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Comment traiter son abandon ou la nécessité de s'aimer

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52 pages

Depuis plus de 30 ans, je vois défiler dans mon cabinet un nombre croissant de patients qui souffrent d’abandon. Leurs demandes sont toujours les mêmes : traiter leur tristesse, leur certitude de ne pas être à la hauteur, leur sentiment d’exclusion, leur conviction d’être inférieur aux autres, leur manque d’assurance, de confiance en eux...bref, ils me demandent de les guérir, ils souhaitent ardemment que je les aide à effacer cette souffrance, ils veulent sortir de ce calvaire qui les tenaille depuis leur petite enfance.

C’est pourquoi, j’ai décidé d’écrire cet opuscule illustré de nombreux exemples afin que chacun, en fonction de son histoire personnelle, puisse s’y retrouver. Je souhaite qu’il soit pratique, utile et surtout qu’il apporte à tous ceux qui ont subi ou subissent un abandon, une solution qui les aide à se libérer de leur tourment.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-66115-9

 

© Edilivre, 2014

I
Introduction

Depuis plus de 30 ans, je vois défiler dans mon cabinet un nombre croissant de patients qui souffrent d’abandon. Leurs demandes sont toujours les mêmes : traiter leur tristesse, leur certitude de ne pas être à la hauteur, leur sentiment d’exclusion, leur conviction d’être inférieur aux autres, leur manque d’assurance, de confiance en eux…bref, ils me demandent de les guérir, ils souhaitent ardemment que je les aide à effacer cette souffrance, ils veulent sortir de ce calvaire qui les tenaille depuis leur petite enfance.

Par ailleurs, j’ai pu constater qu’un traitement médicamenteux ne permettait pas d’enrayer la douleur de l’abandon et que la psychanalyse ne s’avérait pas davantage efficace…n’en déplaise au Docteur Freud ! En effet, malgré un bon antidépresseur saupoudré d’anxiolytiques auxquels s’associe une thérapie classique ou psychanalytique, la souffrance, avec son cortège de symptômes, persiste chez un grand nombre de patients.

C’est pourquoi, j’ai décidé d’écrire cet opuscule illustré de nombreux exemples afin que chacun, en fonction de son histoire personnelle, puisse s’y retrouver. Je souhaite qu’il soit pratique, utile et surtout qu’il apporte à tous ceux qui ont subi ou subissent un abandon, une solution qui les aide à se libérer de leur tourment.

Je vais dans un premier temps définir l’abandon, examiner ses différentes formes, voir quelles en sont les répercussions… puis proposer une approche simple et accessible qui permette de traiter cette problématique de manière efficace.

L’abandon n’est donc pas une fatalité, il est possible de ne pas subir cette blessure toute sa vie !

Face à cette souffrance et au sentiment d’infériorité qui s’y associe, je propose une solution thérapeutique qui, au premier abord, peut surprendre…

II
Définition

Je ne partirai pas dans les ouvrages spécialisés, je souhaite être simple et pragmatique.

L’abandon ou plus exactement la souffrance issue d’un abandon, résulte du sentiment de n’avoir pas été aimé, d’avoir été rejeté ou, plus globalement, de ne pas avoir été reconnu.

Etant donné qu’un relatif abandon est nécessaire pour grandir, je n’aborderai ici que la douleur de l’abandon lorsqu’elle devient pathologique c'est-à-dire perturbante.

III
Origines et formes d’abandons

Sans viser à l’exhaustivité, je vais présenter les formes les plus classiques des types d’abandon. Je suis intimement convaincu que beaucoup d’entre vous, s’y retrouveront.

Peut-être mes exemples vous sembleront ils caricaturaux…tant mieux ! La caricature, quand elle révèle ou accentue certains aspects, favorise la compréhension.

1 – Les enfants « non désirés ».

Commençons par l’exemple de Laurette.

Satisfaits de leurs deux enfants et n’en désirant pas d’autres, ses parents se sont toujours positionnés comme « victimes » de cette nouvelle grossesse. Que venait-elle faire là ?

Laurette ne put trouver sa place… tout simplement du fait qu’elle n’avait pas existé dans le projet de ses parents… elle était en trop !

Cet exemple illustre fort bien le cas de l’enfant non désiré, non souhaité, surnuméraire en quelque sorte. Comme on le verra, l’auto dépréciation, la peur ou la culpabilité d’exister seront le lot de ces enfants.

2 – Les enfants « transparents », non accompagnés, oubliés.

A l’instar de Laurette, Xavier n’était pas attendu avec joie. Mais puisqu’il était là, on allait s’en occuper !

C’est ainsi que la famille de Xavier l’aida à grandir mais sans tenir compte de ses besoins affectifs. Sa famille n’était en fait qu’une famille nourricière. D’ailleurs, ses parents, tous deux médecins, n’avaient pas le temps de s’occuper de Xavier.

Apparemment, il ne manquait de rien : nourriture, habillement, argent de poche, chambre particulière, etc. Mais…il n’existait pas en tant qu’individu !

Xavier éprouvait une demande affective que lui-même ne pouvait conceptualiser.

De toute manière, quand bien même en aurait-il fait la demande, l’attitude horrifiée de sa famille lui aurait renvoyé une culpabilité ingérable, voire un sentiment de honte terrible !

3 – Les enfants utilisés.

Trois types de manipulations de la part des parents peuvent s’observer :

– La première manipulation nous est exposée par l’exemple d’Alex.

Quand il eut trois ans, sa mère commença à l’emmener partout avec elle. En fait, Alex lui servait d’alibi afin de batifoler en toute tranquillité avec son amant. Elle conduisait son fils deux ou trois fois par semaine à des leçons de piano qui le barbaient copieusement d’ailleurs, mais...