Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI

sans DRM

Chronique du 28 juillet

De
11 pages

ATTENTION ÉVÉNEMENT : Découvrez en exclusivité numérique la toute nouvelle collection CHRONIQUE D'UN JOUR !



Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre jour de naissance ou sur une date clef qui a marqué l’Histoire.


Des ouvrages précis et élaborés par les meilleurs auteurs des Éditions Chronique, réputées pour leur sérieux depuis plus de 30 ans.



Une collection à prix découverte unique pour apprendre sans se ruiner.

Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Couverture

Petite chronique du 28 juillet

Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.

Éditions Chronique
EAN : 9782366023442
Éditions Chronique
Mediatoon Licensing
15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris
E-mail : contact@editions-chronique.com
Site Internet : http://www.editions-chronique.com
1835 - Louis-Philippe échappe à un attentat
Paris, France

Il est midi, Paris en fête célèbre le cinquième anniversaire de la Révolution de juillet. Une foule immense se presse sur le boulevard Saint-Martin pour voir passer la Garde nationale menée par le roi Louis-Philippe et sa suite. Au troisième étage du n° 50, derrière la fenêtre, Giuseppe Fieschi, 44 ans, passe en revue la machine infernale qu'il a fabriquée : vingt-cinq canons de fusil juxtaposés et ajustés pour balayer le boulevard sur douze mètres de largeur et trois de hauteur. Il en est très fier. Grâce à son courage et à son génie, la monarchie va être décapitée. Le roi bourgeois arrive à la hauteur de la fenêtre. Sans hésiter, Fieschi approche une allumette de la traînée de poudre qui court à la hauteur des lumières des canons. Une terrible explosion retentit. Une fusillade monstrueuse déchire l'air. Une pluie de balles et de projectiles métalliques arrose la tête du cortège. C'est un carnage. Autour du roi, plusieurs officiers-généraux chutent de cheval, frappés à mort. Le pavé est rouge de sang. Par miracle, Louis-Philippe s'en tire indemne, la joue simplement éraflée par une balle. Le dauphin et ses deux frères échappent également au massacre. 18 personnes meurent sur le coup, il y a de nombreux blessés.

Panique dans la foule. Le roi et son cortège s'éloignent du lieu de l'attentat, laissant les gardes nationaux chercher l'origine de la fusillade. Ce n’est pas compliqué, il suffit de suivre l’épaisse fumée qui s’échappe du troisième étage du n° 50. La maison est cernée et les gardes maîtrisent sans difficultés Fieschi, en sang, la gueule fracassée, le front ouvert. Trois des vingt-cinq canons de fusil ont explosé, le blessant cruellement. Sur lui, on découvre une arme étonnante : un fléau fait d'un manche et de trois cordes à l'extrémité desquelles une lourde balle de plomb est attachée. Une arme empruntée aux Chouans avec laquelle le terroriste comptait se frayer un chemin pour s'enfuir. L’enquête démarre. Les complices de Fieschi sont rapidement arrêtés : un militant républicain, Pierre Morey, affilié à la Société des droits de l'homme et Théodore Pépin, financier de l'attentat. Fieschi n'est pas un anarchiste comme il se complait à le répéter. Il est surtout motivé par la gloire et l’argent. Un rien aventurier, à la fois paranoïaque et mégalomane, c’est un bricoleur de génie, il a proposé aux autres de concevoir une machine infernale capable d’envoyer toute la famille royale ad patres !

Giuseppe Fieschi est né en 1790 à Murato dans une famille de bergers corses. À 16 ans, il s'engage dans l'armée napoléonienne, faisant preuve de bravoure...