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Cliniques et écritures

De
220 pages
Certaines situations cliniques amènent à se demander si l'écriture ne constituerait pas un composant du dispositif. Nombreux sont par ailleurs les cliniciens qui associent à leur pratique une clinique de l'écriture. En quoi et selon quelles modalités le passage à l'écriture peut-il s'imposer au clinicien comme un prolongement nécessaire de sa pratique ?
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Sous la direction de Jean-François Chiantaretto et Hakima Megherbi
Cliniques et écritures
Psychologies - Psychanalyse Anthropologie
CLINIQUES ET ÉCRITURES
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-57EAN : 978229657
Sous la direction de
Jean-François Chiantaretto
CLINIQUES ET ÉCRITURES
Cahiers de l’Infantile
Unité Transversale de Recherche Psychogenèse et Psychopathologie EA 3413
Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité
L’Harmattan
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DIRECTEURS Marie-Claude FOURMENT-APTEKMAN et Philippe LÉVY SECRÉTARIAT d’édition François-Xavier MAS Les manuscrits doivent être adressés à : Marie-Claude FOURMENT-APTEKMAN 25 Villa Daviel – 75013 Paris (courriel : marie-claude.fourment@wanadoo.fr) COMITÉ DE RÉDACTION Irit ABRAMSON, Steve BUENO, Élisabeth CHAPUIS, Olivier OUVRY et Alix SEIGNEURIC COMITÉ SCIENTIFIQUE Professeurs membres de l’unité de recherche UTRPP Paris 13 Sorbonne Paris Cité : É. BIDAUD, M.-C.FOURMENT-APTEKMAN, P.LÉVY (Professeur honoraire), H. MEGHERBI, M. R. MORO Enseignants universitaires hors unité de recherche : D. BRUN(Paris 7),P. COLLE(Chambéry), M.J. DEL VOLGO(Aix-Marseille), O. DOUVILLE (Paris 10), A. DUCOUSSO-LACAZE (Bordeaux 2), R. GORI (Aix-Marseille), P. GUTTON (Aix-Marseille), C. HOFFMANN (Paris 7), S.LESOURD (Nice), M.PORTE (Brest),J.-J.RASSIAL (Aix-Marseille-I), A. VANIER (Paris 7), A. WEIL-BARAIS (Angers), M. WOLF-FEDIDA (Paris 7) Professeurs étrangers : J. BIRMAN(université de Rio de Janeiro), M.-C.KUPFER (université de Sao Paulo), L. DE LAJONQUIÈRE (université de Sao Paulo), P. DE NEUTER (université de Louvain), Ana COSTA (Brésil), Jane OAKHILL (UK) Personnalités extérieures : J. BERGÈS† (psychiatre et psychanalyste, Paris), A.COEN (psychiatre P. H. honoraire, psychanalyste), I. CORREA (Récife, Brésil) RESPONSABLE DE LA RUBRIQUE « Notes de lecture » Éric BIDAUD (maître de conférences HDR, université Paris 13)
Sommaire
Éditorial........3..1..............................................................................
Cliniques et écritures
De l’entrée dans l’écrit à l’invention de sa signature par le jeune sujet Éric Bidaud et Anne Bourgain......................................... 17 Parce que le passage à l’écrit suppose que l’enfant puisse se déprendre de la lettre, accepter qu’elle lui échappe (comme dans la rature) et même lui survive, il nécessite en ce sens une sortie du sujet. Ce moment de dessaisis-sement est la condition d’un appel, la possibilité même d’une adresse à l’Autre. Si l’expérience de la lecture transforme radicalement le petit sujet, ce que nous nom-mons l’invention de la signature à l’adolescence montre comment corps et écriture ont aussi partie liée à cette période. Nous tentons d’en situer ici quelques enjeux.
L’écriture comme symptôme Marie Jejcic....................................................................... 29 Quelles conséquences peuvent avoir des abords théra-peutiques spécialisés selon les handicaps? Traiter les problèmes mécaniques selon leur siège en morcelle l’abord et empêche d’isoler le symptôme d’ensemble qui les produit. Les physiciens, mais aussi les psychotiques, démontrent qu’il faut, pour se positionner et avancer dans l’espace,
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être articulé autant à l’imaginaire qu’au symbolique selon les modalités de la structure. Lorsque cette articulation échoue, il se peut que l’écri-ture fournisse un soutien. Le cas d’une jeune enfant qui manifestait des troubles de la marche et de la parole démontre la fonction ambiguë de l’écrit qui peut tout à la fois, soutenir et limiter le sujet dans son évolution.
Quand l’écriture du clinicien se fait image spéculaire Marie-Christine Pheulpin................................................. 41 En appui sur sa pratique clinique, l’auteur propose une UpÀH[LRQ VXU OD YDOHXU GH O¶pFULWXUH HQ VLWXDWLRQ SURMHF-tive. Dans ce contexte, en tant que trace d’un actuel, l’écriture permet d’interroger le devenir psychique du sujet, au plus près de son fonctionnement psychique. Selon l’auteur, elle participe aussi à renvoyer au sujet une image de lui-même dont il peut se saisir fondamen-talement, dans un mouvement créatif, au service de son narcissisme. L’écriture dote alors la situation projec-tive d’une fonction hautement structurante.
L’écriture de la temporalité à l’aune d’une clinique singulière avec des adolescents handicapés Catherine Bon.................................................................... 51 En regard de l’écriture du soi, la question de l’élabora-tion du temps et de l’historicisation émerge à la croisée de l’adolescence et du handicap. En effet, la fracture provoquée par le handicap a organisé une temporalité originale, temps suspendu où les questions d’avenir semblent frappées d’interdit. Marqué par cet événement traumatique qui ne cesse de lui échapper, le sujet se doit d’accomplir un long travail d’intégration. L’élaboration de projets d’orientation avec des adolescents est dès lors un lieu d’ajustement entre un temps communément partagé et l’expérience temporelle propre au handicap.
SOMMAIRE
L’adolescence, temps de profond désordre, exigera une élaboration à l’aune de la continuité, temps de travail privilégié pour tenter de constituer une histoire à tra-vers le récit. Cette mise en mots permettra l’appropria-tion du passé et un travail de co-création de l’avenir en une relance de la marche du temps.
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eFULUHLQFDUQHU XQH ¿Q G¶DQDO\VH" Patricia Attigui.................................................................. 69 Cette présentation cherche à préciser ce qui se mobi-OLVH ORUV G¶XQH ¿Q G¶DQDO\VH HW QRXV SHUPHW GH UpÀpFKLU en suivant parfois des voies détournées, aux arbitrages complexes de la pulsion. L’écriture clinique de l’his-toire d’une patiente m’a habitée de longues années et m’a sans doute aidée à mettre en pièces le procès répétitif d’une cure mélancolique. L’écoute analytique a besoin, comme Freud nous le rappelle à maintes re-prises et pour échapper à l’emprise du scénario incons-FLHQW GX SDWLHQW GH ODLVVHU ÀRWWHU VRQ DWWHQWLRQ &HWWH pFRXWH IXW ÀRWWDQWH MXVTX¶j PH ODLVVHU RFFXSHU SDU XQH rêverie littéraire. D’un réel recours, celle-ci fut pour moi l’espace transitionnel vital, point d’appui d’une créativité analytique sans cesse à travailler, lieu d’une extraterritorialité essentielle et fondatrice.
Aux sources de l’écriture Prunelle Aziosmanoff........................................................ 91 Les jeux de mise en abîme que suscite le clinicien en écrivant sur son écriture clinique peuvent être mis en relation avec les jeux de miroir mis au travail dans une thérapie. Par sa fonction de contenance, l’écriture elle-même permet au thérapeute, comme au poète, de des-FHQGUH GDQV VHV IRQGV D¿Q GH UHWURXYHU j OHXU VRXUFH OHV processus qui font défaut au patient et, de ce fait, les ramener à la conscience. L’écriture donne à voir.
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L’écriture en situation pluri-subjective : la question du cas institutionnel Jean-Pierre Pinel............................................................. 107 $SUqV DYRLU Gp¿QL WURLV XVDJHV GX V\QWDJPH © FDV LQVWL-tutionnel », l’auteur analyse les opérations constitutives de sa production lorsque le cas se construit à partir d’un dispositif d’analyse des pratiques ou de supervision. Il soutient la proposition centrale selon laquelle l’écriture résulte d’un processus inscrit dans une temporalité régie par une succession de mouvements de prise et de déprise. 6RQW GLIIpUHQFLpHV HW VSpFL¿pHV DX UHJDUG GHV VLQJXODUL-tés de la situation pluri-subjective : la prise de notes, la construction et la publication du cas institutionnel.
Problématiques des langues dans la pratique clinique en Algérie Abderrahmane Si Moussi............................................... 121 Sur la base d’une pratique clinique et thérapeutique durant des années en Algérie, l’auteur propose une ré-ÀH[LRQ VXU OHV FKRL[ GH ODQJXHV HW OHV G\QDPLVPHV TX¶LOV prennent dans l’examen psychologique et dans la relation thérapeutique. Ils donnent quelques exemples de la com-plexité de cette articulation dans le cadre des psychothé-rapies et dans les épreuves projectives. On retrouve des dynamismes intéressants et complexes entre les choix GH ODQJXHV OHV FKRL[ G¶LGHQWL¿FDWLRQV HW OHV PRGDOLWpV de transfert. La question dynamique et complexe du lan-gage dans une perspective psychanalytique et du trans-fert, apparaît assez caricaturale dans un environnement FXOWXUHO HW OLQJXLVWLTXH PXOWLSOH HW FRQÀLFWXHO /H IUDQ-çais, l’arabe et le berbère dans leurs variantes sont mixés et manipulés d’une façon singulière qui mérite d’être signalée pour mieux comprendre le sens des évaluations psychologiques et les processus thérapeutiques.
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Exil et écriture chez Freud et Giacometti Vladimir Marinov........................................................... 137 Freud et Giacometti furent tous les deux profondément interpelés par l’écriture, la sculpture et la probléma-tique de l’exil. Lorsqu’il écoutait ses patients ou écri-YDLW VHV OLYUHV )UHXG pWDLW © HQWRXUp ª GH VHV IDPHXVHV statuettes égyptiennes, alignées dans un ordre précis, comme si le jeu avec des mots se doublait dans son esprit d’un jeu avec des images incarnées dans la pierre. Pour Freud, le sculpteur travaille comme le psy-chanalysteper via di levare; son analyse du Moïse de Michel-Ange tend à décrypter le moment traumatique d’une histoire inscrite dans la forme immobile de la SLHUUH *LDFRPHWWL OXL IDEULTXH VHV SURSUHV © MRXHWV ª ses propres statues : ensuite, il doit parler, écrire, pour décrypter à sa façon sa production sculpturale. Tant pour l’un que pour l’autre, l’écriture se déploie mieux ORUVTXH OD VXUIDFH G¶LQVFULSWLRQ GHYLHQW YLGH © FpUp-bral », comme l’espace d’un désert traversé par un exode dans du sable mouvant.
De l’écoute et de l’écriture : quel lieu pour l’analyste? Louise Grenier................................................................. 151 L’auteur se demande comment s’effectue le passage de l’écoute de l’inconscient à l’écriture pour l’analyste, et ce que ces activités ont en commun. L’une et l’autre ont pour fonction d’explorer l’infantile et éventuellement d’en faire le récit, ce qui suppose un changement de lieu psychique. L’écoute analytique permet donc de re-venir sur les lieux d’une absence, ou d’une faille, pour y entendre les voix de l’infantile alors que l’écriture la pose devant soi, et hors de soi, pour un destinataire WRXMRXUV ¿FWLI SDUIRLV LGpDO