Archétypes jungiens et écritures déconcertantes

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Pourquoi associer archétypes jungiens et écritures déconcertantes ? Cet ouvrage propose donc une présentation simple et structurée des archétypes, éléments majeurs de l'oeuvre de Jung et une mise en correspondance avec des signes graphiques permettant une compréhension plus profonde et fine de la personnalité et des comportements.
Publié le : jeudi 1 janvier 2009
Lecture(s) : 233
EAN13 : 9782296210639
Nombre de pages : 137
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Archétypes jungiens et écritures déconcertantes

Graphologie Collection dirigée par Monique Genty
Les lecteurs pourront, par l'intermédiaire de différents auteurs, découvrir la graphologie et élargir ou approfondir leur connaissance de cette discipline qui permet de mieux comprendre la personnalité humaine. Chaque ouvrage enrichit la réflexion, ouvre des perspectives et permet au travers de l'acquisition progressive d'une méthode de se familiariser avec l'écriture. Cette collection est destinée aussi bien aux graphologues qu'à ceux qui, sensibles à une trace laissée sur le papier, cherchent à en comprendre toute la portée et la signification.

Déjà parus

M. DESURVIRE, LESFEUILLETS EGRAPHOLOGIE Etude de la D n06. personnalité. Les théories, 2005. M. DESURVIRE, LEs FEUILLETS EGRAPHOLOGIE Etude de la D n05. personnalité. Le développement, 2005.

M. DESURVIRE, LES FEUILLETSDE GRAPHOLOGIEn04. Technique
de l'écriture. L'interprétation, 2005.

M. DESURVIRE, LES FEUILLETSDE GRAPHOLOGIEnO]. Technique
de l'écriture. L'observation, 2005. M. DESURVIRE, LES FEUILLETS E GRAPHOLOGIE02. Les bases D n jaminiennes. Les genres et les espèces, 2005. M. DESUR VIRE, LES FEUILLETS EGRAPHOLOGIE 1 : Les bases D n° jaminiennes. Le geste graphique, 2005. M. DESURVIRE, Graphologie et recrutement, 2005. M. GENTY, L'être et l'écriture dans la psychologie jungienne. R. OLlV AUX, Pédagogie de l'écriture et graphothérapie. F. WITKOWSKI, Psychopathologie et écriture.

Monique Gent y

Archétypes

jungiens

et écritures déconcertantes

L'Harmattan

Du même

auteur

L'Être et l'écriture dans la psychologiejungienne

Première édition MASSON, Paris, 1995

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L'HARMATTAN, 2008 75005 Paris

5-7, rue de l'École-Polytechnique; http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan I@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06763-9 EAN : 9782296067639

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . .

1 3 9 17 17 22 42 69 69 71 77 85 85 101 101

1.

La psychologie jungienne

...

.. ..

..... .....

2. L'inconscient collectif 3. Les images de l'âme ..

.............
.. .. .. .. .. .. . .. .. .. .. ...

Les archétypes de l'altérité: l'Anima et l'Animus

L'Anima
L'Animus

.
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4. Les personnalités mana ...

...

...

............

Les archétypes du Vieux Sage et de la Grande Mère..................... Le Vieux Sage.................................................................
La Grande Mère. . . . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . .. . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

5. Les personnalités indifférenciées..........................................
L'Archétype de Puer Aeternus . ... ... ... ... ... .. ........... .............

6. Le processus d'individuation

L'Archétype du soi et de la totalité......................................... L'Individuation .

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VIII
CONCLUSION

Archétypes jungiens et écritures déconcertantes

........................................................................
1

109 111 115 119 125

ApPENDICE

........................................................................ ........................................................................ .....................................................................

ApPENDICE

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BIBLIOGRAPHIE

INDEX.

................................................................................

INTRODUCTION

En ouvrant un livre, chacun de nous peut découvrir un lien avec ce qu'il est en train de vivre f...J. À la vérité, les choses ne révélaient rien par ellesmêmes; c'étaient les gens qui, en observant les choses, découvraient la façon de pénétrer l'Âme du monde. P. Coelho, L'Alchimiste.

Lorsqu'on commence à aborder les archétypes jungiens, on est pris d'un immense enthousiasme, car on se trouve au cœur du mystère de l'être humain et, par l'intermédiaire de tous les mythes, - qu'ils viennent d'Égypte d'il y a 3000 ans avant J.-c., qu'ils aient inspiré les mythologies grecques, qu'ils se retrouvent sous des aspects communs dans toutes les religions ou qu'ils se décryptent en filigrane des contes, des grands romans d'hier et d'aujourd'hui - on se sent relié à l'humaine condition, à la Légende des siècles. On ne sait plus alors que citer, que faire partager, comment l'exprimer pour transmettre ce qui semble si fondamental à comprendre, pour connaître l'Homme. On a l'impression que pour être clair, il faut schématiser au risque d'être réducteur, simple, au risque de banaliser, et on va de découvertes en découvertes, avec l'envie de tout dire au risque de lasser le lecteur. Et modestement, on a l'impression qu'on arrivera jamais à faire percevoir l'ampleur ni la profondeur de la dimension des grands mythes fondateurs. Et puis les choix sont limités par la culture ou conditionnés par les propres projections de celui qui écrit. Alors le propos de cet ouvrage est de donner quelques clefs pour entrouvrir des portes... de bibliothèques, pour suggérer la lecture de quelques titres attirants. Mais en étant bien conscient que ce n'est qu'un tout petit éclairage pour aider à décrypter dans toute lecture qui pourra être faite par la suite, la présence des grands archétypes, des «choses cachées depuis la fondation du monde» selon le titre de l'ouvrage de René Girard. De plus, l'âme humaine est mouvante, comme la mer, avec tantôt une surface lisse, brillante au soleil, tantôt de grandes houles, dans la tourmente des tempêtes, et révélant l'immensité inquiétante de ses fonds obscurs. Ainsi en est-il de nos vies, de celles de nos ancêtres et de celles qui nous succéderons, rythmées par les

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pulsions des passions, venant des tréfonds de notre inconscient, de notre inconscient collectif, qui nous relie à la mémoire de l'humanité. Ainsi rien de ce qui est humain n'est jamais fixe, rien ne se résume à un schéma figé, mais tout doit être infiniment nuancé, éclairé de l'intérieur par une compréhension qui exclut toute intolérance, toute exclusion. Dieu et le bien, Satan et le mal, sont extérieurs à l'homme, mais conditionnent l'être humain et ses positions face à l'existence; et toute la démarche de Jung, est de mieux armer l'homme pour l'aider à surmonter ce conflit et donner un sens à sa vie.

Cet ouvrage n'aurait pas pu se faire sans les explications très personnelles qui m'ont été données par le docteur Roland Caben et les éclaircissements de certains points obscurs de l' œuvre de Jung, que j'ai pu trouver dans les études de M. L. von Franz sur les contes de fées, l'ombre, la femme, l'individuation, etc. Mes remerciements vont aussi à tous ceux qui ont pu m'aider, en particulier à ma fille Sophie, psychologue et élève en graphologie qui m'a conseillée pour la mise en forme pédagogique de cette étude, et à tous ceux, bien sûr, qui ont bien voulu me confier leur écriture ou celles qu'ils avaient en leur possession, comme symbole de toutes celles, d'un même type, que j'ai recueillies, sans pouvoir les reproduire toutes.

Note: Pour une lecture à deux niveaux de cet ouvrage, la partie théorique est en caractère normal, la partie graphologique est en petit caractère.

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LA PSYCHOLOGIE JUNGIENNE

«Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa réalisation» Jung, Ma Vie.

Cet ouvrage, dans le prolongement de L'être et l'écriture dans la psychologie jungienne (Masson, 1991), a pour objet l'étude du concept d'Archétype*, en tant que «modèle de comportement», sur lequel ont porté les recherches de Jung, durant sa longue existence (1875-1961). La plupart des notions qui vont être développées ont déjà été exposées dans le précédent livre, mais l'accent sera mis ici sur l'explication de comportements qui, au vu de l'écriture, peuvent sembler déconcertants mais qui trouvent leur explication à la lumière des archétypes jungiens. La mise en lumière des archétypes Jung, inlassable chercheur de l'âme humaine, s'est toujours efforcé de comprendre et d'étudier le comportement humain, normal et pathologique, au-delà d'une évaluation psychologique expérimentale, formulée en terme de statistique. D'un tempérament d'artiste et de poète, qu'il pensait tenir de son aïeul supposé, Goethe, il ne se sentait guère à l'aise dans le matérialisme scientifique du XIXesiècle. Empiriste et phénoménologue, c'est de ses connaissances historiques et mythologiques qu'il a dégagé de grandes constantes de l'humanité que l'on peut retrouver à travers les âges, les races et les religions. Que ce soit dans la cosmogonie égyptienne, dans la mythologie grecque et latine, dans la philosophie hindoue ou dans la religion chrétienne, les mêmes grands thèmes se retrouvent, correspondant à ce qui fait le fond commun de l'humanité, et venant du fait que l'homme est homme. De cette mémoire de l'humanité, accumulée depuis l'origine des temps, se dessinent de grandes matrices psychiques que Jung a appelé les archétypes. Ceux-ci sont moins connus des graphologues, qui en général abordent les écritures sous l'angle jungien, en se référant essentiellement aux types psychologiques. Les Types d'attitude*: lntroversion* et Extraversion*, pour difficiles qu'ils soient à bien identifier, leur sont maintenant familiers, ainsi que les Fonctions* au nombre de quatre et s'opposant deux à deux, en couple d'opposés: Fonctions rationnelles* : Pensée* et Sentiment* et Fonctions irrationnelles* : Sensation* et

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Intuition*. Ces tennes ont un sens bien précis pour Jung et nous n'y reviendrons pas ici (voir: «Vocabulaire jungien» en appendice pour les mots avec *). Rôle respectif du conscient et de l'inconscient Le rôle respectif du conscient* et de l'inconscient* n'est pas toujours bien perçu. Il faut bien comprendre, en effet, que chaque être humain possède dans sa Psyché* les deux Types d'attitude*: Extraversion* et Introversion*. L'un est utilisé de manière volontaire par le conscient, et détermine son attitude face au monde, et l'autre est relégué dans l'inconscient où il joue un rôle subliminal ou perturbateur, puisque selon Jung, tout ce qui est dans l'inconscient n'est pas maîtrisé, mais a une vie autonome sur laquelle ne peut pas agir notre volonté. Par exemple, chez l'introverti qui donne la priorité au Sujet*, c'est-à-dire à lui-même et à son monde intérieur, son extraversion inférieure (au sens de Janet, c'est-à-dire inconsciente) lui fera accorder une importance exagérée à l'Objet*, c'est-à-dire à ce qui lui est extérieur. C'est cette attitude qui peut apparaître au comportement, de manière maladroite, parfois excessive, et en général mal maîtrisée, si le conscient n'est pas suffisamment fort et structuré pour faire face aux poussées de l'inconscient. De même chez l'extraverti qui donne priorité à l'objet extérieur à lui, son introversion inférieure pourra lui donner un comportement très tourné vers luimême et sa subjectivité. Pour Jung, les processus inconscients se situent dans une position de compensation par rapport au conscient et ils sont également en relation de complémentarité. La Libido* ou énergie psychique pour Jung, naît de la tension entre ces contraires. Ces forces doivent se régulariser entre elles (autorégulation) pour un bon équilibre de la personnalité, créant la dynamique propre à chaque être humain. Dynamique engendrée par la tension entre les Contraires* que sont le Conscient et l'Inconscient, l'Introversion * et l'Extraversion *, les fonctions* entre elles, etc. Le jeu des fonctions Le jeu des fonctions* est très complexe car il faut effectivement déterminer quelle est la fonction principale* ou privilégiée, celle qui permettra de prendre contact avec le monde extérieur et de s'y adapter, selon un mode extraverti ou introverti. De plus, il faut noter que, si la fonction principale est introvertie, c'est peut-être la Fonction auxiliaire* extravertie qui se manifestera au comportement, puisque c'est l'extraversion qui permet une meilleure communication avec le monde extérieur (Cauvin-Cailloux, «Les types de personnalité», ESF, n° 102).
Il faut bien noter que les fonctions désignent seulement une certaine disposition, une préférence ou une tendance et il ne s'agit en aucun cas d'une classification systématique, et encore moins d'une obligation à interpréter une écriture à l'inverse de ce que l'on constate. C'est en cas de mauvais dialogue conscient/inconscient, noirslblancs, dans l'écriture, que l'on peut penser que c'est ce dernier qui mène le jeu, mais jamais de manière absolue ni systématique. Simplement, ce peut être la deuxième fonction, l'auxiliaire, qui apparaît au comportement, si elle est extravertie. et que la fonction principale est introvertie.

Selon la théorie psychologique des types opposés, le conscient développe des caractéristiques d'un Type*, tandis que dans l'inconscient se développent les caractéristiques du Type* opposé, de manière complémentaire et compensatoire. La Fonction inférieure*, au sens de Janet, est donc l'opposé de la fonction principale.

La psychologie jungienne

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Par exemple si celle-ci est de type Pensée*, la fonction inférieure, dans l'inconscient, sera le Sentiment*. Elle se manifeste sous forme de Projections*, d'actes manqués, de lapsus, et de manière archaïque, puisqu'on ne la maîtrise pas. Son rôle sera d'autant plus prédominant et perturbateur qu'elle sera plus refoulée dans l'inconscient, en particulier si l'on a privilégié exclusivement la fonction principale. Dans ce cas Jung l'a appelé, la Fonction dirigeante* car elle prend le relais du conscient lorsque celui-ci ne peut plus assumer la conduite des événements. La Fonction transcendante* est ce qui permet l'intégration de la fonction inférieure au conscient, «symbole des épousailles dans l'Être, de son conscient et de son inconscient» (Dialectique du moi et de l'inconscient, p. 207). Elle peut entraîner une modification essentielle de la personnalité et être le lieu d'expression de la créativité. Elle s'exprime au travers des Symboles*; et ceux-ci meurent provisoirement lorsqu'ils ont transmis ce qu'ils avaient à signifier.

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Prenons pour exemple l'écriture de Renoir, citée par A. Teillard comme étant une écriture déconcertante. Si l'Intuition se révèle en premier lieu dans l' écriture, l'artiste ne puise-t-il pas, dans les richesses de sa Sensation inférieure, le génie de sa création artistique? Ce qui le fit devenir «le peintre de la chair rose dorée des Baigneuses, du soleil enchanteur du Midi»

Différenciation et indifférenciation Dans les Types Psychologiques, après une longue partie historique et culturelle où il explique comment il a élaboré sa théorie, Jung décrit très minutieusement chaque Fonction* et Type d'attitude*. Il développe ce que cela implique sur le plan

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