Comprendre et interpréter les dessins d'enfants

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Pourquoi l'enfant dessine-t-il ? Ses premières traces recouvrent-elles une signification autre qu'un simple indicateur de développement ? Quelles sont les étapes de la représentation de l'être humain, miroir du devenir-soi ? A quelles oganisations psychodynamiques renvoient-elles ? Comment s'expriment l'angoisse, la dépression, le vécu traumatique, les violences sexuelles à travers les productions graphiques ?

Autant de questions sur lesquelles cet ouvrage apporte les éclairages de lar echerche et de l'expérience clinique de son auteur, qui partage plus de vingt années d'étude et de pratique du dessin avec les enfants et les jeunes adolescents.

L'originalité de ses recherches, particulièrement dans le parallèle fait entre l'analyse des procédés du discours dans le TAT et les procédés graphiques du dessin libre, son expérience clinique dans l'utilisation du dessin dans l'examen psychologique et en psychothérapie, ainsi que le désir de transmettre qui l'anime, font de ce document un incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre et interpréter les réalisations graphiques des enfants.

Publié le : mercredi 6 juillet 2011
Lecture(s) : 138
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782100568505
Nombre de pages : 224
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Copyright Dunod, 2011
9782100568505
En couverture. Dessin d'un garçon âgé de 7 ans et demi, très remuant, voire agressif envers ses camarades. Nourrisson, ses parents le qualifiaient déjà de « bébé furieux ».
La représentation d'un animal hérissé de piques illustre bien le mécanisme de projection : il s'agit d'une opération mentale qui l'amène à sortir de lui et à attribuer à l'animal, des caractéristiques de son propre fonctionnement psychique.
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Ouvrage numérique publié avec le soutien du CNL
CNL

Remerciements
Mille mercis à Eugénie, Lucas
et à tous les jeunes consultants qui m'ont confié leurs œuvres.
Ma reconnaissance va aussi à Brigitte Couteau, Joseph Collot,
Alain Guérin, Corinne Laheye, Pascale Ménetrier, Sylvie Normier,
Patrick Pipet, psychologues à l'Éducation nationale
pour leurs remarques et les dessins qu'ils m'ont fait parvenir.
Et enfin, j'exprime toute ma gratitude à Anna,
pour sa pertinence clinique et ses corrections.

Avant-propos

Dessin rime avec destin, dessiner avec destinée. Les maîtres mots de cette activité de productions graphiques non contraintes sont : liberté, fantaisie, devenir soi, relation à l'autre mais aussi, et en d'autres termes, imaginaire, symbolisme, narcissisme, relation d'objet. En résumé, le dessin contribue à la constitution singulière d'une histoire de vie, ce que Paul Ricœur nomme une identité narrative, il constitue donc, à mon sens et en employant les termes de l'approche psychodynamique, une expression incontournable de la dimension subjective de l'enfant.
Les professionnels de l'enfance, psychologues, thérapeutes, éducateurs ne s'y trompent pas qui ont tous, à un moment ou à un autre, recours au dessin dans leurs rencontres avec les enfants ou jeunes adolescents. Ce peut être au cours de l'examen psychologique où il prend la place d'une épreuve projective – le sujet donne à voir, au sens concret de ce mot, un moment de son fonctionnement psychique, ses angoisses, ses mécanismes adaptatifs –, mais aussi lors des séances régulières de travail en psychothérapie, en accompagnement psychologique, en remédiation ; les productions graphiques deviennent alors des supports de la relation.
Ainsi, le destin du dessin de l'enfant est multiforme : pour le psychologue ou le psychanalyste, il apparaît comme un miroir, aux reflets plus ou moins limpides, de l'organisation voire des conflits intrapsychiques du sujet ; pour l'éducateur, c'est son évolution qui est repérée, comparée à un développement moyen (l'enfant est-il en avance ou en retard ?) ; pour les familles, il est une offrande, renouvelée quasi quotidiennement, qui évoque le monde intérieur, la magie de l'enfance, mais aussi la capacité à être seul face à son imaginaire, à créer, à s'appliquer et, pour les plus jeunes, à se préparer aux échéances scolaires à venir.
L'approche que je développe dans ce travail émane de mes recherches, de mes réflexions, de mon expérience clinique que j'espère éclairée. C'est-à-dire qui tient les deux bouts de la discipline psychologie, qui ne sacrifie jamais ni la dimension subjective ni l'étude rigoureuse des faits. Il n'y a pas, dans ma conception de la pratique du psychologue, place pour une clinique débridée qui s'affranchit des connaissances développées par les disciplines connexes, les recherches structurées ni pour une approche qui évite le sujet, sa singularité, par le recours quasi exclusif aux normes, aux études échantillonnées.
Les premières parties de cet ouvrage évoquent les prémices de l'activité représentative, les proto-représentations qui conduisent à l'expression du sujet dans les dessins que l'on dit libres. Les conceptions des grandes figures qui ont écrit sur le dessin d'enfant sont, bien entendu, développées : Georges-Henri Luquet, Sophie Morgenstern, Françoise Dolto, Daniel Widlöcher, etc. ainsi que les expressions de l'angoisse, de la dépression, des épisodes traumatiques et des violences sexuelles dans les œuvres enfantines. Enfin, j'ai confronté le TAT au dessin libre, et je présente, sur le modèle de la fiche de dépouillement du TAT de R. Debray, une grille d'analyse des procédés graphiques du dessin.
La dernière partie développe un ensemble d'épreuves de dessins à thèmes (dessin du personnage humain, de la famille, de la dame de Fay, de l'arbre, D10, etc.) que j'expérimente dans ma pratique clinique et pour lesquelles je propose une démarche interprétative.
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