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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Alfred Malherbe
Ascension à l'Etna
Fragment d'un voyage en Sicile et en Italie
ASCENSION A L’ETNA ou FRAGMENT D’UN VOYAGE EN SICILE ET EN ITALIE
« Avez-vous vu N.S.P. le pape ? » me demandent en F rance toutes les personnes auxquelles j’annonce mon retour de l’Italie ; je do is en excepter toutefois un jeune homme qui désirait savoir si les romaines sont aussi belles et les napolitaines aussi vives qu’on l’assure. « Ah ! vous avez aussi parcouru la Sicile ! vous avez donc vu l’Etna et ce tombeau de sainte Rosalie que j’ai admiré moi-même dans la cat hédrale de Palerme au troisième acte de Robert le Diable ? » Quant au tombeau de cette vierge royale, je dois vous avouer que je n’ai pu le trouver dans la cathédrale de Palerme, puisqu’il est dans u ne chapelle située sur le flanc escarpé dumonte Pellegrino.Je ne vous dirai rien en ce moment du vénérable souverain pontife, que sa noble simplicité et son affabilité font aimer de tous ; de cette expression de bonté angélique et de douceur pénétrante qui cha rme ceux qui ont l’honneur de l’approcher ; je vous parlerai encore moins des dam es romaines ou napolitaines, parce que le sujet me paraît trop léger et par trop scabr eux ; permettez-moi, en revanche, de vous entretenir du roi des volcans, dont j’ai visit é le cratère, non point en flânant à Catane ou aux environs, comme beaucoup de touristes, mais bien après m’être élevé à plus de dix mille pieds au-dessus de cette ville. Si donc vous êtes curieux de connaître un peu l’Etna, sans être, comme je l’ai été, brûlé par le soleil, puis glacé et harassé de fatigue, et que vous ne soyez pas effrayé par l’aridité d’un pareil voyage, écoutez ce qui suit. Dans la nuit du 16 au 17 août, après avoir assisté, à Messine, aux fêtes de l’Assomption, qui se célèbrent avec pompe, en mémoi re de la prise de cette ville par Roger sur le prince Griffon, je partis pour assiste r à la fête de Catane avec mes deux aimables compagnons de voyage (M. le comte D.P..... , de Versailles, et M. de R....., membre de l’Académie royale de Berlin), dont le souvenir me sera toujours si précieux et si agréable. Nous nous arrêtâmes à Taormina pour visiter les rui nes antiques de cette ville, et après avoir traversé le fleuvedi Calatabiano (anciennementOnobola), sur un pont en laves appeléal Cantaraarabe, (en cantara signifie pont), puis la coulée de lave de l’an 396 avant J.-C., parallèle à ce fleuve, la coulée d e 1379, celle de 1580 qui borde Aci-1 Reale , celles de 1381 et de l’an 124 avant J.-C., coulées qui toutes ont été taillées à pic pour l’établissement de la grande route, nous arrivâmes à Catane où je fus accueilli avec la plus grande bienveillance par MM. Carmelo Maravigna et Carlo Gemmellaro, tous deux professeurs distingués de l’Université de cette ville. Avant de visiter les belles collections du musée Gioénie, du couvent des Bénédictins, du prince Biscari et de M. Maravigna, ainsi que les divers monuments de Catane, nous voulûmes faire notre ascension à l’Etna, sans nous dissimuler toutes les fatigues qui nous attendaient. Nous nous adressâmes donc à notre hôte, M. Abbate, que nous recommandons à nos successeurs, et il se chargea de nous faire tenir prêts, le lendemain matin, quatre mulets avec deux guides. L’un de ces mulets devait transporter nos provisions de bouche, un petit sac de charbon p our nous réchauffer à la casa degl’ Inglesi, où nous devions passer. la nuit, et quelqu es objets divers ainsi que nos manteaux. J’oubliais deux matelas d’environ six centimètres d’épaisseur sur trente-trois de largeur, et des couvertures de laine que devait nous céder M. le prince de Lus...ge, qui était parti la veille pour la même excursion, e t que nous devions nécessairement rencontrer à son retour soit à Nicolosi, soit plus haut.
1est le nom du pauvre amoureux auquel la jalou sie de Polyphême lança un Acis quartier de montagne, et que Galathée changea en fleuve. Voyez dans OVIDE (Métam. L. XIII), le gracieux récit des amours du Cyclope, de la mort et de la métamorphose d’Acis.
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