Cégep Garneau, nous a apporté de précieuses précisions relatives à la recherche en paléoanthropologie, un domaine où la moindre nouvelledécouverte sur le terrain est susceptible d’ébranler des connaissances jusqu’alors solidement établies ou considérées comme tel.
Nous sommes redevables à Claude Albert, Pascale Bassilière,Judith Dea, Isabelle Gagnon et Gilles Pellerin, tous profes-seurs de littérature au Cégep Garneau, qui ont assuré la
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révision linguistique du manuscrit. Nous n’oublions pasJonathan Nadeau, technicien en documentation au Cégep Garneau qui, à l’occasion, nous a aidé dans la recherche. Nommons également Productions Interligne, entreprise du Département des techniques de bureautique du CégepGarneau, qui a été d’une grande utilité dans la première mise en page du manuscrit. Enfin, faisons une mention parti-culière à Geneviève Lemieux qui en a assuré la mise en pagedéfinitive.
À tous et à toutes, nous adressons nos très vifs remerciements.
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Introduction
Ce livre est un parcours en deux temps. Dans les quatrepremiers chapitres nous jetons un regard sur une question de l’histoire de l’Afrique subsaharienne: la stagnation singu-lière de sa population entre 1800 et la fin de la PremièreGuerre mondiale. Le but poursuivi dans ce premier pas est dedocumenter cette stagnation démographique en en discutant les causes. Nous entreprenons cette étude dans un but précis:comprendre le présent de l’Afrique subsaharienne et lesracines de sa marginalisation présente. L’idée n’est pas tant de présumer que la situation présente de l’Afrique subsa-harienne est totalement redevable à cette question, mais de (re)dire tout simplement que la stagnation démographique de l’Afrique au sud du Sahara, au moment où les autres conti-nents connaissaient une expansion démographique lui a été préjudiciable. Ce fait ne peut pas être écarté ni banalisélorsque vient le temps de s’interroger sur les raisons qui ont mené l’Afrique subsaharienne là où elle est aujourd’hui. Les causes de ce ralentissement démographique doivent avoir eu des conséquences durables sur le devenir des sociétés1 africaines .
Le deuxième temps de ce livre, son cinquième et dernier cha-pitre, se tourne résolument vers le futur de l’Afrique que nous1. Surles impacts de la traite des Noirs, on peut lire les travaux de Joseph E. Inikori, notamment le collectif sous sa direction avec Stanley L. Engerman,The Atlantic Slave Trade. Effects on Economies, Societies, and Peoples in Africa, the Americas, and Europe(edited by), Durham and London, Duke University Press, 1992, 414 p.
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voulons meilleur. Nous y avançons des propositions à pre-mière vue naïves et faisons des réflexions simples dans le but de contribuer au débat sur les possibilités de faire advenircette Afrique tant espérée, dans un avenir temporel prévisible.
Nous avons hésité longtemps avant de décider d’écrire celivre consacré à une question de l’histoire de l’Afrique sub-saharienne. Premièrement, nous ne sommes pas historien. En effet, nous appartenons à la discipline nommée sociologie et les «puristes »auraient préféré que chacun reste dans sesplates-bandes. Deuxièmement, nous disposons depuis desdécennies d’une abondante et riche littérature sur certains des sujets abordés ici telles la traite des Noirs ou encore la colo-nisation de l’Afrique au sud du Sahara. Cette abondance de travaux dont de nombreux sont de qualité nous a contraint à nous poser la question: «Qu’allons-nous dire de plus? ».S’il n’est pas sûr que nous ayons des choses nouvelles à raconter aux lecteurs, en revanche, nous pouvons avoir envie de les dire autrement; nous pouvons également vouloir proposer aux lecteurs notre regard, qui est celui d’un Africain préoccupépar la destinée du continent noir. Voilà quelques raisons, s’il en fallait, qui justifient que nous prenions la plume pour nous aventurer sur un sentier que se réservent les experts del’histoire africaine. En partant, nous voulons dire notrereconnaissance et notre dette envers les historiens de l’Afrique noire. Leurs travaux ont précisé nos questionnements, aux-quels ils ont fourni de pertinents éléments de réponse. Nous pensons avoir traduit le plus fidèlement possible leur pensée chaque fois que nous leur avons emprunté.
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Introduction
Nous devons la rédaction de ce livre aux étudiants qui ontsuivi notre cours «Sociologie de l’Afrique noire» au dépar-tement de sociologie de l’Université Laval à Québec. Soncontenu est largement fait des échanges que nous avons eus ensemble. En dépit des apparences – et nous nous en sommes fait beaucoup –, nous avons découvert que l’Afrique n’est pas absente des préoccupations de la jeunesse nord-américaine. Nous avons été surpris par l’attachement de nos étudiants à sa cause et plusieurs nous ont dit en rêver. C’est curieux, mais tout indique que l’Afrique conserve encore une certaine capa-cité à stimuler l’imagination. À notre grand étonnement, les représentations qu’ils se font de l’Afrique tranchent radicale-ment avec l’image que les médias véhiculent habituellement de ce continent. Nous devons en avoir déçu plus d’un lorsque, agacé par l’image trop idéalisée que nos étudiants se faisaientde l’Afrique, nous nous employions à leur répéter: «Lespeuples d’Afrique, tout en ayant des parcours historiquespropres, ne sont ni pires ni meilleurs que ceux d’ailleurs.» Nous soupçonnons chez plusieurs de ces étudiants l’idéeselon laquelle l’Afrique serait le dernier rempart contre lesvices de la civilisation qui gangrènent la société!
Quoi qu’il en soit, nous savons gré à nos étudiants de nous avoir redonné l’espoir pour l’Afrique. La publication de celivre nous offre ainsi l’occasion de leur témoigner notrereconnaissance.
Le présent ouvrage ne tient qu’à deux idées. Premièrement, il veut jeter un regard sur le passé de l’Afrique subsaharienne, afin de comprendre son présent. Deuxièmement, fort de ce
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