Bénéfices secondaires

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L'observation tragi-comique du monde des bipolaires, c'est ce que nous donne à voir Sarah Bensaïd, psychologue et elle-même porteuse de cette "psychose maniaco-dépressive" comme on l'appelait autrefois. Dans ce premier livre, elle porte un regard plein d'acuité sur le milieu psychiatrique, partageant ses propres réflexions sur sa bipolarité et les façons de la combattre.
Publié le : vendredi 1 février 2013
Lecture(s) : 12
EAN13 : 9782296517097
Nombre de pages : 92
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Bénéfices secondaires
Sarah Bensaïd      Bénéfices secondaires                        L’H ARMATTAN
         
 
   
    
   bensaid.sarah@orange.fr        © L'H ARMATTAN , 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-29163-5 EAN : 9782336291635  
Préface
Bénéficies secondaires semble à première vue, et cette vue est aussi ample que l’horizon de l’humain en quête de ses raisons d’être, bruisser de cet humour et de ce détachement qui est le signe manifeste que ce qui compte le plus doit aussi pouvoir se contempler de haut et de loin, parce que sa forme et sa portée méritent d’être distinguées pour ce qu’ils sont : l’ancrage à partir duquel la vie se passe, active et dormante, dans l’écoute hybride des choses. Cette expression, passée dans le langage courant, signe sa dépendance à l’égard d’un discours psychanalytique depuis long-temps galvaudé, soudain érigée en pointe d’ironie. Le sujet souffrant aurait en somme quelque intérêt subjectif à s’enliser dans sa déréliction. Comme si, en effet, existaient, on ne sait où, ni comment quelques « bénéfices primaires » ! Voilà donc ce slogan banal, souvent fait pour déprécier celle ou celui que la société a privé de prendre la parole en première personne, tourné et retourné dans la dérision d’ ne écriture qui u puise justement sa tonalité poétique aux confins de ce que d’ordi-naire la clinique réserve au regard diagnostic. D’emblée l’intitulé de ce texte léger, dense et lucide vient enri-chir d’un trait d’humour ce que signifie écrire aujourd’hui. Voici une marqueterie conçue en une découpe nette. Elle conduit le lecteur à travers les développements d’une évocation dont le motif principal lui rend palpable ce que Sarah Bensaïd appréhende dès les premières lignes comme la chronique d’un éparpillement puis d’une renaissance.
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La découpe de ce texte dont les échos en nous ne cessent de détonner, même après que la dernière page fut achevée, tient en dix chapitres seulement liés entre eux par l’attention au sens qui se déploie, se perd et se retrouve, à travers les dédales mixtes d un lieu où viennent se reprendre celles et ceux que le monde ne sait retenir de le contester. Le véritable auteur n’est donc pas celui dont l’autorité se paye des mots de la tribu, mais le scripteur qui, à son corps défen-dant les a reçus malgré soi, et le moment venu, les agences selon les inflexions de ses expériences. Entre le vouloir dire et le dit, s’institue l’espace du possible et du renoncement, qui capte peut-être pour un temps, l’instant où le deuil s’entrevoit, comme le halo d’un motif qui déclenche alternativement la parole et le silence. Les dix brefs chapitres de ce récit, participent autant de la litté-rature que du témoignage, et c’est cela qui en fait un texte neuf, parce qu’il ne se commet pas non plus dans le registre éteint de la littérature grise des officines, non plus que dans celui, déjà habi-tuel et convenu de la littérature testimonial. Et si ces pages en appellent à quelque blancheur, ce pour-rait bien être, par-delà les hauts murs d’un repli provisoire où les blouses coexistent avec l’attente du retour à la vie, celle d une expression qui tente d’appréhender les limites avec les mots, ajustés, du quotidien. C est donc pour le plus grand bénéfice du lecteur – bénéfice d’inventaire ! – quel que soit le visage de sa personne, que ces pages se déroulent, selon une ligne ascendante qui se love dans chaque inflexion majeure de l’existence. Ceux qui attachent de l’importance au style comprendront en lisant ce texte ce que peut dire l’alternance des moments ascen-dants (protase) et des moments descendants (apodose) de chaque phrase. Mais ils le comprendront d’autant mieux qu’ils seront atten-tifs à la coïncidence que cette rythmique entretient avec l’alter-nance des phases d’éclatement et de ressaisissement de la psyché, y compris décelées à travers ses variations corporelles.
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17/1000 caractères maximum.

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