Aux frontières de l'espoir

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Ce livre, fruit des entretiens entre un témoin et une historienne, offre le parcours remarquable d'un militant juif actif depuis l'entre-deux guerre jusqu'à nos jours. Depuis son enfance en Alsace, Georges Loinger est sensibilisé au danger que représentent pour la communauté juive les menées nazies au-delà du Rhin. C'est pour aguerrir la jeunesse aux épreuves qui se profilent qu'il s'investit dans l'éducation physique des futurs rabbins puis des étudiants de la toute jeune école Maïmonide à Paris. Prisonnier de guerre en 1940, il s'évade de son Stalag en Allemagne pour rejoindre sa femme confrontée à l'évacuation rapide de 123 enfants juifs venus d'Allemagne. Il se lance alors à corps perdu dans une autre aventure, celle de la résistance française dans le réseau Bourgogne.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 66
EAN13 : 9782748180824
Nombre de pages : 279
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Aux frontières de l’espoir
Georges Loinger avec le concours de l’historienne Katy Hazan
Aux frontières de l’espoir
Préface de Serge Klarsfeld
COLLECTIONTÉMOIGNAGES DE LASHOAH
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-8083-6 (pour le fichier numérique) ISBN 13 : 9782748180831 (pour le fichier numérique) ISBN : 2-7481-8082-8 (pour le livre imprimé) ISBN 13 : 9782748180824(pour le livre imprimé)
La collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah Avec la collection « Témoignages de la Shoah », réalisée en partenariat avec les éditions Le Manuscrit, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites de 1933 à 1945. Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques. Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher. En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique. Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques. Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité. Simone VEIL Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (septembre 2004)
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Comité de lecture de la collection Président : Serge Klarsfeld Membres : Olivier Coquard, Gérard Gobitz,  Katy Hazan (OSE), Dominique Missika,  Denis Peschanski, Paul Schaffer Responsable de la collection : Philippe Weyl Dans la même collection Murmures denfants dans la nuit,de Rachel Chetrit-Benaudis. Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer. Dernière Portesuivi de50 ans après, une journée à Auschwitz, de Claude Zlotzisty. À la vie ! Les enfants de Buchenwald, dushtetlà lOSE, de Katy Hazan et Éric Ghozlan. Jai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman. Matricule A-16689. Souvenirs de déportation dun enfant de treize ans (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch. Jamais je naurai quatorze ans, de François Lecomte. Sali, de Salomon Malmed. Journal dun interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers. 12 décembre 1941 – 23 septembre 1942.Journal(volume I),Souvenirs et lettres(volume II), de Benjamin Schatzman. Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944, de Jacques Salon. Vies interdites, de Mireille Boccara. Retour dAuschwitz. Souvenirs du déporté 174949, de Guy Kohen. Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942, de Jean-Jacques Bernard. Mille jours de la vie dun déporté qui a eu de la chance, de Théodore Woda. Évadée du VéldHiv’, d’Anna Traube. Journal de route, 14 mars-9 mai 1945, de Jean Oppenheimer. Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961, de Jenny Masour-Ratner. J’avais promis à ma mère de revenir, de Moniek Baumzecer.
G E O R G E LO IN A U T O U R D U P A R C O U RSEGDEGEORG E S LO IN G E R
Présentation de l’Œuvre de secours aux enfants (OSE) 1 La mémoire ne nous guérit pas de la mémoire et l’oubli nous tue Michaël Glück L’OSE les a accueillis, abrités, élevés. La vocation de cette association fondée à Saint-Pétersbourg en 1912 a longtemps été de sauver la vie. Aujourd’hui, elle souhaite également préserver la mémoire. Le consensus de silence de l’immédiat après-guerre est arrivé à sa fin. Avec ces ouvrages, c’est une mission nouvelle que se donne le service « Archives et Histoire » de l’OSE : permettre aux plus représentatifs d’entre eux de publier leurs écrits. L’OSE demeure, pour les survivants et ceux que l’on nomme encore les « enfants cachés », un havre, un lieu d’écoute. Dans ses archives reposent leurs dossiers d’enfant, seules preuves tangibles de leur passé. Bien d’autres, qui n’ont pas été confiés à l’OSE, viennent avec confiance déposer leurs manuscrits, parfois juste une ébauche ou un désir d’écrire. Ces hommes et ces femmes souhaitent renouer par l’écriture avec l’enfant qu’ils furent jadis. Sachant d’instinct que le chemin qui y mène est difficile. Écrire le passé exige que celui-ci soit parcouru en sens inverse. Que l’on se remémore le visage et les gestes de ceux qui
1 Partition blanche, Verdier, 1984.
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AUX FR ON TIÈR ES DE LESP O IR
ne sont jamais revenus. Que l’on revive la séparation, l’arrachement, le cauchemar de l’abandon et de la perte. Pour écrire, il faut écouter la voix en soi qui raconte. À la fois inaudible et assourdissante. Tel est le souhait du service « Archives et Histoire »… Aider tous ceux pour qui laisser une trace de leur itinéraire est une démarche vitale. Faire connaître ces témoignages nés de la souffrance, pour leurs enfants, les générations à venir, pour tous ceux qui voudront partager le récit de leur destinée. L’Histoire de tous est la même, l’histoire de chacun est unique. Dans son vécu, sa musique intérieure, son style. Certains ont mis des années pour y parvenir, arrachant chaque parole, dans une indicible angoisse, au no man’s landde leur mémoire. D’autres ont vu les mots surgir, limpides, du plus profond de l’oubli. Ces textes ne cherchent pas à restituer les faits objectifs de l’Histoire, mais à faire entendre le vécu de chacun. À cette première mission, l’OSE se devait de faire une place spécifique aux acteurs du sauvetage des enfants pendant la guerre qui ont écrit leurs souvenirs et qui dorment dans les archives de l’association : directeur de maisons d’enfants ou dirigeant, assistante sociale ou médecin, ils ont tous, à un moment ou à un autre, à une place ou à une autre, contribué à cette part méconnue de la résistance juive. Enfin, rassembler et mettre en perspective des témoignages de la guerre ou de l’après-guerre, allier l’histoire et la mémoire dans le même « devoir de connaissance » pour les générations futures reste le fil rouge de ces livres.
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