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Comprendre la crise et l'actualité économique

De
360 pages
Depuis l’an 2000, André Locussol annonce un effondrement des marchés financiers, une grave crise économique et la fin du capitalisme financier. Selon lui, la crise n’est pas terminée, malgré les dénégations des politiques et de certains économistes qui, relayés par les médias, nous font croire que la reprise est proche. Cet ouvrage donne les clés du fonctionnement de l’économie, et les tenants et aboutissants de la crise sous forme de définitions étendues, dépassant le simple glossaire avec ses explications succinctes et lapidaires. L’auteur n’hésite pas à exprimer son point de vue pour mieux illustrer les définitions de ces mots et termes qui abondent dans les médias et notre quotidien. Un travail salvateur pour comprendre l’actualité, pour spécialistes et néophytes.
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Titre
Comprendre la crise et l’actualité économique en 2010
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Titre André Locussol
Comprendre la crise et l’actualité économique en 2010 2000 définitions sous forme de mini-cours
Essais et documents
5 Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit, 2010 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-03166-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304031669 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-03167-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304031676 (livre numérique)
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Comprendre la crise et l’actualité économique en 2010
PRÉFACE
LE KRACH de 2007, 2008, 2009 ou pire 2010… restera dans toutes les mémoires comme la plus grave crise économique de l’histoire de l’économie et de la finance, depuis l’aube de notre civilisation dont l’origine est assimilée au commerce. Depuis les commerçants sumériens il y a 6 000 ans, l’économie de la Grèce antique, relayée par l’empire romain puis byzantin (de 600 avant à 1453 après J.C.), qui commerçait avec les républiques maritimes de Venise, Gênes et Pise, la découverte des Amériques et le mercantilisme, jamais on n’avait été confronté à une telle situation où l’argent n’a qu’une valeur fictive et artificielle car tout s’écroule. Plus précisément, depuis la création de la première bourse française à Lyon en 1540, on n’avait connu une telle débâcle, n’en déplaise aux analystes, économistes et politiciens béats qui n’ont toujours pas compris ce qui nous arrivait. Et, pourtant, dès les années 1980, certains universitaires parlaient déjà de « Grande crise actuelle » sans savoir que le pire était à venir avec la crise dessubprimes qui renaît de ses cendres en 2009 après deux ans d’incubation avec des conséquences inévitables et dramatiques.
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Michel Beaud, professeur d’économie spécialisé dans l’histoire de la pensée économique écrivait dans la 1 première introduction de son livre en 1980 : » On pourra suivre l’aveugle cheminement qui, en quatre siècles, mène desconquistadoresla à pax britannica, des banquiers et négociants de Gênes, Anvers, Amsterdam à l’Angleterre, atelier et banquier du monde, du rouet au métier mécanique, du moulin à vent à la machine à vapeur, d’activités principalement marchandes et bancaires au capitalisme industriel, de Machiavel à Marx, duPrince auCapital. Et puis, en un siècle, une fascinante spirale nous entraîne : de l’hégémonie britannique à l’affirmation de la puissance américaine, puis à sa mise en cause ; des progrès et des victoires du mouvement ouvrier à l’éclatement de ses contradictions face aux nouvelles situations nationales et mondiales ; du charbon au pétrole et à l’électricité et aux énergies nouvelles ; de la mécanisation et du taylorisme aux bouleversements actuels de la télématique et de la robotique ; des premières formes du capital financier à la mise en place d’un système impérialiste hiérarchisé et diversifié ; et, finalement, à travers des séquences liées de prospérité, de crise et de guerre, de la « Grande crise » de 1985-1893 à la « Grande crise » des années 1970-1980… sans savoir qu’à l’époque on se préparait à des crises de plus en plus terribles : asiatique (1997), russe et sud-américaine (1998), des technologiques ou Nouvelle économie (2000) et… la dernière dont nous
1 « Histoire du capitalisme de 1500 à 2000 », édition du seuil, 2000.
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ne connaissons pas l’épilogue, celle du crédit hypothécaire et du crédit tout court (crise de liquidités). Dans mon dernier ouvrage écrit en 2007 (« Krach 2007 : La vague scélérate dessubprime», Le Manuscrit, nov. 2007), je me contente d’expliquer modestement et tout bas ce que certains grands économistes clament 2 haut et fort. A l’image de Nouriel Roubini qui annonçait en septembre 2006 lors d'un discours devant une audience de spécialistes sceptiques du FMI qu'une crise économique était en gestation : « Dans les mois et les années à venir, les États-Unis vont probablement vivre une dépréciation immobilière qui ne se voit qu'une fois dans une vie, un choc pétrolier, une diminution prononcée de la confiance des consommateurs et, enfin, une grave récession. ». Après avoir été le premier à annoncer la crise dessubprimes et ses conséquences en 2007, Dr Doom (Dr catastrophe) 3 affirmait début 2009 que les États-Unis allaient subir leur pire récession depuis les années 1940. Par ailleurs, le prix Nobel d’économie et conseiller 4 de Bill Clinton, l’économiste Joseph E. Stiglitz 2 Professeur à la Stern School of Business de la New York University, ancien condisciple de l'économiste américain Jeffrey Sachs, ils'est forgé une solide réputation de spécialiste des bulles spéculatives et de l'anticipation des mouvements récessifs sur la base de l'étude de modèles mathématiques et d'analogies historiques. 3 « Warning: More Doom Ahead », dans Foreign Policy, janvier et février 2009. 4 Cet économiste américain, prix Nobel d’économie en 2001, est un des pères fondateurs du « nouveau keynésianisme ». Il est connu pour ses critiques envers la mondialisation, le FMI et la Banque mondiale où il fut chef-économiste jusqu’en 2000.
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stigmatise les excès du capitalisme financier et la collusion entre les grandes institutions internationales pour n’agir que dans leurs intérêts. Dès 2002, il dénonçait les excès de ce capitalisme, de la mondialisation et des organismes internationaux comme le FMI qui était incapable d’aider les économies en difficulté. Dans son ouvrage « La Grande 5 désillusion » il stigmatisait la mondialisation cause de tous nos maux : « Aujourd’hui, la mondialisation ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres. Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale. Depuis il a mis en garde nos institutions internationales face à leur inertie et leur inefficacité. Le Prix Nobel d’économie qui considère que la crise va durer, la récession se prolonger, a précisé début juin 2009 : « Je comprends que les hommes politiques veuillent transmettre un sentiment de confiance, mais la confiance doit se baser sur un certain degré de réalité et la réalité n'est pas favorable », arguant que le modèle d'une économie mondiale tirée par le consommateur américain est révolu. Cette analyse est largement partagé par tous les économistes de la planète, en dépit des déclarations résolument optimistes de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne qui voit « la reprise dans le courant de l'année 2010 » (il parlait de 2009 quelques mois auparavant), mais aussi de Joaquin Almunia, le commissaire européen aux
5 « La Grande désillusion », éditions Fayard, 2002.
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