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Communication économique pour les chinois francophones

De
316 pages
La Chine connaît une émergence économique spectaculaire. Cette ouverture impose à ses acteurs la connaissance des méthodes, des cultures et des langues de leurs clients, fournisseurs et partenaires. De nombreux Chinois sont devenus d'excellents francophones et veulent utiliser la connaissance qu'ils ont de notre langue pour développer des relations économiques et commerciales. Ce livre s'adresse à eux, à tous les chinois intéressés par la communication économique interculturelle.
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Communication pour les Chinois

économique francophones

Guy Schulders

Communication économique pour les Chinois francophones

L 'HARMATTAN

DU MÊME AUTEUR La Chine du nouveau départ, Éd. L'Harmattan, Paris 1987. Turbulences chinoises, Éd. L'Harmattan, Paris 1989. S'unir: le défi des États d'Afrique centrale, Éd. L'Harmattan, Paris 1990. Stratégies de l'urgence, Éd. L'Harmattan, Paris 1991. Commerce international: L' Harmattan, Paris 1992. la dynamique des rapports de forces, Éd.

Die Besonderheiten der asiatischen Transformationsprozesse, (Les spécificités des transitions asiatiques), Université Européenne Viadrina, Francfort sur I' Oder, 1994. Terminologie Économique Française à vietnamiens, Éd. L'Harmattan, Paris 1994. l'intention des apprenants

Terminologie Économique Française pour les pays en transition, Éd. L'Harmattan, Paris 1997 (sous la direction de SCHULDERS Guy). Les Relations internationales Asie-Pacifique, Éd. Alban, Paris 1998 (sous la direction de SCHULDERS Guy et BÉSANGER Serge). « Culture et Développement en Asie », in Culture et Développement, Forum de Bamako 2006, Éd. L'Harmattan, Paris 2006. « La Présence chinoise en Afrique », in Enjeux Diplomatiques et Stratégiques 2007, Éd. Economica, Paris 2007.

@

L'HARMATTAN,

2008

5-7, rue de l'École-Polytechnique,

75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-05918-4 EAN : 9782296059184

SOMMAIRE

Introduction

9 23 27 47 63 85 117 141 175 205 243 279 311 313

Bibliographie
Dossier 1- La nouvelle dynamique mondiale des rapports de forces

Dossier 11-La géographie économique de la Chine et de la France Dossier III-Les grandeurs fondamentales de l'économie de la France et de la Chine Dossier IV - L'entreprise à l'international Dossier V-Monnaie, inflation, prix et change Dossier VI- Croissance, développement et émergence Dossier VII - L'équilibre économique Dossier VIII- Les relations économiques internationales Dossier IX-Internationalisation et mondialisation Dossier X- La coopération internationale et les synergies sino-africaines
Conclusion

Table des matières

7

COMMUNICATION

ÉCONOMIQUE

POUR LES CHINOIS FRANCOPHONES

INTRODUCTION

Depuis environ deux décennies, la plupart des pays socialistes est-européens et asiatiques ont mis en œuvre un processus de transition qui leur a permis d'évoluer d'un système économique et politique centralisé vers une forme, le plus souvent atypique et inédite, d'économie socialiste de marché. Auparavant, durant une période d'environ quarante ans, leurs actions économiques, politiques et sociales étaient motivées et régentées dans le plus grand respect des critères du marxisme-léninisme et leurs impulsions fondamentales émanaient toujours d'un puissant parti communiste national. Depuis la fin des années 70 (pour la Chine) et 80 (pour les ex-démocraties populaires est-européennes), les pays concernés ont progressivement tenté de s'adapter aux critères de la concurrence et du marché. Dans l'intérêt bien compris des populations, les dirigeants de ces pays ont en même temps incité les agents économiques nationaux à améliorer leurs performances et à développer de nouvelles activités productives dans le cadre d'initiatives de plus en plus privées. Ces pays sont désormais conduits à utiliser des règles et des normes, propres jusqu'alors, au fonctionnement des pays à économies capitalistes, ce qui implique pour eux la mise en place de tout un arsenal de nouveaux outils monétaires, de nouveaux moyens de paiement nationaux et internationaux, d'un système de change compatible avec leur ouverture, etc. Par voie de conséquence, les acteurs économiques de grands pays émergents comme la Chine, la Russie ou l'Inde sont confrontés à de nouveaux concepts théoriques mais 9

aussi à une terminologie économique spécifique qu'ils souhaitent désormais connaître et utiliser, ne serait-ce que pour jouer le rôle qui leur revient dans l'actuel processus de mondialisation. Les outils économiques, commerciaux et financiers qu'ils découvrent peu à peu procèdent de la dynamique économique des marchés sous toutes leurs formes et mettent en œuvre simultanément plusieurs sortes de processus incitatifs souvent dynamisés par des effets multiplicateurs, voire par des processus accélérateurs,l que les économistes asiatiques, en particulier chinois, veulent apprendre à diagnostiquer, à manipuler et à analyser. Or, la nouvelle orientation économique qu'ils ont choisie, surtout depuis qu'ils sont entrés à l'OMC en 2001, impose aux Chinois la connaissance et la pratique de nouvelles méthodes d'investigation, de mesure et de vérification comptable qui prennent en compte les nouveaux concepts de l'analyse microéconomique, de l'équilibre macro-économique réel et monétaire ainsi que des règles fondamentales qui régissent les relations économiques et commerciales internationales. Les Chinois, au même titre que leurs partenaires ou concurrents asiatiques qui sont dirigés comme eux par un régime politique à orientation socialiste, sont désormais conscients que c'est sur l'internationalisation de leurs marchés que s'appuiera dans le futur leur processus de croissance et d'émergence. Il leur est par conséquent nécessaire d'acquérir, dans leur propre langue, mais aussi dans celle de leurs principaux partenaires et clients, actuels ou potentiels, une terminologie économique, financière, commerciale et juridique, dont les équivalents peuvent ne pas être couramment usités dans les langues des États concernés par le processus de transition de l'économie socialiste vers l'économie capitaliste, en particulier en chinois. L'enseignement de la terminologie économique française L'enseignement de la terminologie économique française au profit des acteurs économiques des pays en transition qui possèdent déjà un minimum de connaissances relatives au français courant relève d'un secteur pédagogique insuffisamment exploré. En effet, le «français des affaires» fait généralement l'objet d'enseignements - excellents au demeurant - dispensés par des professeurs de « Français Langue Etrangère » des Alliances Françaises ou des services culturels des ambassades de France à l'étranger. Cet enseignement peut aussi accompagner les enseignements traditionnels de la science économique suivis dans les universités françaises ou dans les départements de langue française de leurs universités d'origine par certains étudiants des pays en transition, voire en découler plus ou moins naturellement. Dans un tel cas de figure, enseignants comme étudiants entretiennent l'es1 Multiplicateur, Accélérateur et Oscillateur: voir Dossier X- La coopération internationale et les synergies sino-africaines, 3.1- Terminologie économique. 10

poir que le niveau de connaissance linguistique de l'apprenant sera suffisant pour qu'il comprenne les concepts techniques qui sont évoqués dans les cours de science économique qu'il suit. Il n'existe pas, pour l'heure, de méthode pédagogique élaborée de la terminologie économique française qui enseigne aux économistes francophones d'origine étrangère, chinois par exemple, ces concepts nouveaux pour eux, ainsi que leur véritable contenu économique. La « Communication économique pour les Chinois francophones» est donc à l'articulation de l'enseignement du français et de celui de la science économique, tel qu'on le conçoit et le dispense en France dans les universités et dans les écoles de commerce. Comme nous l'avons fait dans notre ouvrage réalisé à l'intention des apprenants vietnamiens2 et dans celui concernant les pays en transition3, notre objectif dans ce manuel consiste à présenter une méthode pédagogique originale qui se démarque d'un enseignement dufrançais des affaires, sans toutefois nous orienter résolument vers un cours de science économique, de gestion ou d'économie politique. La méthode d'enseignement de la terminologie économique que nous suggérons ici est conçue de manière à permettre une pédagogie différenciée et

flexible, « à géométrie variable », adaptée autant que possible aux différents
publics concernés, ex-linguistes intéressés par le monde de l'économie ou économistes ayant des notions avancées de français courant. Cette approche pédagogique repose sur l'existence, de plus en plus explicite, de besoins de la part de Chinois dont le profil peut être différent, mais complémentaire; notre proposition méthodologique procède cependant d'un schéma pédagogique précis, même s'il peut être adapté de manière flexible aux différents publics demandeurs. L'existence de besoins L'existence de nombreux économistes, ingénieurs commerciaux, exportateurs et hommes d'affaires chinois qui souhaitent entrer en relation d'affaires avec des partenaires francophones (fournisseurs, clients, associés) de France, de Belgique, du Canada, d'Afrique du Nord ou d'Afrique Noire est manifeste dans les milieux d'affaires chinois. Par ailleurs, un nombre de plus en plus important d'étudiants chinois qui ont suivi des formations littéraires ou linguistiques axées sur le français et qui souhaitent se réorienter dans le monde économique, commercial ou financier, sont eux-mêmes directement concernés par l'apprentissage des concepts de terminologie économique française. Comment se présentent actuellement ces besoins en Chine?

2 TERMINOLOGIE ECONOMIQUE FRANÇAISE à l'intention DERS, Éditions L 'Harmattan, Paris 1995. 3 TERMINOLOGIE ECONOMIQUE FRANÇAISE pour SCHULDERS, Éditions L 'Harmattan, Paris 1997.

des apprenants en transition,

vietnamiens,

Guy SCHULde Guy

les pays

sous la direction

Il

1- Des économistes chinois francophones Un enseignant pourra être amené à accueillir un auditoire d'apprenants qui exercent une activité commerciale, économique ou financière dominante et possèdent, en outre, de bonnes connaissances de français courant ou de français littéraire. Dans ce cas de figure, une attention particulière pourra, certes, être portée au perfectionnement du français de base, et des encouragements en ce sens pourront être formulés de manière répétée si le professeur le juge utile, tout au long du cours dispensé. On peut imaginer qu'en marge du cours de terminologie économique française auquel il assiste un apprenant prenne part aux activités d'un laboratoire de langue ou à un cours de français courant. Cependant, l'esprit de l'enseignement consistera plutôt à proposer, en guise d'approfondissement des connaissances, une réflexion pratique et des débats thématiques axés sur la pratique de l'économie, adaptés au niveau de compétence linguistique mais surtout scientifique des apprenants. 2- Des francophones chinois s'ouvrant à l'économie Dans d'autres cas, l'enseignant se trouvera devant un auditoire d'apprenants qui ont suivi une formation à dominante littéraire (interprètes, traducteurs, linguistes ou professeurs de français) et qui désireront approfondir leur connaissance des termes commerciaux, financiers et de la science économique ou, s'ils sont eux-mêmes professeurs, enrichir leurs propres enseignements par une meilleure maîtrise des concepts et de la terminologie qui concerne ces domaines d'activité qui deviennent inséparables en Chine de la langue courante. 3- Les synergies entre la Chine et les Africains francophones Par ailleurs, nous avons souligné plus haut la complémentarité qui semble désormais se dessiner entre les immenses besoins en matières premières et en ressources énergétiques des pays asiatiques émergents qui possèdent des économies en fort développement et les pays africains, encore caractérisés par de très faibles niveaux de revenu par habitant, mais qui recèlent dans leur sous-sol des réserves considérables de ces différents produits qui deviennent des produits stratégiques. Cette complémentarité apparente nous amènera à présenter des approches concernant les nouvelles synergies sino-africaines
(Dossier X- La coopération internationale et les synergies sino-africaines).

La coopération économique entre la Chine et l'Afrique est désormais une articulation incontestable et un fort élément de coopération «gagnantgagnant» qui soutiendra tout à la fois le « décollage» des économies africaines et l'émergence de la Chine. Il convient de se souvenir que, cinquante ans après le Sommet de Bandung, une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont à nouveau réunis à Djakarta en avril 2005, puis à Pékin en novembre 2006, pour admettre que « la relation Asie-Afrique était le chaî12

non manquant les4» .

dans les structures

mondiales

des relations

inter-régiona-

4- lnterculturalité et interdisciplinarité Il est clair au demeurant qu'un enseignement de français, à quelque niveau qu'il se situe -français courant, français de spécialité, français des affaires-, doit toujours poursuivre un objectif réaliste et utilitaire: les élèves des écoles de commerce et les étudiants des universités chinoises, futurs acteurs de la transition systémique, du développement ou de l'émergence économique de la Chine, émettent le vœu d'accéder aux concepts de la terminologie économique dont leur pays, leur administration, leurs ministères, leurs banques, leurs entreprises, leurs partenaires, leurs clients et leurs fournisseurs auront désormais à se servir. Une communication économique interculturelle La proposition que nous formulons dans cet ouvrage consiste à élaborer une pédagogie de la terminologie économique française à l'intention des apprenants francophones chinois, adaptée au contexte spécifique de la Chine, mais qui tiendra le plus grand compte des spécificités interculturelles (entre Chinois et Français; entre Chinois et Africains), mais aussi intraculturelles (entre Chinois de Pékin, de Shanghai ou de Canton et Chinois installés depuis plusieurs décennies en France, au Canada, en Belgique, aux Etats-Unis ou ailleurs). Ces spécificités interculturelles amènent en effet les économistes, les commerciaux, importateurs et exportateurs, et les cadres administratifs chinois, tout en utilisant les concepts économiques élaborés et mûris dans d'autres pays ou à d'autres époques, à agencer d'une manière originale les priorités nationales ainsi que les réponses qu'ils apportent aux impératifs du développement durable. Ces impératifs font désormais partie intégrante des grands projets économiques ainsi que des constructions d'infrastructures des principaux pays commerçants du monde avec lesquels les Chinois développent leurs propres échanges commerciaux. Ils devront, à titre d'exemple, inclure dans leurs évaluations des coûts nouveaux et parfois élevés, relatifs à l'utilisation parcimonieuse des ressources en matières premières et en ressources énergétiques, mais aussi relatifs à l'écologie et à l'environnement. Il sera important, dans ce cas de figure, que les acteurs économiques chinois connaissent la signification des concepts socio-économiques auxquels se réfère l'économie de marché ainsi que le contenu des concepts et des politiques qui sont en rapport avec l'environnement et l'écologie, en Occident en général, en France, au Canada et dans les autres pays francophones, en particu4 Par ces mots, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono appelait « l'Asie et l'Afrique à travailler de concert afin de peser sur l'évolution de la planète )J. Le même esprit a également caractérisé le Sommet de Pékin l'année suivante (voir afrik.com, 4 novembre 2006).

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lier. Discuter avec un client ou un fournisseur français, canadien ou belge du coût de production d'un bien quelconque impose que le Chinois sache que les taxes ou dépenses relatives à la protection ou à la sauvegarde de l'environnement, ou à la prise en compte du concept de développement durable, sont incluses dans le calcul du prix de revient, et donc du prix de vente final du produit. Les politiques de l'environnement et de la protection de la nature sont désormais intégrées dans toutes les déclarations de principe exprimées par les dirigeants des pays occidentaux. Cet état d'esprit est un élément central de la communication économique interculturelle ; il doit, bien entendu, être pris en considération dans un cours de terminologie économique française qui s'adresse à des apprenants chinois. De manière symétrique, il apparaît non moins nécessaire aux Chinois qui travailleront en France de savoir dans quelle mesure et de quelle manière les partenaires français, qui dénoncent parfois de manière très critique les règles qui régentent les économies concurrentes ou partenaires des pays asiatiques socialistes ou en transition, imposent eux-mêmes à leur propre processus productif le respect des conditions rigoureuses concernant la sauvegarde et la protection de l'environnement (en particulier: rejets, recyclages, gaz à effet de serre, eaux, pollution, effets sonores, etc.). Cela ne signifie aucunement que la Chine doive accepter, en l'état, le modèle du pays dont elle veut connaître la terminologie économique. La définition des concepts de base de la terminologie économique française proposés aux Chinois doit aller bien au-delà de la simple recherche d'un terme équivalent dans leur langue courante ou dans leur pratique administrative. Si les outils économiques utilisés par les économistes ou commerciaux chinois relèvent désormais d'une incontournable dynamique d'ouverture et d'économie de marché, que la plupart d'entre eux admettent maintenant en Chine, la terminologie économique ne saurait être expliquée en prônant le cadre d'une gestion concernant un autre pays dont les structures matérielles et humaines divergent fondamentalement de celles de la Chine. Elle ne saurait non plus s'appuyer sur des modèles politico-économiques antérieurs qui procédaient de démarches idéologiques désormais abandonnées, ou qui répondaient à des objectifs historiques difficilement compatibles avec la moderni té.

La Chine est restée longtemps, durant des siècles, à l'état de « géant endormi ». Les efforts de ses économistes actuels ont permis de développer son modernisme économique, non par l'application de principes théoriques, mais par une approche toute pragmatique qui constitue peut-être, en elle-même, la source du véritable mode de dynamisme chinois, arc-bouté sur la philosophie confucéenne. Cette philosophie agit, semble-t-il, autant que le recul encore très limité nous permette de le comprendre, comme une théorie écono14

mique comportementale, axée sur le respect de la cellule économique et sociale de base, de la famille, de l'entreprise et de la nation, ainsi que sur la recherche de dépassement, de perfectionnement et d'harmonie5. Nous retrouvons des modèles socio-économiques comparables à celui de la Chine dans d'autres pays asiatiques, dans lesquels la volonté d'inscrire toute initiative, motivation et résultat de l'action personnelle dans le sens le plus strict de l'intérêt national peut engendrer des nationalismes puissants, qui sont surtout des sources de résultats économiques spectaculaires, mais aussi malheureusement parfois de dérives nationalistes inquiétantes, comme ce fut le cas au Japon dans les années 1940.6 Le processus chinois de transition vers l'économie de marché a drainé avec lui un nombre important de circonstances inédites et non prévues par la théorie économique. Celle-ci se trouve confrontée à une véritable mosaïque de situations hétérogènes propres à la Chine, souvent inconnues des observateurs occidentaux, tant sur le plan historique, politique, économique, social que culturel. Notre démarche consiste en conséquence à rechercher, à partir de l'observation de la vie économique, industrielle, commerciale, sociale et administrative actuelle des Chinois, les concepts et éléments terminologiques dont la maîtrise est nécessaire pour apporter une réponse économique cohérente aux préoccupations de leurs acteurs, qui cherchent à promouvoir leur transition nationale par le biais de la mondialisation et de l'ouverture et, en particulier, vers la France et le monde francophone. Nous devrons apporter à nos propositions un cadre pédagogique adapté à la grande variété de provenances et de niveaux des apprenants auxquels nous voulons transmettre la connaissance de la terminologie économique française. Les propositions pédagogiques Au niveau de la construction et de la présentation de ce manuel de communication économique rédigé à l'intention des Chinois parfaitement ou correctement francophones, nous évoquerons les grandes lignes de la vie économique de notre monde actuel et nous soulignerons tout particulièrement les spécificités de la Chine et de la France. Nous signalerons également, plus brièvement il est vrai, les autres pays totalement ou partiellement francophones d'Europe (Belgique, Suisse), d'Amérique du Nord (Canada) et d'Afrique
5 Nous reprenons ici notre présentation « Culture et Développement en Asie », dans l'ouvrage « Culture et Développement », Forum de Bamako 2006, Editions L 'Harmattan, février 2006. 6 Au Japon, les étudiants malchanceux, estimant qu'ils ont trahi la confiance que portaient en eux leur famille et leur nation, peuvent aller jusqu'à commettre un suicide,. en Corée du Sud, au plus fort de la crise financière asiatique de 1997, les citoyens donnaient à leur gouvernement leurs objets en or pour qu'ils soient fondus en lingots et leurs bijoux les plus précieux, afin d'aider leur gouvernement à faire face aux risques qui menaçaient d'effondrement leur monnaie nationale, etc.

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(Maghreb, Afrique subsaharienne), susceptibles d'être porteurs de marchés nouveaux pour les Chinois,7 dont l'économie émergente a besoin de débouchés substantiels. Nous le ferons en insistant sur le fait que les différences d'organisation économique, commerciale, financière ou sociale qui existent entre les pays, mais aussi les systèmes législatifs qui président à la création des entreprises et au déroulement des affaires, sont le plus souvent sous-tendues par des différences historiques, idéologiques et culturelles. Le fait même que les différents pays s'ouvrent les uns aux autres témoigne d'une volonté, mais aussi d'une nécessité de comprendre le mode de fonctionnement des partenaires. Dans les dix dossiers que nous aborderons, nous fournirons à chaque reprise une présentation globale, et si possible comparative, concernant l'environnement et le cadre de vie des ressortissants des pays concernés, ainsi qu'une base terminologique qui servira de support à notre pédagogie. Par ailleurs, l'appartenance de la France à l'Union Européenne et de la Chine à différentes organisations internationales, telles que l'Organisation Mondiale du Commerce ou la « Coopération Economique Asie-Pacifique8 », souligne le rôle que jouent ces deux pays, non seulement au sein des processus locaux de régionalisation, mais bien au-delà dans l'actuelle redéfinition de la dynamique mondiale des rapports de forces et de la globalisation. Enfin, les échanges entre la Chine et l'Afrique deviendront de plus en plus importants dans les années à venir en raison, avons-nous précisé plus haut, des besoins considérables en produits agroalimentaires, en matières premières et en ressources énergétiques qui concernent la Chine au niveau de la poursuite de son processus d'industrialisation, donc de la pérennité de sa croissance économique. Cette circonstance nous a incité à présenter un chapitre spécifique relatif aux nouvelles synergies humanitaires, économiques, financières et commerciales qui se tissent depuis peu entre la Chine et l' Afrique. Ces aspects économiques viennent compléter les efforts diplomatiques déployés par la Chine, afin de prolonger les liens qui l'unissaient historiquement au Continent Noir. Tous les dossiers seront présentés selon un schéma pédagogique quasi identique, qui devrait permettre d'établir une cadence d'enseignement régulière et progressive, laissant aux apprenants comme aux professeurs le choix de leur propre rythme de travail, adapté à un bon déroulement de l'enseignement:

7 Nous sommes cependant conscient, que nous ne pourrons être exhaustif dans la prise en considération des caractéristiques de tous les pays francophones, voire bilingues (Belgique, Canada). 8 Plus connue sous son sigle anglo-saxon de l'APEC, l'Asia-Pacific Economie Cooperation est une organisation intergouvernementale qui compte 21 pays des continents asiatique et américain, tous bordés par l'océan Pacifique; créée en 1989, elle a pour but de faciliter la croissance économique, la coopération, les échanges et l'investissement de la région Asie-Pacifique et regroupe désormais 65 % des PIB et 40 % des populations du monde. 16

1- au début de chacun des dossiers, de brèves indications méthodologiques seront introduites, ayant pour objectif de situer le thème abordé dans la progression pédagogique que nous nous sommes proposée; 2- ces indications seront suivies d'un ou de plusieurs textes, de trois à cinq pages chacun, qui expliqueront ou détailleront la problématique que nous avons "ciblée" dans le dossier, qui concerne la Chine de manière caractéristique ou avec une particulière acuité et parfois à titre comparatif, un autre pays émergent d'Asie, d'Afrique ou la France; 3- un document supplémentaire (autre texte, graphique ou tableau) fera suite aux textes précédents et pourra servir de base à un commentaire qui sera orienté et guidé par l'enseignant; 4- à la suite de ces documents seront proposées, de manière didactique et interacti ve :

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une sélection de termes de français courant, dont le niveau de difficulté pourra justifier une explication ou une clarification de la part du professeur ; une sélection de termes ou de concepts économiques, techniques ou scientifiques.

5- Pour chaque document présenté, les termes courants seront expliqués et, chaque fois que cela nous semblera nécessaire, rapprochés d'un ou de plusieurs synonymes ou approximations permettant une meilleure compréhension du concept ou du thème; les termes économiques ou relevant des techniques commerciales ou financières seront définis avec précision. Étant donné la flexibilité que nous avons souhaité conférer à ce type de pédagogie et surtout la diversité des publics susceptibles d'être concernés, plusieurs définitions, généralement graduelles, pourront être présentées par les professeurs pour un même concept économique. Les apprenants pourront rappeler, discuter et comparer les diverses autres définitions rencontrées auparavant dans les textes ou dossiers déjà étudiés en les situant dans le contexte particulier duquel provenait chaque concept; 6- des questions relatives aux textes seront posées par le professeur aux participants; elles devront fournir l'occasion d'une réflexion individuelle ou d'une interactivité collective, mais également d'une collaboration au sein de petits groupes d'étudiants, lorsque le nombre de participants et la disposition matérielle des lieux rendront possible pareil type d'activité pédagogique. Cette interactivité sera guidée, contrôlée et rythmée par l'enseignant en fonction de la provenance professionnelle et du niveau de connaissance en français courant et en économie de son public mais aussi, bien entendu, en fonction du temps dont il dispose pour dispenser son enseignement; 7- un « texte à trous» sera également proposé aux participants. A ce niveau, nous sommes conscient que les règles que nous nous sommes fixées pour la

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constitution de ce type d'exercice peuvent ne pas coïncider parfaitement avec celles que les professeurs de linguistique ou de «français langue étrangère» (FLE) observent habituellement. L'objectif assigné relève non pas de la science linguistique pure, mais plutôt de la connaissance et du maniement corrects des concepts économiques. Concrètement, pour chaque texte à trous, nous avons empiriquement retenu seize possibilités, estimant, de manière pragmatique, que ce nombre était tout à fait compatible avec la longueur de l'exercice proposé. Les solutions des textes à trous sont présentées par ordre alphabétique, dans un tableau placé à la suite du texte. Le participant exercera son choix parmi les seize possibilités offertes. L'expérience que nous avons acquise en testant cet exercice à plusieurs reprises dans une classe d'étudiants asiatiques9 nous a convaincu de l'intérêt que les apprenants y prenaient, rendant véritablement ludique et décontractée l'ambiance, pourtant studieuse, du groupe d'apprenants. En outre, ce même texte pourra fournir à l'enseignant l'occasion de présenter des explications et des concepts supplémentaires de référence, en fonction non seulement, du temps dont il dispose mais, là aussi, de l'origine professionnelle et du niveau de connaissance de français des participants sinophones; 8- une courte présentation des orientations théoriques dont relève le thème sélectionné sera par ailleurs proposée, ne recherchant en rien l'exhaustivité scientifique, mais visant avant tout: à indiquer au lecteur étranger en quoi la théorie économique occidentale

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- et le cas échéant la théorie économique française - fournit des indications, explications ou solutions aux problèmes spécifiques que rencontre son pays, au cours de son processus de transition vers l'économie de marché ou de sa transformation systémique; à proposer une réflexion critique concernant la crédibilité de la théorie économique existante face aux problèmes spécifiques et concrets de la transition, de la transformation ou de l'évolution de l'économie chinoise. le cas échéant, à restituer la pensée économique française vis-à-vis des problèmes, souvent inédits et insuffisamment étudiés, de la transition économique ou de l'émergence de la Chine.

Le cas de l'Inde, qui est également un très grand pays émergent d'Asie, pourra parfois être évoqué en guise de comparaison, chaque fois que le professeur estimera qu'il y a lieu de le faire; celui des pays africains émergents ou de ceux, hélas plus nombreux, qui se trouvent en grand retard de développement, pourra également servir de base à un certain nombre de compa9 Au Centre Franco- Vietnamien de Gestion à Hanoi et dans le cadre du Master International versité de Marne-la-Vallée, en France, devant des étudiants chinois. 18 de l'Uni-

raisons si l'enseignant estime que c'est approprié. Des discussions de fond pourront au demeurant être induites par les explications apportées à la suite de l'exercice précédent, sur la base, par exemple, d'une réflexion liée au fonctionnement de la vie économique ou sociale du pays étudié (construction des infrastructures, planning familial, santé publique, économie de marché, éducation, formation, chômage, entreprises étrangères, législation du travail, accueil des investissements étrangers, etc). Dans certains dossiers et pour quelques thèmes particuliers, des indications succinctes seront fournies afin de relater, de manière comparative ou contrastée, les circonstances dans lesquelles le thème développé - de manière principale à propos d'un pays particulier - est "vécu" par les autres pays en transition. Ces indications pourront prendre la forme de textes, de graphiques ou de tableaux à la fin du dossier. Enfin, un tableau, un graphique et/ou un texte, de contenu généralement plus schématique ou plus théorique que les documents précédents, pourront être présentés en annexe. Le professeur décidera de l'opportunité de développer ces documents durant son intervention ou de les donner à étudier aux participants, en partie ou dans leur totalité, sous forme d'un travail écrit, réalisé d'une manière qu'il indiquera, en classe ou à leur domicile, puis exposé et corrigé, par exemple, collectivement lors d'une séance ultérieure. Étant donné le nombre important des pays concernés par un partenariat potentiel avec la Chine, ainsi que la grande variété des thèmes évoqués, nous avons choisi dix thèmes concernant des secteurs économiques différents, mais tous dans la perspective de l'ouverture et des relations économiques, commerciales et financières internationales. La répartition des thèmes et des pays ciblés a été réalisée en fonction des centres d'intérêt que peuvent ressentir les apprenants chinois, où qu'ils se trouvent, en Chine, en Afrique ou en Occident (Chinois de la diaspora), mais aussi où qu'ils se situent sur la chaîne professionnelle qui les relie aux marchés franco-chinois, sino-canadiens ou sino-africains. La géométrie variable des ateliers pédagogiques

La pédagogie proposée est conçue pour être « à géométrie variable », c'està-dire que le même ensemble de dossiers peut s'adapter, de manière souple, à l'élaboration d'une pédagogie prévue pour une durée, comprise entre 15 et 45 heures, adaptable aux besoins des apprenants mais aussi aux possibilités horaires des universités:

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Un enseignement de 15 heures: (10 séances d'une heure et demie) à l'intention de participants dont l'origine professionnelle est principalement axée sur l'activité économique, commerciale ou financière, ayant de surcroît d'excellentes connaissances de français dit « courant ». Pour ce type de pédagogie, le premier texte peut être abordé en groupe, et 19

les définitions ou explications recherchées et fournies par les apprenants. Selon le choix fait par le professeur, le reste du dossier ou l'annexe qui lui est adjointe seront travaillés, de manière individuelle, pendant le cours ou en dehors de la séance d'enseignement. . Un enseignement de 30 heures (20 séances d'une heure et demie) : il s'agit là d'une durée optimale pour un enseignement concernant des apprenants de formation économique, qui possèdent de surcroît des connaissances correctes (mais pas toujours excellentes) de français courant. Une annexe ou un autre texte récent et significatif, choisi par l'enseignant dans le cadre du même thème, pourront être travaillés individuellement ou en groupe par les participants. . Une session intensive de 30 heures (S jours, 6 heures par jour ou 10 jours à raison de 3 heures quotidiennement) : un tel cadre pédagogique est très favorable à la préparation de boursiers ou stagiaires devant se rendre en France pour y poursuivre des études d'économie ou de gestion, ou encore pour y subir des tests ou examens d'entrée en Master II (troisième cycle des universités françaises 10). . Un enseignement de 45 heures (30 séances d'une heure et demie) : la durée d'un tel module permet de travailler l'ensemble des textes proposés et autorise l'enseignant à s'attarder, au cas par cas, sur certains des concepts économiques ou théoriques. Cette durée de la formation peut être adaptée à un semestre ou à une année universitaire complète et donner lieu à la délivrance d'un ou deux « crédits» ou « unités de valeur» en fonction des pratiques et réglementations d'ensemble qui conditionnent les modes de contrôle des connaissances propres à chaque université. Pour l'ensemble des options d'enseignement choisies, un ou plusieurs tests d'évaluation, ou des examens écrits et/ou oraux semblent devoir s'imposer.

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Il va de soi que l'enseignement de type ancien «selon la tradition», qui consiste à faire lire une phrase par l'apprenant -voire, à voix haute, par tous les apprenants en même temps-, à l'arrêter sur un terme économique complexe, à lui en demander la traduction dans sa langue, pour ensuite faire continuer la lecture du texte, ne semble pas approprié à la pédagogie que nous proposons; celle-ci consiste, d'une manière systématique, à demander aux participants une explication en français ainsi que des précisions relatives au contexte de référence dans lequel se situe le concept évoqué. L'enseignant rectifiera ou complétera les réponses de l'apprenant chaque fois que cela se révèlera nécessaire.
10 Nous avons enseigné « Economies et marchés asiatiques» durant treize ans au sein du Master II (anciennement Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisé) de « Commerce International» de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Nous avons, à ce titre, eu l'occasion de participer à laformation de nombreux étudiants chinois.

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Par ailleurs, dans le cas des pays en transition du continent asiatique, des expériences récentes et des malentendus linguistiques, parfois à un haut niveau administratif, montrent que la perception et la traduction de concepts économiques par des professionnels originaires de ces pays et installés en Occident depuis de nombreuses années, ne correspondent pas forcément à celles que proposeront leurs compatriotes qui sont actuellement aux affaires dans les pays dont ils proviennent11. De la même manière, les Chinois de Pékin, de Shanghai, de Shenzhen ou de Harbin ne percevront pas forcément la réalité boursière de la même manière, et encore moins le Chinois émigré depuis une génération dans le XIIIearrondissement de Paris, celui de Montréal ou celui du quartier chinois de Chicago. Pour les uns, la décision d'une opération en Bourse pourra être déterminée par un certain sens de la perspicacité ou par la perception toute personnelle et intuitive, chargée de superstition (alignement des chiffres d'une date de naissance, de chiffres porte-bonheur, etc.). Pour les autres, la perception qu'ils ont du fonctionnement boursier sera déterminée par la conviction qu'en achetant une action ou en constituant un portefeuille on soutient, encourage, stimule ou facilite la dynamique économique industrielle dans un secteur porteur que l'on choisit précisément pour ses promesses productives. À notre connaissance, et pour les raisons que nous venons d'évoquer, personne ne peut être certain, au moment où nous publions ce manuel, d'être en mesure de fournir une traduction convenable dans chacune des langues des pays en transition d'Asie ou d'Europe Centrale et Orientale (PECO), de l'ensemble des concepts qui concernent l'économie de marché. Ces termes sont eux-mêmes évolutifs et parfois maladroitement « américanisés ». L'habitude toute culturelle, voire historique, qui s'est développée auprès des acteurs économiques d'un pays à l'égard d'un outil, d'un élément ou d'un concept de la science économique sera sans nul doute déterminante dans l'idée qu'il s'en feront de prime abord. Pourtant, cette idée ne correspondra peut-être pas en tous points à la définition qu'en donnera l'interlocuteur français pour le resituer dans un contexte vécu de manière personnelle ou spécifique par les intermédiaires, clients ou fournisseurs rencontrés en France. Les agents économiques chinois sont le plus généralement disposés à s'informer des caractéristiques qui régissent le fonctionnement de l'économie de marché dans lequel évoluent leurs actuels ou futurs partenaires occidentaux - ou africains francophones -, ainsi que des composantes des marchés
J J Parfois, des termes sont employés depuis plusieurs années, tant dans les pays d'Europe Centrale et Orientale qu'en Chine, au Laos et au Vietnam, sans que leur signification ni leur portée ne soient clairement perçues ni totalement maîtrisées par leurs utilisateurs; un exemple typique en la matière est le concept d'« actionnarisation » qui était souvent utilisé, principalement au Vietnam au début de l'ouverture de son économie au secteur privé étranger, de la manière la plus large comme parfait synonyme de privatisation, voire de dénationalisation.

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auxquels ils accèdent, soit pour acquérir des produits, soit pour vendre les leurs. Dans cet esprit, nous sommes convaincu que la connaissance de la terminologie comme de la culture, qui sont caractéristiques de l'économie française et des économies des autres pays francophones, sera le meilleur support des échanges matériels et humains et qu'à leur tour ceux-ci constitueront l'un des plus solides vecteurs de mise en œuvre des synergies franco-chinoises comme sino-africaines et de développement de la francophonie. Nous exprimons nos sincères remerciements à Jacques GÉRARD, grand connaisseur de l'Afrique et de l'Asie, Membre honoraire du Conseil Economique et Social français, pour ses précieuses relectures et pour tous les conseils qu'il a bien voulu nous donner. Nous tenons cependant à préciser que notre objectif n'est aucunement de proposer dans ce manuel un enseignement complet de la science économique, qui nécessiterait beaucoup plus de détails, de démonstrations ainsi que l'évocation d'un nombre plus important d'auteurs et de théories de référence. L'aspect terminologique et l'explication de concepts économiques -dont la connaissance et la maîtrise nous semblent indispensables pour les Chinois francophones qui développent des relations d'affaires avec le monde francophone occidental ou africain- seront privilégiés. Nous nous excusons par avance auprès de nos lecteurs pour les approximations ou insuffisances qui pourraient apparaître au niveau des développements théoriques que nous avons proposés ou au contraire occultés dans ce livre.

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atlas. dictionnaires

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DOSSIER I

LA NOUVELLE DYNAMIQUE MONDIALE DES RAPPORTS DE FORCES

Depuis la fin des années 80, une mutation spectaculaire a caractérisé le monde dans tous ses aspects, politiques, économiques, culturels et sociaux. Sous l'effet de cette mutation, le centre de gravité mondial s'est déplacé à un rythme inattendu et parfois mal maîtrisé, entraînant des transformations géostratégiques accélérées qui ont caractérisé tant les régimes capitalistes que les Etats socialistes.

1- LES TEXTES 1.1- Un monde bipolaire: l'Asie et l'Occident
le déclenchement

Le déclenchement subit, généralement inattendu et pas toujours expliqué, des transformations de cette fin de siècle interpelle tout autant les observateurs, les historiens, les géopoliticiens, les économistes, les entrepreneurs que les prévisionnistes. Car en peu de temps un irrésistible mouvement de bascule a concerné la plupart des orientations systémiques des grands ensembles mondiaux. Ce mouvement a surtout conduit à de nouveaux rapports de forces et réorienté la géopolitique de tous les pays sur la base de trois types de cadences simultanées - mais hélas non concordantes - d'évolutions économiques: - l'Occident stagne de manière lancinante, à des rythmes

les géopoliticiens les prévisionnistes le mouvement de bascule systémique
les rapports de forces

les cadences lancinante

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de croissance des produits nationaux qui demeurent en moyenne à peine supérieurs à 2 % . Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, voient même descendre depuis deux ans leurs taux de croissance économique sous la barre psychologique des 2 %, les USA restant, quant à eux, au-dessus de 3,1 %12. Les équilibres financiers des pays concernés sont mis à mal par les maladresses, les hésitations, voire la suspicion des opérateurs face à un euro trop fort et à la hausse des cours du pétrole. Par un inévitable effet de vases communicants, les crises qui menacent un secteur économique particulier contaminent les autres secteurs, puis les autres pays. Tel fut le cas lors de la crise financière asiatique de 1997, dont l'origine se trouvait en Thaïlande et qui s'est peu à peu étendue à toute l'Asie; tel est également le scénario, fort difficile à maîtriser, de la crise des marchés hypothécaires, déclenchée aux Etats-Unis, qui a contaminé, non seulement le monde occidental, mais également les Bourses asiatiques à partir de l'été 2007. 2- l'Asie, en particulier l'Asie du Sud-Est et surtout la Chine, voit augmenter de manière considérable, parfois irrationnelle, ses fondamentaux économiques et renforce indirectement ses positions politiques; ces évolutions se font souvent de manière turbulente et non maîtrisée, mais dans plusieurs cas la valeur des PIB a été décuplée en à peine 25 ans (la Chine a perpétué une croissance économique supérieure à 9,5 %, de manière répétée et autoentretenue, durant presque trente ans, depuis 1978). Un incontestable effet de rattrapage a expliqué et conditionné ces taux de croissance anormalement élevés pour plusieurs pays asiatiques, sur une période relativement longue. Ces pays étant généralement très peuplés (Chine: 1 375 millions d'habitants, Inde: 1 100 mnsh, Indonésie: 235 mns h, Vietnam: 85 mnsh, etc.), leurs besoins, transformés en demandes par une solvabilité qui s'améliore progressivement en Asie, stimulent les appareils industriels nationaux. Par voie de conséquence, la

les produits nationaux

les équilibres financiers la suspicion les vases communicants contaminer la crise financière asiatique de 1997

la crise des marchés hypothécaires les Bourses asiatiques

les fondamentaux d'une économie

le PIB la croissance économique

l'effet de rattrapage

12 Le quotidien allemand Handelsblatt (18 janvier 2008) prévoyait une croissance de l'Allemagne à 1,7% pour l'année 2008. On savait déjà, en mai 2008, que ce taux ne serait pas atteint. Des rythmes similaires devraient concerner les autres pays de l'OCDE, en raison de la crise américaine des crédits hypothécaires, de la baisse du dollar et des cours du pétrole (1 € = 1,60 $ et 1 baril = 130 $ à New York en mai 2008).

28

dynamisation des appareils productifs stimule, à son tour, les échanges régionaux de l' Asie (en particulier stimuler avec le Japon, 128 mDS d'habitants), ainsi que la réactivité de leurs fournisseurs étrangers et donc des marchés la solvabilité internationaux. De surcroît, la dynamique productive de ces mêmes pays accroît de manière colossale et relativement subite leur demande de produits agroalimentaires, de matières la flambée premières et de ressources énergétiques, expliquant la flambée importante des cours de ces produits qui de- les produits stratéviennent de plus en plus stratégiques, tant pour leurs uti- giques lisateurs que pour leurs producteurs. La raréfaction des produits agricoles se manifeste même sur certains marchés - en particulier en Afrique - et a conduit, à partir la raréfaction de janvier 2008, à des «émeutes de la faim» dans de nombreux pays.
1.2- L'Afriaue cherche ses maraues

L'Afrique cherche ses marques dans une reconstruction rechercher ses mardu monde au sein duquel elle entend préciser le rôle qui ques lui reviendra dans les décennies à venir. Mais l'Afrique, ce sont aussi 53 pays aux comportements, aux gouvernances et aux résultats hétérogènes et non harmonisés. la gouvernance Elle reste globalement un continent économiquement pauvre, politiquement et socialement déchiré. hétérogènes A l'inverse de la plupart des pays asiatiques, les pays du continent noir, dans leur grande majorité, n'ont pas « décollé» depuis leur indépendance, c'est-à-dire n'ont pas connu de processus de croissance suffisants et auto- le Continent Noir entretenus. En revanche, ces pays économiquement pauvres possè- décoller dent, pour certains d'entre eux, d'importantes réserves en matières premières et en ressources énergétiques; et autoentretenu la demande croissante que font les pays asiatiques de ces produits depuis quelques années a contribué à en augmenter les cours, donc les revenus qu'en retirent les matières premièceux des pays africains qui sont dotés d'un riche sous- res sol. D'où l'amélioration répétée, depuis trois ou quatre ans, les ressources énerdes taux de croissance de plusieurs pays africains qui, gétiques pour certains observateurs, devraient orienter le continent vers un optimisme réel, bien que mesuré.
29

Malheureusement, la très mauvaise gouvernance de certains de ces pays, de même que la très mauvaise répartition des richesses qui les caractérise font que les processus de croissance, d'émergence et de développement la répartition des sont très difficiles à installer durablement en Afrique, en richesses particulier au sud du Sahara, même dans les pays qui possèdent d'importantes réserves naturelles. la croissance A ces conditions de gestion politique et économique très le développement mauvaises, s'ajoutent les oppositions ethniques et les nombreuses guerres tribales qui les déchirent, les fami- l'émergence nes et les épidémies qui les appauvrissent, les fuites considérables dues à la corruption de nombreux décideurs économiques et politiques africains. Certains pays africains, qui pourraient être riches s'ils pratiquaient une gouvemance plus judicieuse, développent même un « syndrome hollandais », qui fait que le développement intensif d'une richesse naturelle particulière (le pétrole en l'occurrence) conduit à un relâchele syndrome hollanment des efforts économiques concernant les autres sec- dais teurs de l'économie et, en fin de compte, à un non-enrichissement, voire à une désorganisation économique du pays dans son ensemble. Cette situation inédite détermine de nouveaux rapports de forces et réoriente les stratégies économiques et politiques des uns et des autres, Occidentaux, Africains et Asiatiques. Les Africains sont logiquement conduits à se demander si les Asiatiques, et plus particulièrement les Chinois, constituent un nouvel atout pour leurs processus hétérogènes et inégaux de développement. Mais ils peuvent également se demander si l' omniprésence récente des Asiatiques, et principalement des un atout Chinois, dans toutes les capitales et les zones rurales de presque tous les pays africains, ainsi que leur dynamisme commercial et industriel spectaculaire, ne risquent pas, au contraire, de conduire à une situation de concur- l'omniprésence rence effrénée au détriment des entrepreneurs africains. A cette concurrence s'ajouterait le risque d'un épuisement accéléré de leurs ressources naturelles, contre lesquels ils se sentiraient désarmés. C'est sur ces interrogations que repose notre conviction que le développement africain dépend avant tout des Africains eux-mêmes. Mais qu'au-delà de leurs propres forces les Africains pourront compter sur les synergies

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internationales permises par les différentes formes de coopération économique qui leur sont proposées, tant par l'Occident que par la Chine. La pérennité du développement africain repose en réalité sur l'aptitude des pays bénéficiaires à mettre en œuvre, de façon souveraine, ces différentes coopérations et à les coordonner entre elles. 1.3- L'émerf!ence économiaue Les processus économiques d'émergence de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de l'Afrique du Sud, etc., couramment engendrés dans la turbulence, possèdent cependant plusieurs points communs: - le renoncement plus ou moins explicite ou avoué à un système politico-économique devenu insuffisamment productif ou ne répondant plus aux aspirations des acteurs nationaux. Les pays émergents prennent, par exemple, de plus en plus de recul à l'égard de systèmes rigides, sources de nombreux blocages, d'obédience marxiste-léniniste, et aspirent à un type de développement qui s'appuie sur les orientations plus efficaces de l'économie de marché) ;

les synergies

la pérennité de façon souveraine

la turbulence
explicite ;é implicite

les aspirations l'obédience

l'économie de marché l'ouverture le financement extérieur

- l'acceptation d'une croissance économique axée sur l'ouverture, le financement extérieur, le dégagement d'une épargne nationale importante et la conquête de l'épargne nationale nouveaux marchés par le biais du commerce internatio- par le biais nal; conférer - la recherche des avantages conférés par la régionalisation et la multinationalisation, voire la mondialisation des activités économiques. Les agents économiques de ces pays sont le plus généralement disposés à s'informer des caractéristiques qui ré~ gissent le fonctionnement de l'économie de marché de leurs actuels ou futurs partenaires occidentaux ainsi que des composantes des marchés auxquels ils accèdent.
la régionalisation la multinationalisation la mondialisation régir

les composantes du marché

31

2- LE VOCABULAIRE

GÉNÉRAL DU TEXTE

~Les textes précédents comportent des termes de français courant que ~nous allons succinctement expliquer, parfois définir, ou pour lesquels ~nous proposerons un ou plusieurs synonymes.
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ou le démarrage brutal d'un processus (ici économique). 0: . Les géopoliticiens sont des spécialistes de l'étude des politiques internationales et de leurs comparaisons qui tiennent compte de leurs rapports avec la localisation ou les L ~)?.~.~.! !~.~.. f~. ~~. g.~5?.g g.~ ~~~..1? ~ ~l?~~. ~~.. ~~.~.: .J Les prévisionnistes sont des économistes, généralement de formation mathématique (des économètres), qui s' appuient le plus souvent sur des résultats passés et présents pour présenter une série de scénarios d'avenir concevables, par exemple par détection et extension de tendances : observées dans le domaine de l' économie. : L'ensemble des éléments de même sens peut provoquer, par leur accumulation exagérée ou inévitable, un renversement de situation et de tendance. .
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3- LA TERMINOLOGIE

ÉCONOMIOUE

~Selon le schéma décrit en introduction, nous préciserons la significa~tion des concepts techniques de la terminologie en renvoyant, le cas ~échéant, aux définitions formulées dans d'autres dossiers.
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me politico-économique radical. Dans ce texte, il s'agit du passage du système centralement planifié, d'inspiration le plus souvent socialo-communiste, à un système libéral d'économie de marché. Un tel changement touche en profondeur les institutions et les structures économiques ; il ne peut se faire que dans le long terme, sous pei-

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reUes et à augmenter le niveau de vie de sa population. La richesse économique obtenue par le pays, sa dotation! en potentialités agroalimentaires, en facteurs de production, en gisements de matières premières, en sites et en produits stratégiques (énergétiques par exemple), mais aussi la force de ses armées et le modernisme de ses arme- ~ .. . ..............................................................................................................................................................................................................................................
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