Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens

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Dix ans après un premier livre (Juifs et Chrétiens, Requiem pour un divorce, à L'Harmattan), cinquante ans après Vatican II, l'auteur revient sur la genèse de la séparation en plongeant dans l'histoire biblique des frères ennemis, Jacob et Esaü. Puis il étudie la problématique de la repentance et du pardon avant d'analyser des convergences et des divergences théologiques en dehors de toute démarche de syncrétisme.
Publié le : lundi 1 avril 2013
Lecture(s) : 11
EAN13 : 9782296532779
Nombre de pages : 128
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Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens Francis Weill
L’inéluctable fraternité
Longtemps, les relations judéo-chrétiennes se sont réduites à une
suite de paroles et d’évènements malheureux. Elles se sont transfor- Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens
mées depuis le concile Vatican II, qui, en renonçant, au moins dans les
principes, à la théologie de la substitution, a rendu possible la timide
renaissance d’une fraternité inscrite dans un patrimoine scripturaire L’inéluctable fraternité
commun.
Dix ans après un premier livre paru chez le même éditeur (Juifs et
chrétiens. Requiem pour un divorce), cinquante ans après VaticanII,
l’auteur revient sur la genèse de la séparation en plongeant dans
l’histoire biblique des frères ennemis, Jacob et Esaü. Puis il étudie la
problématique de la repentance et du pardon, avant d’analyser des
convergences et des divergences théologiques, en dehors de toute
démarche de syncrétisme.
Après l’inventaire de quelques obstacles résiduels, l’auteur propose
aux juifs et aux chrétiens un horizon nouveau. Il est en e et convaincu
d’assister au développement inéluctable d’une fraternité renouvelée
et approfondie : il voit ainsi les deux troncs de la spiritualité judéo-
chrétienne appelés désormais à s’appuyer l’un sur l’autre pour traverser
les soubresauts de l’histoire. Le livre se termine par l’analyse du psaume
de la Fraternité, le psaume 133.
Francis Weill, né à Strasbourg en 1933, pionnier de l’échographie,
professeur honoraire d’imagerie médicale à la faculté de médecine de
Besançon, a consacré sa retraite à l’étude de la pensée juive et des relations
inter-scripturaires. Ancien président de communauté juive, délégué régio-
nal du CRIF, il milite depuis longtemps aux Amitiés judéo-chrétiennes,
dont il est coprésident à Besançon.
Images de couverture © Alex E. Proimos et fontplaydotcom.
re l i g i o n s
ISBN: 978-2-343-00266-8
& spiritualité13,50 €
Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens
Francis Weill
L’inéluctable fraternité







Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens
L’inéluctable fraternité


Religions et Spiritualité
dirigée par Richard Moreau,
Professeur émérite à l'Université de Paris XII
et André Thayse,
Professeur émérite à l'Université de Louvain

La collection Religions et Spiritualité rassemble divers types
d’ouvrages : des études et des débats sur les grandes questions
fondamentales qui se posent à l’homme, des biographies, des textes
inédits ou des réimpressions de livres anciens ou méconnus.
La collection est ouverte à toutes les grandes religions et au
dialogue inter-religieux.

Dernières parutions

Claude-Henri VALLOTTON, Prédications de Noël à Pentecôte.
Ecouter Dieu au cœur de Berlin, Tome 1, 2012. ON, Prédications pour mieux vivre son
quotidien. Ecouter Dieu au cœur de Berlin, Tome 2, 2012.
Michel ANGLARES, Chrétiens en quartier d’affaires. Une Église
à la Défense : enjeux pastoraux et théologiques, 2012
Sylvie COIRAULT-NEUBURGER, La piété juive au cœur du réel,
2012.
Stéphane MARCIREAU, Le christianisme et l’émergence de
l’individu chez René Girard, 2012.
Francis LAPIERRE, L’évangile oublié, 2012.
Fabien VENON, La fin d’un bastion catholique ? Les paroisses de
Montréal en crise, 2012.
Philippe BEITIA, Les reliques de la Passion du Christ, 2012.
eMatthieu ROUILLE D’ORFEUIL, Histoire liturgique du XX
siècle, 2012.
Alain BARBARIN, Croire en Jésus peut être raisonnable. Et si de
nombreux événements bibliques s’étaient déroulés autrement…,
2012.
Jean FROIDURE, De Jésus à Constantin. Comment le
christianisme est devenu une religion, 2012.
Odile BEBIN-LANGROGNET, De Savoie en Comté. Saint Pierre
de Tarentaise, 2012.
Francis WEILL




Chrétiens et juifs, juifs et chrétiens
L’inéluctable fraternité




























Du même auteur


Juifs et Chrétiens. Requiem pour un divorce. Un regard juif sur le
schisme judéo-chrétien antique et les relations judéo-chrétiennes
d’aujourd’hui, Éd. L’Harmattan, Paris, 2001
Lettre à un ami chrétien propalestinien, Éd. du Cosmogone, Lyon, 2003
D’Abraham à Hitler : histoire d’une famille juive alsacienne et de ses
racines, racontée à une petite québécoise, Éd. l’Harmattan, Paris, 2005
Lettre sur l’antisémitisme. Autopsie des mythes de la haine, Éd. du
Cosmogone , Lyon, 2005
L’éthique Juive en dix paroles. Une anthologie - un choulran arouk de
l’éthique, Éd. MJR, Genève, 2006
Contes juifs, Éd. L’Harmattan, Paris, 2008
Dictionnaire alphabétique des sourates et versets du Coran,
Éd. L’Harmattan, Paris, 2009
Dictionnaire alphabétique des versets des Psaumes, Éd. L’Harmattan,
Paris, 2011
Dictionnaire alphabétique des versets du prophète Isaïe,
Éd. L’Harmattan, Paris, 2012
L’Intégrisme, le comprendre pour mieux le combattre, Éd. L’Harmattan,
Paris, 2012
Dictionnaire alphabétique des douze derniers Prophètes, à paraître







© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-00266-8
EAN : 9782343002668
Sommaire
I. Avant propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
II. Halakha (Démarche). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
III. Adresse à mes frères juifs (et un peu à mes frères chrétiens). 35
Face au repentir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
La théologie juive du pardon. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Hésitations, présence et action . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Une incompréhension inscrite dans les gènes?. . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Judaïsme, élection et ouverture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Les juifs et le second testament . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Jésus acteur de l’Histoire juive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
La toute puissance divine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
IV. Adresse à mes frères chrétiens (et un peu à mes frères juifs) . 51
La naissance et le développement du christianisme: une épreuve? . . 51
La théologie de la substitution. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
Divergences et Convergences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
La séparation de nos deux mouvements spirituels . . . . . . . . . . . . 55
L’incarnation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
La conception du messianisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
La Loi: Paul. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Jésus et la loi ; Jésus et la liturgie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Le salut par la foi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
Jésus selon la croix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
La passion, l’ascension. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
L’Esprit saint et la Trinité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
La résurrection et la vie après la mort . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Jacob, Esaü et D.: esprit juif et esprit grec . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Un regard social. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
L’Éthique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Le Talion n’est pas le Talion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
L’amour et le respect de l’ennemi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
V. La loupe et le télescope . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
VI. Encore des efforts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
L’antisémitisme musulman . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
Israël. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
Juifs, chrétiens et islam . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
VII. Conclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
Psaume 133 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
Lexique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
5I
Avant-propos
Voici un peu plus de dix ans nous avions publié un livre au titre
voisin:
1Juifs et Chrétiens, requiem pour un divorce . Nous y explorions
l’histoire et les racines de la séparation chrétienne du judaïsme, alors
que les premiers chrétiens étaient des juifs, en général observants;
seules leurs aspirations messianiques différaient en effet de celles de
leurs frères restés juifs selon leur antique tradition – juifs comme
l’était Jésus, érudit inspiré, sur l’enseignement duquel a été fondé le
christianisme, sans qu’à aucun moment il n’ait été chrétien lui-même;
Jésus, de son vrai nom, de son nom originel: Yochuah ben Yoseph
(Josué fils de Joseph).
Les années ont passé.
Il se trouve qu’aux amitiés judéo-chrétiennes de Besançon nous
avions choisi, pour le cycle de conférences 2011-2012, le thème
suivant : « Les relations judéo-chrétiennes, et maintenant ? »
Maintenant, c’est-à-dire cinquante ans après Vatican II et « Nostra
aetate ». Le concile et ses textes ont en effet permis qu’une relation
plus proche, plus franche, plus féconde remplace une relation
conflictuelle, du moins dans certaines composantes du christianisme
et dans certaines composantes du judaïsme. Dans ce cadre des
amitiés judéo-chrétiennes, j’avais prononcé l’une de ces conférences,
en mai 2012, et elle avait suscité un certain intérêt.
1. L’Harmattan, 2001.
7Mon ami le Pr Richard Moreau, qui dirige la collection « Religions
et Spiritualité » à l’Harmattan, Paris, m’avait demandé d’en tirer un
petit livre. Mon intention était de terminer d’abord le Dictionnaire
alphabétique des douze derniers prophètes que j’avais en chantier. Et
puis, alors que nous étions en pleine réflexion sur ce projet de
nouveau livre est paru, en novembre 2012, le livre du père Jean
Dujardin, Catholiques et juifs : cinquante ans après Vatican II, où
2en sommes-nous? Or ce livre est remarquable, documenté, précis,
totalement objectif, plein de sensibilité, délibérément orienté vers
l’analyse fraternelle des sentiments de l’Autre, de l’interlocuteur juif
des rencontres judéo-chrétiennes. Dans l’immédiat, la parution de
ce livre, qui dit tout, m’a incité à renoncer à poursuivre mon propre
travail. Puis il m’est apparu qu’au contraire les problèmes abordés
par le P. Dujardin gagneraient à susciter l’écho d’un auteur juif
s’exprimant en toute humilité – car qui suis-je, face à ce grand hom-
me d’Église, moi qui ne suis que « poussière et cendre », en hébreu
3« éfer veafar », comme disait Abraham ?
Voilà comment est né ce petit livre, qui n’est pas sans refléter certains
de mes ouvrages précédents, puisque je me suis aussi intéressé à
4 5l’antisémitisme et à l’intégrisme .
Voici ce que j’écrivais au début de mon premier livre, Juifs et
Chrétiens, requiem pour un divorce:
« Quelle complexité que celle de l’Être! En son essence
mystérieuse se fondent les racines familiales et culturelles,
l’éducation et l’apprentissage, l’environnement et la pro-
2. Albin Michel 2012.
3. C’est dans la Genèse (18 :23+), quand le patriarche ose s’adresser à son Créateur
pour contester Son arrêt de mort contre les Sodomites. Au cours de son plaidoyer,
qui est un véritable marchandage (peut-être y a-t-il cinquante justes parmi eux, peut
être seulement trente, peut-être dix – il n’y en a finalement aucun!), chaque fois qu’il
ose interpeller le Juge suprême, Abram souligne qu’il n’est que « poussière et cendre ».
4. Lettre sur l’antisémitisme, autopsie des mythes de la haine. Éd. du Cosmogone, Lyon,
2005.
5. L’intégrisme, le comprendre pour mieux le combattre, Éd. L’Harmattan, Paris, 2012.
8fession, l’expérience vécue et les aspirations spirituelles.
Ces fils innombrables, entremêlés, tissés, évoquent la
superposition des bandelettes d’une momie. Pour
appréhender les mystères intimes de l’âme il faut savoir
dérouler tous ces tissus entrecroisés. Procéder ainsi chez
un juif d’aujourd’hui n’est pas sans analogie avec la fouille
d’un archéologue dans le sol de Jérusalem. Il est un
moment où, nécessairement, la pelle rencontre des mottes
de cendre, mémoire figée de l’incendie romain de 70. Ainsi
le déroulement des bandelettes finit-il par dévoiler,
profondément enfouie, une plaie mal cicatrisée: sur ses
bords stagne encore un peu du sang des massacres des
croisades; et quelques cendres de l’Inquisition maculent
les brûlures de la Shoah. Certes cette tragédie ultime est
l’œuvre d’un dictateur démoniaque; mais elle n’eût pu se
dérouler sans l’effet de siècles d’« enseignement du
6mépris » (Jules Isaac) – ni, hélas, sans le silence de D. .
Libérée de ses bandelettes l’âme juive pleine de douleur et
d’angoisse crie; elle interpelle le monde et son Créateur;
elle veut comprendre comment la vibrante prédication
d’un des siens, nourri d’Écriture, anxieux de renforcer le
dialogue de son peuple avec D., a pu engendrer une
déchirure si longtemps abyssale. Elle voudrait saisir
comment le mépris et la haine ont pu germer du frémis-
sement eschatologique de ce juif nommé Jésus, qui
annonçait (à l’instar des prophètes d’Israël) l’instauration,
après les soubresauts du Jugement, d’un Royaume
nouveau d’amour universel où il siégerait à la droite du
trône céleste (Mt. 9 :4; Jn.: 15 :9-13). »
6. Le judaïsme interdit de prononcer le tétragramme divin, celui que le christianisme
a vocalisé en Iaweh ou Jéhovah, démarche que le judaïsme considère comme
blasphématoire. Par extension, les rabbins suggèrent d’utiliser une orthographe
modifiée, ne serait-ce que pour écrire: Dieu. Nous suivons cette suggestion en
écrivant: D..
9Ce texte est-il devenu caduc? Pas vraiment. Les choses ont-elles
changé? Oui, en ce sens que le souvenir des Justes parmi les nations,
que l’action d’hommes comme sa sainteté Jean-Paul II ou, plus près
de nous le Père Dujardin, le P. Patrick Desbois, et tant d’évêques, et
tous ces chrétiens de bonne volonté que je rencontre autour de moi,
ont, en comprenant cette souffrance, contribué à l’atténuer. Une
dynamique a été lancée, les contacts se sont multipliés partout en
France, et tout peut continuer à mûrir. C’est cette perspective du
renforcement des relations judéo-chrétiennes, que je voudrais
explorer avec mes lecteurs, non sans faire l’inventaire d’un certain
nombre d’obstacles résiduels. Car j’espère ne plus jamais être tenté
de répondre comme je l’avais fait à un auditeur de Lausanne après
une conférence: il me demandait ce que le christianisme m’avait
apporté, à moi juif, et je lui avais dit: « Je pourrais vous répondre que
c’est le mépris, l’injustice, l’oppression et les bûchers; je préfère vous
répondre que c’est la pureté des églises romanes, la splendeur des
cathédrales, la sérénité de la peinture religieuse chrétienne et la
majesté de la passion selon Saint Mathieu de Bach ».II
Halakha (Démarche)
Le mot hébreu Halakha est issu de la racine HLKH, marcher; il
signifie la démarche. « Lekh lekha » dit le Seigneur à Abraham, mets-
toi en marche pour toi (Gn. 12 :1). Mais ce terme de halakha, qu’on
pourrait aussi traduire par progression, n’est pas un terme innocent:
dans la tradition juive il a fini par désigner la démarche vers l’état de
juste: la halakha c’est l’observance des commandements divins, porte
de la sainteté. Justement la non-observance, décidée par Paul, a été
l’un des facteurs importants du divorce judéo-chrétien, en opposition
avec l’enseignement de Jésus-Yochuah – nous y reviendrons. Nous
avons réuni sous ce titre de Halakha un certain nombre de paroles
et d’événements: ils sont à même d’illustrer d’où nous venons et où
nous allons, à la fois ensemble et séparés, aussi bien qu’un exposé
historique structuré. Nous encourageons le lecteur à lire les lignes
qui suivent comme autant de degrés le long de l’échelle du temps
– en se rappelant l’image de l’échelle de Jacob:
Il rêva, et voici, une échelle était disposée sur la terre et son
sommet atteignait les cieux, et des messagers du Seigneur
y montaient et descendaient. Et voici que le Seigneur Se
tenait au-dessus d’elle; et Il dit: Je suis le Seigneur,
D. d’Abraham ton père, D. d’Isaac; et cette terre sur
laquelle tu te tiens Je te la donne, à toi et à ta descendance.
Elle sera, ta descendance, comme la poussière de la terre;
tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au midi,
11

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