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Ces protestants que l'on dit Adventistes

De
251 pages
Reconnue pour ses principes de santé, ses pratiques proches du judaïsme, son goût pour la recherche scientifique et ses combats pour les droits de l'homme, l'Eglise Adventiste est une organisation qui interroge en France parce que peu connue. Forte de 11000 membres sur le territoire hexagonal auxquels s'ajoutent 33000 fidèles dans les DOM TOM, l'Eglise Adventiste du 7e jour est devenue membre de la Fédération protestante de France depuis mars 2006.
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CES PROTESTANTS QUE L'ON DIT ADVENTISTES

Théologie et vie politique de la terre Collection dirigée par Dominique KOUNKOU
Dans les années soixante, la vie de la terre rassemblait les théologiens, les politologues, les acteurs politiques, les sociologues des religions, les philosophes. Tout, tout était tenté pour réconcilier l'homme d'avec son Dieu, l'homme d'avec l'homme, l'homme d'avec l'Homme, l'homme d'avec sa responsabilité de continuer à faire vivre en harmonie la création. Tant et si bien qu'on est arrivé à projeter la construction de la civilisation de l'universel Puis il y a eu cette sorte d'émancipation de la politique vite supplantée par le commerce dans un monde en globalisation. Et l'homme 7... Et son Dieu 7... Et sa pensée 7... Tout ce qui est essentiel paraît de plus en plus dérisoire face à la toutepuissance du commerce. Comment réintroduire l'homme au cœur de cette avancée évolutionnaire du monde afin que sa théologie et sa volonté politique influent sur la vie de la terre 7 Tel est le questionnement que poursuit, de livre en livre, cette collection. Déjà parus

Nahed Mahmoud METW ALLY, Une égyptienne musulmane convertie au christianisme, 2008. ZAKI Magdi Sami, Dhimmitude ou l'oppression des chrétiens d'Égypte,2008. KOUNKOU Dominique, Pour une renaissance de la tontine, 2008. DELECRAZ Guy, Etincelles de foi, flammes de joie, 2008. SŒUR MYRIAM, Sable et or. Poèmes, 2007. LE BERRE Patrick, Le fil de la vie, 2006. ANTHONY Dick - INTROVIGNE Massimo, Le lavage de cerveau: mythe ou réalité ?, 2006. LE BERRE Patrick, L'eau, matrice de la vie, miroir de la conscience, 2006. KOUNKOU Dominique, Possible foi au cœur de la lalcité. Edition augmentée, 2005. MUTOMBO-MUKENDI Félix, Du mirage nationaliste à l'utopie-en-action du messie collectif. Le cas du CongoKinshasa,2005.

Sous la direction de
FABRICE DESPLAN REGIS DERICQUEBOURG

CES PROTESTANTS QUE L'ON DIT ADVENTISTES

L'Harmattan

L'Harmattan, 2008 5-7, rue de l'Ecole polytechnique;

@

75005

Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-06838-4 BAN: 9782296068384

Les auteurs

Jean Baubérot Ancien Président de la Section des sciences religieuse (EPHE) Ancien directeur du « Groupe de sociologie des religions et de la laïcité» (CNRS)

Jean-Paul Willaime Directeur d'études à l'EPHE Groupe, Sociétés, Religions et Laïcités (CNRS)

Richard Lehmann Professeur à la Faculté Adventiste de Théologie

Sébastien Fath Chercheur au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités EPHE-CNRS

Régis Dericquebourg Maître de Conférences à l'Université Charles De Gaulle de Lille III Chercheur statutaire au Groupe, Sociétés, Religions, Laïcités Habilité à diriger des Recherches

Jean Luc Rolland Doctorant Enseignant à la Faculté Adventiste de Théologie Centre de Recherche Ellen White

Fabrice Desplan Chercheur associé au Groupe, Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS) Chargé de cours en sociologie à l'Université de Lille III Enseignant à l'Institut Gemez-Rieux (CHR de Lille) et à l'Ecole de Sages-femmes de l'Institut Catholique de Lille.

Dominique Kounkou Avocat Président de la Fédération des Eglises Evangéliques Africaines Chercheur associé au Groupe, Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS)

Jean Luc Chandler Spécialiste de l' adventisme francophone caribéen Fédération des Eglises Adventistes de la Martinique

Olivier Régis Doctorant en histoire contemporaine Université des Antilles - Guyane

A Jean Séguy

Nous remercions tous les auteurs et Françoise Lautman pour les contributions. Ces protestants que l'on dit adventistes est une innovation bibliographique puisqu'il est le premier ouvrage collectif de chercheurs sur l'adventisme en France. Nous espérons que d'autres initiatives permettront d'enrichir l'analyse scientifique de l'Eglise Adventiste du 7e Jour. La grande variété des contributions est à ce titre un appel révélateur pour l'étude de cette organisation religieuse.

Fabrice Desplan et Régis Dericquebourg

Introduction
Le livre que nous présentons aux lecteurs traite de L'Eglise Adventiste du septième jour. La thèse de Fabrice Desplan : Structuration de l'action collective adventiste. Approche d'un groupe religieux minoritaire dans le Nord de la France, préparée sous la direction de Bernard Conein dont Bruno Duriez fut le rapporteur, en 2005, à l'université Charles De Gaulle-Lille3, a réactualisé les études sociologiques sur cette religion qui comptait à la fin de l'année 2006 ; 14 millions de fidèles dans le monde dont Il 436 en France métropolitaine et 34721 dans les Dom-Tom. Naturellement, il n'est pas question de présenter l'adventisme du septième jour. Richard Lehmann l'a admirablement fait dans un livre publié chez Brépols (1987) cité plusieurs fois dans cet ouvrage. Dans les faits, Ces protestants que l'on dit adventistes, est issu d'une journée d'étude organisée le 3 mai 2007 par le programme de recherche « Religions et groupes religieux minoritaires» dirigé par Sébastien Fath sis au sein du « Groupe Religions, sociétés, laïcité ». Chaque année, l'axe de recherche dirigé par S. Fath organise une journée réunissant des chercheurs sur un thème ou sur un groupe religieux minoritaire. Ce fut l'ésotérisme (Jean Pierre Laurant et Régis Dericquebourg), les Témoins de Jéhovah (Arnaud Blanchard et Régis Dericquebourg), l'adventisme du septième jour (Fabrice Desplan et Régis Dericquebourg), le mormonisme (Christian Euvrard et Régis Dericquebourg). Le but de la journée sur l'adventisme était de traiter de l'entrée de cette religion dans la Fédération Protestante de France et du dynamisme de cette église. Pourquoi l' adventisme avait accepté d'entrer dans un processus d'adhésion à la FPF ? Quels sont les facteurs qui ont permis la FPF d'accepter cette demande? Quels étaient les enjeux de chaque partie dans cette adhésion et sur quels points portèrent les échanges? La question fut examinée. Toutefois, une rencontre de chercheurs dépasse toujours son objectif initial. Ceci explique la présence de contributions qui ne concernent pas directement le thème mais qui résultent de la curiosité des participants envers l'adventisme du septième jour.

Ces protestants que l'on dit adventistes est un livre qui porte l'empreinte de Jean Séguy. Pionnier de l'analyse scientifique des groupes religieux, Jean Séguy est le premier sociologue qui, en France, a étudié le terrain adventiste. Il apporta sa méthodologie et sa logique comparative. C'est d'ailleurs en lisant son ouvrage de 1956 que Fabrice Desplan, coorganisateur de cette journée s'est intéressé à l'approche scientifique de l' adventisme. De plus il attisa la curiosité de Desplan par son article sur Ellen White dans l' Encyclopaedia Universalis en présentant cette dernière comme une visionnaire. C'est également Jean Séguy qui préfaça l'ouvrage de Richard Lehmann, Les adventistes du septième jour. Pédagogue infatigable, il participa à de nombreuses rencontres scientifiques sur l'adventisme. Au sein de la Faculté Adventiste de Théologie, il communiqua récemment sur le catholicisme adventiste. A de nombreuses occasions Jean Séguy précisa la place qu'il donnait à l'adventisme dans sa vision du religieux minoritaire. Aux dires de Séguy, c'est l' adventisme qui initia sa réflexion sur la protestation socioreligieuse alors qu'il était militaire en Algérie. Toutefois dans son cours de 1973-74 à l'EPHE, sous la rubrique « Sitz lm Leben» d'une recherche, il écrit: «Les sectes ont commencé de me poser leur interrogation lorsque j'avais dans les quinze ou seize ans. Elles ne m'occupent, presque exclusivement, que depuis 1956 ou à peu prés ». Lors de lajournée du 3 mai 2008 il relata précisément sa rencontre et son étonnement pour «ces chrétiens qui ne consomment pas de viande », selon l'image donnée par les adventistes qu'il connaissait pendant sa jeunesse en Algérie. Notre journée d'étude a révélé une fois de plus la paternité indirecte de Jean Séguy dans l'analyse sociologique de l'adventisme français. Nous avions sollicité sa participation à la rencontre. D'abord intéressé, il s'est ensuite ravisé à cause de sa santé déclinante. Mais l'offre lui posait un problème. Par la suite, il s'est repris en disant qu'il viendrait puis, il a annulé son intervention, la veille, car la fatigue ne lui avait pas permis de mettre en forme sa communication. Cependant, le lendemain, à pieds, de son appartement de la rue Nollet il s'est rendu jusqu'au laboratoire, Groupe, Sociétés, religions, laïcités, rue Pouchet à quelques rues de distance, pour intervenir à la journée d'étude sur l' adventisme. Son intérêt scientifique pour ce groupe religieux minoritaire l'y poussait. Il a, devant une assemblée conquise, retracé son compagnonnage intellectuel avec l'adventisme. Moment d'émotion lors dans la salle de notre rencontre. Il indiqua avoir reconnu, dès le dédalle des couloirs, la voix de Richard Lehmann qui faisait sa communication. 14

En mobilisant passion, émotion, recul, et souci de comparaison, il a conduit l'auditoire, de manière romanesque, à suivre sa rencontre avec l'adventisme. Celle-ci commença au Lycée, où il côtoya des adventistes, pour aboutir à la sociologie de la protestation religieuse. Devant les chercheurs, dont des adventistes, difficilement, mais avec son souci de la construction scientifique il éclaira les débats en invitant à s'interroger sur l'étrangeté religieuse. C'est à partir de celle-ci que le sociologue peut construire une analyse singulière du fait religieux. Fabrice Desplan souligne que, formé par Régis Dericquebourg dans la convivialité de nocturnes promenades de voisinage, la lecture qu'il fait de l'adventisme est profondément ancrée dans la lignée de Jean Séguy dont Dericquebourg fut l'élève. De fait, la sociologie de l'adventisme est, en France, marquée par Jean Séguy. Il en fut à la fois l'initiateur et le principal pourvoyeur de concepts avec sa sociologie de la protestation religieuse. Plus largement, c'est l'ensemble du «Groupe, Sociétés, Religions et Laïcités» qui lui doit son profond dynamisme. Jean Séguy, décédé le 9 novembre 2007 n'a pas mis sa propre main à l'ouvrage. La journée scientifique du 3 mai 2007 fut sa dernière communication scientifique. Jean Séguy restera « le superviseur» de ce livre qui lui est dédié. Simple retour scientifique de sa contribution à la sociologie de l'adventisme. L'ouvrage est dans l'esprit de Séguy. Il est formé de contributions qui permettent d'avoir une vision élargie de l'adventisme. Il ne s'agit en rien d'une approche totalisante. Nombre de sujets ne purent être abordés et approfondis. Toutefois, en mobilisant historiens, théologiens et sociologues, l'ouvrage illustre la complémentarité des regards en sciences humaines sur un groupe religieux. Sébastien Fath traite de l'adhésion de l'adventisme à la FPF en faisant un détour par les Eglises Evangéliques devenues membres de la FPF. Il montre que les Protestants évangéliques et les Adventistes ont des points communs qui les destinaient à un rapprochement avec la FPF en dépit des «points de débat» qui subsistent et contribuent à la diversité du Protestantisme. Jean Paul Willaime met en regard les deux processus qui ont fait converger les Adventistes et la Fédération Protestante de France. Il rappelle l'aspect réglementaire qui régit l'adhésion à cette dernière en référence à sa charte de 1993 et les principes contenus dans ses statuts (loi de 1901). Les points de tensions entre les deux parties existaient et imposaient une discussion sur des aspects saillants. Le résultat des échanges qualifiés par les deux parties de «positifs », fut la 15

reconnaissance de la spécificité adventiste, laquelle à son tour enrichit la FPF. Dominique Kounkou met en perspective l'adhésion des Eglises évangéliques africaines et celle de l'Eglise Adventiste à la FPF. Il pose d'une manière précise et concise la question des enjeux d'une union entre la marge (les organisations protestantes de type évangélique, dynamiques et autonomes) et le centre (les Eglises protestantes dites historiques). Quels sont les risques de gain ou de perte pour les deux parties? Le centre «classique» se revivifie, s'accroît avec l'apport de la marge tandis que celle-ci trouve un bouclier en s'inscrivant réglementairement dans une institution historique. Mais l'institution centrale qui accueille la périphérie ne risque-t-elle pas de perdre son homogénéité et in fine de ressembler aux marges qu'elle accueille? La question méritait d'être posée. Jean Baubérot relate l' histoire de l'Association Internationale de défense de la Liberté religieuse qui est autonome et d'inspiration adventiste. Il en relève les figures centrales. Celles-ci ont œuvré dans des contextes différents; celui du communisme, de la guerre froide, de l'après-communisme et de la lutte contre les groupes religieux minoritaires. On se rend compte que l' 0bjet social de l' AID LR (1946) est pratiquement l'article sur la liberté religieuse de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Des précurseurs? L'AIDLR et Conscience et Liberté, sa revue, se situent à l'intersection de l'adventisme et de la société globale. Elle a en tout cas un succès et une notoriété qui dépasse celle de l'adventisme. Nous nous permettons d'ajouter, qu'elle a ouvert une voie suivie par d'autres comme Human Rights Without Frontiers Int. (fondé par Willy Fautré) qui œuvre quotidiennement en faveur de la liberté de conviction pour toutes les confessions dans le monde avec les moyens techniques du présent, sans oublier le Centre d'étude sur les nouvelles religions (fondé par M. Introvigne) et Inform (fondé par E. Barker) qui tentent de sortir, par la connaissance, les minorités religieuses de la stigmatisation. Jean Luc Rolland fait visiter l'adventisme du septième jour. Il retrace les étapes de son histoire globale puis de son histoire française en prenant de la hauteur par rapport à un mouvement dont il est membre. Nous découvrons la richesse des débats théologiques en son sein. Nous percevons également la fécondité d'une minorité du point de vue social notamment dans ce qu'on appelle « l'humanitaire ». En lisant Jean Luc Rolland, on se rend compte que le protestantisme français a reçu une minorité religieuse « historique» pleine de vitalité. L'auteur apporte une 16

bibliographie qui suscitera peut-être des envies de soutenir une thèse ou d'écrire un mémoire académique sur ce mouvement. Richard Lehmann fait une présentation raisonnée de l'institution adventiste en parcourant les chemins qui ont conduit cette Eglise vers l'adhésion à la Fédération protestante de France. Loin d'être un processus évident, l'adhésion démontre que l'Eglise Adventiste est traversée par différentes sensibilités. Voilà qui, pour nous, pose la question suivante: les chemins de l'adhésion n'ont-ils pas été un révélateur social de la présence de différentes sensibilités dans l'Eglise en France? D'autres auteurs nous conduisent au-delà de la question de l'adhésion des Adventistes du septième jour à la Fédération protestante de France. Le détour nous entraîne dans le cœur de l' adventisme. Régis Dericquebourg analyse une figure emblématique de l'Eglise Adventiste qu'est Madame Ellen White, qui de fait, devient une prophétesse, via l'adventisme, du protestantisme français. Il en traite d'un point de vue double: celui de son identité féminine et celui de son identité prophétique. Il situe E. White parmi les chrétiennes en montrant l'importance des femmes dans le christianisme. Dericquebourg invite également à situer E. White parmi les femmes qui véhiculent un charisme. L'auteur se demande s'il existe un mode de réception particulier du charisme au féminin. Il analyse ensuite les rapports entre le charisme d'Ellen White et l'institution progressive de l'adventisme du septième jour. Comment a fonctionné le charisme de la vision prophétique d'E. White et comment l'organisation a fonctionné avec ce charisme? Elément du noyau central de la représentation de l'adventisme, madame White a accompagné la naissance de l' adventisme autant que l'adventisme l'a accompagnée. Jean Luc Chandler nous amène à un des aspects les plus visibles de l'adventisme du septième jour: la prévention. Cette spécificité qui a conduit Fabrice Desplan à le qualifier de «religion de santé» à la différence des religions de guérison typifiées par Régis Dericquebourg et étudiées également par Anne-Cécile Bégot. L'auteur découvre chez les adventistes une conception holiste de l'homme légitimée par les Ecritures. Les interactions entre l'intellect, le corps et la spiritualité justifient des principes d'hygiène de vie pour le bien-être. Cette recherche du bien être résulte d'une responsabilisation du croyant. Dieu souhaite, selon l' adventisme, que le fidèle ait un développement physique, moral et spirituel optimal. Fabrice Desplan se penche sur l'adventisme vécu via une observation des conversions. A partir d'un échantillon de récits, il construit différents 17

types de trajectoires individuelles. Ces derniers synthétisent la pluralité des conversions à l'Eglise Adventiste. L'originalité de cette contribution réside dans la prise en considération d'une pluralité d'expériences religieuses au sein d'une même institution de foi. Desplan intègre des individus dont l'adventisme a toujours été une institution centrale dans leur socialisation. Il invite le lecteur à élargir la notion de conversion et à considérer l'adventisme comme le siège d'expériences variées. Olivier Régis apporte une note comparative et interactionniste au travers de l'implantation de l'adventisme et du jéhovisme aux Antilles. Ces mouvements amplifient leur présence dans une population fortement influencée par le catholicisme, dans un contexte qui diffère de celui de la France hexagonale, du point de vue de la laïcité et de la sécularisation. L'auteur se propose d'interroger les interactions mutuelles entre la société antillaise et ces deux groupes religieux. Les contributions sont en dialogue. Elles invitent à naturaliser les sciences sociales, pour reprendre le vocabulaire de Dan Sperber. En d'autres mots, l'ambition est de mobiliser différentes approches pour une vision large de l'adventisme français. Les styles et les repères disciplinaires sont différents. Toutefois, la cohérence générale de l'ouvrage demeure. Elle participe à présenter l' adventisme dans son histoire, sa sociologie et sa théologie comme une religion et une organisation dynamique.

Fabrice Desplan et Régis Dericquebourg. Ecrits de Jean Séguy sur ['adventisme. «Les adventistes du septième jour », Les sectes protestantes dans la France contemporaine, Paris Beauchesne et ses Fils, 1956 Chap. V, p.101-115. « Adventisme ». Encyclopediae Universalis, T. 2, Paris, 1968, p. 260, révision 1985. Préface du livre de Richard Lehmann: Les Adventistes su septième jour, Paris-Turnhout, Brépols, 1987.p. 7-9. « Christianisme et environnement naturel. Le cas adventiste» in Danièle Hervieu-Léger éd. Religion et Ecologie, Paris, Cerf, 1993, pp 77-109. « Les ordres religieux "adventistes" du catholicisme », in Christianisme et prophétisme, actes du colloque de la Faculté adventiste de théologie, 1-3 mai 2003, Collonges sous Salève, pp.81-116. 18

Les relations entre les adventistes et les autres protestants
Communication d'ouverture à la journée d'étude du 3 mai 2007
Sébastien Fath Groupe, Société, Religions, Laïcités (CNRS)

Au sein du christianisme, l'adventisme constitue une des multiples familles du protestantisme mondial, forte de 14,5 millions de membres baptisés!. L'Église adventiste se caractérise par un accent sur les prophéties, le respect du sabbat (le samedi), le retour-avènement de Jésus-Christ (d'où son nom), et l'hygiène ascétique et la santé (renonciation à l'alcool, au tabac, à la viande de porc2). Elle est née aux États-Unis3, fruit de la prédication d'un baptiste autodidacte, William Miller (1782-1849), et s'est implantée en France depuis 1877 en s'appuyant, entre autres, sur une politique éditoriale ambitieuse. Trois périodiques ont été fondés successivement en 1876, 1890, 1896 : Les Signes des Temps, Vie et Santé, et La revue adventiste. Reconnue comme association cultuelle depuis le 26 janvier 1918, dotée depuis 1921 d'une école pastorale à Collonges-sous-Salève, en Haute-Savoie (Séguy, 1956 : 171, Martin, 1980), l'Église adventiste s'est durablement emacinée dans l'hexagone, sur la base d'une structure bipartite (Fédération du Nord et du Sud), coordonnée par une Union nationale4.

I

Compte tenu du caractère très professant des adventistes (on ne comptabilise que les

membres baptisés après profession personnelle de la foi), il faudrait multiplier par trois ces statistiques pour avoir une idée plus fidèle du poids démographique des adventistes. On peut donc parler d'un cercle d'environ 45 millions d'adventistes dans le monde. 2 Au-delà de l'interdit sur la viande de porc, les adventistes n'encouragent pas la consommation de viande d'une manière générale. Au travers de l'organe de la Ligue Vie et Santé, ils valorisent le régime alimentaire ovo-lacto-végétarien, au nom d'un style de vie frugal, économe et jugé plus sain. 3 Pour un rapide survol en langue fiançaise des débuts de l'adventisme, voir le cahier thématique consacré par Bernard Blandre aux débuts de l' adventisme, Revue Mouvements religieux, mars-avril 1989 (numéro 106-107). 4 L'Union des Fédérations des Églises adventistes du septième jour regroupe les deux fédérations adventistes fiançaises, celle du Nord (la plus nombreuse) et celle du Sud, fondées toutes deux en 1969.

Avec environ 120 communautés présentes sur le territoire métropolitain, plus de Il 000 membres baptisés et 33 000 dans les DOMTOM, il fait aujourd'hui plus que jamais partie du paysage protestant français, et a été déjà l'objet de plusieurs études à caractère historique ou sociologique qui le situent dans la perspective protestante (Jean Séguy, Richard Lehmann, Jean-Michel Martin, Ronald Coffin, Anne-Marie Topalov, Fabrice Desplan). Pour autant, les relations de l'adventisme français avec le reste du protestantisme n'ont pas toujours été sous le sceau de l'évidence, en dépit de larges traits communs. Aussi peut-il être utile, de rappeler ces traits partagés (I), puis préciser les convergences particulières avec la culture protestante de type évangélique (II), pour terminer par une évocation de quelques décalages et tensions, qui ont structuré l'histoire des rapports entre adventistes et protestants jusqu'à l'adhésion des adventistes à la Fédération Protestante de France (III).

Des traits clairement protestants
Que l'adventisme dit du septième jour (en référence au respect du sabbat le samedi) se rattache au protestantisme français ne fait aujourd'hui aucun doute. En dépit de controverses et de réticences de certains acteurs, il est depuis longtemps considéré comme une des tendances du protestantisme. Tous les spécialistes concordent pour situer l'identité adventiste de plain-pied dans l'histoire longue des Églises de la Réforme, les spécificités adventistes s'expliquant largement par des sédimentations théologiques protestantes préexistantes à l'émergence de l'adventisme proprement dit. Cette appartenance au protestantisme est illustrée, en France, par une intégration croissante dans les réseaux protestants, par rapport auxquels l' adventisme français s'est longtemps situé en retrait. Les adventistes figurent depuis 1988 dans l'annuaire de la Fédération Protestante de France, et sont observateurs aux assemblées générales du protestantisme depuis celle de La Rochelle, en 1983, et participent d'assez longue date à des organisations inter-protestantes comme la Société Biblique ou le DEFAP. Plus récemment, cette communauté d'identité a été en quelque sorte couronnée, à l'échelle institutionnelle, par l'adhésion à la Fédération Protestante de France, principal réseau protestant français créé en 1905.
5

Sur la doctrine du sabbat adventiste et ses racines puritaines, voir la thèse de doctorat de Sergio Becerra (cf. bibliographie). 20

Cette adhésion adventiste à la FPF s'est opérée en trois étapes. Elle a d'abord consisté en une demande officielle, le 21 novembre 1995, puis dans une phase de probation, ouverte en 2003, année de l'entrée officielle des Églises Évangéliques Africaines de la CEAF. Elle a été ensuite confirmée le Il mars 2006, avec l'adhésion définitive de l'Union des Fédérations des Églises adventistes du septième jour. Au cours de ce processus d'adhésion, les adventistes français ont eu l'occasion de réaffirmer leurs marqueurs identitaires protestants: centralité de la Bible, posée comme première par rapport à d'autres écrits normatifs (ceux d'Ellen White en particulier, cf. infra), refus d'une institution sainte et sacrée au profit du rapport direct de l'individu avec les Écritures, valorisation d'un pastorat marié au service de communautés locales ferventes. Une évidente proximité avec les évangéliques Outre ces traits indubitablement protestants, les adventistes se rapprochent plus particulièrement de la branche évangélique du protestantisme français. Jean-Paul Willaime nous rappelle que le protestantisme est «à la fois un libéralisme et un fondamentalisme» (Willaime, 1992 : 61-75). Sur l'échelle qui va de l'un à l'autre, les adventistes, comme les évangéliques, se situent plus près du second que du premier pôle de la tension. Ils valorisent en effet, comme les protestants évangéliques, l'orthodoxie et l' orthopraxie, un ethos de certitude qui nourrit davantage l'action que la quête, la conformité que l'hétérogénéité des interprétations, la conviction que le doute. On retrouve aussi chez les adventistes l'importance de la conversion, qui constitue en quelque sorte le cœur identitaire des protestants évangéliques. L'identité religieuse s'acquiert d'abord par une expérience religieuse personnelle (décrite par les évangéliques comme par les adventistes comme la rencontre avec Jésus-Christ) qui réoriente la trajectoire personnelle, quitte à rompre avec des attaches identitaires antérieures. L'itinéraire de Richard Lehmann, figure marquante de l'adventisme français contemporain, illustre cet aspect: s'il est adventiste aujourd'hui, il n'a pas grandi dans ce milieu, sa mère étant catholique et son père j uifi.
6

Richard Lehmannraconte: "J'avais 12 ans quand ma mère, catholique,m'a mis entre

les mains une Bible et m'a conseillé de la lire. Elle venait de rencontrer un adventiste au travers des émissions de radio "La voix de l'Espérance". J'ai lu cette Bible avec passion tout en la comparant avec mon catéchisme que je connaissais par cœur. L'année suivante, j'ai accompagné ma mère à l'église adventiste de Strasbourg, où nous 21

Tout comme les évangéliques, les adventistes sont également animés par une culture démocratique à assez forte connotation congrégationaliste (autonomie de l'assemblée locale, qui vote pour ses responsables). Dans le cadre du système fédéral adventiste, il est ainsi possible à une communauté locale de refuser de soutenir la fédération. Cette culture se vit globalement sur le régime de «l'individualisme communautaire» décrit par Jean-Paul Will aime comme une modalité forte de l'inscription sociale évangélique: l'individu oui, dans la mesure où le choix conversionniste est considéré comme la pierre de touche de l'identité chrétienne. Mais un individu inséré dans une communauté croyante solidaire et militante, qui authentifie, valide et nourrit l'engagement conversionniste sur la base d'une dynamique collective (Will aime, 2004: 171). De fait, les sociabilités adventistes sont ferventes, régulières et engagées en société au travers des communautés locales mais aussi d'une activité sociale et humanitaire particulièrement visible sur le terrain de la santé? D'une manière générale, les adventistes consolident fortement, tout comme les évangéliques (et parfois plus que ces derniers), des « structures de plausibilité» alternatives, notamment au travers de leur accent sur des écoles adventistes8. On entend par cette expression, qui nous vient de Peter Berger, un ensemble de moyens de socialisation (les écoles du dimanche, les camps de jeunes, les réunions de prière, les cultes et les repas fraternels) qui rendent toujours plus "crédible" pour le croyant le monde de références symboliques où il a choisi de vivre. Comme le dit autrement Berger, la « réalité du monde chrétien dépend de l'existence de structures sociales à l'intérieur desquelles cette réalité est considérée comme allant de soi et au sein desquelles les générations successives d'individus sont "socialisées" de telle façon que ce monde soit réel pour eux »9. Une autre caractéristique adventiste partagée par plusieurs groupes évangéliques est la dynamique utopique. Pour reprendre une formulation
habitions, et j'y ai découvert des gens qui étudiaient la Bible comme moi. A 17 ans je me suis fait baptiser". Richard Lehmann, "Pourquoi je suis. ..? Le retour", Le Christianisme auXXe siècle, °704,26 septembre-2 octobre 1999, p.6 et 7. 7 Mentionnons en particulier le fameux "plan de cinq jours" pour se libérer du tabac, qui a connu un impact social très au-delà ces cercles adventistes et protestants. Voir Patrick Garriot, Le plan de 5 jours. Un moyen de se libérer du tabagisme, Thèse de doctorat, université d'Amiens, 1983. 8 Voir le dossier "Adventisme et éducation" signé Jean-Michel Martin, cahier 1986 (numéros 74-76) de la revue Mouvements religieux. 9 Peter Berger, La religion dans la conscience moderne, Paris, Le Centurion, 1971, p.87. 22

de Jean Séguy, par ailleurs auteur de la notice «Adventisme» de l'Encyclopediae Universalis, les adventistes constituent des « groupements volontaires utopiques »10. Qu'est-ce que cela veut dire? L'utopie chrétienne classique implique «la capacité à imaginer et à mettre en œuvre une façon de «vivre autrement» que dans la société globale». Elle permet « la mise en cause du ~résent» et procure « les moyens d'envisager un avenir» différentl. Fondés sur l'attente millénariste du retour de Jésus-Christ, les adventistes se rattachent de manière privilégiée à cette dynamique, et s'inscrivent dans une abondante filiation chrétienne. Sur le terrain protestant évangélique, ils se rapprochent beaucoup de groupes comme les darbystes (thématique du « reste» qui attend le retour de Jésus, sur fond de faillite des Églises établies), ou les baptistes dispensationalistes12. En revanche, cet horizon d'attente les différencie dans le même temps d'autres groupes évangéliques beaucoup plus axés sur l'efficacité de l'Esprit Saint « ici et maintenant» que sur l'utopie du Royaume à venir. Mais cette dimension «ici et maintenant» n'est pas pour autant absente de l'horizon adventiste. Dans la tension utopique, il y a un « pas encore », mais il y a aussi un «déjà là», et ce «déjà là» est bien présent aussi chez les adventistes, en particulier dans leur accent sur le corps et la santé. «Insistant sur le fait que le corps est le temple du Saint-Esprit, les adventistes prônent une réforme sanitaire par l'hygiène et l'alimentation équilibrée. » 13 Cette dimension soulignée par Jean-Paul Willaime invite bien des parallèles avec l'ascétisme évangélique, mais aussi et en particulier avec la dynamique thérapeutique du mouvement charismatique pentecôtiste. Enfin, les adventistes partagent indubitablement avec beaucoup d'évangéliques le stigmate d'un protestantisme conversionniste, militant, minoritaire, et du coup occasionnellement suspecté d'orientation sectaire. Si les adventistes sont, au plan international, si impliqués dans la défense
Jean Séguy, Coriflit et utopie, ou réforme l'Eglise, Parcours weberiens en douze essais, Paris, Cerf, 1999, p.32. Il Jean Séguy, ibid., p.3!. 12 Le dispensationalisme désigne une conception des fms dernières qui découpe l'histoire en différentes séquences, ou "dispensations", durant lesquelles Dieu intervient de manière spécifique. Issu de John-Nelson Darby, fondateur du courant darbyste, le dispensationalisme insiste sur le retour spectaculaire de Jésus (optique prémillénariste) et son règne terrestre à Jérusalem (focalisation sur la 'restauration d'Israël'). 13 Jean-Paul Willaime, in Pierre Gisel (dir), Encyclopédie du protestantisme, PUF Quadrige 2006, p.6. 23
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de la liberté religieuse, au travers en particulier de l'Association Internationale pour la défense de la liberté religieuse (AIDLR) et de figures comme Pierre Lanarès14, c'est en particulier parce qu'ils sont parfois confrontés, comme les évangéliques, à de sérieux obstacles dans l'exercice de leurs activités prosélytes et cultuelles. Commentant une opération d'évangélisation conduite par les adventistes à Paris (au Cirque d'Hiver), Henri Tincq, dans Le Monde, fait allusion à la persistance du stigmate sectaire lorsqu'il décrit « ce courant d'un protestantisme réputé austère, rompant avec une discrétion qui lui vaut une odeur de soufre et
de secte »15.

Des points de débat
Mais d'autres traits distancient en partie les adventistes du reste du protestantisme français, y compris, et en particulier, du protestantisme évangélique auquel on l'associe très souvent. Du reste, les adventistes français n'ont jamais été impliqués dans la création et la pérennisation des principaux réseaux inter-évangéliques de France (CElA, AEF, FEF). La raison majeure du décalage entre évangéliques et adventistes est la suivante: contrairement à la logique protestante du Sola Scriptura (<< la Bible seule»), les adventistes passent pour admettre une autre source de révélation, sous la forme des écrits de la prophétesse Ellen White (18271915), laquelle effectua d'ailleurs des passages en France entre 1885 et 188i6. Même si la plupart des protestants reconnaissent aujourd'hui que les adventistes subordonnent les écrits d'Ellen White à la Bible (sans les mettre sur le même plan), une méfiance demeure. Mais une autre différence est également pointée par les partenaires protestants des adventistes: l'accent jugé excessif, que les adventistes mettent sur la Loi de Moïse. Cette focalisation sur la loi conduit aussi les
14PieITe Lanares (1912-2004), grande figure du mouvement adventiste français, ancien diplômé de la Faculté de Collonges-sous-Salève, était un juriste très investi dans la défense de la liberté religieuse. 15 Henri Tincq, "Au Cirque d'Hiver, le show évangélique de l'Eglise adventiste", Le Monde, 9 octobre 2004. Henri Tincq y décrit la campagne d'évangélisation conduite du 4 au 10 octobre 2004 à Paris, dans un Cirque d'Hiver où "chanteurs de gospel et prédicateurs remplacent pour une semaine clowns et acrobates". 16A noter qu'un centre de recherches Ellen White a été créé le 7 novembre 2005 sur le campus du Salève. Il est dirigé par le pasteur adventiste Jean-Luc Rolland, et dispose d'un blog internet, à l'adresse suivante: http://crew.hautetfort.comlhistoire_du_centre_deJecherche _ellen_white/.

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protestants, qu'ils soient évangéliques ou non, à soupçonner les adventistes de prêcher un «autre Évangile» que celui de la grâce en Jésus-Christ. L'enseignant et théologien évangélique Jules-Marcel Nicole (1907 -1997), qui a formé trois générations de pasteurs à l'Institut Biblique de Nogent-sur-Marne, a résumé avec un grand rigorisme comment beaucoup d'évangéliques perçoivent ce poids jugé trop lourd de la loi dans l'économie du salut selon les adventistes. Il a rédigé un opuscule intitulé dans Les adventistes du 7e jour ont-ils raison? La conclusion est négative. Il observe: « Faut-il saluer en eux des frères en Christ, égarés assurément, mais frères quand même, ou les combattre comme de faux docteurs? Il est probable que l'on trouve parmi eux des croyants qui se fondent sur Jésus seul pour leur salut et qui, de ce fait, ont réellement passé par la nouvelle naissance. Mais il est à craindre que beaucoup, induits en erreur par certains aspects de leur enseignement officiel, ne voient dans l'observation de la loi une condition pour être sauvés, et ne tombent sous l'anathème dont Saint Paul frappe ceux qui s'attachent "à un autre Évangile" qui n'en est pas un »17. Le pasteur et responsable évangélique Gérard Dagon, longtemps à la tête de la Fédération Evangélique de France (FEF), écrivait vingt ans plus tard des propos assez similaires, preuve d'une méfiance persistante à l'égard du légalisme supposé des adventistesl8. Il faut noter toutefois que cette méfiance décline. Lui-même en partie marginalisé dans les milieux évangéliques en raison de ses positions jugées trop intransigeantes lorsqu'il dirigeait la FEF, Gérard Dagon n'est pas une figure consensuelle comme pouvait l'être Jules-Marcel Nicole, et ses critiques à l'égard de l'adventisme sont loin de faire l'unanimité, ce qu'il anticipe d'ailleurs dans sa notice, où il observe qu'« un certain nombre de lecteurs seront étonnés de trouver un chapitre sur l'Église adventiste du septième jour dans un livre sur les sectes »19, Enfin, le prosélytisme des premiers adventistes français semble avoir été presqu'exclusivement dirigé vers les protestants, en particulier les baptistes (d'où l'adventisme est en partie issu), provoquant les réactions indignées des pasteurs évangéliques. Les adventistes n'ont certes aucunement été les seuls dans ce cas: méthodistes et darbystes, par
17 Jules-Marcel Nicole, Les adventistes du 7e jour ont-ils raison? Saint-Légier, ed. Emmaüs, 1978, p.38. 18 Gérard Dagon, dans Les sectes à visage découvert, vol.2, Dozulé, ed. Barnabas, 1997, p.7 à 32. 19Gérard Dagon, Les sectes à visage découvert, op. Cit., p.3l. 25